Vue lecture

Bpifrance dégaine un prêt éclair pour accélérer le virage électrique des PME

Bpifrance déploie un « Prêt Flash Electrique » pour accompagner les TPE et PME. Pensé pour être rapide, sans garantie et entièrement digitalisé, ce financement vise à lever les freins à la transition énergétique des petites structures, dans un contexte de forte dépendance aux énergies fossiles.

Alors que le gouvernement officialisait le 23 avril dernier son grand plan d’Électrification, Bpifrance annonce le déploiement d’un nouveau dispositif destiné aux professionnels.

Le « Prêt Flash Electrique » s’adresse aux TPE et PME de moins de 50 salariés. Il vise à accompagner l’électrification des équipements et usages professionnels. Boulangers, bouchers, garagistes, peintres, paysagistes etc… les entreprises fortement touchées par la hausse du prix des énergies sont ciblées.  Four à pain, matériel de cuisson, cabine de seichage… l’objectif est d’accompagner le remplacement des équipements fonctionnant au gaz ou au fioul par du matériel neuf fonctionnant à l’électricité.

Un financement de 10 000 à 75 000 euros

Le prêt repose sur un processus entièrement digitalisé et une mise à disposition rapide des fonds. Les entreprises éligibles doivent exister depuis au moins trois ans et présenter deux exercices comptables. Elles doivent aussi être accompagnées par un expert-comptable.

Le montant du financement varie de 10 000 à 75 000 euros. La durée de remboursement s’étend de cinq à sept ans, avec un différé possible jusqu’à deux ans. Aucun actif ni garantie personnelle ne sont exigés pour accéder au dispositif.

Le « Prêt Flash Électrique » est accessible depuis le vendredi 1er mai. Pour en savoir plus, rendez-vous sur la plateforme dédiée.

L’article Bpifrance dégaine un prêt éclair pour accélérer le virage électrique des PME est apparu en premier sur Révolution Énergétique.

  •  

Les batteries ne peuvent pas elles seules résoudre les prix négatifs

À midi, les prix plongent en territoires lointain négatifs. Et les batteries vont en partie redresser la situation, mais ne pourront pas la résoudre.

-480 euros le mégawattheure (€/MWh) en milieu de journée dimanche, -200 €/MWh samedi, sur le marché day-ahead de l’électricité les extrêmes négatifs sont abyssaux alors que le mois d’avril est normalement « moins pire » que le mois de mai. Les heures à prix très bas se comptaient en dizaines par an ; elles sont désormais légion, des centaines. Et demain, des milliers ?

La raison de cette explosion est simple. À mesure que des panneaux solaires sont déployés, la production électrique explose en milieu de journée, tandis que la consommation stagne d’année en année. Face à ce surplus d’électricité, les prix chutent. La situation ne semble pas prête de s’améliorer puisque l’Allemagne espère atteindre 215 GWc de photovoltaïque en 2030, tandis que la France vise 48 GWc à la même échéance. Si rien n’est fait, en 2030, jusqu’à un cinquième de l’année pourra être des heures négatifs.

À lire aussi Photovoltaïque : le secteur français en perdition ?

Les batteries peuvent résoudre une partie du problème

Avec le déploiement de capacité de stockage via de systèmes de stockage d’énergie par batterie (BESS), le phénomène peut être atténué. Pour ces installations, le pic de production solaire constitue une énorme source de revenu, puisqu’elles sont payées pour se charger en début d’après-midi, et elles déchargent à un tarif élevé le soir, en captant ce que l’on appelle un spread. En admettant un déploiement gigantesque, ces batteries pourraient se cannibaliser. À mesure de leur déploiement, les prix seront moins négatifs le midi et moins élevé le soir, diminuant ainsi le spread.

Pour l’heure, la quantité de batteries en développement, et leur faible nombre d’heures de stockage, ne peuvent absorber qu’une portion du pic solaire quotidien. Le reste continue de faire baisser les prix. En parallèle, les échanges transfrontaliers sont limités. Une batterie installée en Allemagne soutient les prix allemands mais n’aide quasiment pas la France. Et inversement. Pourquoi ? Parce que le soleil brille en même temps des deux côtés du Rhin.

Côté batterie, plus elles sont nombreuses, moins elles gagnent d’argent. En réduisant les spreads, elles grignotent leur propre rentabilité, ce qui limite leur déploiement.

 

L’article Les batteries ne peuvent pas elles seules résoudre les prix négatifs est apparu en premier sur Révolution Énergétique.

  •  
❌