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Avec Bee, Amazon propose de transcrire et résumer les conversations du quotidien

Les grandes oreilles d'Amazon
Avec Bee, Amazon propose de transcrire et résumer les conversations du quotidien

Les nouveaux appareils Bee veulent soulager la mémoire défaillante de leurs utilisateurs, en écoutant les conversations pour en tirer des résumés, des listes de tâches… et des suggestions d’achat sur Amazon.

Qui n’aurait pas envie de partager toutes ses conversations avec Amazon ? Le géant américain du commerce en ligne ne voit pas ce qui pourrait mal se passer, et a lancé deux nouveaux produits Bee – du nom d’une start-up achetée l’an dernier. Ils partagent les mêmes fonctions, mais leurs designs sont très différents.

Tout retenir, même les envies d’achats

Le Bee Frontier ressemble à un bracelet de suivi de la santé, le Bee Eclipse à une batterie externe pour smartphone (il est maintenu au dos du téléphone avec des aimants). Les deux enregistrent les conversations en continu, afin de générer des résumés, des listes de tâches, des aides mémoire. Un bouton permet d’activer l’enregistrement audio ; un témoin lumineux s’allume alors sur l’appareil. Il est aussi possible de configurer une période d’enregistrement (5 minutes, 15 minutes, etc.)

Image : Amazon

Amazon donne un exemple d’utilisation : organiser des vacances avec des amis. Le Bee retient les détails pratiques évoqués pendant la conversation, comme les horaires d’arrivée ou les restos préférés de chacun. L’application mobile compagnon, chargée de collecter l’audio et de l’envoyer vers les serveurs pour traitement, propose des résumés et classe les informations. Elle fournit également des « mémoires » des derniers jours de conversations et suggère des objectifs personnalisés à accomplir.

Il est aussi possible de brancher l’app Bee à Gmail, Google Calendar et Outlook pour qu’elle génère des brouillons de courriel ou crée des invitations dans le calendrier en se basant sur les échanges vocaux de l’utilisateur. La plateforme de santé HealthKit d’Apple est également compatible « pour obtenir une vue plus complète de votre bien-être ».

Amazon oblige, Bee saura aussi se connecter à Alexa+ afin de nourrir l’assistant des données collectées par les appareils et accéder aux résumés et tâches en les demandant avec la voix. Mieux encore (ou pire), en connectant le Bee à Amazon, les informations enregistrées par un appareil Bee peuvent être utilisées pour des suggestions d’achats.

Un abonnement et des promesses de confidentialité

Amazon propose également un abonnement mensuel, Bee Pro, facturé 11,99 dollars pour obtenir un nombre illimité de résumés de conversations récentes, des suggestions de tâches, les « mémoires » quotidiennes, un assistant de discussion, l’intégration avec Alexa+ et Amazon. Le Bee Frontier est proposé à 74,99 dollars, l’Eclipse coûte 99,99 dollars.

Amazon n’a pas annoncé de lancement européen pour les produits Bee, probablement en raison du casse-tête que représente le consentement vis à vis du RGPD : non seulement celui de l’utilisateur (ce qui est a priori acté), mais aussi celui de ses correspondants. Sur le plan de la confidentialité, les appareils Bee s’appuient sur une infrastructure Private Compute.

Bee transcrit les conversations en temps réel sans conserver l’audio après le traitement, promet Amazon. Les transcriptions, résumés et tâches sont chiffrés et traités dans un environnement sécurisé auquel ni Amazon ni Bee n’ont accès. Seul l’utilisateur peut les consulter, et décider de les partager avec d’autres services, avec la possibilité d’arrêter ce partage à tout moment. On peut également supprimer les transcriptions et les résumés à tout moment.

Amazon a publié un livre blanc. L’entreprise a aussi fait réaliser un audit par Trail of Bits au printemps (PDF). Ce dernier, qui révèle les grands principes architecturaux de l’infrastructure dédiée à Bee, a permis l’identification de 19 vulnérabilités potentielles, dont 17 ont été corrigées par les équipes d’Amazon.

Extrait du rapport Trail of Bits – capture d’écran
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Avec Bee, Amazon propose de transcrire et résumer les conversations du quotidien

Les grandes oreilles d'Amazon
Avec Bee, Amazon propose de transcrire et résumer les conversations du quotidien

Les nouveaux appareils Bee veulent soulager la mémoire défaillante de leurs utilisateurs, en écoutant les conversations pour en tirer des résumés, des listes de tâches… et des suggestions d’achat sur Amazon.

Qui n’aurait pas envie de partager toutes ses conversations avec Amazon ? Le géant américain du commerce en ligne ne voit pas ce qui pourrait mal se passer, et a lancé deux nouveaux produits Bee – du nom d’une start-up achetée l’an dernier. Ils partagent les mêmes fonctions, mais leurs designs sont très différents.

Tout retenir, même les envies d’achats

Le Bee Frontier ressemble à un bracelet de suivi de la santé, le Bee Eclipse à une batterie externe pour smartphone (il est maintenu au dos du téléphone avec des aimants). Les deux enregistrent les conversations en continu, afin de générer des résumés, des listes de tâches, des aides mémoire. Un bouton permet d’activer l’enregistrement audio ; un témoin lumineux s’allume alors sur l’appareil. Il est aussi possible de configurer une période d’enregistrement (5 minutes, 15 minutes, etc.)

Image : Amazon

Amazon donne un exemple d’utilisation : organiser des vacances avec des amis. Le Bee retient les détails pratiques évoqués pendant la conversation, comme les horaires d’arrivée ou les restos préférés de chacun. L’application mobile compagnon, chargée de collecter l’audio et de l’envoyer vers les serveurs pour traitement, propose des résumés et classe les informations. Elle fournit également des « mémoires » des derniers jours de conversations et suggère des objectifs personnalisés à accomplir.

Il est aussi possible de brancher l’app Bee à Gmail, Google Calendar et Outlook pour qu’elle génère des brouillons de courriel ou crée des invitations dans le calendrier en se basant sur les échanges vocaux de l’utilisateur. La plateforme de santé HealthKit d’Apple est également compatible « pour obtenir une vue plus complète de votre bien-être ».

Amazon oblige, Bee saura aussi se connecter à Alexa+ afin de nourrir l’assistant des données collectées par les appareils et accéder aux résumés et tâches en les demandant avec la voix. Mieux encore (ou pire), en connectant le Bee à Amazon, les informations enregistrées par un appareil Bee peuvent être utilisées pour des suggestions d’achats.

Un abonnement et des promesses de confidentialité

Amazon propose également un abonnement mensuel, Bee Pro, facturé 11,99 dollars pour obtenir un nombre illimité de résumés de conversations récentes, des suggestions de tâches, les « mémoires » quotidiennes, un assistant de discussion, l’intégration avec Alexa+ et Amazon. Le Bee Frontier est proposé à 74,99 dollars, l’Eclipse coûte 99,99 dollars.

Amazon n’a pas annoncé de lancement européen pour les produits Bee, probablement en raison du casse-tête que représente le consentement vis à vis du RGPD : non seulement celui de l’utilisateur (ce qui est a priori acté), mais aussi celui de ses correspondants. Sur le plan de la confidentialité, les appareils Bee s’appuient sur une infrastructure Private Compute.

Bee transcrit les conversations en temps réel sans conserver l’audio après le traitement, promet Amazon. Les transcriptions, résumés et tâches sont chiffrés et traités dans un environnement sécurisé auquel ni Amazon ni Bee n’ont accès. Seul l’utilisateur peut les consulter, et décider de les partager avec d’autres services, avec la possibilité d’arrêter ce partage à tout moment. On peut également supprimer les transcriptions et les résumés à tout moment.

Amazon a publié un livre blanc. L’entreprise a aussi fait réaliser un audit par Trail of Bits au printemps (PDF). Ce dernier, qui révèle les grands principes architecturaux de l’infrastructure dédiée à Bee, a permis l’identification de 19 vulnérabilités potentielles, dont 17 ont été corrigées par les équipes d’Amazon.

Extrait du rapport Trail of Bits – capture d’écran
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Yahoo Mail : dès mars 2027, il faudra consentir au ciblage publicitaire ou payer

La vie privée en option payante
Yahoo Mail : dès mars 2027, il faudra consentir au ciblage publicitaire ou payer

Si le moteur de recherche de Yahoo a largement disparu du paysage, balayé par l’ouragan Google, plusieurs services de l’entreprise demeurent très utilisés. C’est le cas du courriel, et à partir de mars 2027, les utilisateurs devront faire un choix important concernant l’affichage de publicités.

À compter du 18 mars 2027, Yahoo demandera aux utilisateurs de ses services, comme le mail, les actualités ou la finance, de choisir entre deux options : accepter la publicité personnalisée sans frais supplémentaires, ou souscrire un abonnement payant pour ne plus la subir. Un troisième choix est possible, celui de ne plus utiliser les services de Yahoo.

La première option ne changera pas fondamentalement l’expérience actuelle : « Si vous choisissez d’utiliser les services de Yahoo avec des publicités personnalisées, c’est ainsi que la publicité fonctionne déjà en grande partie pour de nombreux utilisateurs aujourd’hui », explique la société dans sa FAQ.

Elle précise à toutes fins utiles que la pub personnalisée ne signifie pas que le contenu des mails sont lus ou analysés, en revanche les annonces sont choisies en fonction des centres d’intérêt, de la localisation approximative et de la manière d’utiliser les services de Yahoo.

2,49 euros par mois pour moins de pubs et moins de ciblage

En souscrivant l’abonnement payant fixé à 2,49 euros par mois, Yahoo n’utilisera plus les données de l’internaute pour personnaliser les réclames ; elles ne seront pas non plus partagées avec des partenaires. L’abonné verra également moins d’annonces sur les différents services du groupe, même si le contenu sponsorisé, les liens d’affiliation et « d’autres contenus publicitaires » resteront présents.

Un délai de rétractation légal de 14 jours à compter de la date de la première inscription est bien sûr présent, et Yahoo préviendra au moins 30 jours à l’avance d’un changement dans le prix de l’abonnement. Pour tous ceux qui ne voudraient ni l’une ni l’autre option, Yahoo propose de transférer la boîte de réception vers un autre fournisseur. Un outil de migration est disponible à cette adresse, pour copier les mails, contacts et agenda vers la nouvelle adresse.

Une fois la boîte de réception migrée, Yahoo transférera automatiquement les nouveaux mails envoyés à l’adresse Yahoo Mail vers la nouvelle adresse « pendant sept mois, gratuitement ».

Ces options rappellent ce que Meta avait tenté de mettre en place dans l’Union européenne avec une offre de type « consentir ou payer ». Mais après une amende de 200 millions d’euros pour infraction au DMA, Meta a dû changer son fusil d’épaule : depuis début 2026, Meta donne le choix entre le partage de toutes les données nécessaires à la publicité personnalisée, et une personnalisation limitée basée sur moins de données. Yahoo ne fait pas partie du club des plateformes du DMA, elle n’est pas tenue de suivre le même chemin que Meta.

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Yahoo Mail : dès mars 2027, il faudra consentir au ciblage publicitaire ou payer

La vie privée en option payante
Yahoo Mail : dès mars 2027, il faudra consentir au ciblage publicitaire ou payer

Si le moteur de recherche de Yahoo a largement disparu du paysage, balayé par l’ouragan Google, plusieurs services de l’entreprise demeurent très utilisés. C’est le cas du courriel, et à partir de mars 2027, les utilisateurs devront faire un choix important concernant l’affichage de publicités.

À compter du 18 mars 2027, Yahoo demandera aux utilisateurs de ses services, comme le mail, les actualités ou la finance, de choisir entre deux options : accepter la publicité personnalisée sans frais supplémentaires, ou souscrire un abonnement payant pour ne plus la subir. Un troisième choix est possible, celui de ne plus utiliser les services de Yahoo.

La première option ne changera pas fondamentalement l’expérience actuelle : « Si vous choisissez d’utiliser les services de Yahoo avec des publicités personnalisées, c’est ainsi que la publicité fonctionne déjà en grande partie pour de nombreux utilisateurs aujourd’hui », explique la société dans sa FAQ.

Elle précise à toutes fins utiles que la pub personnalisée ne signifie pas que le contenu des mails sont lus ou analysés, en revanche les annonces sont choisies en fonction des centres d’intérêt, de la localisation approximative et de la manière d’utiliser les services de Yahoo.

2,49 euros par mois pour moins de pubs et moins de ciblage

En souscrivant l’abonnement payant fixé à 2,49 euros par mois, Yahoo n’utilisera plus les données de l’internaute pour personnaliser les réclames ; elles ne seront pas non plus partagées avec des partenaires. L’abonné verra également moins d’annonces sur les différents services du groupe, même si le contenu sponsorisé, les liens d’affiliation et « d’autres contenus publicitaires » resteront présents.

Un délai de rétractation légal de 14 jours à compter de la date de la première inscription est bien sûr présent, et Yahoo préviendra au moins 30 jours à l’avance d’un changement dans le prix de l’abonnement. Pour tous ceux qui ne voudraient ni l’une ni l’autre option, Yahoo propose de transférer la boîte de réception vers un autre fournisseur. Un outil de migration est disponible à cette adresse, pour copier les mails, contacts et agenda vers la nouvelle adresse.

Une fois la boîte de réception migrée, Yahoo transférera automatiquement les nouveaux mails envoyés à l’adresse Yahoo Mail vers la nouvelle adresse « pendant sept mois, gratuitement ».

Ces options rappellent ce que Meta avait tenté de mettre en place dans l’Union européenne avec une offre de type « consentir ou payer ». Mais après une amende de 200 millions d’euros pour infraction au DMA, Meta a dû changer son fusil d’épaule : depuis début 2026, Meta donne le choix entre le partage de toutes les données nécessaires à la publicité personnalisée, et une personnalisation limitée basée sur moins de données. Yahoo ne fait pas partie du club des plateformes du DMA, elle n’est pas tenue de suivre le même chemin que Meta.

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Des frigos de supermarchés piratés partout en France, le fossé invisible de l’IA et les bots russes toujours actifs malgré les frappes sur Yandex : on vous raconte la semaine Cyberguerre

Trois actualités à retenir cette semaine dans le cyberespace, un piratage qui a fait grimper la température dans les rayons frais de centaines de supermarchés français, Andrej Karpathy qui décrit le fossé grandissant entre l’IA que connaît le grand public et celle que voient les laboratoires, et un effondrement du trafic de bots russes qui mérite d’être nuancé.

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Google Discover a recommandé 26 000 articles d’un serial spammeur avant de le blacklister

Si votre ramage se rapporte à votre plumage...
Google Discover a recommandé 26 000 articles d’un serial spammeur avant de le blacklister

Le plus prolifique des éditeurs de sites d’infos générés par IA est de retour. Blacklisté l’an passé, après avoir spammé Discover, l’algorithme de recommandation de contenus de Google, de milliers d’articles et de fake news, trois de ses sites ont capté jusqu’à 4 % du trafic début octobre, publiant à lui tout seul 26 000 articles, contre 34 000 pour tout Ouest France, qui emploie plus de 700 journalistes.

Article mis à jour le 17 octobre à 10h30 avec des précisions de l’APIG sur la différence entre « clics » et « visites ».

La semaine passée, on apprenait que la fréquentation des principaux sites d’informations avait chuté de près de 25 % en un an. Cette chute serait en partie due à des modifications effectuées dans l’algorithme de recommandations de contenus Discover de Google.

Principale source de trafic des sites d’information, Discover représentait en effet plus de 60 % du trafic d’un panel de 68 titres de l’Alliance de la presse d’information générale (APIG) en juin 2025. À lui seul, Discover représentait 72 % du trafic en provenance de Google (contre 21 % depuis son moteur de recherche, et 7 % depuis Google Actualités), qui représentait lui-même 70 % du trafic total, contre moins de 8 % seulement en provenance des réseaux sociaux.

L’algorithme Discover de recommandation de contenus de Google est la principale source de trafic de la presse – APIG

Or, d’après 1492.vision, un puissant dashboard d’analyse des contenus recommandés par Discover (qui ne prétend pas à l’exhaustivité, mais dont les chiffres font autorité dans la profession), le pourcentage d’articles émanant de sites d’information identifiés par Next comme étant générés par IA (GenAI) était passé d’un peu plus de 8 % en décembre 2025 à un peu plus de 3 % en avril, oscillant depuis entre 4 et 6 %.

Au mois d’août, le ratio oscillait entre 6 et 7 %, avant d’exploser en septembre, au point de frôler les 12 % début octobre, avant de brusquement retomber à moins de 5 % après que Google ait blacklisté un spammeur.

Début octobre, 12 % des contenus recommandés sur Discover provenaient de sites d’infos GenAI – 1492.vision

Le graphique des performances comparant le ratio entre le nombre d’impressions et le nombre d’articles uniques montre que les sites GenAI sous-performaient les sites « humains » avant que, en juin dernier, ces derniers soient dépassés, et que les articles GenAI ne les surclassent pendant tout l’été et en octobre.

Près de 7 % des URLs, et 8,5 % des hits sur les sites en français en septembre dernier émanaient de 145 sites d’infos générés par IA. Ces derniers ne représentaient pourtant qu’un peu plus de 2,6 % des 5 552 domaines y ayant été recommandés le mois dernier.

Pourcentages de sites GenAI sur Discover en septembre et juin 2026, vs août 2025 – 1492.vision

À titre de comparaison, les 159 sites GenAI recommandés par Discover en juin dernier représentaient un peu moins de 3 % du total des noms de domaine identifiés par 1492.vision, mais seulement 3,32 % des URLs, et 3,69 % des hits. En août 2025, alors que Discover était floodé par des spammers, 1492.vision y dénombrait 357 sites GenAI, représentant 7,59 % du total des sites recommandés, totalisant plus de 9 % des URLs, et plus de 8 % des hits.

Rappelons que nous avons d’ores et déjà publié une cinquantaine d’articles dans le cadre de notre enquête au long cours sur cette pollution de sites d’info générés par IA. Next a aussi développé une extension web (gratuite) pour les navigateurs basés sur Chrome et Firefox, afin d’alerter les personnes qui l’utilisent lorsqu’elles consultent l’un des sites GenAI que nous avons (manuellement) identifiés. Notre base de données en dénombrait un peu plus de 1 000 en février 2025. Elle en dénombre désormais plus de 19 000 (rien qu’en français).

« Google a ré-ouvert les vannes de Discover » aux spammers

« Google a ré-ouvert les vannes de Discover », tweetait 1492.vision la semaine passée, notant que « des spammers sont entrés », et voyaient leurs articles propulsés par Discover. Dans un second tweet, 1492.vision relevait que trois noms de domaine expirés, depuis rachetés par des professionnels du référencement, avaient capté à eux seuls 2 % du flux Discover en septembre, et plus de 4 % la première semaine d’octobre, avant d’être blacklistés.


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Pour le patron des caméras Flock, la vie privée passe après la sécurité

Souriez, vous êtes suivi
Pour le patron des caméras Flock, la vie privée passe après la sécurité

Le patron de Flock ne veut pas freiner le progrès pour des considérations de vie privée. Face aux critiques sur son réseau de surveillance vidéo, Garrett Langley évoque les bénéfices pour la sécurité et rappelle à ses détracteurs qu’ils pourraient, eux aussi, devenir victimes d’un crime.

On peut bien sacrifier un peu de vie privée en échange d’une baisse de la criminalité. C’est en substance le message de Garrett Langley, fondateur et directeur général de Flock, l’entreprise qui fabrique et opère les caméras du même nom.

Elle est devenue la marque la plus détestée aux États-Unis, où le réseau de 130 000 caméras collecte les plaques, mais aussi la marque, le modèle et les signes distinctifs des véhicules qui passent devant ses objectifs. Ce qui alimente en retour des bases de données de surveillance de tous les automobilistes.

« Si nous voulons vivre dans une société où les personnes qui commettent un crime ont davantage de chance de devoir répondre de leurs actes, nous ne devrions pas freiner le progrès », a-t-il déclaré durant une table ronde à Disrupt 2026, un événement organisé par TechCrunch. Le déploiement de la surveillance deviendrait donc synonyme de progrès ; la contestation se transformerait en obstacle à une société plus sûre.

Il a invité les opposants à Flock et son réseau vidéo à s’imaginer victimes d’un crime : « Nous avons évidemment commis notre lot d’erreurs, et certaines personnes désapprouvent ce que nous faisons, mais cela en vaut la peine, parce qu’un jour, elles pourraient elles-mêmes être victimes d’un crime », affirme-t-il.

Un compromis et des garde-fous à géométrie variable

Cet appel à la peur ne répond pas aux objections sur les conditions d’accès aux données – des policiers en auraient un usage plutôt libéral – ou sur les moyens d’empêcher leur détournement. Ces critiques seraient « le prix à payer » lorsqu’on bâtit une entreprise ayant un tel impact : « je pense que cela en vaut la peine, parce que des millions et des millions de personnes vivent mieux aujourd’hui grâce à Flock. » Les bénéfices revendiqués pour le plus grand nombre suffiraient à relativiser les abus reconnus par le dirigeant.

Ce message n’est pas nouveau chez Garrett Langley. Déjà fin août, il laissait entendre qu’il fallait accepter un compromis sur la vie privée, au bénéfice de la sécurité. Sur Fox News, le dirigeant avait expliqué que « quand les gens ne parlent que de l’un de ces deux enjeux, la vie privée ou la sécurité, ils se trompent de priorité. Ce que nous devons privilégier en tant que pays, c’est le compromis ».

Devant la controverse provoquée par ses caméras, l’entreprise a annoncé en août plusieurs mesures. À compter du 1ᵉʳ janvier, les forces de l’ordre souhaitant exploiter des données Flock devront utiliser un outil d’examen conçu pour signaler une activité anormale. Une fois celle-ci détectée par le système, l’accès de l’utilisateur sera bloqué en attendant le résultat de l’audit.

La durée de stockage des données va être ramenée à 7 jours au lieu de 30 jours. Les services de police devront saisir un code issu de leur système de gestion des dossiers avant de pouvoir lancer une recherche.

Les clients auront également la possibilité de limiter les catégories d’infractions pour lesquelles des services extérieurs pourront effectuer des recherches. Une ville A pourra refuser à une ville B de faire une recherche liée à l’application des lois sur l’immigration, par exemple.

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Pour le patron des caméras Flock, la vie privée passe après la sécurité

Souriez, vous êtes suivi
Pour le patron des caméras Flock, la vie privée passe après la sécurité

Le patron de Flock ne veut pas freiner le progrès pour des considérations de vie privée. Face aux critiques sur son réseau de surveillance vidéo, Garrett Langley évoque les bénéfices pour la sécurité et rappelle à ses détracteurs qu’ils pourraient, eux aussi, devenir victimes d’un crime.

On peut bien sacrifier un peu de vie privée en échange d’une baisse de la criminalité. C’est en substance le message de Garrett Langley, fondateur et directeur général de Flock, l’entreprise qui fabrique et opère les caméras du même nom.

Elle est devenue la marque la plus détestée aux États-Unis, où le réseau de 130 000 caméras collecte les plaques, mais aussi la marque, le modèle et les signes distinctifs des véhicules qui passent devant ses objectifs. Ce qui alimente en retour des bases de données de surveillance de tous les automobilistes.

« Si nous voulons vivre dans une société où les personnes qui commettent un crime ont davantage de chance de devoir répondre de leurs actes, nous ne devrions pas freiner le progrès », a-t-il déclaré durant une table ronde à Disrupt 2026, un événement organisé par TechCrunch. Le déploiement de la surveillance deviendrait donc synonyme de progrès ; la contestation se transformerait en obstacle à une société plus sûre.

Il a invité les opposants à Flock et son réseau vidéo à s’imaginer victimes d’un crime : « Nous avons évidemment commis notre lot d’erreurs, et certaines personnes désapprouvent ce que nous faisons, mais cela en vaut la peine, parce qu’un jour, elles pourraient elles-mêmes être victimes d’un crime », affirme-t-il.

Un compromis et des garde-fous à géométrie variable

Cet appel à la peur ne répond pas aux objections sur les conditions d’accès aux données – des policiers en auraient un usage plutôt libéral – ou sur les moyens d’empêcher leur détournement. Ces critiques seraient « le prix à payer » lorsqu’on bâtit une entreprise ayant un tel impact : « je pense que cela en vaut la peine, parce que des millions et des millions de personnes vivent mieux aujourd’hui grâce à Flock. » Les bénéfices revendiqués pour le plus grand nombre suffiraient à relativiser les abus reconnus par le dirigeant.

Ce message n’est pas nouveau chez Garrett Langley. Déjà fin août, il laissait entendre qu’il fallait accepter un compromis sur la vie privée, au bénéfice de la sécurité. Sur Fox News, le dirigeant avait expliqué que « quand les gens ne parlent que de l’un de ces deux enjeux, la vie privée ou la sécurité, ils se trompent de priorité. Ce que nous devons privilégier en tant que pays, c’est le compromis ».

Devant la controverse provoquée par ses caméras, l’entreprise a annoncé en août plusieurs mesures. À compter du 1ᵉʳ janvier, les forces de l’ordre souhaitant exploiter des données Flock devront utiliser un outil d’examen conçu pour signaler une activité anormale. Une fois celle-ci détectée par le système, l’accès de l’utilisateur sera bloqué en attendant le résultat de l’audit.

La durée de stockage des données va être ramenée à 7 jours au lieu de 30 jours. Les services de police devront saisir un code issu de leur système de gestion des dossiers avant de pouvoir lancer une recherche.

Les clients auront également la possibilité de limiter les catégories d’infractions pour lesquelles des services extérieurs pourront effectuer des recherches. Une ville A pourra refuser à une ville B de faire une recherche liée à l’application des lois sur l’immigration, par exemple.

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« Ghost in the Machine » : IA, eugénisme et sophisme génétique

« I'm sorry Dave, I'm afraid I can't do that »
« Ghost in the Machine » : IA, eugénisme et sophisme génétique

Une cinéaste états-unienne a remonté la piste de l’intelligence artificielle, jusqu’à la fin du XIXᵉ siècle. En résulte un documentaire « à charge », qui explore les liens entre IA, développement des statistiques modernes et eugénisme. Aujourd’hui encore, des théories proches de l’eugénisme infusent dans des discours et actions de certains patrons de la tech’.

Qualifié de « véritable cocktail Molotov lancé au cœur du monde absurde et cauchemardesque de la hype IA » par TheWrap, « Ghost in the Machine » est un documentaire – qu’on pourrait presque qualifier de pamphlet – de 110 minutes de la cinéaste états-unienne Valerie Veatch. Présenté au dernier festival Sundance, il est visible sur Mediapart jusqu’au 25 octobre en version sous-titrée (ou, sinon, en VoD).

Valerie Veatch explique à Computer Weekly avoir commencé à s’intéresser à la question après avoir été invitée, en octobre 2024, à participer à un programme d’accès anticipé organisé par OpenAI pour que des artistes puissent interagir avec Sora, son modèle d’IA générative permettant de transformer du texte en vidéo (qui a depuis fermé).

Alors que l’objectif affiché était de leur proposer de nouvelles pistes et outils de création, Veatch raconte avoir été, et être encore, sous le choc : « Il faudrait trouver un mot spécifique pour décrire cette chose horrible qui se produit lorsqu’apparaît quelque chose que l’on n’a pas demandé. J’ai immédiatement remarqué des images épouvantables, extrêmement sexistes et extrêmement racistes », ainsi que des images sexualisant le corps des femmes.

Pensant qu’OpenAI considérerait cela comme un « bug critique » méritant d’être corrigé, Veatch contacta OpenAI pour alerter l’entreprise quant au « caractère raciste, sexiste et misogyne des résultats » générés par IA. Mais l’entreprise balaya ses préoccupations d’un revers de main, lui rétorquant qu’« on ne peut rien faire pour changer ça », relève The Verge, et que « les ingénieurs ne donnaient pas la priorité aux questions sociales », comme elle l’explique à Filmmaker Magazine :

« Lorsque j’ai insisté, je me suis heurté à un mur de silence et on m’a renvoyé vers un « spécialiste DEI [pour diversité, équité, inclusion, ndlr] tiers chargé des initiatives d’équité dans le secteur technologique ». En tant que cinéaste, j’ai trouvé cela profondément insultant et j’ai été choqué de les entendre qualifier les défaillances de leur produit d’ »initiative en faveur de l’équité dans le secteur des technologies ». »

Deux questions s’entrechoquent ici. Sur la génération de vidéo, la qualité des données d’entraînement peut avoir de très grandes influences et amener à répéter et à amplifier les biais de notre société. Sur le manque de réactions, on peut y voir un choix de priorité des dirigeants, menés par Sam Altman qui, à l’instar d’autres patrons comme Elon Musk ou Dario Amodei, disposent aujourd’hui de pouvoir politiques et économiques planétaires.


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[MàJ] L’Ukraine accuse Starlink d’avoir restreint l’accès à Internet de ses forces militaires

Un (sans) fil à la patte
[MàJ] L’Ukraine accuse Starlink d’avoir restreint l’accès à Internet de ses forces militaires

Un proche du gouvernement ukrainien affirme que Starlink a restreint le fonctionnement de son réseau à destination des appareils et drones en mouvement des forces militaires engagées contre la Russie. La Pologne a publiquement interpellé Elon Musk à ce sujet. L’entreprise n’a pas confirmé son intervention dans ces restrictions, alors que les tensions entre Donald Trump et l’Ukraine s’accentuent.

Mise à jour, 15 octobre, 9h07 : Elon Musk s’est finalement exprimé sur la situation ukrainienne mercredi soir (heure française), et l’entrepreneur a très explicitement renvoyé la responsabilité de ces restrictions à Washington, et plus précisément à Donald Trump :

« Les systèmes Starshield sont la propriété du gouvernement américain et sont contrôlés par lui. Toute limitation de vitesse ou d’utilisation est décidée par l’armée américaine et, en dernier ressort, par le président des États-Unis. »

Musk répondait à un message de Mykhailo Fedorov, l’ex ministre de la Défense ukrainien, qui signalait un début de restauration du service Starshield pour les appareils évoluant jusqu’à 160 km/h. Le patron de SpaceX en a profité pour rappeler la distinction entre Starshield et Starlink vis-à-vis des usages militaires.

« Starlink est un service commercial détenu et exploité par SpaceX. Son utilisation est limitée aux activités civiles ou défensives et ne peut en aucun cas servir à des fins militaires offensives, ce qui serait inapproprié pour une entreprise commerciale. »

Donald Trump, généralement prompt à commenter publiquement ses décisions, ne s’est pour l’instant pas exprimé sur le sujet.

Publication initiale, 14 octobre, 17 heures :

Tour à tour, l’activiste Serhii Sternenko et l’expert en technologies militaires Serhii Beskrestnov, conseiller rangé aux côtés du président Volodymyr Zelensky, ont signalé mercredi 14 octobre au matin des restrictions constatées au niveau de l’accès à Internet fourni par Starlink aux forces militaires engagées dans la guerre contre la Russie.

« Les terminaux Starlink ont ​​été limités ce soir. La communication a commencé à se dégrader en mouvement à des vitesses supérieures à 160 km/h. Ceci a perturbé plusieurs missions importantes », a affirmé le premier sur Telegram, mercredi vers 7 h du matin. Le second a soutenu explicitement l’hypothèse une heure plus tard :

« Je peux confirmer que SpaceX a mis en place une limitation de vitesse pour les terminaux Starlink en mouvement [hier soir]. Nos forces de défense n’ont pas été informées de cette limitation, ce qui a entraîné la perturbation de plusieurs missions ».

Des restrictions sur les appareils en mouvement

D’après lui, les restrictions en question ne concernaient pas la couverture standard Starlink, mais l’offre plus spécifique Starshield, le sous-ensemble de la constellation SpaceX dédié aux usages gouvernementaux et militaires. Ici, elles porteraient sur un usage bien spécifique : la connexion fournie aux appareils en mouvement.

« Cette limitation s’applique actuellement au système Starshield militaire et est fixée à 160 km/h », écrit ainsi Serhii Beskrestnov. Les avions de combat, les drones ou les missiles dont les opérations dépendent de Starshield ont été bridés dès que leur vitesse atteignait cette limite.

Pour Sternenko comme pour Beskrestnov, ces restrictions ne peuvent pas être vues comme un accident. « Cette action n’est manifestement pas une coïncidence et est liée au contexte politique actuel », affirme le premier. « SpaceX prend vraisemblablement ces mesures à la demande de l’administration Trump », estime le second.

Relayé notamment par la presse ukrainienne, l’incident a fait réagir publiquement le ministre des Affaires étrangères polonais, Radosław Sikorski. Sur X, il a directement interpellé Elon Musk, patron de SpaceXAI (en passe d’être renommée SpaceXSI).

« Hey @elonmusk, grand homme, vous instrumentalisez encore la politique avec vos produits ? En tant que clients européens, nous vous surveillons ».

L’invective « grand homme » (« big man » en VO) fait référence à une passe d’armes survenue sur X en mars 2025 entre Radosław Sikorski, Elon Musk et Marco Rubio, le secrétaire d’État américain. À l’époque, le patron de SpaceX avait affirmé sur son réseau social que toute la ligne de défense ukrainienne s’effondrerait s’il coupait l’accès à Starlink.

Le ministre polonais lui avait alors rétorqué qu’une telle décision entraînerait la recherche d’un autre fournisseur, et soulignait que son gouvernement finançait la moitié des 42 000 terminaux Starlink alors en circulation en Ukraine, pour environ 50 millions de dollars par an. Elon Musk lui avait alors répondu : « Tais-toi, petit homme. Tu ne paies qu’une infime partie du coût. Et rien ne remplace Starlink ».

Dans son message initial, Elon Musk promettait à l’époque qu’il n’interviendrait pas sur les capacités fournies à l’Ukraine :

« Même si je désapprouve totalement la politique ukrainienne, Starlink ne coupera jamais ses terminaux… Nous ne ferions jamais une chose pareille et nous ne l’utiliserions jamais comme monnaie d’échange. »

Starlink, présent officiellement en Ukraine depuis 2022, a déjà appliqué des restrictions sur certains usages militaires et notamment sur le contrôle à distance de drones, comme le soulignait la BBC en 2023.

Depuis la mise en place du blocage de Starlink en Russie en février 2026, le réseau satellitaire fonctionne en Ukraine sur la base d’une liste blanche d’appareils autorisés par le gouvernement, et certaines restrictions de limitation de vitesse en mouvement peuvent toujours s’appliquer, prévient le service sur ses pages grand public.

Officiellement, Kiev garde cependant la main sur les usages de Starlink à des fins militaires, notamment pour les drones, qui recourent à une antenne satellitaire pour tenter de se prémunir des dispositifs de brouillage russes.

Des restrictions sur fond de refroidissement entre Kiev et Washington ?

La donne aurait-elle changé ? Les restrictions constatées par l’Ukraine interviennent alors que le pays s’inquiète d’un affaiblissement du soutien prodigué par les États-Unis, notamment en matière de renseignement consacré à la détection des frappes russes.

Volodymyr Zelensky a notamment déploré mercredi n’avoir reçu aucune information préventive de ses alliés alors que des frappes russes ont touché Kiev, Dnipropetrovsk et Zaporijia dans la nuit du 13 au 14 octobre. Des attaques ciblées ont également visé des centrales électriques autour de Kiev et de Kharkiv, alors que Donald Trump s’était félicité quelques jours plus tôt d’avoir réussi à mettre en place un cessez-le-feu bilatéral sur les infrastructures énergétiques en vue de l’hiver imminent.

Dans le même temps, Washington a clairement durci son discours vis-à-vis de l’Ukraine. Donald Trump a affirmé samedi 9 octobre que le pays aurait tout intérêt à élire un nouveau dirigeant, accusant ce dernier d’être responsable de la crise pétrolière en cours. Le même jour, il annonçait un accord avec Moscou portant sur l’achat de diesel russe, une première depuis 2022 et la mise en place des sanctions internationales sur la Russie.

Ni Musk, ni SpaceX, n’ont pour l’instant réagi formellement aux allégations ukrainiennes.

L’opérateur européen Eutelsat, dont l’État français est devenu le premier actionnaire, s’était dit par le passé prêt à prendre le relais de Starlink si nécessaire. « On a les mêmes compétences avec une couverture globale, mais la différence se situe dans notre capacité à voler un peu plus haut. Nous sommes à 1.200 kilomètres, contre 400 pour Starlink », faisait valoir sa directrice générale de l’époque, Eva Berneke, reconnaissant toutefois qu’Eutelsat ne pouvait pas lutter face à son concurrent américain pour ce qui est de la capacité.

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[MàJ] L’Ukraine accuse Starlink d’avoir restreint l’accès à Internet de ses forces militaires

Un (sans) fil à la patte
[MàJ] L’Ukraine accuse Starlink d’avoir restreint l’accès à Internet de ses forces militaires

Un proche du gouvernement ukrainien affirme que Starlink a restreint le fonctionnement de son réseau à destination des appareils et drones en mouvement des forces militaires engagées contre la Russie. La Pologne a publiquement interpellé Elon Musk à ce sujet. L’entreprise n’a pas confirmé son intervention dans ces restrictions, alors que les tensions entre Donald Trump et l’Ukraine s’accentuent.

Mise à jour, 15 octobre, 9h07 : Elon Musk s’est finalement exprimé sur la situation ukrainienne mercredi soir (heure française), et l’entrepreneur a très explicitement renvoyé la responsabilité de ces restrictions à Washington, et plus précisément à Donald Trump :

« Les systèmes Starshield sont la propriété du gouvernement américain et sont contrôlés par lui. Toute limitation de vitesse ou d’utilisation est décidée par l’armée américaine et, en dernier ressort, par le président des États-Unis. »

Musk répondait à un message de Mykhailo Fedorov, l’ex ministre de la Défense ukrainien, qui signalait un début de restauration du service Starshield pour les appareils évoluant jusqu’à 160 km/h. Le patron de SpaceX en a profité pour rappeler la distinction entre Starshield et Starlink vis-à-vis des usages militaires.

« Starlink est un service commercial détenu et exploité par SpaceX. Son utilisation est limitée aux activités civiles ou défensives et ne peut en aucun cas servir à des fins militaires offensives, ce qui serait inapproprié pour une entreprise commerciale. »

Donald Trump, généralement prompt à commenter publiquement ses décisions, ne s’est pour l’instant pas exprimé sur le sujet.

Publication initiale, 14 octobre, 17 heures :

Tour à tour, l’activiste Serhii Sternenko et l’expert en technologies militaires Serhii Beskrestnov, conseiller rangé aux côtés du président Volodymyr Zelensky, ont signalé mercredi 14 octobre au matin des restrictions constatées au niveau de l’accès à Internet fourni par Starlink aux forces militaires engagées dans la guerre contre la Russie.

« Les terminaux Starlink ont ​​été limités ce soir. La communication a commencé à se dégrader en mouvement à des vitesses supérieures à 160 km/h. Ceci a perturbé plusieurs missions importantes », a affirmé le premier sur Telegram, mercredi vers 7 h du matin. Le second a soutenu explicitement l’hypothèse une heure plus tard :

« Je peux confirmer que SpaceX a mis en place une limitation de vitesse pour les terminaux Starlink en mouvement [hier soir]. Nos forces de défense n’ont pas été informées de cette limitation, ce qui a entraîné la perturbation de plusieurs missions ».

Des restrictions sur les appareils en mouvement

D’après lui, les restrictions en question ne concernaient pas la couverture standard Starlink, mais l’offre plus spécifique Starshield, le sous-ensemble de la constellation SpaceX dédié aux usages gouvernementaux et militaires. Ici, elles porteraient sur un usage bien spécifique : la connexion fournie aux appareils en mouvement.

« Cette limitation s’applique actuellement au système Starshield militaire et est fixée à 160 km/h », écrit ainsi Serhii Beskrestnov. Les avions de combat, les drones ou les missiles dont les opérations dépendent de Starshield ont été bridés dès que leur vitesse atteignait cette limite.

Pour Sternenko comme pour Beskrestnov, ces restrictions ne peuvent pas être vues comme un accident. « Cette action n’est manifestement pas une coïncidence et est liée au contexte politique actuel », affirme le premier. « SpaceX prend vraisemblablement ces mesures à la demande de l’administration Trump », estime le second.

Relayé notamment par la presse ukrainienne, l’incident a fait réagir publiquement le ministre des Affaires étrangères polonais, Radosław Sikorski. Sur X, il a directement interpellé Elon Musk, patron de SpaceXAI (en passe d’être renommée SpaceXSI).

« Hey @elonmusk, grand homme, vous instrumentalisez encore la politique avec vos produits ? En tant que clients européens, nous vous surveillons ».

L’invective « grand homme » (« big man » en VO) fait référence à une passe d’armes survenue sur X en mars 2025 entre Radosław Sikorski, Elon Musk et Marco Rubio, le secrétaire d’État américain. À l’époque, le patron de SpaceX avait affirmé sur son réseau social que toute la ligne de défense ukrainienne s’effondrerait s’il coupait l’accès à Starlink.

Le ministre polonais lui avait alors rétorqué qu’une telle décision entraînerait la recherche d’un autre fournisseur, et soulignait que son gouvernement finançait la moitié des 42 000 terminaux Starlink alors en circulation en Ukraine, pour environ 50 millions de dollars par an. Elon Musk lui avait alors répondu : « Tais-toi, petit homme. Tu ne paies qu’une infime partie du coût. Et rien ne remplace Starlink ».

Dans son message initial, Elon Musk promettait à l’époque qu’il n’interviendrait pas sur les capacités fournies à l’Ukraine :

« Même si je désapprouve totalement la politique ukrainienne, Starlink ne coupera jamais ses terminaux… Nous ne ferions jamais une chose pareille et nous ne l’utiliserions jamais comme monnaie d’échange. »

Starlink, présent officiellement en Ukraine depuis 2022, a déjà appliqué des restrictions sur certains usages militaires et notamment sur le contrôle à distance de drones, comme le soulignait la BBC en 2023.

Depuis la mise en place du blocage de Starlink en Russie en février 2026, le réseau satellitaire fonctionne en Ukraine sur la base d’une liste blanche d’appareils autorisés par le gouvernement, et certaines restrictions de limitation de vitesse en mouvement peuvent toujours s’appliquer, prévient le service sur ses pages grand public.

Officiellement, Kiev garde cependant la main sur les usages de Starlink à des fins militaires, notamment pour les drones, qui recourent à une antenne satellitaire pour tenter de se prémunir des dispositifs de brouillage russes.

Des restrictions sur fond de refroidissement entre Kiev et Washington ?

La donne aurait-elle changé ? Les restrictions constatées par l’Ukraine interviennent alors que le pays s’inquiète d’un affaiblissement du soutien prodigué par les États-Unis, notamment en matière de renseignement consacré à la détection des frappes russes.

Volodymyr Zelensky a notamment déploré mercredi n’avoir reçu aucune information préventive de ses alliés alors que des frappes russes ont touché Kiev, Dnipropetrovsk et Zaporijia dans la nuit du 13 au 14 octobre. Des attaques ciblées ont également visé des centrales électriques autour de Kiev et de Kharkiv, alors que Donald Trump s’était félicité quelques jours plus tôt d’avoir réussi à mettre en place un cessez-le-feu bilatéral sur les infrastructures énergétiques en vue de l’hiver imminent.

Dans le même temps, Washington a clairement durci son discours vis-à-vis de l’Ukraine. Donald Trump a affirmé samedi 9 octobre que le pays aurait tout intérêt à élire un nouveau dirigeant, accusant ce dernier d’être responsable de la crise pétrolière en cours. Le même jour, il annonçait un accord avec Moscou portant sur l’achat de diesel russe, une première depuis 2022 et la mise en place des sanctions internationales sur la Russie.

Ni Musk, ni SpaceX, n’ont pour l’instant réagi formellement aux allégations ukrainiennes.

L’opérateur européen Eutelsat, dont l’État français est devenu le premier actionnaire, s’était dit par le passé prêt à prendre le relais de Starlink si nécessaire. « On a les mêmes compétences avec une couverture globale, mais la différence se situe dans notre capacité à voler un peu plus haut. Nous sommes à 1.200 kilomètres, contre 400 pour Starlink », faisait valoir sa directrice générale de l’époque, Eva Berneke, reconnaissant toutefois qu’Eutelsat ne pouvait pas lutter face à son concurrent américain pour ce qui est de la capacité.

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Paris dénonce une guerre informationnelle contre l’Europe et vise Elon Musk

Le poison X
Paris dénonce une guerre informationnelle contre l’Europe et vise Elon Musk

Les « campagnes de harcèlement massif en ligne par Elon Musk » ont été dénoncées par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, dans un discours offensif contre les tentatives d’ingérence étrangère dans le débat démocratique en Europe.

La démocratie est « contagieuse » et les régimes autoritaires la redoutent « comme un virus mortel », a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot durant le discours de clôture d’un forum organisé par l’OCDE. Rien n’inquiète plus les régimes autoritaires que la propagation de la démocratie chez eux, assure le ministre. « C’est pourquoi ils font tout pour l’empêcher par la force, le chantage, la désinformation, la manipulation des élections. »

Sur ce dernier front, celui de la désinformation et la manipulation des médias, Jean-Noël Barrot avait plusieurs cartouches à tirer contre « les adversaires de la démocratie » qui « exploitent nos divisions, instrumentalisent l’immigration, la laïcité ou encore le conflit israélo-palestinien pour attiser les haines et les tensions ».

Le soutien assumé de Musk à l’extrême droite

Parmi ces adversaires identifiés : Elon Musk. Le ministre dénonce des « campagnes de harcèlement massif en ligne par Elon Musk contre des dirigeants européens pour peser sur les débats nationaux en exploitant la viralité de son réseau social ». Le soutien de Donald Trump a déjà fait connaitre sa préférence pour l’élection présidentielle de 2027 : Marine Le Pen. La candidate du RN est qualifiée de « dernier espoir pour la France ».

Ce n’est pas la première fois que Musk offre publiquement son soutien à l’extrême droite et aux mouvements de déstabilisation de la démocratie. L’AfD allemand en bénéficie aussi, ainsi que les mouvements séparatistes au Canada. Il s’est ainsi prononcé en faveur de l’indépendance des provinces du Québec, de l’Alberta (un référendum sur le sujet sera justement organisé le 19 octobre) et du Saskatchewan.

Pour le journaliste canadien Paris Marx, il ne faut pas nécessairement prendre ce que raconte Elon Musk au pied de la lettre : « [c’est un] troll de droite ayant un problème avec les pays qu’il perçoit comme plus progressistes ou plus à gauche que ses propres opinions politiques », explique-t-il à la CBC. Cela n’empêche pas son réseau social de diffuser très largement la parole extrémiste et la désinformation, ce qui pèse sur les débats nationaux.

Riposte diplomatique contre la désinformation

Jean-Noël Barrot prend aussi pour cible « une entreprise israélienne qui crée de faux comptes français pour mettre en scène des affrontements artificiels sur la question palestinienne », un « groupe azerbaïdjanais qui organise des congrès à Nouméa pour lancer des appels à la révolte en outre-mer et faire circuler des projets de constitution provocants », ou encore « des campagnes insidieuses suggérant que la prochaine élection présidentielle française sera truquée ».

Il prend l’exemple de la « communauté MAGA » qui instrumentalise le mouvement lycéen battant le pavé en ce moment. Donald Trump lui-même a mené cette bataille de la désinformation en affirmant sur son réseau social que « ce qui se passe en France n’est rien d’autre qu’une immigration de masse hors de contrôle », amplifiant ainsi le discours de l’extrême droite française sur le sujet.

Le ministre entend dénoncer « tous les acteurs qui nous attaquent, quels qu’ils soient, que l’on soit compétiteur ou partenaire, pas d’immunité pour ceux qui s’en prennent à la France, à son image, à ses intérêts. » Parmi les dispositifs mis en place par l’État, il cite Viginum, les comptes French Response sur les réseaux sociaux, ou encore l’expulsion de Xenia Fedorova, ancienne dirigeante de la chaîne russe RT France et chroniqueuse pro-Poutine chez Cnews.

Face aux acteurs de la déstabilisation qui « ont recours à des influenceurs rémunérés ou mandatés qui exploitent la viralité offerte par les plateformes numériques », le quai d’Orsay oppose « une force de frappe informationnelle » s’appuyant sur « 400 acteurs de terrain de notre réseau diplomatique, première ligne de la guerre informationnelle ». Il y a également Canal France International qui forme chaque année « des milliers de journalistes à faire leur métier de manière autonome ».

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Paris dénonce une guerre informationnelle contre l’Europe et vise Elon Musk

Le poison X
Paris dénonce une guerre informationnelle contre l’Europe et vise Elon Musk

Les « campagnes de harcèlement massif en ligne par Elon Musk » ont été dénoncées par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, dans un discours offensif contre les tentatives d’ingérence étrangère dans le débat démocratique en Europe.

La démocratie est « contagieuse » et les régimes autoritaires la redoutent « comme un virus mortel », a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot durant le discours de clôture d’un forum organisé par l’OCDE. Rien n’inquiète plus les régimes autoritaires que la propagation de la démocratie chez eux, assure le ministre. « C’est pourquoi ils font tout pour l’empêcher par la force, le chantage, la désinformation, la manipulation des élections. »

Sur ce dernier front, celui de la désinformation et la manipulation des médias, Jean-Noël Barrot avait plusieurs cartouches à tirer contre « les adversaires de la démocratie » qui « exploitent nos divisions, instrumentalisent l’immigration, la laïcité ou encore le conflit israélo-palestinien pour attiser les haines et les tensions ».

Le soutien assumé de Musk à l’extrême droite

Parmi ces adversaires identifiés : Elon Musk. Le ministre dénonce des « campagnes de harcèlement massif en ligne par Elon Musk contre des dirigeants européens pour peser sur les débats nationaux en exploitant la viralité de son réseau social ». Le soutien de Donald Trump a déjà fait connaitre sa préférence pour l’élection présidentielle de 2027 : Marine Le Pen. La candidate du RN est qualifiée de « dernier espoir pour la France ».

Ce n’est pas la première fois que Musk offre publiquement son soutien à l’extrême droite et aux mouvements de déstabilisation de la démocratie. L’AfD allemand en bénéficie aussi, ainsi que les mouvements séparatistes au Canada. Il s’est ainsi prononcé en faveur de l’indépendance des provinces du Québec, de l’Alberta (un référendum sur le sujet sera justement organisé le 19 octobre) et du Saskatchewan.

Pour le journaliste canadien Paris Marx, il ne faut pas nécessairement prendre ce que raconte Elon Musk au pied de la lettre : « [c’est un] troll de droite ayant un problème avec les pays qu’il perçoit comme plus progressistes ou plus à gauche que ses propres opinions politiques », explique-t-il à la CBC. Cela n’empêche pas son réseau social de diffuser très largement la parole extrémiste et la désinformation, ce qui pèse sur les débats nationaux.

Riposte diplomatique contre la désinformation

Jean-Noël Barrot prend aussi pour cible « une entreprise israélienne qui crée de faux comptes français pour mettre en scène des affrontements artificiels sur la question palestinienne », un « groupe azerbaïdjanais qui organise des congrès à Nouméa pour lancer des appels à la révolte en outre-mer et faire circuler des projets de constitution provocants », ou encore « des campagnes insidieuses suggérant que la prochaine élection présidentielle française sera truquée ».

Il prend l’exemple de la « communauté MAGA » qui instrumentalise le mouvement lycéen battant le pavé en ce moment. Donald Trump lui-même a mené cette bataille de la désinformation en affirmant sur son réseau social que « ce qui se passe en France n’est rien d’autre qu’une immigration de masse hors de contrôle », amplifiant ainsi le discours de l’extrême droite française sur le sujet.

Le ministre entend dénoncer « tous les acteurs qui nous attaquent, quels qu’ils soient, que l’on soit compétiteur ou partenaire, pas d’immunité pour ceux qui s’en prennent à la France, à son image, à ses intérêts. » Parmi les dispositifs mis en place par l’État, il cite Viginum, les comptes French Response sur les réseaux sociaux, ou encore l’expulsion de Xenia Fedorova, ancienne dirigeante de la chaîne russe RT France et chroniqueuse pro-Poutine chez Cnews.

Face aux acteurs de la déstabilisation qui « ont recours à des influenceurs rémunérés ou mandatés qui exploitent la viralité offerte par les plateformes numériques », le quai d’Orsay oppose « une force de frappe informationnelle » s’appuyant sur « 400 acteurs de terrain de notre réseau diplomatique, première ligne de la guerre informationnelle ». Il y a également Canal France International qui forme chaque année « des milliers de journalistes à faire leur métier de manière autonome ».

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Revue de presse de l’April pour la semaine 41 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[clubic.com] Open source: le code vient d'Europe, mais les décisions se prennent ailleurs

✍ Guillaume Belfiore, le vendredi 9 octobre 2026.

Selon la Linux Foundation, 94% des organisations européennes jugent la souveraineté numérique importante, mais seules 37% participent à la gouvernance des projets open source dont elles dépendent.

[Next] Dix ans après la loi République numérique, à «encourager» le logiciel libre n’a pas suffi

✍ Alexandre Laurent, le mercredi 7 octobre 2026.

Dix ans après la promulgation de la loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique, les dépenses en logiciels libres de l’administration sont toujours réduites à la portion congrue, regrette l’association représentative des entreprises du secteur. Elle appelle l’État à passer de l’encouragement à la règle, et à porter le message à l’échelle européenne.

[01net.] Submergé par l'IA, Google prend une décision radicale en matière de cybersécurité

✍ Florian Bayard, le lundi 5 octobre 2026.

Google a mis en pause son programme de récompenses pour les failles dans les logiciels open source. L’entreprise est en effet victime d’une explosion de rapports générés automatiquement par intelligence artificielle. Les primes sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Le groupe s’engage à annoncer des changements début 2027.

Et aussi:

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☕️ [màj] Donald Trump renonce à la diffusion de l’exécution d’un condamné à mort



Mise à jour 15/10 – Finalement, une petite lueur d’humanité à la Maison-Blanche. Donald Trump a déclaré sur son réseau social que l’exécution de Nidal Malik Hasan ne sera pas diffusée en direct. « Je pense que diffuser l’exécution en direct, à la vue de tous, aurait pu avoir un puissant effet dissuasif en montrant au monde comment l’Amérique traite les terroristes et les ORDURES comme Hasan », écrit-il dans son style habituel. « Mais beaucoup de personnes bien intentionnées préféreraient ne pas le regarder mourir (…). Il mourra, comme prévu, fusillé par un peloton d’exécution, mais cet événement ne sera pas diffusé en direct », indique-t-il.

Article original, 13/10 – Le 3 décembre, Nidal Hasan, 56 ans, doit être fusillé à Fort Hood. C’est le résultat d’une condamnation après que ce dernier a assassiné 13 personnes sur les lieux, en 2009. Approuvée début octobre par la Maison-Blanche, une telle mise à mort par un peloton d’exécution serait une première depuis la Seconde Guerre mondiale.

Le 8 octobre, le Pentagone a par ailleurs annoncé que cette exécution serait publique, c’est-à-dire filmée et diffusée en direct. D’après le New-York Times, une telle publicité « n’a pas été mise en place aux États-Unis depuis près d’un siècle ».

Les réactions ne se sont d’ailleurs pas fait attendre. L’ONU a déclaré qu’un tel projet relevait de la torture, son porte-parole déclarant la perspective « qu’un gouvernement exécute quelqu’un en public, devant des caméras en direct » de « franchement odieuse ».

Le ministre de l’Environnement australien a qualifié le projet d’ « immonde » – il a globalement été suivi par tous les bords politiques –, tandis que le commissaire à la sécurité numérique locale a déclaré que les « services numériques avaient la responsabilité de protéger les utilisateurs des contenus dangereux, en vertu des réglementations australiennes relatives à la sécurité en ligne ».

Illustration : Flock

Dans une même logique, l’Union européenne a averti les plateformes numériques : à elles d’appliquer « avec diligence leurs propres règles d’utilisation », a indiqué le porte-parole de la Commission Thomas Regnier.

Et de souligner que Meta « interdit explicitement la diffusion en direct des exécutions capitales », tandis que « X et TikTok interdisent les contenus choquants ou faisant l’apologie de la violence ». Citant le Règlement sur les services numériques, il a rappelé l’existence de « règles claires » en Europe, qui lui permettraient d’éviter la diffusion d’une exécution si les plateformes ne la limitaient pas d’elles-mêmes.

Plusieurs chefs religieux ont aussi pris la parole, du pape Léon XIV, qui condamne la peine de mort, à l’archevêque de l’armée états-unienne, qui a appelé les soldats catholiques à refuser de participer au peloton d’exécution, dans la mesure où la peine de mort est contraire à leurs enseignements religieux.

Devant cette levée de boucliers, le vice-président JD Vance a exprimé des doutes sur la probabilité que l’exécution soit effectivement diffusée en direct et en ligne. Donald Trump lui-même, après avoir clairement « approuvé » le projet devant les médias, a finalement déclaré qu’il « prendrait une décision » sur le sujet, dans un futur indéterminé.

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☕️ [màj] Donald Trump renonce à la diffusion de l’exécution d’un condamné à mort



Mise à jour 15/10 – Finalement, une petite lueur d’humanité à la Maison-Blanche. Donald Trump a déclaré sur son réseau social que l’exécution de Nidal Malik Hasan ne sera pas diffusée en direct. « Je pense que diffuser l’exécution en direct, à la vue de tous, aurait pu avoir un puissant effet dissuasif en montrant au monde comment l’Amérique traite les terroristes et les ORDURES comme Hasan », écrit-il dans son style habituel. « Mais beaucoup de personnes bien intentionnées préféreraient ne pas le regarder mourir (…). Il mourra, comme prévu, fusillé par un peloton d’exécution, mais cet événement ne sera pas diffusé en direct », indique-t-il.

Article original, 13/10 – Le 3 décembre, Nidal Hasan, 56 ans, doit être fusillé à Fort Hood. C’est le résultat d’une condamnation après que ce dernier a assassiné 13 personnes sur les lieux, en 2009. Approuvée début octobre par la Maison-Blanche, une telle mise à mort par un peloton d’exécution serait une première depuis la Seconde Guerre mondiale.

Le 8 octobre, le Pentagone a par ailleurs annoncé que cette exécution serait publique, c’est-à-dire filmée et diffusée en direct. D’après le New-York Times, une telle publicité « n’a pas été mise en place aux États-Unis depuis près d’un siècle ».

Les réactions ne se sont d’ailleurs pas fait attendre. L’ONU a déclaré qu’un tel projet relevait de la torture, son porte-parole déclarant la perspective « qu’un gouvernement exécute quelqu’un en public, devant des caméras en direct » de « franchement odieuse ».

Le ministre de l’Environnement australien a qualifié le projet d’ « immonde » – il a globalement été suivi par tous les bords politiques –, tandis que le commissaire à la sécurité numérique locale a déclaré que les « services numériques avaient la responsabilité de protéger les utilisateurs des contenus dangereux, en vertu des réglementations australiennes relatives à la sécurité en ligne ».

Illustration : Flock

Dans une même logique, l’Union européenne a averti les plateformes numériques : à elles d’appliquer « avec diligence leurs propres règles d’utilisation », a indiqué le porte-parole de la Commission Thomas Regnier.

Et de souligner que Meta « interdit explicitement la diffusion en direct des exécutions capitales », tandis que « X et TikTok interdisent les contenus choquants ou faisant l’apologie de la violence ». Citant le Règlement sur les services numériques, il a rappelé l’existence de « règles claires » en Europe, qui lui permettraient d’éviter la diffusion d’une exécution si les plateformes ne la limitaient pas d’elles-mêmes.

Plusieurs chefs religieux ont aussi pris la parole, du pape Léon XIV, qui condamne la peine de mort, à l’archevêque de l’armée états-unienne, qui a appelé les soldats catholiques à refuser de participer au peloton d’exécution, dans la mesure où la peine de mort est contraire à leurs enseignements religieux.

Devant cette levée de boucliers, le vice-président JD Vance a exprimé des doutes sur la probabilité que l’exécution soit effectivement diffusée en direct et en ligne. Donald Trump lui-même, après avoir clairement « approuvé » le projet devant les médias, a finalement déclaré qu’il « prendrait une décision » sur le sujet, dans un futur indéterminé.

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