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Le nouvel HP OmniBook 3 tout juste annoncé sous Windows 11 est un engin fort peu recommandable. Rien n’est adapté à l’exploitation du système d’exploitation embarqué. Il n’y a rien à sauver dans cette machine et ce n’est pas comme cela que le marché va retrouver des couleurs.
Les nouvelles déclinaisons de portables HP OmniBook 3 Laptop AI 16 portent bien mal leur nom. Certes, ces engins font 16″ de diagonale, mais elles n’ont pas vraiment de compétences particulières en IA, ne sont pas du tout Omni1 et sont proposées à un prix délirant au vu de leur équipement.

Le cœur de ces engins est un SoC Qualcomm Snapdragon C1-10-100, des puces entrée de gamme basées sur le SoC Kryo 670 de Qualcomm. Elles ont certes été annoncées en 2026 mais il s’agit en réalité d’une puce 8 cœurs composée de Cortex-A76 et Cortex-A55 que la marque a décommissionnées en 2021. Jugées incapables de fournir les besoins techniques de Windows 11 elles ont été remplacées par les Snapdragon 7c qui étaient eux-mêmes très limités d’un point de vue performances.
D’un point de vue calcul, le 7c est inférieur à un simple processeur entrée de gamme Intel N150 de presque 30% en multicoeur. Si vous ajoutez à cela les couches d’émulation logicielle pour que Windows 11 exécute un code développé en x86, le résultat est catastrophique. Pour un usage d’outils développé pour ARM, passe encore, mais pour toute autre chose ce sera redoutablement inefficace.
Et cela sans même évoquer la mémoire vive engorgée par les applications par défaut du constructeur sur cet HP OmniBook 3. Il s’agit donc ici d’une puce franchement trop faible pour proposer un comportement décent sous Windows 11. La solution propose bien un petit NPU Hexagon 12 TOPS qui sera très joli sur le papier, mais au vu des autres composants embarqués, on comprend rapidement qu’il sera inexploitable.
Car ce processeur est proposé ici avec 4 Go de mémoire vive seulement. De la mémoire LPDDR5-6400 soudée à la carte mère et donc non évolutive, qui ne permettra pas de gérer de multitâche efficace. Dans mon souvenir, un Samsung Galaxy Book Go avec un Snapdragon 7c et 8 Go de mémoire vive occupait 3.7 Go de RAM au démarrage. Soit entre 80 et 90% de la mémoire embarquée sur ce modèle.
Si un utilisateur habitué à piloter au moins deux programmes à la fois se saisit de cette machine, il sentira immédiatement un conflit d’usage entre ses habitudes et ce que propose l’engin. Avec 4 Go de mémoire vive seulement, passer d’un navigateur à un traitement de texte entrainera à coup sûr le recours à la récupération de données sur le stockage. Ce qui nous amène à un nouveau problème.
Cet HP OmniBook 3 propose 128 Go de stockage. Outre l’étroitesse de celui-ci et des débits qui ne seront pas au niveau d’une solution PCIe, il s’agit là encore d’un composant soudé à la carte mère. Ce qui pose un énorme souci à moyen terme puisque ce stockage UFS sera sursollicité par l’absence d’assez de mémoire vive. Le risque d’une usure rapide de ses cellules est important et la durée de vie de l’engin est donc limitée.

L’écran est peut-être le seul point « correct » de l’offre, avec une solution 16 pouces en 1920 x 1200 pixels de type IPS avec 300 nits de luminosité. Il ne faudra pas s’attendre à un affichage de grande qualité puisque la couverture colorimétrique est de 62.5% de la norme sRGB, mais la dalle est au moins proposée avec un traitement antireflets.


La connectique est correcte avec des ports assez nombreux. On retrouve du HDMI 2.1, une paire d’USB 3.1 Type-A et deux USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort 1.4 et Power Delivery 1.3 mais malheureusement situés du même côté, en plus d’un jack audio combo 3.5 mm. Un module Wi-Fi6E et Bluetooth 6.0 piloté par un modem Qualcomm Fastconnect C6700 permettra une connexion facile et stable aux réseaux. Une webcam avec œilleton de confidentialité sera également disponible pour de la vidéoconférence. Propsoant du FullHD, elle est accompagnée par une paire de micros et un système d’ajustement en temps réel du contraste et de la luminosité. Une paire d’enceitnes standard proposera un son stéréo à l’ensemble.

L’accent est mis sur l’autonomie de la batterie 3 cellules 41 Whr et du chargement rapide proposé par le module 45 Watts GaN de la version US de ce modèle. En effet, la marque annonce jusqu’à 20 heures d’autonomie en lecture vidéo locale FullHD à 200 nits. La charge rapide permettrait de regonfler à 50% la batterie en « approximativement 45 minutes » d’après HP.
C’est très bien mais c’est également très trompeur. La puce graphique Adreno A643 de ce SoC Snapdragon est en effet parfaitement capable de décoder matériellement un signal vidéo FullHD avec très peu de ressources. Ce qui permet de proposer une énorme autonomie avec ce genre de tests. Mais dans la pratique, la puce sera totalement submergée de travail avec une émulation x86 jugée décevante par son propre successeur.
L’autonomie sera en chute libre par le simple usage d’un programme non développé spécifiquement pour la plateforme ARM. Avec les composants entourant ce SoC, les travaux d’échange de données et la lenteur de traitement auront également un impact fort sur l’autonomie globalement proposée par l’engin. Il y a un monde pour cette puce entre décoder un signal vidéo et faire un simple travail de navigation.

Et, au bout du compte, quel intérêt ? Avoir 20 heures d’autonomie, pourquoi faire ? Si la moindre tâche demande deux fois plus de temps à s’exécuter ? Si basculer d’un programme à un autre vous demande de patienter plusieurs secondes pour que les éléments s’affichent à l’écran ? Ces délais se faisaient sentir dès la sortie de la boite de ce type d’engin comme le Samsung Galaxy Book Go sous Snapdragon 7c avec 8 Go de mémoire en 2023.
Imaginez la lenteur du PC avec un SoC moins rapide, deux fois moins de mémoire et quelques mois d’encrassement logiciel de la machine. Avoir 20 heures d’autonomie, c’est bien, mais si c’est pour faire deux fois moins de choses qu’avec un PC portable classique, quel intérêt ? Patienter devant son PC ?

Le pire étant que le prix de l’engin n’est pas donné. Le HP OmniBook 3 Laptop AI 16 dans cette configuration 4/128 Go est proposé à 599.99$ HT aux US en version argentée ou grise. Une version identique mais avec 256 Go de stockage en NVMe PCIE au format M.2 est vendue 699.99$ HT. Il n’ya a rien a sauver dans ces configurations.
Pour rappel, on trouve encore des portables Lenovo Thinkpad X13 G2 de seconde main en bon état avec 16 Go de mémoire vive, 250 Go de stockage évolutif et un processeur Core i5 de 11 gen à moins de 420€ en ligne. Beaucoup d’autres modèles, à partir de 149€, sont proposés avec au moins 8 Go de mémoire vive et 250 Go de stockage. Et la plupart d’entre eux, bien que vendus sous Windows, pourront éventuellement basculer sous Linux au besoin.
Une question me tourmente en ce moment, avec des produits comme cet HP OmniBook 3 vais-je devoir faire une rubrique mauvais plans ?
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Source : Notebookcheck
HP OmniBook 3 : un portable 16 pouces avec 4 Go de mémoire © MiniMachines.net. 2026
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Quatre modèles de HP OmniDesk Mini sont visibles chez HP. Deux sont équipés de puces Panther Lake, deux autres de solutions Wildcat Lake. Des engins qui composent avec les problématiques actuelles de prix de la mémoire et du stockage en prenant quelques raccourcis.

La façade du HP OmniDesk Mini est également percée de deux microphones.
Les deux versions Panther Lake sont équipées de puces différentes. Le premier propose une solution assez haut de gamme avec un Core Ultra 9 386H, 24 Go de mémoire vive LPDDR5-8533 soudée à la carte mère et 2 To de stockage au format M.2 NVM PCIe Gen5. Autrement dit, vous pourrez faire évoluer le stockage mais mais pas la mémoire vive. Le second HP OmniDesk Mini Panther Lake fonctionne avec un Core Ultra 5 325, 16 Go de mémoire LPDDR5-8533 et 512 Go de stockage en PCIe Gen4.

Les deux proposent un châssis en aluminium sablé de 13 cm de large comme de profondeur pour 4.8 cm d’épaisseur. Leur face avant est percée de deux ports USB Type-C, le premier au format Thunderbolt 4 et le second en USB 3.2 Gen2 avec DisplayPort 2.1. À l’arrière on retrouve deux USB 3.2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm, un Ethernet 2.5 Gigabit sous puce Realtek RTL8125BGH-CG, une sortie HDMI et un second Thunderbolt 4 qui servira également de sortie vidéo DisplayPort 2.1. Le bouton de démarrage est situé sur cette face et l’évacuation d’air chaud est visible, au-dessus des connecteurs.

L’alimentation se fera via un autre port, situé sous l’engin, et qui passe par un sillon pratiqué dans le châssis. Le chargeur est de type GaN et fournit jusqu’à 140 watts. La connexion sans fil se fera au moyen d’une solution Wi-Fi6 et Bluetooth 5.4 Realtek non détaillée mais montée sur un port M.2. À noter qu’un second port de stockage M.2, là encore non détaillé, est disponible dans la machine.
Les prix annoncés sont piquants. Comptez 999€ pour le Core Ultra 5 16/512 Go et 2499€ pour le modèle Core Ultra 9 386H 24Go/2To. Gloups.

HP OmniDesk Mini « Wildcat Lake »
Deux modèles Wildcat Lake sont également proposés à des tarifs plus doux mais pas forcément très encourageants. Car au-delà des prix, il y a les composants embarqués qui peuvent poser problème. Si le châssis de ces modèles ressemble comme deux gouttes d’eau au précédent d’un point de vue format, la couleur du châssis change… et certains postes « évoluent ».

On oublie le Thunderbolt 4 par exemple, les ports avant sont en USB 3.2 Gen2 Type-C dont l’un seulement propose une sortie DisplayPort 2.1. Même topo à l’arrière avec une autre rétrogradation en USB3.2 Gen 1. Le port Ethernet devient Gigabit et si la carte sans fil reste en Wi-Fi6 et Bluetooth 5.4 sur port M.2, le second port de stockage interne disparait. Le HP OmniDesk Mini Core 5 315 ne propose plus que 12 Go de mémoire vive non évolutive en LPDDR5-8533 et 512 Go de stockage au format M.2 NVMe PCIe Gen4. Ce modèle est annoncé à 849€ sous Windows 11 Famille.

Mais le ponpon revient au HP OmniDesk Mini Core 3 304, la puce la plus entrée de gamme sur le segment Wildcat Lake. Ce MiniPC est construit autour de 8 Go de mémoire non évolutive, ce qui sera un vrai souci pour exploiter le Windows 11 préinstallé. Sans compter que HP ne badine pas avec les logiciels préinstallés par défaut. Toutes les machines reçoivent une pelletée d’applications qui vont venir grignoter la mémoire dès le démarrage.
On parle ici des outils d’assistance HP pour les mises à jour, du logiciel d’optimisation de,connexion de la marque, du HP OMEN Gaming Hub même si celui-ci ne sera pas forcément utile sur cette configuration. Des outils tiers comme une offre d’essai McAfee seront également préinstallés…
Avec le duo 8/256 Go et un prix de 599€, cette version risque de faire grincer des dents. Je suppose que l’acheteur lambda qui essaiera ce genre de configuration en se basant sur le prix des PC de 2025 risque de faire une drôle de tête en essayant la machine chez lui. On sera loin, très loin des performances attendues pour ce type d’engin l’année dernière. Le Core 3 304 n’est pas du tout un mauvais processeur, mais avec 8 Go de mémoire grignotés par Windows et ses services, sa puce graphique et ses cœurs ne pourront franchement pas donner le meilleur d’eux-mêmes.
HP OmniDesk Mini : des MiniPC félins pour l’autre © MiniMachines.net. 2026

Un microserveur HP, on en a déjà recroisé un au début de l’année 2025. À l’époque, il avait été sauvé de l’obsolescence en intégrant simplement un MiniPC Intel N100 dans ses entrailles. Accompagné par une solution de contrôle SATA, ce MiniPC permettait de remplacer totalement le système original du constructeur qui date de… 2012.

Car si le microserveur HP N40L en question fonctionne toujours bien, du moins son alimentation, ses caddies et sa ventilation, son cerveau commence à vraiment pas mal dater. Aussi bien d’un point de vue de ses performances que de sa consommation électrique et de ses connecteurs. En cas de panne, il est improbable que l’on puisse trouver des pièces de rechange, aussi, au lieu de jeter l’appareil, il est plus intelligent de transformer son électronique de base.
Ce même constat a été fait par le vidéaste EastMakes qui propose toutefois une approche différente. Il ne glisse pas un MiniPC avec un processeur à basse consommation dans le châssis, il a simplement décidé de concevoir une carte mère pour remplacer l’ancienne. Pour simplifier ce travail et baisser la note, la solution retenue est toutefois de ne pas développer la totalité des composants mais plutôt de créer un support pour abriter un Raspberry Pi Compute Module 5.

Cela permet de retrouver un SoC plus rapide et moins gourmand tout en ouvrant la voie à des connectiques plus récentes. Exit l’USB 2.0 du HP N40L par exemple, bienvenue à l’USB 3.0. Au HDMI 2.0, au PCIe x1 Gen2 pour du NVMe et à l’Ethernet Gigabit.

La nouvelle carte mère parait surdimensionnée face à un Compute Module 5, mais elle est pensée pour venir se positionner dans les mêmes emplacements que celle du microserveur HP. Ce qui permet de positionner sa connectique aux emplacements d’origine. Cette solution permet également d’alimenter la nouvelle solution avec les éléments internes du HP N40L. Ce qui permet d’éviter de connecter deux prises pour un seul appareil et propose également de démarrer l’engin simplement avec le même bouton de façade qu’auparavant. La carte mère peut également se glisser dans le caddie prévu à cet effet dans le microserveur HP pour une utilisation plus pratique.

Si vous avez fait partie des nombreux internautes à avoir craqué pour ce type de serveur à l’époque, les N40L et N54L se sont extrêmement bien vendus car ils étaient fort peu chers et performants, vous vous demandez si ce type de carte d’extension va être proposé d’une manière ou d’une autre.
Pour le moment la carte n’est pas connectée aux baies 3.5″ du serveur d’origine, ce qui enlève un peu d’intérêt à la solution… Mais évidemment, il suffit de remplacer le SSD NVMe intégré pour les tests par une carte d’extension M.2 SATA multi connecteurs comme pour le précédent modèle afin de connecter les quatre baies à l’ensemble. Je ne sais pas si ces manipulations techniques particulières seront nécessaires sous Rasperry Pi mais Linux saura très bien piloter ce type d’intégration. Il ne manque plus qu’à compléter le projet avec la prise en charge des connecteurs de façade pour retrouver une alternative complète et parfaite à la carte mère de ces increvables microserveur HP.
Pour le moment rien n’indique que les plans et les informations nécessaires à la création de ces cartes ne soient proposés. Aucune piste pour leur mise en vente n’est non plus évoquée. La solution la plus simple reste donc de glisser un MiniPC dans le châssis à la place de la baie supérieure de l’engin. Cela n’a pas que des avantages, mais c’est une approche beaucoup plus facile pour un néophyte qui ne voudrait pas mettre les mains dans autant de cambouis.
Merci à Luz pour l’info !
Un autre microserveur HP sauvé de l’obsolescence, grâce à un Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2026

[Deal du jour] Les French Days battent leur plein chez Boulanger, qui fait passer le HP OmniBook 5 de 749,99 € à 529,99 € en cumulant deux codes promo. Un portable 16 pouces OLED taillé pour le travail nomade, avec une autonomie annoncée jusqu'à 34 heures.