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Mais que se passe-t-il avec l’application WhatsApp boursoufflée sur Windows ?

Bain d'huile
Mais que se passe-t-il avec l’application WhatsApp boursoufflée sur Windows ?

WhatsApp est la messagerie instantanée la plus utilisée au monde après Messenger, les deux appartenant à Meta. Le service possède plusieurs applications, dont deux « desktop » pour Windows et macOS. La différence de traitement est pourtant énorme.

L’histoire de la version Windows du client WhatsApp se découpe en trois phases :

  • Jusqu’en 2023 : la première version, essentiellement le service web encapsulé dans une application Electron, qui embarquait également tout le moteur Chromium pour le rendu
  • De fin 2022 à 2025 : nouvelle version, native et utilisant UWP (Universal Windows Platform). Particulièrement légère et rapide
  • Depuis 2025 : version en date, basée sur WebView2, donc retour à une encapsulation web

Depuis cette dernière mouture, les critiques n’ont pas manqué. Alors que la version native était célébrée pour ses performances, la nouvelle retourne à un rendu web, avec la consommation des ressources qui l’accompagnent.

Pluie de critiques

Si le grand public se « déplace » rarement pour commenter les applications du quotidien, il en va autrement de la presse spécialisée. Windows Latest s’est largement étendu sur le sujet dès novembre 2025, critiquant l’appétit vorace en ressources : 300 Mo de mémoire sur l’écran de connexion, en moyenne 1,2 Go en discutant, et jusqu’à 2 voire 3 Go en utilisation intensive. Nous avons nous-mêmes constaté que l’application pouvait dépasser ces 3 Go, notamment quand on ouvre le panneau des médias échangés dans une longue conversation. Dans ce cas, il n’est pas rare que l’occupation CPU grimpe en flèche, entrainant des ralentissements sur le reste du système.

Fin mai, IntraBlog publiait un billet allant dans le même sens, notant ici encore la forte consommation des ressources. Le site signalait également la multiplication des processus en arrière-plan, un manque fréquent de réactivité et des problèmes de fiabilité, particulièrement dans la synchronisation. Même chose chez Digital Trends, où la critique était sévère fin avril. Même John Grubber, habitué des informations Apple sur son blog Daring Fireball, n’hésitait pas à dire fin 2025 que la nouvelle application était « merdique ».

Sur Reddit, même combat. Les plaintes sont nombreuses, la plupart soulignant la consommation excessive de ressources et la lenteur générale. Plusieurs affirment avoir basculé sur la version web, la mouture desktop n’apportant plus rien. D’autres évoquent des problèmes fréquents de déconnexion, et d’autres encore recommandent d’ouvrir la version web et de passer par l’installation d’application web de Chrome (ou d’un autre navigateur Chromium).

Silence de Meta et pression de Microsoft

On peut comprendre pourquoi Meta s’est orientée vers ces technologies. L’utilisation d’une version web réclame moins de ressources de développement, puisqu’il s’agit dans les grandes lignes de reprendre l’existant. Contrairement à la première version qui utilisait Electron, la dernière se sert de WebView2, une vue web dérivée d’Edge. Techniquement, cette application devrait donc être plus légère, notamment car il n’est plus nécessaire d’embarquer tout le moteur Chromium. En pratique, le client WhatsApp semble renvoyer plusieurs années dans le passé.

Interrogée par plusieurs médias sur le sujet, Meta n’a pourtant jamais répondu. En novembre 2025, certains y voyaient d’ailleurs le signe d’une bascule : l’âge du code natif était-il révolu ?

Pourtant, si le sujet refait intensément parler aujourd’hui, c’est parce que Microsoft semble avoir changé complètement de braquet. À la dernière conférence Build, l’éditeur a largement appuyé sur le code natif et l’utilisation de son framework WinUI. Une équipe est actuellement chargée de développer de nouvelles applications internes, dont le code a été confirmé comme natif. Des éléments actuellement en React Native, dont le menu Démarrer, vont également être réécrits en code natif.

Concrètement, pour les développeurs tiers, le message de Microsoft a été inhabituellement direct : WinUI n’est pas une expérience en attente d’être remplacée, ni un pont technologique avant la prochaine grande unification : c’est désormais la plateforme de production native pour les apps Windows modernes. L’entreprise en est même jusqu’à parler de « web app slop ».

Cette nouvelle insistance de Microsoft et la pression des utilisateurs seront-elles suffisantes pour faire changer d’avis Meta ? Pour l’instant, WhatsApp reste en zone grise. Mais il est probable que cette version WebView2 ait été conçue pour des questions de coûts. En attendant, la version Mac reste native, avec des performances sans commune mesure.

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Mais que se passe-t-il avec l’application WhatsApp boursoufflée sur Windows ?

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Mais que se passe-t-il avec l’application WhatsApp boursoufflée sur Windows ?

WhatsApp est la messagerie instantanée la plus utilisée au monde après Messenger, les deux appartenant à Meta. Le service possède plusieurs applications, dont deux « desktop » pour Windows et macOS. La différence de traitement est pourtant énorme.

L’histoire de la version Windows du client WhatsApp se découpe en trois phases :

  • Jusqu’en 2023 : la première version, essentiellement le service web encapsulé dans une application Electron, qui embarquait également tout le moteur Chromium pour le rendu
  • De fin 2022 à 2025 : nouvelle version, native et utilisant UWP (Universal Windows Platform). Particulièrement légère et rapide
  • Depuis 2025 : version en date, basée sur WebView2, donc retour à une encapsulation web

Depuis cette dernière mouture, les critiques n’ont pas manqué. Alors que la version native était célébrée pour ses performances, la nouvelle retourne à un rendu web, avec la consommation des ressources qui l’accompagnent.

Pluie de critiques

Si le grand public se « déplace » rarement pour commenter les applications du quotidien, il en va autrement de la presse spécialisée. Windows Latest s’est largement étendu sur le sujet dès novembre 2025, critiquant l’appétit vorace en ressources : 300 Mo de mémoire sur l’écran de connexion, en moyenne 1,2 Go en discutant, et jusqu’à 2 voire 3 Go en utilisation intensive. Nous avons nous-mêmes constaté que l’application pouvait dépasser ces 3 Go, notamment quand on ouvre le panneau des médias échangés dans une longue conversation. Dans ce cas, il n’est pas rare que l’occupation CPU grimpe en flèche, entrainant des ralentissements sur le reste du système.

Fin mai, IntraBlog publiait un billet allant dans le même sens, notant ici encore la forte consommation des ressources. Le site signalait également la multiplication des processus en arrière-plan, un manque fréquent de réactivité et des problèmes de fiabilité, particulièrement dans la synchronisation. Même chose chez Digital Trends, où la critique était sévère fin avril. Même John Grubber, habitué des informations Apple sur son blog Daring Fireball, n’hésitait pas à dire fin 2025 que la nouvelle application était « merdique ».

Sur Reddit, même combat. Les plaintes sont nombreuses, la plupart soulignant la consommation excessive de ressources et la lenteur générale. Plusieurs affirment avoir basculé sur la version web, la mouture desktop n’apportant plus rien. D’autres évoquent des problèmes fréquents de déconnexion, et d’autres encore recommandent d’ouvrir la version web et de passer par l’installation d’application web de Chrome (ou d’un autre navigateur Chromium).

Silence de Meta et pression de Microsoft

On peut comprendre pourquoi Meta s’est orientée vers ces technologies. L’utilisation d’une version web réclame moins de ressources de développement, puisqu’il s’agit dans les grandes lignes de reprendre l’existant. Contrairement à la première version qui utilisait Electron, la dernière se sert de WebView2, une vue web dérivée d’Edge. Techniquement, cette application devrait donc être plus légère, notamment car il n’est plus nécessaire d’embarquer tout le moteur Chromium. En pratique, le client WhatsApp semble renvoyer plusieurs années dans le passé.

Interrogée par plusieurs médias sur le sujet, Meta n’a pourtant jamais répondu. En novembre 2025, certains y voyaient d’ailleurs le signe d’une bascule : l’âge du code natif était-il révolu ?

Pourtant, si le sujet refait intensément parler aujourd’hui, c’est parce que Microsoft semble avoir changé complètement de braquet. À la dernière conférence Build, l’éditeur a largement appuyé sur le code natif et l’utilisation de son framework WinUI. Une équipe est actuellement chargée de développer de nouvelles applications internes, dont le code a été confirmé comme natif. Des éléments actuellement en React Native, dont le menu Démarrer, vont également être réécrits en code natif.

Concrètement, pour les développeurs tiers, le message de Microsoft a été inhabituellement direct : WinUI n’est pas une expérience en attente d’être remplacée, ni un pont technologique avant la prochaine grande unification : c’est désormais la plateforme de production native pour les apps Windows modernes. L’entreprise en est même jusqu’à parler de « web app slop ».

Cette nouvelle insistance de Microsoft et la pression des utilisateurs seront-elles suffisantes pour faire changer d’avis Meta ? Pour l’instant, WhatsApp reste en zone grise. Mais il est probable que cette version WebView2 ait été conçue pour des questions de coûts. En attendant, la version Mac reste native, avec des performances sans commune mesure.

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