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☕️ Firefox 152 affiche ses nouveaux paramètres et de petites améliorations bienvenues



La nouvelle mouture du navigateur de Mozilla est désormais disponible. La mise à jour attend déjà sagement que vous redémarriez le navigateur pour s’installer.

Firefox 152 commence par rénover la page des paramètres. L’organisation générale reste à peu près la même, mais le nouvel affichage se veut plus clair, avec des réglages mieux mis en avant, des regroupements plus évidents et un accès présenté comme simplifié.

Le navigateur intronise également une série d’ajouts assez sympathiques. Par exemple, depuis la barre d’adresses, si l’on écrit « mute », « shush » ou « sssh » ou que l’on passe par l’action rapide dédiée, on peut rendre silencieux l’ensemble des onglets. Dans une fenêtre de navigation privée, recharger une page fait maintenant apparaitre une barre proposant de désactiver temporairement le bloqueur de traqueurs, dans le cas où celui-ci engendrerait des problèmes de rendu.

Sur Windows et Linux, un clic droit sur un onglet affiche maintenant une ligne « Partager » dans laquelle on trouve l’entrée « Copier le lien ». Il permet de récupérer directement le lien de la page, plutôt que de se rendre dans l’onglet et de cliquer dans la barre d’adresse. Certaines extensions existent cependant pour rendre la manipulation encore plus directe, la fonction apparaissant dans le menu contextuel sans passer par une arborescence.

Enfin, dans les Firefox Labs, signalons l’apparition d’une nouvelle expérimentation : le support du JPEG XL. Dans ses notes de version, Mozilla indique que ce format d’image doit permettre une meilleure compression que WebP, JPEG, PNG et GIF.

Comme toujours, la nouvelle version colmate une série de failles de sécurité. Sur la quarantaine référencées, 13 sont considérées comme de sévérité haute ou critique. Mieux vaut donc ne pas tarder à mettre à jour.

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☕️ Firefox 152 affiche ses nouveaux paramètres et de petites améliorations bienvenues



La nouvelle mouture du navigateur de Mozilla est désormais disponible. La mise à jour attend déjà sagement que vous redémarriez le navigateur pour s’installer.

Firefox 152 commence par rénover la page des paramètres. L’organisation générale reste à peu près la même, mais le nouvel affichage se veut plus clair, avec des réglages mieux mis en avant, des regroupements plus évidents et un accès présenté comme simplifié.

Le navigateur intronise également une série d’ajouts assez sympathiques. Par exemple, depuis la barre d’adresses, si l’on écrit « mute », « shush » ou « sssh » ou que l’on passe par l’action rapide dédiée, on peut rendre silencieux l’ensemble des onglets. Dans une fenêtre de navigation privée, recharger une page fait maintenant apparaitre une barre proposant de désactiver temporairement le bloqueur de traqueurs, dans le cas où celui-ci engendrerait des problèmes de rendu.

Sur Windows et Linux, un clic droit sur un onglet affiche maintenant une ligne « Partager » dans laquelle on trouve l’entrée « Copier le lien ». Il permet de récupérer directement le lien de la page, plutôt que de se rendre dans l’onglet et de cliquer dans la barre d’adresse. Certaines extensions existent cependant pour rendre la manipulation encore plus directe, la fonction apparaissant dans le menu contextuel sans passer par une arborescence.

Enfin, dans les Firefox Labs, signalons l’apparition d’une nouvelle expérimentation : le support du JPEG XL. Dans ses notes de version, Mozilla indique que ce format d’image doit permettre une meilleure compression que WebP, JPEG, PNG et GIF.

Comme toujours, la nouvelle version colmate une série de failles de sécurité. Sur la quarantaine référencées, 13 sont considérées comme de sévérité haute ou critique. Mieux vaut donc ne pas tarder à mettre à jour.

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Mais pourquoi l’indexation est-elle si longue dans iOS 27 ?

Indexation et vexation
Mais pourquoi l’indexation est-elle si longue dans iOS 27 ?

De nombreux utilisateurs s’étant aventurés sur les terres (pas si arides) de la première bêta d’iOS 27 ont peut-être remarqué que le système semble constamment en cours d’indexation. C’est « normal », mais on peut obtenir des informations plus précises.

D’abord, qu’est-ce qu’une indexation ? C’est l’opération par laquelle un système d’exploitation (ou n’importe quel logiciel) crée un catalogue à partir d’informations existantes. Cette technique est très largement utilisée par tous les mécanismes de recherche. Google utilise par exemple des robots d’indexation pour relever les informations présentes sur les sites web.

L’opération peut prendre du temps, voire beaucoup de temps selon la quantité de données. Les métadonnées jouent un grand rôle dans la construction de cet index. Quand un système comme iOS ou même Windows indexe les contenus, il rassemble au même endroit des informations jugées pertinentes qui permettent de retrouver aisément les données concernées.

iOS 27 recommence tout depuis zéro

L’efficacité d’un index dépend directement des fonctions qu’on veut lui attacher, donc de la manière que les utilisateurs pourraient utiliser la recherche associée. Dans le cas d’iOS et macOS 27, l’arrivée de Siri AI rebat justement les cartes.

Tel que présenté lors de la WWDC 2026, et comme nous avons pu le vérifier, poser des questions à l’assistant d’Apple creuse désormais dans à peu près tous les contenus possibles et imaginables : messages divers, emails, photos et vidéos, etc. Ce qui représente un nombre beaucoup plus important de données que jusqu’ici au sein d’un index dont la construction est sans doute différente elle aussi.

Conséquence, l’opération peut être très longue. Quand on se rend dans les paramètres d’iOS, on est accueilli par le même message (en anglais) : « Indexation en cours. Vous pouvez utiliser votre iPhone comme d’habitude. L’indexation améliore la recherche et peut prendre du temps. Des sessions de recharge plus longues aident l’indexation à aller plus vite ». Le tout accompagné d’un lien qui ne nous renseigne pas davantage, car il renvoie vers une vieille ressource consacrée à macOS 13 et versions ultérieures, pour reconstruire en cas de problème.

Comment savoir où en est précisément l’opération ?

Sur deux iPhone de la rédaction, l’opération semble continuer indéfiniment depuis une semaine, quand nous avons installé la première bêta d’iOS 27 (dont la qualité générale et la réactivité surprennent agréablement). Certes ces deux iPhone contiennent des années cumulées de données en tout genre, mais une semaine nous semble quand même bien long.

Il existe cependant une méthode pour obtenir une information plus précise : le pourcentage de réalisation de cet index. Comme indiqué par 9to5Mac, il faut malheureusement un Mac (même si macOS 27 n’est pas nécessaire) :

  • Connectez l’iPhone au Mac
  • Sur le Mac, lancez Console
  • Dans le menu Action, activez l’option « Inclure les messages de débogage »
  • Dans la barre latérale, sélectionnez l’iPhone
  • Dans le champ de recherche en haut à droite, écrivez : « spotlight indexing progress »
  • Cliquez sur le bouton Démarrer (en forme de bouton de lecture)
  • Si tout se passe bien, une ou plusieurs lignes « PipelineCompleteness » devraient s’afficher avec un pourcentage : c’est celui que l’on cherche

Dans notre capture, on peut voir que l’indexation n’en est qu’à 45 % en une semaine.

Précisons deux points. D’une part, la progression de l’opération semble très liée aux longues sessions de recharge. Or, le propriétaire de l’iPhone ne fait que de courtes sessions, car le remplissage de la batterie est volontairement limité à 80 %. D’autre part, le moteur d’indexation est neuf et commence à peine sa carrière, dans une première bêta du système d’exploitation. Il pourrait donc y avoir divers bugs, ou au moins un manque d’optimisation dans les calculs.

Enfin, il n’est pas nécessaire d’avoir un index terminé pour utiliser Siri AI, comme nous l’avons montré récemment. En revanche, les résultats seront plus ou moins pertinents selon que l’index est bien avancé ou pas.

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Mais pourquoi l’indexation est-elle si longue dans iOS 27 ?

Indexation et vexation
Mais pourquoi l’indexation est-elle si longue dans iOS 27 ?

De nombreux utilisateurs s’étant aventurés sur les terres (pas si arides) de la première bêta d’iOS 27 ont peut-être remarqué que le système semble constamment en cours d’indexation. C’est « normal », mais on peut obtenir des informations plus précises.

D’abord, qu’est-ce qu’une indexation ? C’est l’opération par laquelle un système d’exploitation (ou n’importe quel logiciel) crée un catalogue à partir d’informations existantes. Cette technique est très largement utilisée par tous les mécanismes de recherche. Google utilise par exemple des robots d’indexation pour relever les informations présentes sur les sites web.

L’opération peut prendre du temps, voire beaucoup de temps selon la quantité de données. Les métadonnées jouent un grand rôle dans la construction de cet index. Quand un système comme iOS ou même Windows indexe les contenus, il rassemble au même endroit des informations jugées pertinentes qui permettent de retrouver aisément les données concernées.

iOS 27 recommence tout depuis zéro

L’efficacité d’un index dépend directement des fonctions qu’on veut lui attacher, donc de la manière que les utilisateurs pourraient utiliser la recherche associée. Dans le cas d’iOS et macOS 27, l’arrivée de Siri AI rebat justement les cartes.

Tel que présenté lors de la WWDC 2026, et comme nous avons pu le vérifier, poser des questions à l’assistant d’Apple creuse désormais dans à peu près tous les contenus possibles et imaginables : messages divers, emails, photos et vidéos, etc. Ce qui représente un nombre beaucoup plus important de données que jusqu’ici au sein d’un index dont la construction est sans doute différente elle aussi.

Conséquence, l’opération peut être très longue. Quand on se rend dans les paramètres d’iOS, on est accueilli par le même message (en anglais) : « Indexation en cours. Vous pouvez utiliser votre iPhone comme d’habitude. L’indexation améliore la recherche et peut prendre du temps. Des sessions de recharge plus longues aident l’indexation à aller plus vite ». Le tout accompagné d’un lien qui ne nous renseigne pas davantage, car il renvoie vers une vieille ressource consacrée à macOS 13 et versions ultérieures, pour reconstruire en cas de problème.

Comment savoir où en est précisément l’opération ?

Sur deux iPhone de la rédaction, l’opération semble continuer indéfiniment depuis une semaine, quand nous avons installé la première bêta d’iOS 27 (dont la qualité générale et la réactivité surprennent agréablement). Certes ces deux iPhone contiennent des années cumulées de données en tout genre, mais une semaine nous semble quand même bien long.

Il existe cependant une méthode pour obtenir une information plus précise : le pourcentage de réalisation de cet index. Comme indiqué par 9to5Mac, il faut malheureusement un Mac (même si macOS 27 n’est pas nécessaire) :

  • Connectez l’iPhone au Mac
  • Sur le Mac, lancez Console
  • Dans le menu Action, activez l’option « Inclure les messages de débogage »
  • Dans la barre latérale, sélectionnez l’iPhone
  • Dans le champ de recherche en haut à droite, écrivez : « spotlight indexing progress »
  • Cliquez sur le bouton Démarrer (en forme de bouton de lecture)
  • Si tout se passe bien, une ou plusieurs lignes « PipelineCompleteness » devraient s’afficher avec un pourcentage : c’est celui que l’on cherche

Dans notre capture, on peut voir que l’indexation n’en est qu’à 45 % en une semaine.

Précisons deux points. D’une part, la progression de l’opération semble très liée aux longues sessions de recharge. Or, le propriétaire de l’iPhone ne fait que de courtes sessions, car le remplissage de la batterie est volontairement limité à 80 %. D’autre part, le moteur d’indexation est neuf et commence à peine sa carrière, dans une première bêta du système d’exploitation. Il pourrait donc y avoir divers bugs, ou au moins un manque d’optimisation dans les calculs.

Enfin, il n’est pas nécessaire d’avoir un index terminé pour utiliser Siri AI, comme nous l’avons montré récemment. En revanche, les résultats seront plus ou moins pertinents selon que l’index est bien avancé ou pas.

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☕️ Le noyau Linux 7.1 se dote d’un nouveau pilote NTFS plus performant



Nouvelle version pour le noyau Linux, qui présente comme d’habitude une série d’améliorations dans le support matériel. Côté AMD par exemple, le pilote amd-pstate prend maintenant en compte Dynamic EPP (Energy Performance Preference), qui permet de basculer automatiquement entre les profils énergétiques. Par exemple, un portable peut être sur Performances quand il est raccordé et basculer automatiquement sur Équilibré quand il est sur batterie.

Du côté d’Intel, FRED (Flexible Return and Event Delivery) est désormais activé par défaut. La technologie (qui a commencé à être intégrée dans le noyau 6.9), rend les transferts entre niveaux de privilège du processeur plus rapides. Les gains sont plus sensibles dans les charges lourdes, comme la production audio. FRED devrait également être présent dans les futurs processeurs Zen 6.

Photographie de Long Ma pour Unsplash
Long Ma pour Unsplash

On trouve également plusieurs améliorations diverses notables. Par exemple, le noyau 7.1 corrige le problème avec la partie audio du Steam Deck en version OLED, ce qui ouvre la console portable à d’autres systèmes. Les disques exFAT reçoivent une amélioration importante avec l’arrivée de la pré-allocation pour revendiquer des espaces contigus lors des opérations, réduisant drastiquement la fragmentation.

Le noyau 7.1 fait également l’objet de nombreuses petites opérations de ménage, supprimant d’anciens pans de code, liés surtout à d’anciens matériels et protocoles. 140 000 lignes de code ont ainsi disparu. Comme le signale notamment 9to5Linux, le code lié à la plateforme i486 commence à être supprimé, les options de compilation pour les sous-architectures M486, M486SX et ELAN ayant disparu. Le code permettant de supporter ces architectures est cependant toujours là.

Pour les personnes manipulant régulièrement des partitions NTFS (Windows), le noyau 7.1 représente aussi une avancée importante, note Phoronix. Un nouveau pilote s’occupe de ce système de fichiers propre à Microsoft, avec à la clé de meilleures performances, le support complet en lecture/écriture et la prise en charge d’un plus grand nombre de fonctions.

Comme toujours avec les nouvelles versions du noyau, la mise à jour dépendra de la distribution utilisée. Certaines – particulièrement en rolling release – peuvent les mettre rapidement à disposition, quand d’autres – en release classique – attendent le plus souvent leur mouture majeure suivante pour introduire ce type de changement.

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☕️ Le noyau Linux 7.1 se dote d’un nouveau pilote NTFS plus performant



Nouvelle version pour le noyau Linux, qui présente comme d’habitude une série d’améliorations dans le support matériel. Côté AMD par exemple, le pilote amd-pstate prend maintenant en compte Dynamic EPP (Energy Performance Preference), qui permet de basculer automatiquement entre les profils énergétiques. Par exemple, un portable peut être sur Performances quand il est raccordé et basculer automatiquement sur Équilibré quand il est sur batterie.

Du côté d’Intel, FRED (Flexible Return and Event Delivery) est désormais activé par défaut. La technologie (qui a commencé à être intégrée dans le noyau 6.9), rend les transferts entre niveaux de privilège du processeur plus rapides. Les gains sont plus sensibles dans les charges lourdes, comme la production audio. FRED devrait également être présent dans les futurs processeurs Zen 6.

Photographie de Long Ma pour Unsplash
Long Ma pour Unsplash

On trouve également plusieurs améliorations diverses notables. Par exemple, le noyau 7.1 corrige le problème avec la partie audio du Steam Deck en version OLED, ce qui ouvre la console portable à d’autres systèmes. Les disques exFAT reçoivent une amélioration importante avec l’arrivée de la pré-allocation pour revendiquer des espaces contigus lors des opérations, réduisant drastiquement la fragmentation.

Le noyau 7.1 fait également l’objet de nombreuses petites opérations de ménage, supprimant d’anciens pans de code, liés surtout à d’anciens matériels et protocoles. 140 000 lignes de code ont ainsi disparu. Comme le signale notamment 9to5Linux, le code lié à la plateforme i486 commence à être supprimé, les options de compilation pour les sous-architectures M486, M486SX et ELAN ayant disparu. Le code permettant de supporter ces architectures est cependant toujours là.

Pour les personnes manipulant régulièrement des partitions NTFS (Windows), le noyau 7.1 représente aussi une avancée importante, note Phoronix. Un nouveau pilote s’occupe de ce système de fichiers propre à Microsoft, avec à la clé de meilleures performances, le support complet en lecture/écriture et la prise en charge d’un plus grand nombre de fonctions.

Comme toujours avec les nouvelles versions du noyau, la mise à jour dépendra de la distribution utilisée. Certaines – particulièrement en rolling release – peuvent les mettre rapidement à disposition, quand d’autres – en release classique – attendent le plus souvent leur mouture majeure suivante pour introduire ce type de changement.

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Aperçu de Siri AI sur iOS 27 : Apple a-t-elle sauvé le soldat Siri ?

Désolé, je ne comprends pas
Aperçu de Siri AI sur iOS 27 : Apple a-t-elle sauvé le soldat Siri ?

Pendant des années, Siri a été le vilain petit canard des assistants vocaux. Peu fiable et franchement limité, le service d’Apple faisait déjà pâle figure face à une concurrence bien plus affûtée, notamment chez Amazon et Google. L’avènement de l’IA générative et le retard pris par le constructeur californien dans ce domaine n’ont rien arrangé. Il fallait un électrochoc pour réveiller la cervelle de Siri… et si c’était finalement arrivé ?

Siri AI est-il enfin à la hauteur des autres assistants IA ? Il est encore un peu tôt pour répondre à cette question, mais il faut reconnaitre que le nouveau Siri d’iOS 27 met un taquet ou deux à son prédécesseur dans tous les domaines. Premier aperçu.

Qui dit nouveau Siri dit aussi nouvelle interface. En 2024, Apple avait déjà modifié le design de son assistant, avec un effet de halo arc-en-ciel sur les bords de l’iPhone. Malheureusement, il ne s’agissait que d’un changement cosmétique : le Siri 2.0 promis cette année-là durant la WWDC ne s’est jamais matérialisé. Histoire d’effacer cet affront, le constructeur change donc de nouveau de braquet avec un assistant qui exploite la Dynamic Island de l’iPhone.

Un assistant moins po-pomme

Siri s’active toujours de la même manière : appui prolongé sur le bouton d’allumage du smartphone ou requête vocale (dire « Dis Siri » ou simplement « Siri »). Le moteur Spotlight, qu’on affiche d’un geste de balayage vers le bas, permet désormais d’écrire ou de parler à Siri, en plus de ses fonctions habituelles de recherche locale et en ligne.

Siri AI carbure avec de nouveaux modèles de langage, développés par Apple avec l’aide de modèles Gemini de Google. Il gagne donc des capacités conversationnelles que l’ancien Siri était tout simplement incapable d’offrir. Petite surprise, il est déjà possible de converser en français et de recevoir des réponses en français dans l’application. C’est le cas aussi en espagnol et en allemand (et dans les autres langues prises en charge par Siri).

Le support du français reste cependant compliqué. Non pas que le charmant accent anglais de Siri soit un problème, mais la compréhension de l’assistant retombe souvent sur sa langue natale, ou alors il propose une traduction. Passer Siri en français dans les réglages iOS le fait basculer dans son ancienne version. Apple a promis la prise en charge de langues supplémentaires. En revanche, il est tout à fait possible de saisir des questions en français avec l’aide du clavier virtuel. Les réponses écrites de Siri seront dès lors en français… la plupart du temps. Il lui arrive de retourner vers l’anglais.

Siri sait faire la conversation : une simple demande sur la météo peut ainsi dériver sur des considérations estivales. Parler de la pluie et du beau temps avec votre iPhone : si vous en rêviez, vous serez servi.

Sur les questions d’actualité, Siri AI est autrement plus outillé que son prédécesseur qui se contentait en règle générale de jeter à l’utilisateur quelques liens en pâture. Les réponses sont détaillées et sourcées (les liens vers les sources gagneraient cependant à être plus visibles), elles s’accompagnent aussi de visuels si nécessaire.

Il reste tout de même quelques bizarreries : lors d’une recherche de billets pour un concert, l’assistant a ainsi demandé dans quelle ville j’habitais, alors qu’il possède cette information – il l’a d’ailleurs trouvée sans problème après une relance. Il lui est aussi arrivé de ne pas pouvoir ouvrir le lien vers un site de billetterie, alors qu’il le proposait explicitement. De petits bugs qu’on mettra sur le compte de la bêta.

Tout cela est bel et bon, mais on ne saurait se contenter de ça : tous les chatbots sont capables de discuter et de rechercher des informations sur le web depuis des années. S’il ne s’agissait que de cela, ce nouveau Siri marquerait certes une avancée considérable par rapport à son prédécesseur, mais ça ne suffirait pas. Apple a cependant ajouté de très intéressantes fonctions qui confèrent à l’assistant des capacités de compréhension du contexte personnel.

Siri peut aller piocher des informations dans Mail, Messages ou dans la photothèque. On peut combiner tout cela avec des informations provenant d’internet. La conversation ci-dessous mêle une recherche sur un voyage récent à Paris pour un mariage, et des considérations sur la météo locale.

Ah mais oui c’est vrai ! Merci Siri.

Quand le contexte personnel fonctionne, c’est épatant, presque magique. Mais il arrive que Siri s’emmêle un peu les pinceaux. En demandant d’afficher une photo de mon chat Houdini prise à Lyon, l’assistant m’assure qu’il ne peut rien pour moi : il ne trouve aucune image correspondante. L’animal est pourtant très présent dans la photothèque (et dûment reconnu comme tel par l’app Photos), son passage à Lyon ayant été documenté comme il se doit avec plus d’une centaine de photos pour en témoigner.

Dans sa forme actuelle, Siri AI peut aussi provoquer quelques frustrations. Il sait retourner des détails précis dans une conversation Messages, par exemple les derniers jeux discutés avec un correspondant. Mais il renvoie une erreur au moment d’envoyer un simple lien. On mettra ça sur le compte de la jeunesse.

Tout sur l’écran

Siri peut également comprendre ce qu’il y a sur l’écran de l’iPhone. L’utilisateur est en mesure de poser des questions sur du contenu affiché à l’écran. On peut ainsi lui demander de résumer les avis laissés par des consommateurs sur une page produit d’Amazon, ou d’en dire plus sur un film à partir du site Rotten Tomatoes ou Ecran Large (ou d’autres). Il sait aussi résumer un article à partir d’une page web.

L’assistant est non seulement en mesure de « comprendre » ce qui se trouve sur l’écran de l’utilisateur, il peut aussi agir dans des applications sans avoir à les ouvrir. Dans l’exemple ci-dessous, on demande à Siri les ingrédients nécessaires pour un plat débattu dans une conversation Messages, puis de les intégrer dans la liste de courses de l’app Rappels. Il faut parfois s’y reprendre à deux fois pour que Siri s’exécute correctement, mais au bout du compte il parvient sans trop de mal à s’exécuter.

Dans certains cas, Siri est bien dépourvu. Il ne pourra pas ajouter dans l’app Photos une image affichée dans Google, et encore moins éditer l’image en question. En revanche, on peut lui demander une modification directement dans l’application ; certes, il se contente de proposer l’outil nécessaire, pas de faire la manipulation au complet, mais c’est un début.

En plus des autres méthodes d’interaction déjà citées plus haut, Siri se trouve aussi une nouvelle place au sein d’iOS : dans le menu contextuel (« Ask Siri »). Il suffit d’afficher ce menu sur n’importe quel fichier pour poser des questions à son sujet. L’assistant peut donner des renseignements sur un document, mais il ne sait pas accéder au contenu dudit document. Le volume de texte qu’on peut coller dans la fenêtre de l’assistant est manifestement limité à pas grand-chose, il retourne souvent une fin de non-recevoir.

Apple propose aux développeurs d’optimiser (voire d’adapter) leurs applications pour Siri, pour faire en sorte que l’assistant accède non seulement aux informations contenues dans les apps, mais aussi à leurs fonctions. Cela passe par les App Intents, un framework lancé en 2022 avec iOS 16. Leur importance a augmenté avec Apple Intelligence en 2025, et encore plus maintenant que Siri est finalement en mesure d’en faire quelque chose de pertinent.

Les apps compatibles peuvent déclarer des actions (« créer une note », « ajoute une tâche »…), des entités (« note », « projet », « document »…), des paramètres et des résultats. L’idée générale est que le développeur décrit ce que son app sait faire, ce qui permet au système d’invoquer ces actions depuis différents endroits, comme Spotlight, Raccourcis, ou Siri donc.

Avec Siri AI, les App Intents prennent du galon : elles deviennent « la fondation pour intégrer une app dans Siri et Apple Intelligence », explique Dan Niemeyer, ingénieur logiciel chez Apple. Ils sont maintenant une couche d’abstraction universelle entre les apps et l’IA, qui permet d’échanger des informations et des actions entre applications : ainsi armé, Siri doit être capable de récupérer une information dans une application, la transmettre à une autre, puis déclencher une action.

À l’heure actuelle, cela fonctionne surtout avec les applications natives. Siri rencontre bien plus de difficultés à communiquer avec les apps tierces compatibles App Intents, à l’image de Drafts. Les développeurs vont avoir un été studieux pour intégrer les nouveautés du framework.

Siri, une app comme une autre

Apple a longtemps résisté à l’idée d’un chatbot Siri. « [Nous] ne voulons pas envoyer les utilisateurs vers une sorte d’interface de chat pour accomplir des tâches », expliquait l’an dernier Craig Federighi, le grand patron du logiciel chez Apple, à Tom’s Guide. Et pourtant, iOS 27 inaugure bien une app dédiée à Siri, qui permet de discuter avec l’assistant exactement comme dans l’app ChatGPT ou Claude.

Droit dans ses bottes, le même Federighi a affirmé durant la WWDC 2026 qu’Apple ne considérait pas Siri « comme un chatbot distinct, un endroit isolé où l’on va discuter, mais plutôt comme un outil conversationnel intégré à l’expérience ». Mais peu importe la manière dont le constructeur coupe les cheveux en quatre : cette app sera un point d’entrée plus naturel pour tous les utilisateurs habitués au mode de fonctionnement des chatbots.

Son principal intérêt est d’y retrouver l’historique des conversations, avec la possibilité de reprendre une discussion commencée en vocal ou par texte. L’utilisateur peut y épingler ses conversations les plus utiles, faire une recherche, afficher l’historique sous forme de liste classique ou de cartes. On peut également renommer ou supprimer une conversation. Les réglages de l’application permettent d’automatiser la suppression des discussions : 30 jours, un an, ou garder pour toujours.

Le bonnet d’âne des assistants peut-il se transformer en premier de la classe ? C’est encore un peu tôt pour le dire, mais pour la première fois depuis très, très longtemps, Siri donne enfin envie de s’en servir. Et ça, c’est déjà un sacré changement ! Malgré un statut de bêta (la prudence s’impose), les possibilités de ce nouveau Siri ouvrent des horizons inconnus du Siri actuel. Pas tellement pour la capacité de converser sur tout et sur rien – une sacrée évolution par rapport à ce que l’on connaissait jusqu’à aujourd’hui –, mais surtout pour la compréhension du contexte personnel et le fonctionnement main dans la main avec les apps.

Là où Claude ou ChatGPT en sont réduits à demander la permission de se connecter à des apps tierces et multiplient les passerelles et autres modules d’extension, Apple a un accès privilégié à ces mécanismes internes. Ce ne sera pas une nouveauté pour les utilisateurs de Gemini sur Android, mais demander à Siri AI une information précise échangée par email ou dans une discussion Messages, et obtenir la réponse correcte a quelque chose d’ébouriffant pour l’assistant d’Apple !

Le plus dur maintenant sera de convaincre les utilisateurs échaudés que son assistant n’est plus une blague, une réputation qu’il se traîne depuis quasiment ses débuts, en 2011. En faisant appel à Google pour développer de nouveaux modèles IA, Apple a peut-être perdu en indépendance, mais le saut qualitatif est générationnel. Le Siri promis en 2024 a mis du temps pour nous parvenir, il semble bel et bien arrivé.

Et en Europe ?

Siri AI sera disponible sur tous les appareils compatibles avec Apple Intelligence, ce qui limite déjà fortement le nombre d’utilisateurs concernés. Pour les smartphones, la configuration minimale est un iPhone 15 Pro. Pour le reste, Siri AI est pris en charge par l’iPad mini (A17 Pro), les iPad et Mac avec puce Apple (M1 minimum), ainsi que le MacBook Neo.

En ce qui concerne les utilisateurs européens d’iPhone et d’iPad, l’attente risque d’être très longue : Apple a très publiquement mis sur la place publique ses désaccords avec l’Union européenne sur le DMA (règlement sur les marchés numériques). De fait, Siri AI ne sera pas proposé sur iOS ni iPadOS avant que les deux parties trouvent un compromis. Difficile au vu de leurs relations exécrables.

En revanche, le nouvel assistant sera bien proposé sur Mac et l’Apple Watch (connectée à un iPhone compatible, même si ce dernier ne propose pas Siri AI ! Comprenne qui pourra). Ces deux gammes ne sont pas des contrôleurs d’accès au sens du DMA.

Autant dire que le « vieux » Siri et ses réponses à côté de la plaque resteront le quotidien de bon nombre d’utilisateurs.

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Aperçu de Siri AI sur iOS 27 : Apple a-t-elle sauvé le soldat Siri ?

Désolé, je ne comprends pas
Aperçu de Siri AI sur iOS 27 : Apple a-t-elle sauvé le soldat Siri ?

Pendant des années, Siri a été le vilain petit canard des assistants vocaux. Peu fiable et franchement limité, le service d’Apple faisait déjà pâle figure face à une concurrence bien plus affûtée, notamment chez Amazon et Google. L’avènement de l’IA générative et le retard pris par le constructeur californien dans ce domaine n’ont rien arrangé. Il fallait un électrochoc pour réveiller la cervelle de Siri… et si c’était finalement arrivé ?

Siri AI est-il enfin à la hauteur des autres assistants IA ? Il est encore un peu tôt pour répondre à cette question, mais il faut reconnaitre que le nouveau Siri d’iOS 27 met un taquet ou deux à son prédécesseur dans tous les domaines. Premier aperçu.

Qui dit nouveau Siri dit aussi nouvelle interface. En 2024, Apple avait déjà modifié le design de son assistant, avec un effet de halo arc-en-ciel sur les bords de l’iPhone. Malheureusement, il ne s’agissait que d’un changement cosmétique : le Siri 2.0 promis cette année-là durant la WWDC ne s’est jamais matérialisé. Histoire d’effacer cet affront, le constructeur change donc de nouveau de braquet avec un assistant qui exploite la Dynamic Island de l’iPhone.

Un assistant moins po-pomme

Siri s’active toujours de la même manière : appui prolongé sur le bouton d’allumage du smartphone ou requête vocale (dire « Dis Siri » ou simplement « Siri »). Le moteur Spotlight, qu’on affiche d’un geste de balayage vers le bas, permet désormais d’écrire ou de parler à Siri, en plus de ses fonctions habituelles de recherche locale et en ligne.

Siri AI carbure avec de nouveaux modèles de langage, développés par Apple avec l’aide de modèles Gemini de Google. Il gagne donc des capacités conversationnelles que l’ancien Siri était tout simplement incapable d’offrir. Petite surprise, il est déjà possible de converser en français et de recevoir des réponses en français dans l’application. C’est le cas aussi en espagnol et en allemand (et dans les autres langues prises en charge par Siri).

Le support du français reste cependant compliqué. Non pas que le charmant accent anglais de Siri soit un problème, mais la compréhension de l’assistant retombe souvent sur sa langue natale, ou alors il propose une traduction. Passer Siri en français dans les réglages iOS le fait basculer dans son ancienne version. Apple a promis la prise en charge de langues supplémentaires. En revanche, il est tout à fait possible de saisir des questions en français avec l’aide du clavier virtuel. Les réponses écrites de Siri seront dès lors en français… la plupart du temps. Il lui arrive de retourner vers l’anglais.


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