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Les développeurs WinDev s’alarment d’une possible redevance par installation client

Surprise !
Les développeurs WinDev s’alarment d’une possible redevance par installation client

En rachetant PC SOFT, l’éditeur de WinDev, Constellation Software a placé sous sa coupe tout un pan du tissu applicatif des PME et des administrations françaises et belges. Les utilisateurs se retrouvent débiteurs involontaires d’un fonds coté en bourse.

En novembre 2024, une société française fondée quarante ans plus tôt changeait de mains. PC SOFT, éditeur montpelliérain de la suite de développement logiciel WinDev, WebDev et WinDev Mobile, passait sous le contrôle d’une entité nommée Two Squared France II. Son président, John Isak, est Chief Investment Officer de Volaris Group, filiale du groupe canadien Constellation Software, coté à la Bourse de Toronto. Il n’y avait eu ni communiqué ni annonce aux clients, comme l’a rapporté Kairos le 6 juin.

Ce sont des développeurs, en fouillant eux-mêmes les registres publics, qui ont découvert la transaction. PC SOFT n’a confirmé qu’en mai 2025 (six mois plus tard), en quelques lignes sur sa page d’actualités, le même jour où Volaris publiait un bref communiqué très enthousiaste. Un calendrier dont le groupe semble coutumier.

La machine à acquérir

Constellation Software n’est pas une entreprise technologique au sens propre. Fondé à Toronto en 1995 par Mark Leonard, ce groupe financier est spécialisé dans le rachat de sociétés éditrices de logiciels métiers à clientèle captive – ce que l’industrie nomme « vertical market software », ou VMS.

Depuis sa création, le groupe a réalisé plus de mille acquisitions. En 2023 seul, il en a bouclé plus d’une centaine. Son chiffre d’affaires pour l’exercice 2024 s’élevait à 10,066 milliards de dollars, en hausse de 20 % sur un an, une croissance très largement tirée par les acquisitions. Depuis son introduction en bourse en 2006, l’action CSU a grimpé de plus de 24 000 %.

Sa stratégie repose sur une mécanique précise : identifier les éditeurs opérant dans des niches où la concurrence est inexistante et où les clients ne peuvent pas migrer sans coût prohibitif, acquérir discrètement, puis convertir les modèles de vente en abonnements récurrents tout en augmentant méthodiquement les tarifs. Selon une analyse des pratiques du groupe par Colin Keeley, Constellation impose à ses sociétés acquises des hausses tarifaires annuelles obligatoires de 6 % et stoppe tout développement de fonctionnalités qui ne se traduit pas directement par une augmentation de ce que les clients sont prêts à payer.

Un écosystème propriétaire verrouillé depuis trente ans

Fondée en 1984, PC SOFT emploie 61 salariés et réalisait 12,4 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, pour un résultat net de 2,7 millions d’euros. Relativement modestes en apparence, ces chiffres soulignent tout de même une très bonne rentabilité, qui découle d’un actif consistant : un écosystème propriétaire dans lequel des milliers de développeurs indépendants, d’entreprises de services et de structures publiques ont investi depuis les années 1990.

Le WLangage (langage de programmation au cœur des outils PC SOFT), propriétaire, n’existe nulle part ailleurs. Sur la page Wikipedia de WinDev, on peut lire que le WLangage n’a par exemple jamais intégré l’index TIOBE, qui référence notamment les 250 langages les plus utilisés. Trente ans de codes sources, développés par des milliers de professionnels, sont entièrement dépendants de cet écosystème. Il n’existe aucun outil de migration automatique vers une autre plateforme.

C’est cette captivité structurelle, accumulée sur trois décennies, que Constellation a identifiée, valorisée et acquise.

Une pompe à deux étages

Dès février 2025, PC SOFT engage les changements attendus. Les dongles physiques, ces clés USB qui matérialisaient depuis des décennies la propriété du logiciel, ne sont plus vendus ni mis à jour. La suite WinDev bascule en mode SaaS (Software as a Service) : abonnement annuel obligatoire, accès conditionnel à la continuité du paiement et perte d’accès aux codes source en cas d’interruption sont depuis la règle.

L’association Wx Alliance, créée pour coordonner la résistance de la communauté, calcule que l’abonnement annuel au tarif catalogue atteint 1 068 euros, contre 749 euros pour la mise à jour du dongle en janvier 2025, soit une hausse d’environ 43 % « déguisée » en modernisation du modèle commercial selon l’association.

Mais c’est le second volet des nouvelles conditions qui a déclenché la colère. PC SOFT entend désormais percevoir une redevance sur chaque poste de travail faisant tourner une application développée avec ses outils, y compris chez les clients finaux de ces développeurs. Or, ces clients n’ont jamais signé de contrat avec PC SOFT. Selon des échanges vus sur le site Programmez!, cette redevance serait facturée environ 250 euros par poste. Pour une association de 500 utilisateurs, la facture annuelle s’élèverait à 125 000 euros.

Il est difficile d’en savoir plus pour l’instant : il n’y a rien dans les conditions d’utilisation et aucun canal officiel de communication n’en parle. En outre, les sujets créés sur le thème « redevance » dans le forum officiel semblent avoir tous été supprimés, mais une simple recherche dans Google affiche encore certains d’entre eux (qui renvoient tous vers la page d’accueil du forum) :

La logique financière est implacable : PC SOFT encaisse une rente sur chaque poste de travail, sans assumer aucun des coûts de développement, d’hébergement ou de support qui restent intégralement à la charge des développeurs, comme le pointe Kairos. L’affaire ressemble aux modifications de tarification tentées par Unity, avec les conséquences désastreuses que l’on connait.

Vers des factures surprises

La portée sociale de ce mécanisme dépasse le cercle des professionnels de l’informatique, toujours selon nos confrères. Les logiciels construits avec les outils PC SOFT irriguent des secteurs entiers de l’économie francophone : gestion commerciale, comptabilité, suivi de production, ressources humaines, dossiers médicaux, caisses enregistreuses, outils associatifs. La pétition publique de Wx Alliance (1 608 signatures à l’heure où nous écrivons ces lignes) prévient : « Dans bien des cas, les utilisateurs finaux ignorent même que les logiciels qu’ils emploient reposent sur ces technologies ».

Ils pourraient donc recevoir demain une facture d’un fonds d’investissement étranger pour continuer d’utiliser un outil qu’ils croyaient légitimement posséder.

Un terrain juridique contesté

La légalité de plusieurs aspects de la nouvelle politique commerciale pose question. En droit français, un éditeur peut contraindre ses clients à souscrire un nouveau contrat pour accéder aux versions futures d’un logiciel, mais sa capacité à priver l’utilisateur de l’accès à une version déjà achetée est plus fragile. La Cour de justice de l’Union européenne a par ailleurs reconnu en 2012 le droit à la revente de licences logicielles d’occasion, consacrant le caractère acquis du droit d’usage sur une licence achetée.

L’imposition de redevances à des tiers non contractants est encore plus problématique. L’article L121-1 du Code de la consommation prohibe ainsi les pratiques commerciales « susceptibles d’altérer de manière substantielle le comportement économique du consommateur ». À l’échelle européenne, le Data Act, entré en application en septembre 2025, oblige désormais les fournisseurs SaaS à permettre à leurs clients de changer de prestataire avec un préavis de deux mois maximum, mais la captivité technologique liée au WLangage rend ce droit formel très difficile à exercer en pratique.

La Wx Alliance dit avoir adressé une vingtaine de questions formelles à PC SOFT sur les modalités de la clé de sécurité (le fameux dongle USB), sans réponse à ce jour.

Une question de souveraineté

Le cas PC SOFT n’est pas un incident sectoriel. C’est le révélateur d’une vulnérabilité structurelle : des pans entiers du tissu économique et administratif francophone reposent sur des outils dont le contrôle vient silencieusement d’échapper aux juridictions européennes.

Constellation Software, avec ses neuf groupes opérationnels et ses plus de mille sociétés acquises, emploie 55 000 personnes dans le monde et sert plus de 125 000 entités clientes dans plus de cent pays. Ses revenus pour 2025 ont atteint 11,623 milliards de dollars. Dans un article paru en juillet 2025, Dany Kitishian (Klover.ai), évoquait ainsi « l’efficacité inégalée du modèle de fonctionnement décentralisé », « la discipline financière comme fondation culturelle » et l’immense pouvoir de capitalisation constitué par plus d’un millier de « monopoles de niche ». Noyée dans la masse, PC SOFT n’est probablement qu’une ligne dans un tableur.

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Les développeurs WinDev s’alarment d’une possible redevance par installation client

Surprise !
Les développeurs WinDev s’alarment d’une possible redevance par installation client

En rachetant PC SOFT, l’éditeur de WinDev, Constellation Software a placé sous sa coupe tout un pan du tissu applicatif des PME et des administrations françaises et belges. Les utilisateurs se retrouvent débiteurs involontaires d’un fonds coté en bourse.

En novembre 2024, une société française fondée quarante ans plus tôt changeait de mains. PC SOFT, éditeur montpelliérain de la suite de développement logiciel WinDev, WebDev et WinDev Mobile, passait sous le contrôle d’une entité nommée Two Squared France II. Son président, John Isak, est Chief Investment Officer de Volaris Group, filiale du groupe canadien Constellation Software, coté à la Bourse de Toronto. Il n’y avait eu ni communiqué ni annonce aux clients, comme l’a rapporté Kairos le 6 juin.

Ce sont des développeurs, en fouillant eux-mêmes les registres publics, qui ont découvert la transaction. PC SOFT n’a confirmé qu’en mai 2025 (six mois plus tard), en quelques lignes sur sa page d’actualités, le même jour où Volaris publiait un bref communiqué très enthousiaste. Un calendrier dont le groupe semble coutumier.

La machine à acquérir

Constellation Software n’est pas une entreprise technologique au sens propre. Fondé à Toronto en 1995 par Mark Leonard, ce groupe financier est spécialisé dans le rachat de sociétés éditrices de logiciels métiers à clientèle captive – ce que l’industrie nomme « vertical market software », ou VMS.

Depuis sa création, le groupe a réalisé plus de mille acquisitions. En 2023 seul, il en a bouclé plus d’une centaine. Son chiffre d’affaires pour l’exercice 2024 s’élevait à 10,066 milliards de dollars, en hausse de 20 % sur un an, une croissance très largement tirée par les acquisitions. Depuis son introduction en bourse en 2006, l’action CSU a grimpé de plus de 24 000 %.

Sa stratégie repose sur une mécanique précise : identifier les éditeurs opérant dans des niches où la concurrence est inexistante et où les clients ne peuvent pas migrer sans coût prohibitif, acquérir discrètement, puis convertir les modèles de vente en abonnements récurrents tout en augmentant méthodiquement les tarifs. Selon une analyse des pratiques du groupe par Colin Keeley, Constellation impose à ses sociétés acquises des hausses tarifaires annuelles obligatoires de 6 % et stoppe tout développement de fonctionnalités qui ne se traduit pas directement par une augmentation de ce que les clients sont prêts à payer.

Un écosystème propriétaire verrouillé depuis trente ans

Fondée en 1984, PC SOFT emploie 61 salariés et réalisait 12,4 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, pour un résultat net de 2,7 millions d’euros. Relativement modestes en apparence, ces chiffres soulignent tout de même une très bonne rentabilité, qui découle d’un actif consistant : un écosystème propriétaire dans lequel des milliers de développeurs indépendants, d’entreprises de services et de structures publiques ont investi depuis les années 1990.

Le WLangage (langage de programmation au cœur des outils PC SOFT), propriétaire, n’existe nulle part ailleurs. Sur la page Wikipedia de WinDev, on peut lire que le WLangage n’a par exemple jamais intégré l’index TIOBE, qui référence notamment les 250 langages les plus utilisés. Trente ans de codes sources, développés par des milliers de professionnels, sont entièrement dépendants de cet écosystème. Il n’existe aucun outil de migration automatique vers une autre plateforme.

C’est cette captivité structurelle, accumulée sur trois décennies, que Constellation a identifiée, valorisée et acquise.

Une pompe à deux étages

Dès février 2025, PC SOFT engage les changements attendus. Les dongles physiques, ces clés USB qui matérialisaient depuis des décennies la propriété du logiciel, ne sont plus vendus ni mis à jour. La suite WinDev bascule en mode SaaS (Software as a Service) : abonnement annuel obligatoire, accès conditionnel à la continuité du paiement et perte d’accès aux codes source en cas d’interruption sont depuis la règle.

L’association Wx Alliance, créée pour coordonner la résistance de la communauté, calcule que l’abonnement annuel au tarif catalogue atteint 1 068 euros, contre 749 euros pour la mise à jour du dongle en janvier 2025, soit une hausse d’environ 43 % « déguisée » en modernisation du modèle commercial selon l’association.

Mais c’est le second volet des nouvelles conditions qui a déclenché la colère. PC SOFT entend désormais percevoir une redevance sur chaque poste de travail faisant tourner une application développée avec ses outils, y compris chez les clients finaux de ces développeurs. Or, ces clients n’ont jamais signé de contrat avec PC SOFT. Selon des échanges vus sur le site Programmez!, cette redevance serait facturée environ 250 euros par poste. Pour une association de 500 utilisateurs, la facture annuelle s’élèverait à 125 000 euros.

Il est difficile d’en savoir plus pour l’instant : il n’y a rien dans les conditions d’utilisation et aucun canal officiel de communication n’en parle. En outre, les sujets créés sur le thème « redevance » dans le forum officiel semblent avoir tous été supprimés, mais une simple recherche dans Google affiche encore certains d’entre eux (qui renvoient tous vers la page d’accueil du forum) :

La logique financière est implacable : PC SOFT encaisse une rente sur chaque poste de travail, sans assumer aucun des coûts de développement, d’hébergement ou de support qui restent intégralement à la charge des développeurs, comme le pointe Kairos. L’affaire ressemble aux modifications de tarification tentées par Unity, avec les conséquences désastreuses que l’on connait.

Vers des factures surprises

La portée sociale de ce mécanisme dépasse le cercle des professionnels de l’informatique, toujours selon nos confrères. Les logiciels construits avec les outils PC SOFT irriguent des secteurs entiers de l’économie francophone : gestion commerciale, comptabilité, suivi de production, ressources humaines, dossiers médicaux, caisses enregistreuses, outils associatifs. La pétition publique de Wx Alliance (1 608 signatures à l’heure où nous écrivons ces lignes) prévient : « Dans bien des cas, les utilisateurs finaux ignorent même que les logiciels qu’ils emploient reposent sur ces technologies ».

Ils pourraient donc recevoir demain une facture d’un fonds d’investissement étranger pour continuer d’utiliser un outil qu’ils croyaient légitimement posséder.

Un terrain juridique contesté

La légalité de plusieurs aspects de la nouvelle politique commerciale pose question. En droit français, un éditeur peut contraindre ses clients à souscrire un nouveau contrat pour accéder aux versions futures d’un logiciel, mais sa capacité à priver l’utilisateur de l’accès à une version déjà achetée est plus fragile. La Cour de justice de l’Union européenne a par ailleurs reconnu en 2012 le droit à la revente de licences logicielles d’occasion, consacrant le caractère acquis du droit d’usage sur une licence achetée.

L’imposition de redevances à des tiers non contractants est encore plus problématique. L’article L121-1 du Code de la consommation prohibe ainsi les pratiques commerciales « susceptibles d’altérer de manière substantielle le comportement économique du consommateur ». À l’échelle européenne, le Data Act, entré en application en septembre 2025, oblige désormais les fournisseurs SaaS à permettre à leurs clients de changer de prestataire avec un préavis de deux mois maximum, mais la captivité technologique liée au WLangage rend ce droit formel très difficile à exercer en pratique.

La Wx Alliance dit avoir adressé une vingtaine de questions formelles à PC SOFT sur les modalités de la clé de sécurité (le fameux dongle USB), sans réponse à ce jour.

Une question de souveraineté

Le cas PC SOFT n’est pas un incident sectoriel. C’est le révélateur d’une vulnérabilité structurelle : des pans entiers du tissu économique et administratif francophone reposent sur des outils dont le contrôle vient silencieusement d’échapper aux juridictions européennes.

Constellation Software, avec ses neuf groupes opérationnels et ses plus de mille sociétés acquises, emploie 55 000 personnes dans le monde et sert plus de 125 000 entités clientes dans plus de cent pays. Ses revenus pour 2025 ont atteint 11,623 milliards de dollars. Dans un article paru en juillet 2025, Dany Kitishian (Klover.ai), évoquait ainsi « l’efficacité inégalée du modèle de fonctionnement décentralisé », « la discipline financière comme fondation culturelle » et l’immense pouvoir de capitalisation constitué par plus d’un millier de « monopoles de niche ». Noyée dans la masse, PC SOFT n’est probablement qu’une ligne dans un tableur.

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☕️ Apple serre la vis sur les apps qui n’apportent rien de nouveau



L’App Store proposant une myriade d’applications pour iOS, il est donc inévitable que bon nombre d’entre elles ressortent des mêmes catégories. Apple prévient que certaines de ces apps pourraient être retirées de la boutique si elles n’apportent aucune plus-value aux utilisateurs.

À côté des applications qui se téléchargent par millions, des milliers d’autres tentent de se faire une place dans des catégories déjà bondées. Apple considère que certaines catégories ont atteint un point de saturation et prévient qu’elle pourrait faire le tri.

Ça sent mauvais pour les apps de pets

Comme elle le fait régulièrement, le constructeur a amendé le guide des bonnes pratiques de l’App Store, à l’occasion de sa conférence mondiale des développeurs. Et comme l’a repéré TechCrunch, l’entreprise en a profité pour préciser l’article 4.3(b) consacré au spam ; il lui confère le droit de refuser des applications soumises dans des catégories saturées, comme les apps de sons douteux (pets, rots), les jeux à boire, la voyance, les lampes torches, les rencontres ou encore celles consacrées au Kama Sutra.

La mise à jour ajoute au lot les minuteries simples. « Nous n’accepterons donc plus de nouvelles soumissions dans ces catégories, sauf si elles proposent une expérience sensiblement différente ou améliorée », indique Apple. Jusque-là, il ne s’agit que d’une précision, mais le constructeur va plus loin : il se réserve la possibilité de retirer ces applications « si elles ne sont pas mises à jour, améliorées ou si elles ne parviennent pas à attirer des utilisateurs ».

C’est entendu, personne n’a besoin de plusieurs apps de pets, mais le dernier critère interroge : Apple va donc juger les applications en fonction de leur attrait auprès des utilisateurs. Voilà qui est plutôt vague ! Certaines apps très niches n’en sont pas moins utiles à un certain nombre d’utilisateurs.

D’autant que l’historique de validation de l’App Store ne plaide pas toujours en faveur d’une ligne claire et cohérente : Apple a régulièrement été critiquée pour avoir laissé prospérer des applications de qualité très médiocre, tout en refusant ou en retardant des logiciels pourtant parfaitement légitimes.

Quoi qu’il en soit, les développeurs qui s’amuseraient à soumettre de manière répétée ce type d’applications « considérées comme médiocres, de faible qualité ou demandant peu d’efforts de développement » pourraient subir une exclusion pure et simple du programme Apple Developer.

Durant la WWDC, Apple a annoncé plusieurs nouveautés liées à l’App Store, à commencer par de nouveaux outils marketing comme des en-têtes plus attractifs sur les pages produit, la possibilité d’envoyer un message personnalisé quand un utilisateur tente de résilier un abonnement, des abonnements groupés dans une formule unique, ou encore un système de « collections personnalisées » proposant à l’utilisateur une sélection d’apps en fonction de ses intérêts.

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☕️ Apple serre la vis sur les apps qui n’apportent rien de nouveau



L’App Store proposant une myriade d’applications pour iOS, il est donc inévitable que bon nombre d’entre elles ressortent des mêmes catégories. Apple prévient que certaines de ces apps pourraient être retirées de la boutique si elles n’apportent aucune plus-value aux utilisateurs.

À côté des applications qui se téléchargent par millions, des milliers d’autres tentent de se faire une place dans des catégories déjà bondées. Apple considère que certaines catégories ont atteint un point de saturation et prévient qu’elle pourrait faire le tri.

Ça sent mauvais pour les apps de pets

Comme elle le fait régulièrement, le constructeur a amendé le guide des bonnes pratiques de l’App Store, à l’occasion de sa conférence mondiale des développeurs. Et comme l’a repéré TechCrunch, l’entreprise en a profité pour préciser l’article 4.3(b) consacré au spam ; il lui confère le droit de refuser des applications soumises dans des catégories saturées, comme les apps de sons douteux (pets, rots), les jeux à boire, la voyance, les lampes torches, les rencontres ou encore celles consacrées au Kama Sutra.

La mise à jour ajoute au lot les minuteries simples. « Nous n’accepterons donc plus de nouvelles soumissions dans ces catégories, sauf si elles proposent une expérience sensiblement différente ou améliorée », indique Apple. Jusque-là, il ne s’agit que d’une précision, mais le constructeur va plus loin : il se réserve la possibilité de retirer ces applications « si elles ne sont pas mises à jour, améliorées ou si elles ne parviennent pas à attirer des utilisateurs ».

C’est entendu, personne n’a besoin de plusieurs apps de pets, mais le dernier critère interroge : Apple va donc juger les applications en fonction de leur attrait auprès des utilisateurs. Voilà qui est plutôt vague ! Certaines apps très niches n’en sont pas moins utiles à un certain nombre d’utilisateurs.

D’autant que l’historique de validation de l’App Store ne plaide pas toujours en faveur d’une ligne claire et cohérente : Apple a régulièrement été critiquée pour avoir laissé prospérer des applications de qualité très médiocre, tout en refusant ou en retardant des logiciels pourtant parfaitement légitimes.

Quoi qu’il en soit, les développeurs qui s’amuseraient à soumettre de manière répétée ce type d’applications « considérées comme médiocres, de faible qualité ou demandant peu d’efforts de développement » pourraient subir une exclusion pure et simple du programme Apple Developer.

Durant la WWDC, Apple a annoncé plusieurs nouveautés liées à l’App Store, à commencer par de nouveaux outils marketing comme des en-têtes plus attractifs sur les pages produit, la possibilité d’envoyer un message personnalisé quand un utilisateur tente de résilier un abonnement, des abonnements groupés dans une formule unique, ou encore un système de « collections personnalisées » proposant à l’utilisateur une sélection d’apps en fonction de ses intérêts.

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Chrome se débarrasse des derniers pans de code permettant à uBlock Origin de fonctionner

c’eSt pOuR La séCuRiTé
Chrome se débarrasse des derniers pans de code permettant à uBlock Origin de fonctionner

La transition de Chrome et de l’écosystème Chromium vers les extensions au format Manifest V3 (MV3) entre dans sa phase finale, entraînant la suppression définitive de l’extension de blocage de publicités uBlock Origin (fondée sur Manifest V2).

Le Manifest est le cadre permettant aux extensions de navigateurs d’exister. Il définit notamment ce qu’elles ont le droit de faire et est donc crucial pour leurs capacités. Lorsque Google a annoncé la version 3, il n’était question que de légèreté et surtout de sécurité. L’entreprise considérait alors que les extensions V2 avaient trop de pouvoir, laissant la porte ouverte à bon nombre d’exploitations. Il s’agissait alors officiellement de lutter contre ces abus, et la V3 représente en effet une avancée significative dans ce domaine.

En retirant toutefois des capacités (particulièrement l’API Web Request), Google a coupé ce qui permettait à des extensions comme uBlock Origin et autres bloqueurs de publicité d’accomplir efficacement leur tâche. Jusqu’à aujourd’hui, il existait certaines méthodes pour contourner ce durcissement, mais Chrome s’apprête à perdre ce qui restait de points d’accroche.

Suppression des dernières traces

Chrome en est actuellement à sa version 149. Les versions 150 et 151 vont supprimer les dernières options qui permettaient, via une activation de « flags » (dans about:config) de contourner les blocages des extensions MV2, rapporte Neowin, qui a remarqué les mouvements dans le dépôt GitHub WebExtensions Community Group du W3C.

Andrey Bershanskiy, l’un des contributeurs de Chromium (la base open source servant de fondation à Chrome) a ainsi indiqué que Chrome 150 va supprimer complètement l’option ExtensionManifestV2Disabled, souvent utilisée jusqu’ici pour forcer la prise en charge des extensions MV2, notamment uBlock Origin.

Dans le fil, on peut lire que le développeur David Cronin, de chez Google, avertit effectivement que le code est supprimé. L’étape est présentée comme logique : les extensions MV2 n’étant plus supportées, ce code présente une dette technique grandissante et nécessite donc des ressources de maintenance croissantes, sans parler des risques de sécurité.

La version 151 de Chromium (et donc de Chrome) perdra à son tour les options ExtensionManifestV2Unsupported et ExtensionManifestV2Availability, ainsi qu’a priori  AllowLegacyMV2Extensions.

Et les autres navigateurs Chromium ?

En dehors du cas Firefox, qui a son propre moteur et qui doit toujours supporter les extensions MV2 jusqu’à nouvel ordre, la question se pose pour les autres navigateurs. Brave, Edge, Opera et Vivaldi notamment reprennent la même base de code.

Chez Microsoft, Edge coupe progressivement le support depuis février et suit ainsi le calendrier de Google. Pour les autres, le support sera plus long. Pour Brave et Vivaldi, la promesse est pour l’instant la même que chez Mozilla : jusqu’à nouvel ordre, sans date précise.

Quant à Opera, la situation est plus trouble. Officiellement, les extensions MV2 seront supportées « plus longtemps » que dans Chrome, mais la situation pourrait être en train de changer.

Selon un fil sur Reddit, le développeur de uBlock Origin aurait mentionné avoir reçu un email de l’entreprise, annonçant que suite au retrait des extensions MV2 dans Chrome, il était « crucial » d’entamer rapidement la transition vers la V3 du Manifest. Toutefois aucune date n’était donnée.

Les développeurs spéculaient alors sur la baisse potentielle des moyens alloués par Opera à la vérification des extensions MV2, la version 1.7.0.0 de uBlock Origin ayant pris beaucoup de retard dans sa validation. Le mail supposé datant de plus d’un an, un changement est donc peut-être à l’œuvre dans l’entreprise.

La fin des haricots ?

Si l’on s’en tient aux gros navigateurs comme Chrome et Edge, la suppression totale du code associé aux extensions MV2 signifie effectivement la fin de uBlock Origin et de tous les autres bloqueurs de contenus basés sur l’API Web Request. L’auteur de cette extension, Raymond Hill, propose bien depuis un moment une version MV3 (nommée Lite), mais il a souvent averti qu’elle était moins performante dans son blocage, à cause des limitations imposées par le nouveau cadre.

Pour les aficionados de uBlock et d’autres extensions du même acabit, il ne reste donc plus qu’à s’orienter vers un éditeur ayant une politique de support de MV2. C’est le cas de Mozilla, qui est intervenu d’ailleurs dans le fil Reddit pour signifier qu’elle ne prévoyait pas d’abandonner ces extensions : « Cela garantira que certains types d’extensions, comme les bloqueurs de publicités, continuent de fonctionner de manière optimale dans Firefox ». C’est aussi pour l’instant le cas de Brave et Vivaldi.

Ce support ne pourra cependant pas être sans fin. S’agissant d’un ancien modèle, la dette technique finira effectivement par s’accumuler. Brave, Firefox et Vivaldi (ainsi qu’Opera pour le moment) ont quand même une double approche : ils acceptent les extensions MV2 et MV3, permettant aux développeurs de partir sur la base qui leur convient. Dans cette optique, beaucoup dans le fil Reddit indiquent être passés à Firefox pour cette raison.

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Chrome se débarrasse des derniers pans de code permettant à uBlock Origin de fonctionner

c’eSt pOuR La séCuRiTé
Chrome se débarrasse des derniers pans de code permettant à uBlock Origin de fonctionner

La transition de Chrome et de l’écosystème Chromium vers les extensions au format Manifest V3 (MV3) entre dans sa phase finale, entraînant la suppression définitive de l’extension de blocage de publicités uBlock Origin (fondée sur Manifest V2).

Le Manifest est le cadre permettant aux extensions de navigateurs d’exister. Il définit notamment ce qu’elles ont le droit de faire et est donc crucial pour leurs capacités. Lorsque Google a annoncé la version 3, il n’était question que de légèreté et surtout de sécurité. L’entreprise considérait alors que les extensions V2 avaient trop de pouvoir, laissant la porte ouverte à bon nombre d’exploitations. Il s’agissait alors officiellement de lutter contre ces abus, et la V3 représente en effet une avancée significative dans ce domaine.

En retirant toutefois des capacités (particulièrement l’API Web Request), Google a coupé ce qui permettait à des extensions comme uBlock Origin et autres bloqueurs de publicité d’accomplir efficacement leur tâche. Jusqu’à aujourd’hui, il existait certaines méthodes pour contourner ce durcissement, mais Chrome s’apprête à perdre ce qui restait de points d’accroche.

Suppression des dernières traces

Chrome en est actuellement à sa version 149. Les versions 150 et 151 vont supprimer les dernières options qui permettaient, via une activation de « flags » (dans about:config) de contourner les blocages des extensions MV2, rapporte Neowin, qui a remarqué les mouvements dans le dépôt GitHub WebExtensions Community Group du W3C.

Andrey Bershanskiy, l’un des contributeurs de Chromium (la base open source servant de fondation à Chrome) a ainsi indiqué que Chrome 150 va supprimer complètement l’option ExtensionManifestV2Disabled, souvent utilisée jusqu’ici pour forcer la prise en charge des extensions MV2, notamment uBlock Origin.

Dans le fil, on peut lire que le développeur David Cronin, de chez Google, avertit effectivement que le code est supprimé. L’étape est présentée comme logique : les extensions MV2 n’étant plus supportées, ce code présente une dette technique grandissante et nécessite donc des ressources de maintenance croissantes, sans parler des risques de sécurité.

La version 151 de Chromium (et donc de Chrome) perdra à son tour les options ExtensionManifestV2Unsupported et ExtensionManifestV2Availability, ainsi qu’a priori  AllowLegacyMV2Extensions.

Et les autres navigateurs Chromium ?

En dehors du cas Firefox, qui a son propre moteur et qui doit toujours supporter les extensions MV2 jusqu’à nouvel ordre, la question se pose pour les autres navigateurs. Brave, Edge, Opera et Vivaldi notamment reprennent la même base de code.

Chez Microsoft, Edge coupe progressivement le support depuis février et suit ainsi le calendrier de Google. Pour les autres, le support sera plus long. Pour Brave et Vivaldi, la promesse est pour l’instant la même que chez Mozilla : jusqu’à nouvel ordre, sans date précise.

Quant à Opera, la situation est plus trouble. Officiellement, les extensions MV2 seront supportées « plus longtemps » que dans Chrome, mais la situation pourrait être en train de changer.

Selon un fil sur Reddit, le développeur de uBlock Origin aurait mentionné avoir reçu un email de l’entreprise, annonçant que suite au retrait des extensions MV2 dans Chrome, il était « crucial » d’entamer rapidement la transition vers la V3 du Manifest. Toutefois aucune date n’était donnée.

Les développeurs spéculaient alors sur la baisse potentielle des moyens alloués par Opera à la vérification des extensions MV2, la version 1.7.0.0 de uBlock Origin ayant pris beaucoup de retard dans sa validation. Le mail supposé datant de plus d’un an, un changement est donc peut-être à l’œuvre dans l’entreprise.

La fin des haricots ?

Si l’on s’en tient aux gros navigateurs comme Chrome et Edge, la suppression totale du code associé aux extensions MV2 signifie effectivement la fin de uBlock Origin et de tous les autres bloqueurs de contenus basés sur l’API Web Request. L’auteur de cette extension, Raymond Hill, propose bien depuis un moment une version MV3 (nommée Lite), mais il a souvent averti qu’elle était moins performante dans son blocage, à cause des limitations imposées par le nouveau cadre.

Pour les aficionados de uBlock et d’autres extensions du même acabit, il ne reste donc plus qu’à s’orienter vers un éditeur ayant une politique de support de MV2. C’est le cas de Mozilla, qui est intervenu d’ailleurs dans le fil Reddit pour signifier qu’elle ne prévoyait pas d’abandonner ces extensions : « Cela garantira que certains types d’extensions, comme les bloqueurs de publicités, continuent de fonctionner de manière optimale dans Firefox ». C’est aussi pour l’instant le cas de Brave et Vivaldi.

Ce support ne pourra cependant pas être sans fin. S’agissant d’un ancien modèle, la dette technique finira effectivement par s’accumuler. Brave, Firefox et Vivaldi (ainsi qu’Opera pour le moment) ont quand même une double approche : ils acceptent les extensions MV2 et MV3, permettant aux développeurs de partir sur la base qui leur convient. Dans cette optique, beaucoup dans le fil Reddit indiquent être passés à Firefox pour cette raison.

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