Pendant le Latin American Games Showcase, la petite équipe de devs argentins Depetrichor a révélé HEADCUTTER, un rétro-FPS qui transpire les années 90. La direction artistique mêle gros pixels, effets de particules et filtre écran cathodique, le tout via UZDoom, le fork de GZDoom dont on vous avait parlé en fin d’année dernière. Le gunfeel a l’air franchement viscéral, surtout avec ces explosions de gore comiquement exagérées. En plus, on nous promet une destruction totale de l’environnement, ce qui n’est pas pour nous déplaire.
Pour l’instant, aucune date de sortie n’a été communiquée. En attendant, vous pouvez toujours ajouter HEADCUTTER à votre liste de souhaits depuis sa page Steam s’il vous tente.
L’idée est simple, avec un matériel embarqué pas forcément de dernière génération, on pourra jouer à de nombreux titres en émulation mais aussi lancer un Steam Link pour profiter des jeux de son PC via un réseau Wi-Fi. On retrouve des fondamentaux assez solides pour ce genre de produit. La Mangmi Air X propose un affichage de 5.5 pouces en FullHD IPS tactile, un SoC Qualcomm Snapdragon 662 et 4 Go de mémoire vive. Une puce un peu décevante si on la considère sous un angle moderne mais qui colle bien avec la cible recherchée.
Le SoC de Qualcomm est un quatre cœurs Cortex-A73 à 2.1 Ghz avec quatre cœurs A53 à 2 GHz supplémentaires. Le tout associé à un circuit graphique Adreno 610. Il a été annoncé en 2020 et a largement été dépassé par la suite. Il est tout de même capable de faire tourner un Android 14 qui sera livré préinstallé sur les 64 Gigaoctets de stockage eMMC de la console. J’ai refait un tour sur Youtube et cela déborde de tests de la console dans tous les sens avec des tonnes de jeux et d’émulateurs passés au crible. La console vient d’ailleurs de recevoir une dernière mise à jour en mai.
Mangmi Eco+ ?
Est-ce que ces caractéristiques légères disqualifient la Mangmi Air X ? Pas le moins du monde. Bien sûr, tl ne faudra pas s’attendre à des performances exceptionnelles lors du lancement des jeux 3D Android les plus exigeants. Ils devraient tourner. Mais on ne sera pas au niveau de ce qu’apporte un smartphone d’aujourd’hui.
Là où cette formule peut faire mouche, c’est pour le streaming. On se souvient de la console Logitech G-Cloud sous Snapdragon 720G, elle proposait un écran 7 pouces FullHD et toujours 4 Go de mémoire vive. Elle était jugée parfaite pour streamer des jeux, c’était même son objectif principal plus que de lancer des titres directement avec son SoC. La grosse différence avec la Mangmi ? le tarif. La solution Logitech a été un accident industriel parce que proposée à sa sortie à 359€. Un prix à quelques dizaines d’euros d’un Steam Deck de Valve.
Ici, avec un prix public de 99.99$, la Mangmi Air X est beaucoup plus accessible. Et son matériel embarqué largement suffisant pour s’atteler à la tâche de piloter des jeux en Streaming. Bien sûr, il sera possible de monter un émulateur de console sur l’engin et de profiter de son lecteur de cartes MicroSDXC pour ajouter un stockage supplémentaire afin de lancer vos jeux rétro préférés. Mais c’est dans le streaming que cette console devrait vraiment trouver ses marques.
De quoi retrouver une jouabilité vraiment mobile au fond de son canapé. Avec en plus la possibilité de faire du streaming direct depuis un PC avec des outils comme Moonlight et ses dérivés. Ou utiliser les outils comme Steam Link et GeForce Now.
Mangmi et Mangmoi sont dans un bateau
Il reste quelques détails techniques à prendre en compte, en particulier concernant l’autonomie de la machine. La batterie est une 5000 mAh avec charge rapide 15 watts. Une charge liée à la solution Qualcomm embarquée. La marque indique une autonomie de 8 heures de fonctionnement avec une simple charge sans qualifier de conditions d’exploitation. En pratique, la console peut effectivement atteindre 7 à 8 heures de jeu avec les émulateurs les plus simples comme celui de la NES ou de la GameBoy. Une émulation PSP fera directement tomber l’autonomie de deux heures. Des usages en streaming comme Steam Link, qui supposent un Wi-Fi actif, offriront entre 5 et 6 heures de jeu. Plus l’émulateur est gourmand, plus l’autonomie tombe. A noter, par ailleurs, que la console se satisfait très bien d’être reliée à une batterie externe via son port USB Type-C pendant q’on joue.
L’interface est qualifiée de correcte avec des contrôles qui ne sont pas aussi précis que sur une manette de grande marque, mais qui restent efficaces et sans défauts majeurs. Pas de drift, des gâchettes qui grincent parfois un peu et qu’il faut adoucir avec une huile de silicone. Mais des boutons et des joysticks qui répondent bien avec une croix directionnelle efficace.
la qualité logicielle est surprenante. La version d’Android 14 est basique mais la console propose à la fois une panoplie d’outils préinstallés comprenant des émulateurs, une version de Steam Link et des éléments classiques du monde Google : un accès au PlayStore et un navigateur Chrome. Un menu de réglages assez précis peut être appelé à tout moment pour adapter les jeux émulés et faire des réglages d’optimisation. Rien de vraiment extraordinaire selon les testeurs mais un service utile et pratique.
L’interface est minimaliste mais reste correcte. On retrouve les éléments classiques du genre : mini-joysticks, croix directionnelle, boutons ABXY, gâchettes et autres éléments de contrôle de l’interface. La connectique est simple avec un port USB type-C de charge et de données, un jack audio 3.5 mm et un lecteur de cartes MicroSDXC pour stocker vos ROMs. Des enceintes stéréo sont également de la partie et la console propose un module Wi-Fi5 et Bluetooth 5.0 pour se connecter au réseau. Le SoC embarqué est ventilé activement pour éviter que la Mangmi AIR X ne chauffe trop. A noter que cette ventilation n’est pas active en permanence mais régulée par une sonde.
L’écran est annoncé comme très correct avec une définition de 1920 x 1080 sur 5.5 pouces, un rafraichissement de 60 Hz et une colorimétrie établie à 110% de la norme sRGB.
L’objet mesure 20.34 cm de large pour 8.74 cm de haut et 1.68 cm d’épaisseur, la console pèse 286 grammes et peut être livrée en trois coloris : blanc, noir et « Retro »… Ses plastiques et ses finitions ne sont clairement pas optimum sans pour autant être de mauvaise facture. C’est le genre d’engin parfait pour un usage d’un outil comme Steam Link afin de jouer dans son canapé depuis un titre lancé sur son PC depuis le même réseau Wi-Fi.