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Balise GPS en forme de carte Fresh ’n Rebel | Action FR

Il y a un certain temps, j'avais acheté des PebbleBee. Ce sont des "clips" porte-clé ou format carte de crédit pour attacher à des objets afin de pouvoir les retrouver (pour accrocher à vos clés, portefeuille, sac de voyage...). Le principe est le même que les AirTags d'Apple. Ils marchent toujours bien, mais ils coûtent cher.

Action vend cette carte pour seulement 8€ (là où la PebbleBee Card m'avait coûté plus de 40€). Je l'ai achetée, elle marche très bien et s'intègre également au réseau Android "Find my device" ou Apple AirTag. C'est tout à fait l'équivalent d'un AirTag d'Apple, mais qui peut fonctionner aussi bien avec un iPhone qu'avec un Android (mais pas les deux à la fois).
Comme la PebbleBee, elle est rechargeable et ils annoncent 10 mois d'autonomie. La carte a un bouton qui permet de l'éteindre (si on veut couper le traçage) et l'allumer à volonté.

Je confirme que cette carte à 8€ fonctionne très bien. 👍‍

Pour ceux qui ne connaissent pas le principe :
Ce clip (ou la carte) ne contient aucune puce GPS, seulement une puce Bluetooth Low Energy. Une fois appairé avec votre téléphone, vous pouvez le localiser.

➡️ Si vous êtes à proximité bluebooth (jusqu'à 10 à 30 mètres max en intérieur):
L'application vous indique que le clip est à proximité et peut vous dire si vous êtes plus ou moins loin (comme le jeu "Tu chauffes !"). En se déplaçant, on peut ainsi le trouver. On peut également déclencher le beeper du clip (ou de la carte) (le bruit est nettement moins fort que celui du PebbleBee, mais ça fait l'affaire).

➡️ Si vous n'êtes pas à portée bluetooth:
Vous pouvez afficher sur une carte la dernière position connue.
Dans ce mode, dès qu'un appareil Android (ou Apple) passe à proximité du clip, le smartphone récupère sa position GPS, la chiffre avec la clé du clip et l'envoie à Google (ou Apple). (Google/Apple ne peuvent donc en principe pas lire ces positions GPS, seulement vous les transmettre.)

💡L'idée, c'est qu'étant donnée la densité de smartphones Android qui se baladent partout, il y a de fortes chances que quelqu'un passe à côté de votre clip (à portée bluetooth) et renvoie ainsi sa position (L'idée n'est pas bête, même si un peu creepy.)
De votre côté, vous utilisez l'application "Localisation" ("Find Hub") pour récupérer la position de vos clips et les afficher sur une carte.

Notez que vous n'aurez *jamais* la position en temps réel (c'est une volonté de Google et Apple). Vous aurez seulement plusieurs positions par jour. (Oui, c'est vraiment conçu pour retrouver un objet perdu, pas pour traquer quelqu'un ou votre chat.)

Notez aussi que désormais Android vous prévient si un traceur inconnu vous suit (Heureusement !) : Paramètres d'Android > Sécurité et urgences > Alertes de traceurs inconnus.


En plus du format "carte de crédit", la marque a aussi des formats porte-clé (https://www.action.com/fr-fr/p/3221953/balises-smartfinder-fresh-n-rebel/), mais qui ne sont pas rechargeables (piles CRC2032, donc bof).
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NanoPi Neo3 Plus Mini routeur à carte unique, RK3528A Quad-Core, 1 Go de RAM DDR4, ports Ethernet Gbps, USB 3.0, support FriendlyWrt/Ubuntu/Debian, idéal pour passerelle NAS/IoT (Full Kit, 1 Go de RAM)

Dans le but d'installer un PiHole/AdGuardHome dans la famille, j'envisage d'acheter un NanoPi Neo3. C'est exactement ce qu'il me faut:
- prise Ethernet gigabit.
- encombrement minimal.
- aucun ventilateur, aucun bruit.
- consommation minimale.
- a priori compatible DietPi (https://dietpi.com/#downloadinfo) [1]
- avec DietPi, je peux choisir d'installer PiHole ou AdGuardHome très facilement.
- avec 1 Go de RAM, c'est laaaargement suffisant (DietPi(debian)+serveur ssh+PiHole consomme seulement 157 Mo de RAM sur mon Raspberri Pi 3B)

Ça me semble une solution pratique et pas trop chère (47€ avec boitier+alim) pour faire un PiHole/AdGuardHome pour filtrer les publicités/trackers. Et plus intéressante que les Raspberry Pi (qui sont devenus assez chers).

[1] Ah... Il n'existe pas d'image DietPi directement compatible, mais il suffit a priori d'installer la Debian standard fournie par la marque et ensuite passer le script d'installation de DietPi (DietPi n'étant qu'une debian allégée et un peu modifiée).
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Colibri, enfin une bibliothèque VHDL libre utilisable par tous

Le CERN vient de sortir une bibliothèque VHDL (VHDL-2008) indépendante du matériel sous licence CERN-OHL-W-2.0.

Le VHDL est le langage de description matériel (Hardware Description Language) de référence avec le Verilog. Il est utilisé pour décrire des modèles numériques de composant. Ces modèles sont utilisés pour la simulation mais également pour la synthèse à destination de cible comme les FPGA, ASIC…

Le principe de l’étape de la synthèse est de transformer le modèle VHDL en une représentation matérielle du circuit d’électronique numérique constitué de portes logiques, bascules, multiplexeurs, additionneurs, etc.

Et c’est la synthèse qui pose souvent problème : un modèle VHDL correct, écrit pour la simulation, ne synthétisera pas forcément. Certaines structures ne peuvent pas être décrites en termes de portes logiques, on parlera dans ce cas de VHDL non synthétisable. Pour complexifier la partie, certaines structures peuvent être synthétisables pour une cible mais pas pour une autre.

Ces spécificités ont amené chaque entreprise à développer leurs propres bibliothèques adaptées à leurs propres besoins, tout en ajoutant une couche d’environnement de développement spécifique (Qsys, vivado…). Ces réservoirs de codes spécifiques à une plate-forme et à une culture d’entreprise rendent le portage ou même la publication en open-source très compliqué.

Depuis toujours, il manque cruellement une bibliothèque standard pour disposer de briques de base en conception HDL.

C’est pour tenter de résoudre ce problème que le CERN publie sa bibliothèque Colibri en opensource.

La bibliothèque propose les éléments suivant (traduction libre de la doc):

  • colibri.common : Fonctions standards
  • colibri.comms : Utilitaires pour la communication (PRBS, CRC…)
  • colibri.endec : Encodeurs et décodeurs (RLE, 8b10b…)
  • colibri.fileio : Opérations sur les fichiers
  • colibri.interfaces : Protocoles de Bus et Flux Components (AXI, Avalon, Wishbone…)
  • colibri.io : Bus électroniques standards (UART, I2C, SPI…)
  • colibri.memory : Blocs de RAM, FIFO… (FIFO, RAM)
  • colibri.misc : Divers
  • colibri.pipes : Pipes (Arbiter, Router…)
  • colibri.packet : Gestion des flux de paquets
  • colibri.proto : Quelques protocoles standards (Aurora 64b66b…)

Depuis quelques années maintenant, le CERN a une politique ambitieuse d’ouverture du matériel très efficace. On pense notamment à la prise en compte de Kicad qui rivalise aujourd’hui avec les concurrents historiques. On pense également à la plate-forme Open Hardware Repository (ohwr pour les intimes) qui permet le partage de dossier de fabrication de cartes électronique librement.

Espérons que cette bibliothèque puisse infuser dans toutes les strates du développement HDL et qu’elle devienne un standard. La conception numérique (FPGA mais également ASIC) en serait grandement améliorée soyons en certains.

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Xteink X4 Classic : La liseuse de poche encore plus réactive

Oh ! Une marque qui réalise que la bidouillabilité de ses appareils ajoute de la valeur, et qui du coup choisit de déverrouiller ses appareils. C'est à saluer !

Et pour une ROM alternative plus complète, voir https://frajibe.info/posts/2026/installation-de-crosspoint-sur-liseuse-xteink-x4-pro/

EDIT: Une vidéo comparative très complète sur les modèles proposés par la marque: https://youtu.be/xv41sNqWH3w
Et une revue de ce nouveau modèle : https://youtu.be/slmfTrPEoo0
(Permalink)
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ENIAC, le premier FPGA ?

Les employés de chez Xilinx aiment à raconter qu'ils sont les inventeurs du FPGA. Avec leurs glorieux XC2064 ils auraient été les inventeurs du concept et les premiers à en commercialiser.

Blueprint du XC2064
Deux ingénieurs de xilinx en plein placement-routage du XC2064 ?

En est-on si sûr ?

    Tout d’abord revenons à la définition d’un FPGA :

    Field Programmable Gate Array

    Littéralement: Grille de portes programmable sur le champ.

    Les FPGA sont des composants munis d’éléments logiques plus ou moins complexes dont les connexions ne sont pas figées. Les connexions peuvent être re-programmées pour modifier l’architecture électronique du système en fonction du besoin sans avoir à démonter l’appareil à chaque fois.

    L’aspect programmable ne doit pas être vu dans le sens d’un programme que l’on télécharge dans une mémoire pour qu’il soit exécuté par un processeur. Non, le bon mot serait plutôt configurable ou re-câblable (quel beau mot) au besoin.

    Dans un FPGA moderne, les blocs que l’on peut connecter sont des éléments logiques (LUT), des multiplexeurs, des multiplieurs, des additionneurs, les sérialiseurs/dé-sérialiseur (serdes) sans oublier les blocs de mémoires ram (BRAM). Des PLL viennent en renfort pour générer des horloges pour cadencer tout ce bazar.

    Mapping du Gatemate A1
    Plan du Gatemate A1 de Colognechip, les entrées sorties sont à la périphérie et les blocs logique au centre

    Le « re-câblage » (on parle plutôt de configuration) est effectué en téléchargeant un fichier appelé bitstream dans la mémoire RAM ou flash du FPGA.

    Mais alors revenons à l'ENIAC. Cette machine est considérée comme le premier ordinateur électronique. Quand on pense ordinateur vient tout de suite l’idée d’un processeur qui exécute des instructions enregistrées dans une mémoire.

    Ça n’est pourtant pas le cas des débuts de l’ENIAC qui est conçu pour faire des calculs très rapidement, notamment pour calculer des tables de tir de missiles (pour tuer des gens). Et à chaque nouveau calcul il faut le re-câbler.

    Les blocs que l’on peut connecter sont des multiplieurs, des additionneurs, des tables de fonctions (à roulettes) ainsi que des imprimantes et des lecteurs de cartes perforées pour les entrées/sorties.

    Plan «mapping» de l’ENIAC
    Plan de l’ENIAC, il y quelques similitudes avec un FPGA. Cependant les blocs sont à l’extérieur et le multiplexage et les entrées sorties se font au centre. (sources https://historyofinformation.com)

    Pour re-câbler l’ENIAC point de bitstream mais des équipes de câbleuses qui reconfigurent la machine pour lancer un nouveau calcul histoire de faire péter une bombe plus fort (nucléaire) ou de bien atteindre la cible avec un canon.

    Câbleuse en action
    Câbleuses en pleine action, maintenant on télécharge un bitstream (source sigarch)

    Mais, attendez, cette description ressemble furieusement à la description d’un FPGA non ?

    Et oui, Xilinx n’a qu’à bien se tenir, le premier ordinateur électronique était également le premier FPGA de l’histoire. D’autres ont fait le lien également.

    Peut-être pourrait-on l’inclure dans les outils de synthèse libre comme Yosys ?

    Pas sûr.

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