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Le nouveau patron du BHV Marais veut se débarrasser de l’espace Shein

Le gros bazar de l'hôtel de ville
Le nouveau patron du BHV Marais veut se débarrasser de l’espace Shein

L’épisode aura été de courte durée, mais il laissera des traces. L’espace Shein va disparaitre du BHV Marais, suite à la vente du grand magasin parisien par la Société des grands magasins (SGM) à l’ex-directeur général de la maison, Karl-Stéphane Cottendin.

Stupeur et tremblement en octobre 2025, lorsque Frédéric Merlin, président et fondateur du groupe SGM, a annoncé que le Bazar de l’hôtel de ville du Marais allait ouvrir un espace de plus de 1 000 m² dédié à Shein. Le spécialiste chinois de la fast fashion y gagnait là une respectabilité qui tranchait avec les soupçons de pratiques abusives et de non-conformité aux exigences sanitaires parfois formulés à son encontre.

Depuis, certaines de ces craintes se sont avérées. La marketplace a ainsi vendu des poupées sexuelles à caractère pédopornographique, ce qui lui a valu le lancement d’une procédure de suspension en France, ainsi que l’ouverture d’une enquête formelle européenne au titre du DSA, le règlement sur les services numériques.

Mais malgré ces controverses, le BHV a conservé son espace Shein, Frédéric Merlin se réjouissant même du montant du panier moyen et du nombre de visiteurs. À tel point d’ailleurs que des corners Shein ont ouvert dans plusieurs BHV en province ce début d’année. Ça n’aura pas duré très longtemps, du moins dans le magasin historique du Marais : Shein se voit montrer la porte de sortie par la nouvelle équipe aux commandes.

Changement de patron au BHV

La SGM a en effet cédé, à perte, le fonds de commerce du BHV Marais (et du BHV Parly 2) à plusieurs des anciens dirigeants du magasin, dont son ex-directeur général Karl-Stéphane Cottendin qui va quitter pour l’occasion ses fonctions de directeur général du groupe SGM. Celui qui était le bras droit de Frédéric Merlin veut repositionner le BHV « sur son cœur de métier historique », à savoir la maison, le bricolage, la décoration, les arts de la table, etc. De quoi peut-être faire revenir plusieurs grandes marques qui ont déserté les lieux, comme Dior ou Guerlain.

La SGM garde les sept BHV de province, dont cinq qui intègrent un espace Shein – et qui les conserveront jusqu’à la fin du contrat. Pour Karl-Stéphane Cottendin, la présence physique du groupe chinois dans l’emblématique magasin du Marais a été « une erreur stratégique », comme il l’explique à l’AFP reprise par France 24, et elle a coûté cher à la SGM : la Banque des territoires s’est en effet retirée du tour de table l’automne dernier, condamnant le projet d’acquisition des murs (45 000 m²). La SGM a donc dû se contenter du fonds de commerce, une « anomalie stratégique » vis à vis du projet de la société.

Shein fera « idéalement » place nette d’ici à Noël, espère le nouveau patron. Il va cependant falloir négocier non seulement avec Shein, mais aussi avec le bailleur Brookfield, qui pourrait récupérer plus de la moitié des locaux pour construire un hôtel sur les deux derniers étages du BHV Marais (un des étages étant occupé par le groupe chinois). Si la répartition des surfaces doit encore être rediscutée, la nouvelle direction affirme qu’aucun plan social n’est programmé.

De son côté, Frédéric Merlin reconnait également des erreurs et une opération qui a « déraillé » malgré les 15 millions d’euros investis depuis le début de l’année pour relancer le grand magasin. La cession du BHV Marais est un moyen de « sortir par le haut », affirme-t-il. En février dernier, il expliquait déjà qu’il arrêtera Shein « si cela ne marche pas dans un an ». Le dirigeant n’aura pas attendu cette échéance.

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Le nouveau patron du BHV Marais veut se débarrasser de l’espace Shein

Le gros bazar de l'hôtel de ville
Le nouveau patron du BHV Marais veut se débarrasser de l’espace Shein

L’épisode aura été de courte durée, mais il laissera des traces. L’espace Shein va disparaitre du BHV Marais, suite à la vente du grand magasin parisien par la Société des grands magasins (SGM) à l’ex-directeur général de la maison, Karl-Stéphane Cottendin.

Stupeur et tremblement en octobre 2025, lorsque Frédéric Merlin, président et fondateur du groupe SGM, a annoncé que le Bazar de l’hôtel de ville du Marais allait ouvrir un espace de plus de 1 000 m² dédié à Shein. Le spécialiste chinois de la fast fashion y gagnait là une respectabilité qui tranchait avec les soupçons de pratiques abusives et de non-conformité aux exigences sanitaires parfois formulés à son encontre.

Depuis, certaines de ces craintes se sont avérées. La marketplace a ainsi vendu des poupées sexuelles à caractère pédopornographique, ce qui lui a valu le lancement d’une procédure de suspension en France, ainsi que l’ouverture d’une enquête formelle européenne au titre du DSA, le règlement sur les services numériques.

Mais malgré ces controverses, le BHV a conservé son espace Shein, Frédéric Merlin se réjouissant même du montant du panier moyen et du nombre de visiteurs. À tel point d’ailleurs que des corners Shein ont ouvert dans plusieurs BHV en province ce début d’année. Ça n’aura pas duré très longtemps, du moins dans le magasin historique du Marais : Shein se voit montrer la porte de sortie par la nouvelle équipe aux commandes.

Changement de patron au BHV

La SGM a en effet cédé, à perte, le fonds de commerce du BHV Marais (et du BHV Parly 2) à plusieurs des anciens dirigeants du magasin, dont son ex-directeur général Karl-Stéphane Cottendin qui va quitter pour l’occasion ses fonctions de directeur général du groupe SGM. Celui qui était le bras droit de Frédéric Merlin veut repositionner le BHV « sur son cœur de métier historique », à savoir la maison, le bricolage, la décoration, les arts de la table, etc. De quoi peut-être faire revenir plusieurs grandes marques qui ont déserté les lieux, comme Dior ou Guerlain.

La SGM garde les sept BHV de province, dont cinq qui intègrent un espace Shein – et qui les conserveront jusqu’à la fin du contrat. Pour Karl-Stéphane Cottendin, la présence physique du groupe chinois dans l’emblématique magasin du Marais a été « une erreur stratégique », comme il l’explique à l’AFP reprise par France 24, et elle a coûté cher à la SGM : la Banque des territoires s’est en effet retirée du tour de table l’automne dernier, condamnant le projet d’acquisition des murs (45 000 m²). La SGM a donc dû se contenter du fonds de commerce, une « anomalie stratégique » vis à vis du projet de la société.

Shein fera « idéalement » place nette d’ici à Noël, espère le nouveau patron. Il va cependant falloir négocier non seulement avec Shein, mais aussi avec le bailleur Brookfield, qui pourrait récupérer plus de la moitié des locaux pour construire un hôtel sur les deux derniers étages du BHV Marais (un des étages étant occupé par le groupe chinois). Si la répartition des surfaces doit encore être rediscutée, la nouvelle direction affirme qu’aucun plan social n’est programmé.

De son côté, Frédéric Merlin reconnait également des erreurs et une opération qui a « déraillé » malgré les 15 millions d’euros investis depuis le début de l’année pour relancer le grand magasin. La cession du BHV Marais est un moyen de « sortir par le haut », affirme-t-il. En février dernier, il expliquait déjà qu’il arrêtera Shein « si cela ne marche pas dans un an ». Le dirigeant n’aura pas attendu cette échéance.

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« Stop Destroying Videogames » : la Commission européenne botte en touche sur la « fin de vie » des jeux vidéo

"La Commission européenne « ne peut pas proposer d’obligation légale de garder les jeux vidéo jouables après qu’ils ont cessé d’être fournis commercialement »"

On prend note. On va donc "pirater" les jeux, faire sauter les DRM et les archiver pour éviter de se faire voler.

Vous voyez, si votre bagnole cessait de fonctionner dès que la marque décide de ne plus la vendre, je pense que ça ferait un tollé général, avec de longues minutes aux JT et des ministres qui font de grandes déclarations.

Déso pas déso mais on ne va pas plus l'accepter pour les jeux vidéos. Et on va faire ce qu'il faut.
(PS: J'ai une petite archive de jeux vidéos. Si vous voulez avoir l'accès, il suffit de me demander sur DeltaChat, Signal ou xmpp : https://sebsauvage.net/about/)
(Permalink)
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Dans la foulée de son IPO, SpaceX rachète Cursor et ses modèles dédiés aux développeurs

SpaceX lave encore plus blanc que blanc
Dans la foulée de son IPO, SpaceX rachète Cursor et ses modèles dédiés aux développeurs

Dans la foulée de son introduction en bourse sur le Nasdaq qui lui a permis de lever plus de 80 milliards de dollars d’argent frais, SpaceX a annoncé mardi son intention d’exercer l’option d’achat posée sur Cursor, ses outils d’orchestration et ses grands modèles de langage dédiés aux développeurs. La transaction sera réalisée en actions dans le courant du troisième trimestre, pour 60 milliards de dollars.

C’est la première annonce stratégique de SpaceX depuis son introduction fracassante en bourse, vendredi dernier. Le groupe d’Elon Musk a en effet signalé (PDF) mardi 16 juin son intention d’exercer, d’ici le troisième trimestre 2026, l’option d’achat posée sur Anysphere, la société qui édite Cursor et ses différents outils d’intelligence artificielle. La transaction devrait être réalisée intégralement en actions, et Cursor a vocation à poursuivre ses activités en tant que filiale détenue par SpaceX.

SpaceX exerce l’option posée fin avril

SpaceX concrétise ainsi l’option posée le 22 avril dernier, date à laquelle le groupe avait annoncé un partenariat étendu avec Anysphere, visant notamment à mettre à profit les infrastructures des datacenters Colossus pour entraîner les modèles développés par Cursor sous ses propres couleurs.

Cursor se présente en effet au départ comme un environnement de développement logiciel (IDE). Parti d’un fork de VS Code (Microsoft), Cursor dispose d’un orchestrateur, indépendant des modèles, et fait depuis quelques mois la part belle aux agents. En parallèle, l’entreprise développe et entraîne depuis fin 2025 ses propres LLM, baptisés Composer et présentés comme particulièrement optimisés pour l’ingénierie logicielle.

Bref, Cursor table sur cette approche intégrée, IDE et modèles spécialisés, pour tailler des croupières aux acteurs plus généralistes de type Anthropic, OpenAI ou même GitHub Copilot. Reste à voir comment les activités xAI (dont Grok) s’interfaceront avec celles de Cursor dans le portefeuille commercial de SpaceX. « Depuis quelques mois, SpaceXAI et Cursor entraînent conjointement un modèle qui sera bientôt disponible dans Cursor et Grok Build », se contente d’indiquer l’acquéreur.

Fin avril, l’annonce d’un accord potentiel avec Cursor était analysée au regard de la future introduction en bourse de SpaceX, et nous la considérions alors comme une forme de légitimation des investissements pharaoniques dans les infrastructures IA consentis par le groupe. Rappelons en effet que les datacenters plombent les finances consolidées du groupe, alors même qu’il enregistre une rentabilité record sur la fourniture d’accès à Internet via Starlink.

Depuis, l’actualité a montré que SpaceX était enclin à rentabiliser ses investissements : le groupe a annoncé coup sur coup deux contrats de mise à disposition d’infrastructures. D’abord avec Anthropic, pour 1,25 milliard de dollars par mois sur trois ans, puis avec Google, pour 920 millions de dollars par mois.

Positifs pour le cash flow du groupe, ces deux accords ont parfois été interprétés comme un aveu d’échec implicite sur le développement en propre de modèles commerciaux (xAI et Grok n’ayant jamais obtenu une traction commerciale comparable à celle des leaders du marché). L’acquisition de Cursor participe indirectement à démentir cette idée, mais elle confirme que xAI, chez qui les départs se sont multipliés ces derniers mois, a probablement besoin de renforts ou de compétences nouvelles pour rester dans la course.

Un premier rachat largement couvert par une IPO record

SpaceX procèdera donc à l’acquisition de Cursor (sous réserve des habituelles validations réglementaires) par échange de titres. Le nombre exact d’actions de type A (aux droits de vote limités par rapport aux actions de type B détenues en grande majorité par Elon Musk) sera basé sur une moyenne du cours en bourse de SpaceX, pondérée par le volume des échanges, sur les sept jours précédant la conclusion du deal.

Difficile à ce stade de prédire à quel cours s’échangera le titre SPCX aux alentours du troisième trimestre. Introduit vendredi à 135 dollars l’action, le titre a dépassé les 220 dollars mardi 16 juin peu après l’ouverture du Nasdaq suite à l’annonce du rachat de Cursor, avant de se stabiliser sur une hausse tout de même conséquente de 10 % par rapport à la clôture de la séance précédente.

Mardi vers 16h30, sa valorisation s’établissait ainsi à 2 700 milliards de dollars, ce qui place SpaceX dans le top 5 des capitalisations boursières mondiales, devant Amazon (environ 2 650 milliards de dollars à la même heure).

Force est de constater que les marchés ont répondu présents à l’appel de SpaceX : l’opération initiale d’introduction en bourse a été largement sursouscrite, et les banques qui en disposaient ont exercé leurs clauses de surallocation (un dispositif qui permet d’acheter un peu plus d’actions que prévu), ce qui a permis à l’entreprise de lever quelque 85 milliards de dollars d’argent frais.

Plusieurs voix, dans le monde financier, s’étaient pourtant élevées pour dénoncer les risques associés à la valorisation possiblement excessive de SpaceX et à la gouvernance concentrée entre les mains d’Elon Musk. D’aucuns rappellent également le caractère utopiste des promesses formulées par l’entrepreneur, qui a construit tout le narratif de l’IPO autour de la possibilité de placer des centaines de MW de puissance de calcul informatique en orbite et d’ouvrir la voie au voyage interplanétaire.

Une chose est sure, son statut de premier « billionnaire » au monde (fortune personnelle dépassant les 1 000 milliards de dollars) et ses nouvelles obligations liées à la cotation de SpaceX n’ont pas entamé le sentiment d’impunité dont semble jouir Musk sur son réseau social. Le 9 juin dernier, pendant que le tout Wall Street spéculait sur le succès de l’IPO, l’entrepreneur relayait sur X les messages du militant d’extrême-droite Tommy Robinson, appelant à « manifester SOUVENT et FORTEMENT », alors que Belfast était traversée par une vague de manifestations violentes.

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Dans la foulée de son IPO, SpaceX rachète Cursor et ses modèles dédiés aux développeurs

SpaceX lave encore plus blanc que blanc
Dans la foulée de son IPO, SpaceX rachète Cursor et ses modèles dédiés aux développeurs

Dans la foulée de son introduction en bourse sur le Nasdaq qui lui a permis de lever plus de 80 milliards de dollars d’argent frais, SpaceX a annoncé mardi son intention d’exercer l’option d’achat posée sur Cursor, ses outils d’orchestration et ses grands modèles de langage dédiés aux développeurs. La transaction sera réalisée en actions dans le courant du troisième trimestre, pour 60 milliards de dollars.

C’est la première annonce stratégique de SpaceX depuis son introduction fracassante en bourse, vendredi dernier. Le groupe d’Elon Musk a en effet signalé (PDF) mardi 16 juin son intention d’exercer, d’ici le troisième trimestre 2026, l’option d’achat posée sur Anysphere, la société qui édite Cursor et ses différents outils d’intelligence artificielle. La transaction devrait être réalisée intégralement en actions, et Cursor a vocation à poursuivre ses activités en tant que filiale détenue par SpaceX.

SpaceX exerce l’option posée fin avril

SpaceX concrétise ainsi l’option posée le 22 avril dernier, date à laquelle le groupe avait annoncé un partenariat étendu avec Anysphere, visant notamment à mettre à profit les infrastructures des datacenters Colossus pour entraîner les modèles développés par Cursor sous ses propres couleurs.

Cursor se présente en effet au départ comme un environnement de développement logiciel (IDE). Parti d’un fork de VS Code (Microsoft), Cursor dispose d’un orchestrateur, indépendant des modèles, et fait depuis quelques mois la part belle aux agents. En parallèle, l’entreprise développe et entraîne depuis fin 2025 ses propres LLM, baptisés Composer et présentés comme particulièrement optimisés pour l’ingénierie logicielle.

Bref, Cursor table sur cette approche intégrée, IDE et modèles spécialisés, pour tailler des croupières aux acteurs plus généralistes de type Anthropic, OpenAI ou même GitHub Copilot. Reste à voir comment les activités xAI (dont Grok) s’interfaceront avec celles de Cursor dans le portefeuille commercial de SpaceX. « Depuis quelques mois, SpaceXAI et Cursor entraînent conjointement un modèle qui sera bientôt disponible dans Cursor et Grok Build », se contente d’indiquer l’acquéreur.

Fin avril, l’annonce d’un accord potentiel avec Cursor était analysée au regard de la future introduction en bourse de SpaceX, et nous la considérions alors comme une forme de légitimation des investissements pharaoniques dans les infrastructures IA consentis par le groupe. Rappelons en effet que les datacenters plombent les finances consolidées du groupe, alors même qu’il enregistre une rentabilité record sur la fourniture d’accès à Internet via Starlink.

Depuis, l’actualité a montré que SpaceX était enclin à rentabiliser ses investissements : le groupe a annoncé coup sur coup deux contrats de mise à disposition d’infrastructures. D’abord avec Anthropic, pour 1,25 milliard de dollars par mois sur trois ans, puis avec Google, pour 920 millions de dollars par mois.

Positifs pour le cash flow du groupe, ces deux accords ont parfois été interprétés comme un aveu d’échec implicite sur le développement en propre de modèles commerciaux (xAI et Grok n’ayant jamais obtenu une traction commerciale comparable à celle des leaders du marché). L’acquisition de Cursor participe indirectement à démentir cette idée, mais elle confirme que xAI, chez qui les départs se sont multipliés ces derniers mois, a probablement besoin de renforts ou de compétences nouvelles pour rester dans la course.

Un premier rachat largement couvert par une IPO record

SpaceX procèdera donc à l’acquisition de Cursor (sous réserve des habituelles validations réglementaires) par échange de titres. Le nombre exact d’actions de type A (aux droits de vote limités par rapport aux actions de type B détenues en grande majorité par Elon Musk) sera basé sur une moyenne du cours en bourse de SpaceX, pondérée par le volume des échanges, sur les sept jours précédant la conclusion du deal.

Difficile à ce stade de prédire à quel cours s’échangera le titre SPCX aux alentours du troisième trimestre. Introduit vendredi à 135 dollars l’action, le titre a dépassé les 220 dollars mardi 16 juin peu après l’ouverture du Nasdaq suite à l’annonce du rachat de Cursor, avant de se stabiliser sur une hausse tout de même conséquente de 10 % par rapport à la clôture de la séance précédente.

Mardi vers 16h30, sa valorisation s’établissait ainsi à 2 700 milliards de dollars, ce qui place SpaceX dans le top 5 des capitalisations boursières mondiales, devant Amazon (environ 2 650 milliards de dollars à la même heure).

Force est de constater que les marchés ont répondu présents à l’appel de SpaceX : l’opération initiale d’introduction en bourse a été largement sursouscrite, et les banques qui en disposaient ont exercé leurs clauses de surallocation (un dispositif qui permet d’acheter un peu plus d’actions que prévu), ce qui a permis à l’entreprise de lever quelque 85 milliards de dollars d’argent frais.

Plusieurs voix, dans le monde financier, s’étaient pourtant élevées pour dénoncer les risques associés à la valorisation possiblement excessive de SpaceX et à la gouvernance concentrée entre les mains d’Elon Musk. D’aucuns rappellent également le caractère utopiste des promesses formulées par l’entrepreneur, qui a construit tout le narratif de l’IPO autour de la possibilité de placer des centaines de MW de puissance de calcul informatique en orbite et d’ouvrir la voie au voyage interplanétaire.

Une chose est sure, son statut de premier « billionnaire » au monde (fortune personnelle dépassant les 1 000 milliards de dollars) et ses nouvelles obligations liées à la cotation de SpaceX n’ont pas entamé le sentiment d’impunité dont semble jouir Musk sur son réseau social. Le 9 juin dernier, pendant que le tout Wall Street spéculait sur le succès de l’IPO, l’entrepreneur relayait sur X les messages du militant d’extrême-droite Tommy Robinson, appelant à « manifester SOUVENT et FORTEMENT », alors que Belfast était traversée par une vague de manifestations violentes.

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L’industrie du jeu vidéo regarde du côté de la publicité face à l’explosion des coûts

Le temps de cerveau disponible des joueurs
L’industrie du jeu vidéo regarde du côté de la publicité face à l’explosion des coûts

Des budgets toujours plus énormes, des temps de développement toujours plus longs, mais un nombre de joueurs qui augmente peu sans que ces derniers ne dépensent plus : pour les éditeurs de jeux, notamment les AAA, c’est la quadrature du cercle. Augmenter les prix des jeux n’est guère populaire, alors quoi ? Une des solutions envisagées par l’industrie ne plaira pas à tout le monde : plus de pub.

De la pub dans les jeux vidéo, ce n’est vraiment pas inédit. Les liens entre ces deux activités sont anciens : Adventureland, un jeu d’aventure textuel de 1978 (!), créé par Scott Adams, contient un message à la fin qui fait la promotion d’un livre de l’auteur. En 1983, le jeu Tapper était entièrement habillé aux couleurs d’une célèbre marque de bière américaine. Mais sans remonter si loin, les simulations sportives, notamment de course et de foot, multiplient les espaces de pub, comme à la télé.

À la fin, c’est toujours la pub qui gagne

Electronic Arts, géant états-unien du jeu vidéo, n’est jamais en panne d’idées pour rentabiliser ses lucratives franchises. Le groupe a en effet largement contribué à populariser et normaliser certaines formes de microtransactions, comme les fameux modes Ultimate Team inaugurés en 2009 dans les jeux FIFA (des packs virtuels de cartes de joueurs). EA a aussi multiplié les « loot boxes » qui, dans certains pays comme la Belgique, s’apparentent à des jeux de hasard.

Le groupe a lancé une nouvelle plateforme publicitaire, EA Advertising, pour faciliter la présence de marques dans ses jeux sportifs. Il y a du potentiel : « Les fans interagissent avec EA SPORTS à une échelle considérable : chaque jour, ils jouent l’équivalent de 23 000 saisons de NFL dans Madden NFL et disputent plus d’un milliard de matchs par mois dans EA SPORTS FC », s’enorgueillit l’entreprise. La publicité est déjà largement présente dans ces jeux, mais cette initiative vise à en afficher encore plus, et pas uniquement dans les panneaux autour du terrain.

Les marques vont ainsi pouvoir « s’intégrer directement au gameplay grâce à des placements dynamiques mis à jour en temps réel » : non seulement des panneaux de pub dans les stades virtuels, mais aussi avec des contenus personnalisés. Une boisson a ainsi habillé de ses couleurs un stade de College Football 26, en y ajoutant sa propre mascotte et des récompenses spécifiques.

EA a fait appel à d’autres annonceurs pour apparaitre ici et là dans les simulations de sport de l’éditeur. Il s’agit de formaliser ces initiatives au travers d’une filiale dédiée, ce qui signifie aussi que les joueurs vont subir davantage de pubs dans leurs jeux préférés.

La pub au secours de Xbox

Pousser la publicité dans les jeux vidéo n’est pas limité à EA. Matthew Ball, le nouveau directeur de la stratégie de Xbox, a fait le parallèle entre le marché du jeu mobile, où la publicité a fait son nid, et celui des PC et consoles. Car au bout du compte, « la publicité finit toujours par occuper tous les espaces disponibles », explique-t-il chez The Game Business. On voit de la pub même pendant les pauses sur Disney+ ou Netflix… « La même logique arrivera probablement, sous une forme ou une autre, sur PC et consoles ».

« Nous ne voulons pas de licenciements. Nous ne voulons pas moins de jeux. Nous ne voulons pas toujours les mêmes jeux. Nous ne voulons pas non plus de hausse des prix. L’argent doit bien venir d’une manière ou d’une autre », ajoute-t-il en rappelant que les joueurs ne dépensent pas davantage. Est-ce à dire que de la publicité va apparaitre dans les jeux Xbox ? La division de Microsoft n’est pas au mieux de sa forme et tire le diable par la queue elle aussi.

Matthew Ball a cependant tenu à démentir les spéculations. Il rappelle d’abord n’avoir pas fait mention de publicité « in game » dans la précédente interview. « Je suis convaincu que les publicités qui interrompent directement le gameplay seraient mal perçues », affirme-t-il au soulagement, sans doute, de nombreux joueurs.

Ce qu’il a dit en revanche, c’est que « la publicité pourrait servir à proposer des alternatives moins coûteuses aux expériences actuelles sans publicité, avec l’espoir que davantage de personnes puissent ainsi jouer ». De la même manière que Netflix ou Disney+ qui proposent des abonnements plus abordables, financés par la publicité. Une rumeur court selon laquelle Xbox pourrait effectivement lancer prochainement une telle formule.

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L’industrie du jeu vidéo regarde du côté de la publicité face à l’explosion des coûts

Le temps de cerveau disponible des joueurs
L’industrie du jeu vidéo regarde du côté de la publicité face à l’explosion des coûts

Des budgets toujours plus énormes, des temps de développement toujours plus longs, mais un nombre de joueurs qui augmente peu sans que ces derniers ne dépensent plus : pour les éditeurs de jeux, notamment les AAA, c’est la quadrature du cercle. Augmenter les prix des jeux n’est guère populaire, alors quoi ? Une des solutions envisagées par l’industrie ne plaira pas à tout le monde : plus de pub.

De la pub dans les jeux vidéo, ce n’est vraiment pas inédit. Les liens entre ces deux activités sont anciens : Adventureland, un jeu d’aventure textuel de 1978 (!), créé par Scott Adams, contient un message à la fin qui fait la promotion d’un livre de l’auteur. En 1983, le jeu Tapper était entièrement habillé aux couleurs d’une célèbre marque de bière américaine. Mais sans remonter si loin, les simulations sportives, notamment de course et de foot, multiplient les espaces de pub, comme à la télé.

À la fin, c’est toujours la pub qui gagne

Electronic Arts, géant états-unien du jeu vidéo, n’est jamais en panne d’idées pour rentabiliser ses lucratives franchises. Le groupe a en effet largement contribué à populariser et normaliser certaines formes de microtransactions, comme les fameux modes Ultimate Team inaugurés en 2009 dans les jeux FIFA (des packs virtuels de cartes de joueurs). EA a aussi multiplié les « loot boxes » qui, dans certains pays comme la Belgique, s’apparentent à des jeux de hasard.

Le groupe a lancé une nouvelle plateforme publicitaire, EA Advertising, pour faciliter la présence de marques dans ses jeux sportifs. Il y a du potentiel : « Les fans interagissent avec EA SPORTS à une échelle considérable : chaque jour, ils jouent l’équivalent de 23 000 saisons de NFL dans Madden NFL et disputent plus d’un milliard de matchs par mois dans EA SPORTS FC », s’enorgueillit l’entreprise. La publicité est déjà largement présente dans ces jeux, mais cette initiative vise à en afficher encore plus, et pas uniquement dans les panneaux autour du terrain.

Les marques vont ainsi pouvoir « s’intégrer directement au gameplay grâce à des placements dynamiques mis à jour en temps réel » : non seulement des panneaux de pub dans les stades virtuels, mais aussi avec des contenus personnalisés. Une boisson a ainsi habillé de ses couleurs un stade de College Football 26, en y ajoutant sa propre mascotte et des récompenses spécifiques.

EA a fait appel à d’autres annonceurs pour apparaitre ici et là dans les simulations de sport de l’éditeur. Il s’agit de formaliser ces initiatives au travers d’une filiale dédiée, ce qui signifie aussi que les joueurs vont subir davantage de pubs dans leurs jeux préférés.

La pub au secours de Xbox

Pousser la publicité dans les jeux vidéo n’est pas limité à EA. Matthew Ball, le nouveau directeur de la stratégie de Xbox, a fait le parallèle entre le marché du jeu mobile, où la publicité a fait son nid, et celui des PC et consoles. Car au bout du compte, « la publicité finit toujours par occuper tous les espaces disponibles », explique-t-il chez The Game Business. On voit de la pub même pendant les pauses sur Disney+ ou Netflix… « La même logique arrivera probablement, sous une forme ou une autre, sur PC et consoles ».

« Nous ne voulons pas de licenciements. Nous ne voulons pas moins de jeux. Nous ne voulons pas toujours les mêmes jeux. Nous ne voulons pas non plus de hausse des prix. L’argent doit bien venir d’une manière ou d’une autre », ajoute-t-il en rappelant que les joueurs ne dépensent pas davantage. Est-ce à dire que de la publicité va apparaitre dans les jeux Xbox ? La division de Microsoft n’est pas au mieux de sa forme et tire le diable par la queue elle aussi.

Matthew Ball a cependant tenu à démentir les spéculations. Il rappelle d’abord n’avoir pas fait mention de publicité « in game » dans la précédente interview. « Je suis convaincu que les publicités qui interrompent directement le gameplay seraient mal perçues », affirme-t-il au soulagement, sans doute, de nombreux joueurs.

Ce qu’il a dit en revanche, c’est que « la publicité pourrait servir à proposer des alternatives moins coûteuses aux expériences actuelles sans publicité, avec l’espoir que davantage de personnes puissent ainsi jouer ». De la même manière que Netflix ou Disney+ qui proposent des abonnements plus abordables, financés par la publicité. Une rumeur court selon laquelle Xbox pourrait effectivement lancer prochainement une telle formule.

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