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L’agence spatiale japonaise va lancer une sonde pour comprendre les mystères d’une lune martienne

Vers 21 heures, heure de Paris, l’agence nippone lancera une sonde depuis l’île de Tanegashima, dans le sud de l’archipel. Objectif : rapporter sur Terre 10 grammes d’échantillons de la lune martienne Phobos pour mieux comprendre la formation de celle-ci et l’origine de la vie.

© Photo TOM BATEMAN/REUTERS

Le lanceur spatial H3 avec, à bord, l’astromobile Idefix, à la veille de son lancement, à Tanegashima (Japon), le 19 octobre 2026.
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MMX prêt à décoller en compagnie d’Idefix vers Phobos, un des deux satellites de Mars

Obélix et Astérix sont pas de la partie ?
MMX prêt à décoller en compagnie d’Idefix vers Phobos, un des deux satellites de Mars

La mission spatiale japonaise Martian Moons eXploration doit décoller ce soir du Japon en direction de deux satellites de Mars : Phobos et Déimos. Elle doit déposer sur le premier le rover Idefix développé notamment par le CNES.

L’agence spatiale japonaise Jaxa s’apprête à lancer, ce soir et depuis l’île de Tanegashima (Japon) sa mission MMX (Martian Moons Exploration) à bord d’une fusée H3. Celle-ci a pour but de connaitre un peu mieux la planète rouge en allant observer ses deux satellites que sont Phobos et Déimos. Et même de rapporter des échantillons provenant du premier !

Une origine mystérieuse de ces satellites

Si elle réussit, ça sera la première mission scientifique à rapporter des échantillons venant de Mars. Rappelons que les États-Unis ont décidé, en début d’année, d’abandonner les échantillons recueillis sur Mars par le rover Perseverance : la mission Mars Sample Return a été tout bonnement annulée.

Concernant MMX, l’avenir du projet reste au beau fixe. La JAXA propose de suivre le lancement ce soir sur sa chaine YouTube. Comme nous l’expliquions déjà il y a 9 ans, l’idée principale est donc de faire un aller-retour vers Mars avec une escale sur Phobos.

Comme le souligne le Journal du CNRS, l’idée d’aller explorer Phobos s’explique aussi parce que l’origine des deux satellites de Mars reste mystérieuse : « Il y a deux théories, résume Patrick Michel, astrophysicien et directeur de recherche CNRS à l’Observatoire de la Côte d’Azur. Phobos et Déimos ressemblent à des astéroïdes, et auraient ainsi pu être capturés par la force d’attraction gravitationnelle de Mars. Mais leur trajectoire paraît bien étrange. Il pourrait donc s’agir du résultat d’un impact géant, mais ce n’est pas ce que nous montrent les observations sur sa composition pour l’instant. »

L’agence spatiale japonaise prévoit d’abord un voyage d’une année pour arriver aux alentours de Mars. Sa sonde amène avec elle neuf instruments, dont le spectromètre à neutrons et rayons gamma baptisé MEGANE développé par la NASA et MIRS, un spectromètre imageur infrarouge développé par le Laboratoire d’Etudes Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique (LESIA) en partenariat avec le CNES. MIRS doit « permettre de caractériser la composition minéralogique de la surface des lunes de Mars et l’analyse de l’atmosphère martienne. Il va permettre de participer à la sélection des sites d’atterrissage de MMX », explique le CNES.

Observer, récupérer 10 g et revenir

Car l’idée est ensuite de récupérer des informations sur Phobos pour connaître sa topologie et chercher des dizaines de sites d’atterrissage potentiels pour déterminer le meilleur endroit pour s’y poser.

Ensuite, la mission doit envoyer son rover pour observer la surface du satellite de Mars. Ce rover s’appelle Idefix. Il a été développé par le CNES en collaboration avec le Centre allemand pour l’aéronautique et l’astronautique (Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt, DLR). Si vous voulez vous amuser à en imprimer une copie, le CNES a même partagé les plans.

Si tout va bien, Idefix pourra ensuite donner des indications à la sonde principale de la mission pour qu’elle puisse à son tour atterrir sur Phobos. Elle y collectera 10 g d’échantillons pour qu’ils soient analysés plus tard sur Terre. Après quelques observations supplémentaires sur Phobos, MMX passera par le deuxième satellite de Mars, Deimos, pour l’observer aussi, puis repartira des environs de Mars en 2030. La JAXA espère récupérer tout ce beau monde en 2031.

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La mission spatiale japonaise Martian Moons eXploration doit décoller ce soir du Japon en direction de deux satellites de Mars : Phobos et Déimos. Elle doit déposer sur le premier le rover Idefix développé notamment par le CNES.

L’agence spatiale japonaise Jaxa s’apprête à lancer, ce soir et depuis l’île de Tanegashima (Japon) sa mission MMX (Martian Moons Exploration) à bord d’une fusée H3. Celle-ci a pour but de connaitre un peu mieux la planète rouge en allant observer ses deux satellites que sont Phobos et Déimos. Et même de rapporter des échantillons provenant du premier !

Une origine mystérieuse de ces satellites

Si elle réussit, ça sera la première mission scientifique à rapporter des échantillons venant de Mars. Rappelons que les États-Unis ont décidé, en début d’année, d’abandonner les échantillons recueillis sur Mars par le rover Perseverance : la mission Mars Sample Return a été tout bonnement annulée.

Concernant MMX, l’avenir du projet reste au beau fixe. La JAXA propose de suivre le lancement ce soir sur sa chaine YouTube. Comme nous l’expliquions déjà il y a 9 ans, l’idée principale est donc de faire un aller-retour vers Mars avec une escale sur Phobos.

Comme le souligne le Journal du CNRS, l’idée d’aller explorer Phobos s’explique aussi parce que l’origine des deux satellites de Mars reste mystérieuse : « Il y a deux théories, résume Patrick Michel, astrophysicien et directeur de recherche CNRS à l’Observatoire de la Côte d’Azur. Phobos et Déimos ressemblent à des astéroïdes, et auraient ainsi pu être capturés par la force d’attraction gravitationnelle de Mars. Mais leur trajectoire paraît bien étrange. Il pourrait donc s’agir du résultat d’un impact géant, mais ce n’est pas ce que nous montrent les observations sur sa composition pour l’instant. »

L’agence spatiale japonaise prévoit d’abord un voyage d’une année pour arriver aux alentours de Mars. Sa sonde amène avec elle neuf instruments, dont le spectromètre à neutrons et rayons gamma baptisé MEGANE développé par la NASA et MIRS, un spectromètre imageur infrarouge développé par le Laboratoire d’Etudes Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique (LESIA) en partenariat avec le CNES. MIRS doit « permettre de caractériser la composition minéralogique de la surface des lunes de Mars et l’analyse de l’atmosphère martienne. Il va permettre de participer à la sélection des sites d’atterrissage de MMX », explique le CNES.

Observer, récupérer 10 g et revenir

Car l’idée est ensuite de récupérer des informations sur Phobos pour connaître sa topologie et chercher des dizaines de sites d’atterrissage potentiels pour déterminer le meilleur endroit pour s’y poser.

Ensuite, la mission doit envoyer son rover pour observer la surface du satellite de Mars. Ce rover s’appelle Idefix. Il a été développé par le CNES en collaboration avec le Centre allemand pour l’aéronautique et l’astronautique (Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt, DLR). Si vous voulez vous amuser à en imprimer une copie, le CNES a même partagé les plans.

Si tout va bien, Idefix pourra ensuite donner des indications à la sonde principale de la mission pour qu’elle puisse à son tour atterrir sur Phobos. Elle y collectera 10 g d’échantillons pour qu’ils soient analysés plus tard sur Terre. Après quelques observations supplémentaires sur Phobos, MMX passera par le deuxième satellite de Mars, Deimos, pour l’observer aussi, puis repartira des environs de Mars en 2030. La JAXA espère récupérer tout ce beau monde en 2031.

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Recherche française : la Cour des comptes remet les « key labs » sur le tapis

On a retrouvé les clés ?
Recherche française : la Cour des comptes remet les « key labs » sur le tapis

Après la baisse des budgets de la recherche en France, la Cour des comptes plaide pour une baisse du nombre d’unités mixtes de recherche (UMR), ces laboratoires dans lesquels organismes de recherche et universités mettent des moyens en commun au service d’un même projet scientifique. Au risque de raviver la colère dans le milieu contre ce que l’ancien PDG du CNRS avait appelé les « key labs ».

La Cour des comptes acte que les gouvernements successifs français n’ont pas augmenté le budget de la recherche en France (public et privé) de manière à ce qu’il atteigne l’objectif longtemps planifié de 3 % de PIB. Dans un rapport sur les unités mixtes de recherche (UMR), la juridiction administrative en profite pour remettre sur l’établi le projet des « key labs » que le gouvernement et le PDG du CNRS de l’époque, Antoine Petit, avaient abandonné début 2025 après le mouvement de défiance qu’il avait suscité au sein de l’organisme.

La juridiction administrative, dirigée depuis février par l’ancienne ministre de l’Action et des Comptes publics Amélie de Montchalin, a publié récemment un rapport [PDF] sur les unités mixtes de recherche (UMR), une organisation « sans équivalent au monde » mise en place en France dans les années 1960 pour créer des laboratoires communs entre universités et organismes de recherche comme le CNRS (l’organisme qui y est de fait le plus impliqué), l’Inria, l’Inserm ou encore le CNES, par exemple.

L’exécutif a abandonné l’ambition d’un budget de la recherche important

La Cour des comptes y constate que la France « ne consacre que 2,18 % [chiffre 2023] de son PIB à la recherche, alors que six États de l’Union européenne, dont l’Allemagne, atteignent l’objectif de 3 % fixé dans le cadre de la stratégie de Lisbonne ».


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« Une étape sans précédent » : un satellite militaire russe traque un satellite radar utilisé par l’Ukraine

Depuis le 16 octobre 2026, le satellite militaire russe Kosmos 2612 vole à quelques kilomètres, voire quelques centaines de mètres, d'ICEYE-X36, un satellite radar commercial dont l'Ukraine utilise les images. Pour l'astrophysicien Jonathan McDowell, c'est le premier rendez-vous connu en orbite basse entre deux satellites actifs sans l'accord de l'un des propriétaires.

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Blue Origin Announces $330M Upgrades to Rocket Facilities for 'Multiple Flights Per Week'

"Jeff Bezos' Blue Origin said Friday it plans to make extensive upgrades to its Florida launch facilities," reports CNBC, "with the goal of supporting multiple flights per week by the end of the decade." "The company will add two more launch and landing pads for New Glenn, its heavy-lift, partially reusable rocket." A $330 million expansion to its Rocket Park campus in Cape Canaveral, expected to be complete in the summer of 2027, will enable it to produce up to 150 upper stages of its New Glenn rocket annually, Blue Origin said in a blog post. "These investments are centered on one goal: building the capacity to support more missions, more reliably, and more efficiently," Ian Richardson, Blue Origin's senior vice president of operations, wrote in the post. "As we look ahead, this infrastructure is designed to support multiple flights per week by the end of the decade...." Blue Origin said it's building a new customer integration facility with the U.S. Space Force at Cape Canaveral Space Force Station that will enable it to "prepare multiple missions at once" when it's up and running. Blue Origin has invested more than $3 billion in its infrastructure and facilities in Florida, which now spans more than 20 sites across the state's Brevard and Orange counties, with more than 5,000 employees, [Ian Richardson, Blue Origin's senior vice president of operations, wrote in the blog post]. The article notes it's part of "a flurry of investment" as SpaceX stops offering commercial rides on its Falcon 9, "with $92.5 billion invested in the commercial space sector in the first three quarters of 2026, according to a report this week by venture capital firm Space Capital." And it happens as Blue Origin, SpaceX and other rocket providers "are seeing increasing demand from companies and governments trying to deploy satellites into orbit." "Launching at a high cadence requires a connected system," says Blue Origin's blog post, "one that manufactures vehicles at scale, prepares customer payloads efficiently, supports reliable launch operations, and quickly returns reusable boosters to service. We are building that system here in Florida," and "laying the foundation for a future where access to space is more frequent, more reliable, and more affordable, for the benefit of Earth."

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« Un barbecue qui a mal tourné » : l’astronaute française Sophie Adenot nous décrit les odeurs surprenantes de l’espace

De retour après quasiment 8 mois dans l'espace, Sophie Adenot renoue avec des sensations bien terrestres. L'astronaute française redécouvre notamment les odeurs, après avoir connu celles de l'ISS. Elles se font plus rares, mais n'en sont pas moins étonnantes... comme l'odeur de brûlé qui marque la fin d'une sortie extravéhiculaire !

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Astronomers Discover the First Green Star

Astronomers have identified what may be the first genuinely green star, a white dwarf called WD J1330+6435 located about 326 light-years from Earth. Space.com reports: The researchers found that some dead star white dwarfs can go a little green around the gills after snacking on orbiting planets. An example of this is WD J1330+6435, a cool white dwarf located around 326 light-years away, which has been accreting rocky material from a planetary companion. This has enriched its atmosphere with calcium, lithium, and sodium, and the team's model suggests this would have led WD J1330+6435 to adopt a green hue. [...] The researchers think that no other star, living or dead, has ever been credibly reported as green. That makes WD J1330+6435 the first known genuinely green star. "The traces of sodium in the atmosphere of this white dwarf absorb the orange part of the spectrum, leaving behind a ghostly green glow," Hollands said. "Imagine standing on a planet and looking up at a green star. It feels like something out of science fiction." The researchers also discovered what may be the reddest star ever observed, the white dwarf WD J1011+2845, located just 48 light-years away. The findings have been published in the journal RAS Techniques and Instruments.

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Ca a commencé : les essais des satellites-miroirs ont apporté la lumière en pleine nuit

Le test réalisé à Lone Pine. Source : Reflect Orbital

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« J’aurais pu marcher sur la Lune » : pourquoi les astronautes d’Artémis II ont tous renoncé à revoler dans l’espace

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Des astronomes découvrent la première étoile de couleur “vert chartreuse”

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L’étoile WD J1330+6435 est une naine blanche froide située à 284 années-lumière de notre système solaire. Si on pouvait l’apercevoir à l’œil nu, on la verrait de couleur “vert chartreuse”.
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Au-delà des supernovae, certaines théories évoquent l'existence d'hypernovae, des explosions d'étoiles beaucoup plus puissantes qui auraient dispersé la matière des étoiles à travers l'Univers. Mais ont-elles vraiment laissé leur empreinte dans les plus vieilles étoiles ? Deux études publiées dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society en doutent.

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