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☕️ Un démontage confirme que le Trump Phone T1 n’est qu’un modèle HTC rebadgé



Trump Mobile, l’opérateur virtuel lancé en juin 2025 par la famille du président des États-Unis, est rapidement revenu sur sa promesse de commercialiser un téléphone « made in USA ». Et pour cause : son premier téléphone, disponible depuis quelques jours dans le commerce, se présente en réalité comme un modèle HTC de 2024, le U24 Pro, légèrement modifié.

L’astuce avait déjà été éventée au printemps lorsque l’appareil a été enregistré auprès de la FCC et que les premiers visuels définitifs ont été rendus publics. Elle a été confirmée mercredi 10 juin à l’issue d’un démontage en règle, réalisé par le site iFixit sous l’œil des caméras de NBC News.


Résultat des courses : sous sa coque dorée ornée de la bannière étoilée, le Trump Mobile T1 dissimule des entrailles héritées de celles du HTC U24 Pro. À l’extérieur, iFixit remarque quelques petits ajustements (la grille des haut-parleurs a été redessinée, comme la partie de la coque qui abrite les capteurs photo dorsaux), mais la carte mère et le design intérieur sont identiques à ce que proposait la marque taïwanaise en 2024.

La configuration a cependant été mise à jour avec une concession patriotique : le Snapdragon 7 Gen 3 qui anime l’ensemble est ainsi accompagné de 12 Go de LPDDR5 et de 512 Go de stockage fournis par l’entreprise américaine Micron, alors que le modèle originel de HTC exploitait une mémoire fournie par SK hynix (Corée du Sud).

Le site spécialisé dans les pièces détachées note par ailleurs que la batterie (produite aux Philippines) présente une capacité légèrement supérieure à celle du smartphone de 2024. La puissance de charge est en revanche limitée à 30 W, là où le U24 Pro acceptait 60 W en entrée.

Compte tenu de ces différents éléments, iFixit conclut qu’il est impossible que le T1 se revendique d’un quelconque label « made in USA », et réserve son jugement quant à la possibilité d’un « assembled in USA », en rappelant que l’assemblage d’un téléphone et les phases finales associées exigent des ressources significatives.

Sur la réparabilité, qui constitue habituellement le critère phare des analyses d’iFixit, le site délivre la note de 3/10, soit la même que celle du HTC U24 Pro en son temps.

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☕️ Un démontage confirme que le Trump Phone T1 n’est qu’un modèle HTC rebadgé



Trump Mobile, l’opérateur virtuel lancé en juin 2025 par la famille du président des États-Unis, est rapidement revenu sur sa promesse de commercialiser un téléphone « made in USA ». Et pour cause : son premier téléphone, disponible depuis quelques jours dans le commerce, se présente en réalité comme un modèle HTC de 2024, le U24 Pro, légèrement modifié.

L’astuce avait déjà été éventée au printemps lorsque l’appareil a été enregistré auprès de la FCC et que les premiers visuels définitifs ont été rendus publics. Elle a été confirmée mercredi 10 juin à l’issue d’un démontage en règle, réalisé par le site iFixit sous l’œil des caméras de NBC News.


Résultat des courses : sous sa coque dorée ornée de la bannière étoilée, le Trump Mobile T1 dissimule des entrailles héritées de celles du HTC U24 Pro. À l’extérieur, iFixit remarque quelques petits ajustements (la grille des haut-parleurs a été redessinée, comme la partie de la coque qui abrite les capteurs photo dorsaux), mais la carte mère et le design intérieur sont identiques à ce que proposait la marque taïwanaise en 2024.

La configuration a cependant été mise à jour avec une concession patriotique : le Snapdragon 7 Gen 3 qui anime l’ensemble est ainsi accompagné de 12 Go de LPDDR5 et de 512 Go de stockage fournis par l’entreprise américaine Micron, alors que le modèle originel de HTC exploitait une mémoire fournie par SK hynix (Corée du Sud).

Le site spécialisé dans les pièces détachées note par ailleurs que la batterie (produite aux Philippines) présente une capacité légèrement supérieure à celle du smartphone de 2024. La puissance de charge est en revanche limitée à 30 W, là où le U24 Pro acceptait 60 W en entrée.

Compte tenu de ces différents éléments, iFixit conclut qu’il est impossible que le T1 se revendique d’un quelconque label « made in USA », et réserve son jugement quant à la possibilité d’un « assembled in USA », en rappelant que l’assemblage d’un téléphone et les phases finales associées exigent des ressources significatives.

Sur la réparabilité, qui constitue habituellement le critère phare des analyses d’iFixit, le site délivre la note de 3/10, soit la même que celle du HTC U24 Pro en son temps.

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Autoconsommation électrique : notre comparatif de 12 kits solaires plug & play

C’est plutôt du Pay & Plug
Autoconsommation électrique : notre comparatif de 12 kits solaires plug & play

Vous avez envie de sauter le pas du solaire avec des kits en autoconsommation ? Vous êtes au bon endroit, on a comparé une dizaine de kits dits « plug & play » : il suffit de les brancher à une prise électrique pour consommer l’électricité qu’ils produisent.

Avant toute chose, si ce n’est pas encore fait, on ne peut que vous conseiller de lire notre dossier sur tout ce qu’il faut savoir sur les kits solaires en autoconsommation. On vous explique ce qu’est le Wc (watt-crête), le micro-onduleur et son importance, le principe de fonctionnement du « plug & play », etc. Pour aller plus loin, vous pouvez également regarder cet article sur les choses à savoir pour monter son propre kit.

Solaire, ton univers impitoyable

Depuis notre dernier comparatif, publié il y a deux ans, deux sociétés ont fermé boutique. En octobre 2024, Que Choisir tirait la sonnette d’alarme à propos des « livraisons sans cesse repoussées et des remboursements qui n’arrivent jamais… » d’Oscaro Power. En janvier 2025, l’entreprise était placée en liquidation judiciaire. Même conclusion pour Sunity quelques mois plus tard, fin 2025.

Le monde du solaire est difficile : les entreprises qui se montent et ferment quelques années plus tard laissent les clients sur le carreau. En cas de problème, ces derniers se retrouvent à devoir se tourner vers les fabricants des panneaux et/ou du micro-onduleur. Signalons aussi le cas de JPME qui proposait des batteries virtuelles et dont l’autorisation « d’achat d’électricité pour revente aux clients finaux » a été retirée par un arrêté publié au Journal officiel en janvier 2026.

La prudence est donc de mise. Avant de passer commande, vérifiez les retours des clients sur les réseaux sociaux et/ou les sites spécialisés et méfiez-vous si les avis négatifs sont nombreux, si les délais s’allongent, si l’entreprise « fait le mort », etc.

Pour vous aider à vous y retrouver, Next vous propose le tour d’horizon de douze kits, en commençant par celui de Sunology, une entreprise française basée du côté de Nantes et créée en 2019.

Sunology : panneau HIBC de 480 watts pour le Play, Go à installer sur un balcon

La société propose depuis des années deux gammes de produits : Play(Max) et Go. Le premier est à poser dans un jardin ou sur une terrasse, le second à accrocher à un balcon. Nous avions testé en 2023 une ancienne génération de Play, qui tenait sa promesse d’une installation en quelques minutes.

Le panneau livré dans le kit est un modèle biface (ils le sont désormais quasiment tous) de 480 Wc avec des cellules HIBC, pour Hybrid Interdigitated Back Contact. Selon Sunology, cette technologie « maximise la surface noire et la capture de lumière », avec pour résultat « pas l’ombre d’un circuit imprimé et jusqu’à 1 000 kWh [sans aucune précision, notamment sur la durée du calcul, ndlr ]de plus qu’un panneau TOPCon de même taille » et un rendu « noir intégral ». TOPCon sont les cellules « classiques » à l’heure actuelle de la grande majorité des panneaux.

Le fabricant détaille un peu son propos : les cellules sont soudées par l’arrière, avec « trois fois plus de zones actives ». Le panneau produit « plus tôt, plus tard »… avec un « 10 % de puissance en plus à surface égale par rapport à un panneau conventionnel ». Attention, Sunology a tendance à être généreux avec ses estimations, comme quand il affiche jusqu’à 624 watts pour son panneau de 480 watts, grâce à 144 watts supplémentaires via la face arrière (soit 30 % de mieux, c’est le maximum théorique). Dans les faits, le fabricant nous expliquait avoir « observé un minimum de 5% et une moyenne de plus de 10 % » lors de notre test du panneau bifacial DMRGC de 405 W vendus dans son kit à l’époque.

La marque du micro-onduleur n’est pas précisée. Les précédentes versions avaient un modèle de chez Hoymiles, désormais cela semble être Tsun selon les tests et retours récents (ici par exemple). À 600 euros, le kit est dans le haut du panier pour des modèles de 500 Wc.

Le Play Max a une batterie de 700 Wh et un micro-onduleur de marque Hoymiles. Le kit est évidemment plus cher à cause de sa batterie (dont la capacité n’est pas énorme). Une application maison Smart est proposée avec les kits Play, tandis que c’est l’application Tsun (le fabricant de l’onduleur) pour le kit Go.

Sunethic : micro-onduleur APsystems de 960 watts, avec un Shelly Pro EM

Sunethic et Sunology sont deux concurrents qui visent le même segment (avec Beem et ekwateur dont nous parlerons juste après) : des kits faciles et rapides à installer. Le fabricant annonce que sa station est « livrée déjà montée, prête à l’emploi et à brancher en 5 minutes ».


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