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Atari déménage au Luxembourg après 25 ans en France

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Atari déménage au Luxembourg après 25 ans en France

C’est la mort dans l’âme que la France voit partir un de ses plus grands fleurons technologiques, qui va déménager au Luxembourg : Atari, ou plutôt les actionnaires de l’éditeur mythique de jeux vidéo, ont en effet décidé de voir si l’herbe était plus verte du côté du Grand-Duché. Au-delà de cette accroche certes un rien dramatique, une petite explication s’impose…

Les actionnaires d’Atari ont parlé : le siège juridique de la société va quitter la France pour s’installer au Luxembourg, une décision approuvée à plus de 95 % lors de l’assemblée générale du 27 mai (PDF). L’entreprise change de « nationalité juridique », sans citer de raison particulière.

Game jamais over

On peut raisonnablement penser que ce n’est pas pour profiter de l’air plus frais du Luxembourg, mais plutôt du cadre juridique et financier jugé plus flexible qu’en France. Le Grand-Duché est très utilisé par les groupes européens cotés. Les actionnaires ayant voté contre ce déménagement peuvent quitter le navire en cédant leurs parts à la société ; les sommes seront versées au plus tard à la fin du mois de septembre. Les actionnaires ont aussi la possibilité de les revendre sur le marché.

Ce n’est que le dernier avatar d’une histoire qui compte autant de rebondissements qu’une partie de Pong. Atari, c’est évidemment une entreprise créée en Californie en 1972 par Nolan Bushnell et Ted Dabney. Elle devient célèbre avec ses bornes d’arcade, des jeux fondateurs comme Asteroids et Breakout, et surtout la console Atari 2600. Atari devient un des plus grands noms du secteur, une marque synonyme de jeu vidéo aux États-Unis.

Atari a lancé en 2024 une réédition de la console 7800, sortie à l’origine en 1986.

Les années 80 n’ont pas été tendres pour l’entreprise, avec le crash du secteur en 1983, puis la scission l’année suivante entre Atari Games (la branche arcade) et Atari Corporation (la branche consoles et ordinateurs) opérée par le propriétaire de l’époque, le groupe Warner. Des branches historiques qui finissent par disparaitre progressivement du paysage après une stratégie hasardeuse de cessions tous azimuts pour la première, et des flops monumentaux (les consoles Lynx et Jaguar) pour la seconde.

En 1996, après l’échec de la Jaguar, Atari Corp fusionne avec JTS, un constructeur de disques dur. Deux ans plus tard, Hasbro Interactive rachète l’entité, rebaptisée Atari Interactive, et se fait oublier. Atari Games est rachetée en 1996 par Midway Games, qui retire la marque des bornes d’arcade pour éviter toute confusion avec Atari Interactive. De fait, cela signe l’arrêt de mort d’Atari Games.

Comment dit-on Atari en français ?

C’est en 2001 qu’Atari revient sur le devant de la scène… en France. L’éditeur historique français Infogrames s’offre en effet Hasbro Interactive, et donc les droits sur la marque Atari. Deux ans plus tard (et en résumé car c’est infiniment plus compliqué que ça…), Infogrames adopte le nom Atari, qui n’entretient plus aucun rapport avec l’entreprise originelle. Le groupe essuie de lourdes pertes ainsi que la faillite de la filiale américaine en 2013.

Depuis quelques années, Atari a repris du poil de la bête en suivant une feuille de route axée sur le rétro-gaming : l’éditeur lance régulièrement des remakes de ses jeux les plus célèbres, commercialise des consoles (et du merchandising) rétro, et a multiplié les acquisitions de catalogues et de petits studios spécialisés dans la restauration et la préservation de vieux jeux.

La stratégie est payante. Pour son exercice fiscal 2026, Atari prévoit un chiffre d’affaires de 51 millions de dollars, avec une croissance organique de 40 % environ. C’est la troisième année consécutive de croissance, avec des revenus au plus haut niveau depuis plus de dix ans. On est loin des cadors de l’industrie, mais le redressement n’en reste pas moins spectaculaire pour ce qui était considéré il y a encore peu comme une société zombie. Et ce déménagement signale aussi qu’Atari cherche à se positionner comme un groupe à visée internationale, tout en profitant de la fiscalité avantageuse du Luxembourg.

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Atari déménage au Luxembourg après 25 ans en France

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Atari déménage au Luxembourg après 25 ans en France

C’est la mort dans l’âme que la France voit partir un de ses plus grands fleurons technologiques, qui va déménager au Luxembourg : Atari, ou plutôt les actionnaires de l’éditeur mythique de jeux vidéo, ont en effet décidé de voir si l’herbe était plus verte du côté du Grand-Duché. Au-delà de cette accroche certes un rien dramatique, une petite explication s’impose…

Les actionnaires d’Atari ont parlé : le siège juridique de la société va quitter la France pour s’installer au Luxembourg, une décision approuvée à plus de 95 % lors de l’assemblée générale du 27 mai (PDF). L’entreprise change de « nationalité juridique », sans citer de raison particulière.

Game jamais over

On peut raisonnablement penser que ce n’est pas pour profiter de l’air plus frais du Luxembourg, mais plutôt du cadre juridique et financier jugé plus flexible qu’en France. Le Grand-Duché est très utilisé par les groupes européens cotés. Les actionnaires ayant voté contre ce déménagement peuvent quitter le navire en cédant leurs parts à la société ; les sommes seront versées au plus tard à la fin du mois de septembre. Les actionnaires ont aussi la possibilité de les revendre sur le marché.

Ce n’est que le dernier avatar d’une histoire qui compte autant de rebondissements qu’une partie de Pong. Atari, c’est évidemment une entreprise créée en Californie en 1972 par Nolan Bushnell et Ted Dabney. Elle devient célèbre avec ses bornes d’arcade, des jeux fondateurs comme Asteroids et Breakout, et surtout la console Atari 2600. Atari devient un des plus grands noms du secteur, une marque synonyme de jeu vidéo aux États-Unis.

Atari a lancé en 2024 une réédition de la console 7800, sortie à l’origine en 1986.

Les années 80 n’ont pas été tendres pour l’entreprise, avec le crash du secteur en 1983, puis la scission l’année suivante entre Atari Games (la branche arcade) et Atari Corporation (la branche consoles et ordinateurs) opérée par le propriétaire de l’époque, le groupe Warner. Des branches historiques qui finissent par disparaitre progressivement du paysage après une stratégie hasardeuse de cessions tous azimuts pour la première, et des flops monumentaux (les consoles Lynx et Jaguar) pour la seconde.

En 1996, après l’échec de la Jaguar, Atari Corp fusionne avec JTS, un constructeur de disques dur. Deux ans plus tard, Hasbro Interactive rachète l’entité, rebaptisée Atari Interactive, et se fait oublier. Atari Games est rachetée en 1996 par Midway Games, qui retire la marque des bornes d’arcade pour éviter toute confusion avec Atari Interactive. De fait, cela signe l’arrêt de mort d’Atari Games.

Comment dit-on Atari en français ?

C’est en 2001 qu’Atari revient sur le devant de la scène… en France. L’éditeur historique français Infogrames s’offre en effet Hasbro Interactive, et donc les droits sur la marque Atari. Deux ans plus tard (et en résumé car c’est infiniment plus compliqué que ça…), Infogrames adopte le nom Atari, qui n’entretient plus aucun rapport avec l’entreprise originelle. Le groupe essuie de lourdes pertes ainsi que la faillite de la filiale américaine en 2013.

Depuis quelques années, Atari a repris du poil de la bête en suivant une feuille de route axée sur le rétro-gaming : l’éditeur lance régulièrement des remakes de ses jeux les plus célèbres, commercialise des consoles (et du merchandising) rétro, et a multiplié les acquisitions de catalogues et de petits studios spécialisés dans la restauration et la préservation de vieux jeux.

La stratégie est payante. Pour son exercice fiscal 2026, Atari prévoit un chiffre d’affaires de 51 millions de dollars, avec une croissance organique de 40 % environ. C’est la troisième année consécutive de croissance, avec des revenus au plus haut niveau depuis plus de dix ans. On est loin des cadors de l’industrie, mais le redressement n’en reste pas moins spectaculaire pour ce qui était considéré il y a encore peu comme une société zombie. Et ce déménagement signale aussi qu’Atari cherche à se positionner comme un groupe à visée internationale, tout en profitant de la fiscalité avantageuse du Luxembourg.

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Anthropic lève 65 milliards de dollars, avec une valorisation qui dépasse celle d’OpenAI

Spider-Pig does whatever a Spider-Pig does
Anthropic lève 65 milliards de dollars, avec une valorisation qui dépasse celle d’OpenAI

Anthropic fait désormais la course en tête. L’éditeur des modèles Claude a annoncé jeudi 28 mai avoir bouclé une levée de fonds de 65 milliards de dollars sur la base d’une valorisation fixée à 900 milliards de dollars, supérieure à celle affichée par OpenAI début avril lors de son dernier tour de table.

Anthropic remet le couvert, trois mois seulement après sa dernière levée de fonds. L’entreprise dirigée par Dario Amodei a annoncé jeudi avoir réuni 65 milliards de dollars d’argent frais, au cours d’un tour de table express.

L’entreprise indique avoir réalisé l’opération sur la base d’une valorisation de 900 milliards de dollars, qui se monte donc à 965 milliards de dollars à l’issue de l’opération.

La valorisation d’Anthropic dépasse celle d’OpenAI début avril

S’il est impressionnant en valeur absolue, le montant risque surtout de marquer les esprits parce qu’il dépasse celui qu’avait revendiqué OpenAI lors de sa dernière opération de financement : l’éditeur de ChatGPT avait en effet annoncé début avril un tour pharaonique à 122 milliards de dollars, sur la base d’une valorisation post-money de 852 milliards de dollars.

La communication d’Anthropic intègre toutefois une zone de flou : l’entreprise indique en effet que ces 65 milliards de dollars intègrent des engagements déjà formulés par certains hyperscalers, dont les 5 milliards de dollars promis par Amazon le 20 avril dernier, quand les deux acteurs ont annoncé l’extension de leur partenariat stratégique.

Histoire d’enfoncer le clou, Anthropic avance un autre chiffre : son run rate, c’est à dire la projection de chiffre d’affaires annuel estimée à partir de ses revenus actuels, se monterait désormais à 47 milliards de dollars.

Bien que cet indicateur soit sujet à caution (il s’agit d’une projection calculée sur des revenus à l’instant T et non d’un réalisé sur une période donnée), il témoigne lui aussi d’une accélération fracassante. Anthropic affirmait en effet avoir dépassé les 30 milliards de run rate début avril, ce qui signifie que l’activité de l’entreprise aurait progressé de quelque 50 % en seulement deux mois !

Le tour de table associe une longue liste de fonds d’investissement (dont les usual suspects de la Silicon Valley), mais aussi les trois principaux producteurs de mémoire au monde, avec des participations dont le montant n’a pas été précisé : Samsung, Micron et SK hynix. Une forme de renvoi d’ascenseur peut-être, pour ces industriels dont la valorisation boursière bat actuellement tous les records, précisément en raison de la course à l’IA.

De quoi alimenter la course aux infrastructures

« Ce financement nous permettra de répondre à la demande historique que nous connaissons, de rester à la pointe de la recherche et d’amener Claude sur davantage de lieux où le travail se déroule », commente sans plus de précision Krishna Rao, directeur financier d’Anthropic. L’entreprise profite de l’occasion pour lancer Claude Opus 4.8, la dernière version de son modèle haut de gamme.

Cette manne devrait permettre à Anthropic de redoubler d’appétits en matière d’infrastructure, quitte à réserver des capacités qui n’existent pas encore. Outre Amazon, l’entreprise a déjà signé et doit donc honorer de grands contrats prévisionnels avec Google et Broadcom. Elle a également formalisé un accord avec SpaceX, à qui elle loue les ressources des datacenters Colossus. Les documents préparatoires à l’entrée en bourse de l’entreprise d’Elon Musk ont récemment révélé que cet accord prévoyait le versement de 1,9 milliard de dollars par mois.

OpenAI, à qui les rumeurs prêtent l’intention d’abandonner la course aux levées de fonds pour s’introduire en bourse, était jusqu’ici considérée comme la première startup de l’IA à pouvoir prétendre à une valorisation supérieure à 1 000 milliards de dollars.

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Anthropic lève 65 milliards de dollars, avec une valorisation qui dépasse celle d’OpenAI

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Anthropic lève 65 milliards de dollars, avec une valorisation qui dépasse celle d’OpenAI

Anthropic fait désormais la course en tête. L’éditeur des modèles Claude a annoncé jeudi 28 mai avoir bouclé une levée de fonds de 65 milliards de dollars sur la base d’une valorisation fixée à 900 milliards de dollars, supérieure à celle affichée par OpenAI début avril lors de son dernier tour de table.

Anthropic remet le couvert, trois mois seulement après sa dernière levée de fonds. L’entreprise dirigée par Dario Amodei a annoncé jeudi avoir réuni 65 milliards de dollars d’argent frais, au cours d’un tour de table express.

L’entreprise indique avoir réalisé l’opération sur la base d’une valorisation de 900 milliards de dollars, qui se monte donc à 965 milliards de dollars à l’issue de l’opération.

La valorisation d’Anthropic dépasse celle d’OpenAI début avril

S’il est impressionnant en valeur absolue, le montant risque surtout de marquer les esprits parce qu’il dépasse celui qu’avait revendiqué OpenAI lors de sa dernière opération de financement : l’éditeur de ChatGPT avait en effet annoncé début avril un tour pharaonique à 122 milliards de dollars, sur la base d’une valorisation post-money de 852 milliards de dollars.

La communication d’Anthropic intègre toutefois une zone de flou : l’entreprise indique en effet que ces 65 milliards de dollars intègrent des engagements déjà formulés par certains hyperscalers, dont les 5 milliards de dollars promis par Amazon le 20 avril dernier, quand les deux acteurs ont annoncé l’extension de leur partenariat stratégique.

Histoire d’enfoncer le clou, Anthropic avance un autre chiffre : son run rate, c’est à dire la projection de chiffre d’affaires annuel estimée à partir de ses revenus actuels, se monterait désormais à 47 milliards de dollars.

Bien que cet indicateur soit sujet à caution (il s’agit d’une projection calculée sur des revenus à l’instant T et non d’un réalisé sur une période donnée), il témoigne lui aussi d’une accélération fracassante. Anthropic affirmait en effet avoir dépassé les 30 milliards de run rate début avril, ce qui signifie que l’activité de l’entreprise aurait progressé de quelque 50 % en seulement deux mois !

Le tour de table associe une longue liste de fonds d’investissement (dont les usual suspects de la Silicon Valley), mais aussi les trois principaux producteurs de mémoire au monde, avec des participations dont le montant n’a pas été précisé : Samsung, Micron et SK hynix. Une forme de renvoi d’ascenseur peut-être, pour ces industriels dont la valorisation boursière bat actuellement tous les records, précisément en raison de la course à l’IA.

De quoi alimenter la course aux infrastructures

« Ce financement nous permettra de répondre à la demande historique que nous connaissons, de rester à la pointe de la recherche et d’amener Claude sur davantage de lieux où le travail se déroule », commente sans plus de précision Krishna Rao, directeur financier d’Anthropic. L’entreprise profite de l’occasion pour lancer Claude Opus 4.8, la dernière version de son modèle haut de gamme.

Cette manne devrait permettre à Anthropic de redoubler d’appétits en matière d’infrastructure, quitte à réserver des capacités qui n’existent pas encore. Outre Amazon, l’entreprise a déjà signé et doit donc honorer de grands contrats prévisionnels avec Google et Broadcom. Elle a également formalisé un accord avec SpaceX, à qui elle loue les ressources des datacenters Colossus. Les documents préparatoires à l’entrée en bourse de l’entreprise d’Elon Musk ont récemment révélé que cet accord prévoyait le versement de 1,9 milliard de dollars par mois.

OpenAI, à qui les rumeurs prêtent l’intention d’abandonner la course aux levées de fonds pour s’introduire en bourse, était jusqu’ici considérée comme la première startup de l’IA à pouvoir prétendre à une valorisation supérieure à 1 000 milliards de dollars.

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