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Quetoo : dix-neuf ans de développement, un amour intact pour Quake, et enfin une sortie officielle

On l’explique souvent à la rédaction au travers des articles, il y a des projets qui n’avancent pas, et d’autres qui crèvent. Et puis il y a Quetoo, un FPS qui était en développement depuis… 2007. Après presque deux décennies de bricolage, de réécritures, de pauses, de nuits passées à boire du café, et à optimiser des choses que personne ne verra jamais, le jeu est enfin là. Une lettre d’amour à Quake, mais surtout à sa communauté, celle du modding, qui refuse obstinément de disparaître. Et par dessus tout, Quetoo reprend tout ce qu’on aime : des déplacements rapides, des armes qui t’explosent la gueule, et des arènes pensées pour tourner en rond en tirant sur tout ce qui bouge.

À l’origine, Quetoo n’était qu’un mod, un terrain d’expérimentation pour comprendre les entrailles de l’ID Tech 3. Puis, comme souvent avec les projets faits avec passion, le simple mod est devenu un jeu à part entière. Le code a été réécrit, le moteur 3D modernisé, les outils remplacés, et ce qui devait être un simple exercice technique est devenu un FPS complet. Sous le capot, le jeu n’a plus grand‑chose du moteur d’origine. Le rendu a été entièrement revu, l’éclairage est dynamique, les ombres sont propres, les collisions sont nettes, et le netcode a été repensé. Les développeurs expliquent qu’ils n’ont jamais cherché à faire un nouveau Quake, juste à prolonger ce qui les avait fait tomber amoureux du genre : la vitesse, la précision, les déplacements qui demandent un cerveau, et les frags qui récompensent les réflexes. Les maps classiques ont été remastérisées, d’autres ont été créées spécialement pour le jeu, et dans l’ensemble, ça tourne étonnamment bien malgré le côté amateur assumé de l’équipe. Le jeu propose les modes traditionnels, les serveurs dédiés, les bots pour s’entraîner, et même un SDK complet pour créer ses propres niveaux. L’équipe fournit la documentation, les outils compatibles TrenchBroom, et tout ce qu’il faut pour que n’importe qui puisse contribuer.

Maintenant qu’il est enfin sorti, il ne reste plus qu’à l’essayer. Après tout, c’est gratuit, open‑source, et vos vieux réflexes n’attendent que l’occasion de se ridiculiser à nouveau.

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Appel OLED

On le savait, la RAM et la mémoire flash NAND coûtent désormais le prix du safran à cause de la folie des serveurs IA. Mais on ne s’attendait pas à ce que Valve répercute aussi fort la facture. Profitant d’un réassort de sa console, Gabe Newell a gentiment augmenté les tarifs du Steam Deck OLED de plus de 40 %. En France, le modèle 512 Go passe ainsi de 549 € à 779 €, tandis que la version 1 To frôle l'indécence à 919 € (contre 649 € auparavant). Valve blâme poliment la crise des composants et la logistique globale pour justifier ce braquage à visage découvert. Le problème, c'est qu'à près de 1 000 balles la console portable, l’argument du PC « accessible » prend un sérieux coup dans l'aile. À ce tarif-là, on espère au moins que les sacoches de transport seront désormais brodées de fil d’or. P.
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Jette une pièce à ton sorceleur

Il y a dix ans, Geralt de Riv prenait sa retraite dans son vignoble de Toussaint, les fesses au chaud et le médaillon au clou. Mais CD Projekt, confronté au chantier de The Witcher 4, a visiblement besoin de cash. Le studio vient donc de déterrer le cadavre du 3 pour lui injecter une troisième extension « surprise » : Songs of the Past. Prévu pour 2027, ce DLC va, je le sais, me faire replonger comme un goret. Le pire ? Ce baroud d'honneur s'accompagne d'une mise à jour technique qui va flinguer les configurations modestes. Le studio dégage officiellement le support de Windows 10 et impose le SSD. Bref, pour avoir le droit de remonter une dernière fois sur Ablette, il va falloir mettre à jour vos PC. Voilà qui reste un beau cadeau de la Pologne à l'humanité.  P.
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