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La nouvelle mise à jour de Counter-Strike 2 apporte du 3v3, du rechargement discret… et des petits poussins..

Valve vient de déployer Rush Hour, mise à jour qu’attendaient les nombreux joueurs de Counter-Strike 2.  On y découvre un nouveau mode de jeu pensé pour des affrontements rapides, une refonte du vote de cartes en mode Premier, une amélioration de visibilité du sang et des impacts de balles, une mécanique de rechargement discret ainsi qu’un ajout cosmétique bien dispensable.

rush cs2 1

La grosse nouveauté de cette mise à jour s’appelle Rush, un 3v3 compétitif plus rapide que les parties classique de Counter-Strike. L’objectif consiste à prendre le contrôle d’une tour centrale avant la fin du chronomètre ou à anéantir l’équipe adverse pour remporter la manche. Afin de casser la routine et d’éviter la redondance, les cartes sont tirées au sort à chaque manche, garantissant des duels imprévisibles et sans temps morts. Valve s’attaque également au processus de sélection des cartes en mode Premier. Le système de choix laisse place à un compromis : chaque équipe vote désormais pour retenir deux cartes. Une fois cette présélection de quatre maps validée, le jeu tire la carte finale au sort. Une bonne initiative qui devrait enfin enrayer la monotonie des picks systématiques de Dust et Inferno et forcer les joueurs à réviser l’intégralité du map pool. On peut de nouveau ajouter un tag de clan, une feature qui était possible sur CS:GO. Comme à l’époque, il suffit de faire partie d’un groupe Steam communautaire, se rendre directement dans le profil du joueur, sélectionner le groupe et afficher le tag à côté du pseudo sur le tableau des scores.

Rush cs2 2

En jeu, on notera une amélioration de la balistique qui gagne en confort visuel. Les impacts de balles ressortent bien plus nettement, tout comme les projections de sang sur les ennemis. Fini le doute au round pistol pour savoir si votre tir a fait mouche. Les paramètres du réticule ont été aussi repensés pour offrir davantage d’options de customisation directement en jeu. Le zoom de l’AWP voit son comportement ajusté sur un cycle à trois clics pour alterner plus naturellement entre zoom standard, gros zoom et désactivation. Le dernier ajout concerne le rechargement silencieux des armes. Alors que la touche pour marcher permettait uniquement d’avancer sans bruit, recharger son arme trahissait immanquablement votre présence. Désormais, maintenir la touche de rechargement permet d’effectuer l’opération de manière totalement inaudible, en contrepartie d’une animation sensiblement plus lente.

Ce n’est pas tout, Valve a également jugé indispensable d’introduire des « familiers » dans son jeu. Concrètement, les joueurs vont pouvoir faire éclore des œufs pour trimballer des poussins et des poules personnalisables, façon Pikachu de Pokémon. Si l’idée fera sans doute glousser deux minutes les joueurs casu de 12 ans, on est en droit de lever les yeux au ciel face à un tel niveau de futilité. Voir les développeurs consacrer du temps à couver des volailles virtuelles, alors que la communauté réclame depuis des années un meilleur anti-cheat et une refonte drastique d’un netcode qui continue d’offrir un avantage scandaleux au peek advantage, à de quoi faire grincer des dents. Les priorités chez Valve restent décidément obscures.

L’intégralité du notes de patch est consultable juste ici.

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[REPORTAGE] L’EXECLAN 2026 Counter-Strike 2 à Rennes

Il y a quelques jours, j’ai appris, complètement par hasard, qu’une LAN Counter-Strike 2 était organisée à Rennes au Couvent des Jacobins du 15 au 16 août : l’EXECLAN 2026. Comme je suis du coin, j’ai attrapé mon micro et mon chapeau de reporter pour aller y faire un tour le dimanche après-midi.

L’EXECLAN a été organisée par Guizzi, un YouTuber généraliste qui s’est diversifié sur Twitch et qui, depuis quelques mois, semble focaliser son contenu sur sa chaîne dédiée à Counter-Strike 2. Son projet initial était de créer une équipe amateur, mais en lui appliquant les méthodes et l’accompagnement de professionnels. Il crée alors Les Héros du Clavier l’année dernière et participe avec sa formation à quelques LAN. Cette année, en plus de continuer l’entraînement, il a souhaité organiser sa propre LAN, dans le but de réunir des joueurs amateurs français, mais aussi de faire venir du public pour qu’ils découvrent un peu ce genre d’événements. Guizzi nous a expliqué que le Couvent des Jacobins à Rennes lui avait semblé idéal pour ça : un grand espace pour les joueurs, « comme dans un gymnase », mais avec un setup beaucoup plus professionnel – notamment niveau stream et commentaires – et un environnement plutôt chouette qui donne envie à n’importe qui, même des non-joueurs, d’entrer pour voir à l’intérieur.

Niveau compète, il y avait 28 équipes venant de toute la France (16 initialement prévues, Guizzi a progressivement ouvert des places supplémentaires pour accueillir plus de monde) majoritairement masculines – seules deux teams comportaient une fille. C’est justement l’une de ces équipes, Julie&Cie qui a remporté le tournoi et 3 000 €, sur un prize pool de 5 000 €. D’après ce que j’ai compris, c’est plutôt pas mal, surtout pour une première édition.

Sur place, j’ai pu interviewer quelques personnes et capter l’ambiance. Évidemment, malgré un matériel audio de bonne qualité, j’ai foiré les réglages, ce qui fait que le résultat n’est pas terrible – désolé pour les intervenants –, mais ce sera forcément mieux la prochaine fois :

Comme vous avez pu le voir dans le reportage, j’ai posé quelques questions à Monkey D. Julie sur la place des filles dans le CS2 français. Et malheureusement, la situation n’évolue pas forcément dans le bon sens : la scène féminine professionnelle s’est brutalement arrêtée en fin d’année dernière. En effet, le circuit ESL Impact a été suspendu pour des raisons économiques, laissant les joueuses sans véritable circuit pour participer à des tournois. De ce fait, les équipes ont globalement été dissoutes, et certaines joueuses professionnelles ont même basculé sur VALORANT. Cela ne veut pas dire qu’aucune fille ne peut jouer à CS2, mais elles devront se tourner vers des équipes mixtes, ce qui n’est pas forcément évident compte tenu de la toxicité légendaire d’une partie de la communauté. Alors vous, vieux lecteur de NoFrag, encouragez vos filles à faire de la compète s’il vous plaît ! Et puis si cette année n’est pas glorieuse de ce côté sur Counter-Strike 2, il semblerait que des initiatives encourageantes existent pour le titre de Riot. Tout n’est donc pas perdu.

Au final, après cet après-midi passé à l’EXECLAN, j’ai trouvé l’ambiance particulièrement bon enfant. Certes, il y avait du taunt pendant les parties, mais c’est ce qui participe à l’émulation, et c’était particulièrement amusant à suivre. La scène française amateur de Counter-Strike 2 n’est pas immense, et beaucoup de joueurs se connaissent. Les LANs sont donc l’occasion de se retrouver et de s’affronter dans des conditions un peu différentes de l’ordinaire. Et en tant que simple spectateur, n’hésitez pas à aller faire un tour lorsqu’un tel événement est organisé près de chez vous, c’est toujours sympa à suivre, même lorsque l’on n’est pas féru d’esport.

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