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☕️ Produits dangereux ou illicites : Temu condamné à 200 millions d’euros



Temu a enfreint le règlement européen sur les services numériques : en conséquence, la plateforme chinoise écope d’une amende de 200 millions d’euros. Et la douloureuse pourrait être encore plus salée.

Bruxelles inflige une amende de 200 millions d’euros à Temu, qui n’a pas su correctement évaluer les risques liés à la vente de produits illégaux ou dangereux. La Commission estime aussi que les consommateurs européens ont « très probablement » été exposés à ces produits. « Les évaluations des risques ne sont pas de simples exercices administratifs à cocher sur une liste : elles constituent l’épine dorsale du DSA », rappelle Henna Virkkunen, vice-présidente en charge de la Souveraineté technologique.

Illustration : Flock

Le règlement européen impose aux très grandes plateformes d’analyser les risques systémiques liés à leurs services, de documenter ces risques et de mettre en place des mesures adaptées pour réduire ces risques. L’évaluation effectuée par Temu en 2024 a échoué sur plusieurs points importants, d’après l’enquête du régulateur. Elle reposait en effet sur des informations générales du secteur du commerce en ligne, pas sur des données spécifiques à Temu.

La plateforme aurait aussi fortement sous-estimé la fréquence à laquelle les utilisateurs européens tombent sur des produits illégaux. Enfin, Temu n’aurait pas suffisamment étudié l’impact de ses algorithmes de recommandation sur la distribution de ses produits. Bruxelles évoque également un exercice de « shopping mystère » ayant démontré la défaillance aux contrôles de sécurité basiques de chargeurs. Plusieurs jouets pour bébés contenaient des substances chimiques interdites ou qui présentaient des risques d’étouffement.

L’enquête avait été initiée suite à un signalement du BEUC, le bureau européen des unions de consommateurs. Rapidement, la Commission avait élargi ses investigations à Shein.

La sanction européenne est significative, mais ce n’est finalement qu’un symbole sachant que le DSA permet, en théorie, des amendes allant jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires mondial annuel. La Commission veut surtout mettre la pression sur Temu, en lui demandant de fournir, d’ici au 28 août, un plan d’action détaillé pour remédier aux graves problèmes relevés par l’enquête. La plateforme devra expliquer comment elle compte mieux évaluer les risques, les mesures mises en place, et la manière dont elle réduira l’exposition des consommateurs européens à ces produits illégaux ou dangereux.

Des pénalités financières supplémentaires pourraient être imposées à Temu en cas de manquement répété à ses obligations. Dans une déclaration, l’entreprise affirme respecter les objectifs du DSA « ainsi que la nécessité de règles claires et cohérentes pour l’économie numérique ». Elle conteste la décision de la Commission européenne, qui « concerne notre première évaluation au titre du DSA en 2024 et ne reflète pas l’état actuel de nos systèmes ». Elle affirme que, depuis, des mesures supplémentaires ont été mises en œuvre.

Ce dossier touche à un point sensible depuis plusieurs mois : l’arrivée massive sur le sol européen de produits bon marché expédiés directement depuis la Chine.

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☕️ Produits dangereux ou illicites : Temu condamné à 200 millions d’euros



Temu a enfreint le règlement européen sur les services numériques : en conséquence, la plateforme chinoise écope d’une amende de 200 millions d’euros. Et la douloureuse pourrait être encore plus salée.

Bruxelles inflige une amende de 200 millions d’euros à Temu, qui n’a pas su correctement évaluer les risques liés à la vente de produits illégaux ou dangereux. La Commission estime aussi que les consommateurs européens ont « très probablement » été exposés à ces produits. « Les évaluations des risques ne sont pas de simples exercices administratifs à cocher sur une liste : elles constituent l’épine dorsale du DSA », rappelle Henna Virkkunen, vice-présidente en charge de la Souveraineté technologique.

Illustration : Flock

Le règlement européen impose aux très grandes plateformes d’analyser les risques systémiques liés à leurs services, de documenter ces risques et de mettre en place des mesures adaptées pour réduire ces risques. L’évaluation effectuée par Temu en 2024 a échoué sur plusieurs points importants, d’après l’enquête du régulateur. Elle reposait en effet sur des informations générales du secteur du commerce en ligne, pas sur des données spécifiques à Temu.

La plateforme aurait aussi fortement sous-estimé la fréquence à laquelle les utilisateurs européens tombent sur des produits illégaux. Enfin, Temu n’aurait pas suffisamment étudié l’impact de ses algorithmes de recommandation sur la distribution de ses produits. Bruxelles évoque également un exercice de « shopping mystère » ayant démontré la défaillance aux contrôles de sécurité basiques de chargeurs. Plusieurs jouets pour bébés contenaient des substances chimiques interdites ou qui présentaient des risques d’étouffement.

L’enquête avait été initiée suite à un signalement du BEUC, le bureau européen des unions de consommateurs. Rapidement, la Commission avait élargi ses investigations à Shein.

La sanction européenne est significative, mais ce n’est finalement qu’un symbole sachant que le DSA permet, en théorie, des amendes allant jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires mondial annuel. La Commission veut surtout mettre la pression sur Temu, en lui demandant de fournir, d’ici au 28 août, un plan d’action détaillé pour remédier aux graves problèmes relevés par l’enquête. La plateforme devra expliquer comment elle compte mieux évaluer les risques, les mesures mises en place, et la manière dont elle réduira l’exposition des consommateurs européens à ces produits illégaux ou dangereux.

Des pénalités financières supplémentaires pourraient être imposées à Temu en cas de manquement répété à ses obligations. Dans une déclaration, l’entreprise affirme respecter les objectifs du DSA « ainsi que la nécessité de règles claires et cohérentes pour l’économie numérique ». Elle conteste la décision de la Commission européenne, qui « concerne notre première évaluation au titre du DSA en 2024 et ne reflète pas l’état actuel de nos systèmes ». Elle affirme que, depuis, des mesures supplémentaires ont été mises en œuvre.

Ce dossier touche à un point sensible depuis plusieurs mois : l’arrivée massive sur le sol européen de produits bon marché expédiés directement depuis la Chine.

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« Bad Host » : comment un outil méconnu a exposé des millions d’agents IA à des accès non autorisés

Une faille dans Starlette, un framework Python que la plupart des développeurs n'ont jamais installé consciemment, a exposé des millions de serveurs d'agents IA à des accès non autorisés. Des boîtes mail, des bases de données médicales et des équipements industriels étaient accessibles sans mot de passe.

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Cryptojacking : comment des hackers volent la puissance de vos cartes graphiques en passant par Google et des chatbots IA

Dans un article de blog publié le 26 mai 2026, des chercheurs de Microsoft ont mis au jour une campagne malveillante d'un genre nouveau : des pirates détournent les résultats de recherche, et désormais les réponses des chatbots IA, pour infecter les PC puissants et exploiter leurs cartes graphiques à des fins de minage de cryptomonnaies.

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Avec son contrôle sur l’information, la Chine biaise les chatbots dans sa langue

Biaisés par la Chine
Avec son contrôle sur l’information, la Chine biaise les chatbots dans sa langue

La propagande chinoise influence le milieu de l’IA non seulement via les modèles que ses entreprises créent mais aussi via les données d’entrainement des autres modèles comme Claude Opus 4.7, gemini-3.1-pro ou GPT-5.5 sortis en 2026. Une étude montre qu’ils utilisent massivement la propagande chinoise comme données d’entrainement, et recrachent sans problème les mensonges du régime lorsqu’ils sont interrogés en chinois.

Quand est arrivé le modèle Deepseek R1 l’année dernière, on imaginait bien que les résultats de ce modèle seraient influencés par le gouvernement autoritaire chinois qui a le contrôle sur les paysages de la tech de son pays. Ainsi, on a pu rapidement constater une censure concernant les sujets sur Taïwan, la répression de la place de Tian’Anmen en 1989 ou sur Xi Jinping.

Mais qu’en est-il de l’influence de Pékin sur d’autres modèles qui ne sont pas créés par des entreprises dépendantes du pouvoir chinois ? Dans une étude publiée récemment dans la revue scientifique Nature, des chercheuses et chercheurs de plusieurs universités américaines montrent que l’État chinois a une influence importante de façon indirecte sur les résultats de modèles n’étant pas contrôlés par la Chine. L’étude est aussi accessible sur un site hébergé sur GitHub.

Ainsi, des modèles comme Claude Opus 4.7, gemini-3.1-pro ou GPT-5.5 sortis cette année sont toujours influencés sur les questions concernant la Chine quand ils sont utilisés avec des langues chinoises. Ils montrent même que l’influence de l’État chinois est croissante. Les auteurs ont découpé leurs travaux en six parties.

La propagande comme données d’entrainement

D’abord, dans une première étude, ils ont montré que les textes rédigés par le département de la propagande de la Chine apparaissent très fréquemment dans les ensembles de données multilingues courants utilisés pour entrainer les modèles.

Ils ont notamment étudié CulturaX, un sous-ensemble « nettoyé, immense et public » de Common Crawl destiné à « démocratiser les grands modèles de langage pour 167 langues ». « Par rapport à la moyenne générale, un pourcentage remarquablement élevé (3,28 à 23,98 %) des données d’entraînement mentionnant des dirigeants et des institutions politiques correspond à des textes manipulés par l’État », expliquent-ils concernant les documents en chinois contenus dans CulturaX.

Les modèles les plus récents régurgitent le plus la propagande chinoise

Ensuite, ils ont montré que les modèles commerciaux régurgitent des phrases venant de la propagande chinoise, ce qui montre qu’ils ont été entraînés dessus. En parallèle, ils ont vérifié qu’entrainer un modèle sur la propagande augmentait les réponses pro-autoritarisme, ce qu’on pouvait imaginer.

« Les modèles les plus récents et les plus puissants affichent des taux de mémorisation plus élevés », commentent les chercheurs. Ainsi, claude-opus-4.6, gpt-5.5 et claude-opus-4.7 régurgitent le plus de propagandes chinoises, même deepseek-v3.2 et deepseek-v4-pro sont battus :

Si les données d’entrainement des modèles semblent intégrer massivement de la propagande chinoise, quelle en est la conséquence sur les résultats ? Sans surprise, tous les modèles sont influencés. Évalués de façon automatique via un LLM, ils répondent tous davantage en adéquation avec la propagande chinoise quand ils sont interrogés en chinois qu’en anglais. Et encore une fois, c’est d’autant plus vrai que le modèle est récent : claude-opus-4.6, gpt-5.4, gpt-5.5, gemini-3.1-pro et claude-opus-4.7 sont particulièrement influencés.

Notons que les chercheurs mesurent ici un ratio entre l’alignement en chinois et en anglais avec la propagande chinoise. DeepSeek V4 Pro reprenant cette propagande aussi en anglais, son ratio est plus bas que les autres, mais ça ne veut pas dire qu’il relaie moins la propagande du régime en chinois.

Ils ont répliqué ce test sur des prompts d’utilisateurs réels faisant référence à Xi Jinping ou au Parti Communiste chinois issus du sous-ensemble en chinois de l’ensemble de données WildChat (un dataset sur l’utilisation de ChatGPT), de Baidu Zhidao Q&A (l’équivalent chinois de Yahoo Answers) et de Zhihu (l’équivalent chinois de Quora). «Tous les modèles commerciaux ont montré une opinion plus favorable à l’égard des dirigeants et des institutions chinois lorsque les questions étaient posées en chinois plutôt qu’en anglais », expliquent-ils.

La liberté de la presse d’autant plus importante

Enfin, dans leur étude, ils ont élargi le focus pour étudier une éventuelle généralisation à d’autres pays autoritaires. « Dans les 37 pays où une langue est dominante, les LLM alimentés par des requêtes dans la langue cible principalement utilisée dans le pays concerné produisent des réponses plus favorables au régime lorsque la liberté de la presse est faible. Les pays situés en haut du classement de la liberté de la presse ne présentent guère de différence par rapport à la référence en anglais, et dans certains cas, on observe même une légère corrélation négative, ce qui suggère que ce phénomène dépasse le cas de la Chine », expliquent-ils.

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Avec son contrôle sur l’information, la Chine biaise les chatbots dans sa langue

Biaisés par la Chine
Avec son contrôle sur l’information, la Chine biaise les chatbots dans sa langue

La propagande chinoise influence le milieu de l’IA non seulement via les modèles que ses entreprises créent mais aussi via les données d’entrainement des autres modèles comme Claude Opus 4.7, gemini-3.1-pro ou GPT-5.5 sortis en 2026. Une étude montre qu’ils utilisent massivement la propagande chinoise comme données d’entrainement, et recrachent sans problème les mensonges du régime lorsqu’ils sont interrogés en chinois.

Quand est arrivé le modèle Deepseek R1 l’année dernière, on imaginait bien que les résultats de ce modèle seraient influencés par le gouvernement autoritaire chinois qui a le contrôle sur les paysages de la tech de son pays. Ainsi, on a pu rapidement constater une censure concernant les sujets sur Taïwan, la répression de la place de Tian’Anmen en 1989 ou sur Xi Jinping.

Mais qu’en est-il de l’influence de Pékin sur d’autres modèles qui ne sont pas créés par des entreprises dépendantes du pouvoir chinois ? Dans une étude publiée récemment dans la revue scientifique Nature, des chercheuses et chercheurs de plusieurs universités américaines montrent que l’État chinois a une influence importante de façon indirecte sur les résultats de modèles n’étant pas contrôlés par la Chine. L’étude est aussi accessible sur un site hébergé sur GitHub.

Ainsi, des modèles comme Claude Opus 4.7, gemini-3.1-pro ou GPT-5.5 sortis cette année sont toujours influencés sur les questions concernant la Chine quand ils sont utilisés avec des langues chinoises. Ils montrent même que l’influence de l’État chinois est croissante. Les auteurs ont découpé leurs travaux en six parties.

La propagande comme données d’entrainement

D’abord, dans une première étude, ils ont montré que les textes rédigés par le département de la propagande de la Chine apparaissent très fréquemment dans les ensembles de données multilingues courants utilisés pour entrainer les modèles.

Ils ont notamment étudié CulturaX, un sous-ensemble « nettoyé, immense et public » de Common Crawl destiné à « démocratiser les grands modèles de langage pour 167 langues ». « Par rapport à la moyenne générale, un pourcentage remarquablement élevé (3,28 à 23,98 %) des données d’entraînement mentionnant des dirigeants et des institutions politiques correspond à des textes manipulés par l’État », expliquent-ils concernant les documents en chinois contenus dans CulturaX.

Les modèles les plus récents régurgitent le plus la propagande chinoise

Ensuite, ils ont montré que les modèles commerciaux régurgitent des phrases venant de la propagande chinoise, ce qui montre qu’ils ont été entraînés dessus. En parallèle, ils ont vérifié qu’entrainer un modèle sur la propagande augmentait les réponses pro-autoritarisme, ce qu’on pouvait imaginer.

« Les modèles les plus récents et les plus puissants affichent des taux de mémorisation plus élevés », commentent les chercheurs. Ainsi, claude-opus-4.6, gpt-5.5 et claude-opus-4.7 régurgitent le plus de propagandes chinoises, même deepseek-v3.2 et deepseek-v4-pro sont battus :

Si les données d’entrainement des modèles semblent intégrer massivement de la propagande chinoise, quelle en est la conséquence sur les résultats ? Sans surprise, tous les modèles sont influencés. Évalués de façon automatique via un LLM, ils répondent tous davantage en adéquation avec la propagande chinoise quand ils sont interrogés en chinois qu’en anglais. Et encore une fois, c’est d’autant plus vrai que le modèle est récent : claude-opus-4.6, gpt-5.4, gpt-5.5, gemini-3.1-pro et claude-opus-4.7 sont particulièrement influencés.

Notons que les chercheurs mesurent ici un ratio entre l’alignement en chinois et en anglais avec la propagande chinoise. DeepSeek V4 Pro reprenant cette propagande aussi en anglais, son ratio est plus bas que les autres, mais ça ne veut pas dire qu’il relaie moins la propagande du régime en chinois.

Ils ont répliqué ce test sur des prompts d’utilisateurs réels faisant référence à Xi Jinping ou au Parti Communiste chinois issus du sous-ensemble en chinois de l’ensemble de données WildChat (un dataset sur l’utilisation de ChatGPT), de Baidu Zhidao Q&A (l’équivalent chinois de Yahoo Answers) et de Zhihu (l’équivalent chinois de Quora). «Tous les modèles commerciaux ont montré une opinion plus favorable à l’égard des dirigeants et des institutions chinois lorsque les questions étaient posées en chinois plutôt qu’en anglais », expliquent-ils.

La liberté de la presse d’autant plus importante

Enfin, dans leur étude, ils ont élargi le focus pour étudier une éventuelle généralisation à d’autres pays autoritaires. « Dans les 37 pays où une langue est dominante, les LLM alimentés par des requêtes dans la langue cible principalement utilisée dans le pays concerné produisent des réponses plus favorables au régime lorsque la liberté de la presse est faible. Les pays situés en haut du classement de la liberté de la presse ne présentent guère de différence par rapport à la référence en anglais, et dans certains cas, on observe même une légère corrélation négative, ce qui suggère que ce phénomène dépasse le cas de la Chine », expliquent-ils.

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