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Dans l’ombre de Mythos et Fable ressuscités, la Chine progresse rapidement

La vie trouve toujours un chemin
Dans l’ombre de Mythos et Fable ressuscités, la Chine progresse rapidement

Anthropic l’a annoncé le 30 juin : Mythos 5 est de retour et Fable 5 à partir de ce 1ᵉʳ juillet. L’entreprise s’explique dans un billet, mais elle a perdu un temps précieux face à la Chine et ses modèles à poids ouvert. L’image d’Anthropic est également entachée par des rumeurs de surveillance d’utilisateurs chinois.

Petit rappel des faits sur les dernières semaines. Le 9 juin 2026, Anthropic lance Claude Fable 5 (version publique de son architecture Mythos, avec garde-fous). Mythos 5 (version sans ces garde-fous) reste soumis à un accès via son programme Glasswing, réservé à des organisations vérifiées.

Trois jours plus tard, le 12 juin, le Département du Commerce, par l’intermédiaire du secrétaire Howard Lutnick, envoie à Anthropic une directive de contrôle des exportations exigeant la suspension de tout accès à Fable 5 et Mythos 5 pour tout ressortissant étranger, où qu’il se trouve dans le monde, y compris les employés étrangers d’Anthropic. Techniquement incapable de filtrer les utilisateurs par nationalité en temps réel, Anthropic coupe l’accès aux deux modèles pour l’ensemble de ses clients, sur Claude.ai, l’API, AWS Bedrock, Google Cloud et Microsoft Foundry.

Le 26 juin, le gouvernement autorise le rétablissement de Mythos 5 pour environ 100 organisations vérifiées, centrées sur les infrastructures critiques et la cyberdéfense. Fable 5, la version grand public, reste hors service. Désormais, les modèles sont de retour, dans la même situation qu’avant le blocage imposé par Washington. Anthropic a cependant perdu un temps précieux et la situation reste floue.

Une relation complexe avec la Maison-Blanche

Les raisons qui ont poussé la Maison-Blanche ne sont pas entièrement claires aujourd’hui. Selon le propre billet d’Anthropic, la lettre reçue ne fournissait pas de détails précis sur la préoccupation de sécurité nationale, mais l’entreprise a compris que le gouvernement avait eu connaissance d’une méthode permettant de contourner, ou de « jailbreaker », Fable 5. Ce qui revenait presque à dire que l’on pouvait obtenir Mythos facilement. La technique en question consistait, selon Anthropic, à demander au modèle de lire une base de code spécifique et d’en corriger les failles logicielles.

Bien que certaines rumeurs aient évoqué un modèle si puissant qu’il avait fait tomber les défenses de la NSA, il est difficile d’établir le sérieux de ces bruits de couloir. Anthropic, dans tous les cas, a vigoureusement contesté la proportionnalité de la mesure. L’entreprise a ainsi affirmé que le niveau de capacité démontré était largement disponible chez d’autres fournisseurs, y compris GPT-5.5 d’OpenAI. En outre, les tests menés avant le lancement, pendant des milliers d’heures avec le gouvernement américain, l’AISI britannique et des tiers, n’avaient identifié aucun jailbreak universel.

Pour Anthropic, cela revient à dire qu’un contournement spécifique et non-universel, permettant d’obtenir dans un cas précis des informations de type « recherche de vulnérabilité », a suffi à déclencher le retrait mondial de deux modèles commerciaux déployés auprès de centaines de millions d’utilisateurs.


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Claude Sonnet 5 : plus agentique, plus malin et bientôt plus cher

Un Sonnet, pas une Fable
Claude Sonnet 5 : plus agentique, plus malin et bientôt plus cher

Anthropic a dévoilé une mise à jour importante pour son modèle « milieu de gamme » Sonnet, désormais proposé en version 5. Il gagne en capacités agentiques et il est proposé avec un rabais jusqu’à la fin de l’été.

Anthropic décline ses différents modèles en trois familles principales : Haiku, le plus rapide et le plus économique ; Sonnet, le polyvalent qui vise le meilleur compromis prix/vitesse/intelligence ; et Opus, le haut de gamme et donc, le plus cher. Le labo IA a également lancé Mythos, son modèle expérimental le plus avancé, dont la version « grand public », Fable, a été temporairement bloquée par l’administration Trump jusqu’au 30 juin (on y reviendra dans un autre article).

En attendant que Fable puisse faire l’objet d’un déploiement commercial à plus grande échelle, Anthropic a entrepris d’améliorer Sonnet qui passe de la version 4.6 à la 5 directement, probablement pour se caler sur la nomenclature des nouveaux modèles. Sonnet 5 est censé mieux gérer les tâches dites « agentiques » : planifier une suite d’actions, utiliser un navigateur, manipuler un terminal, écrire ou corriger du code, vérifier son propre travail, poursuivre une tâche sans s’arrêter trop tôt.

L’entreprise affirme que cette nouvelle version de Sonnet réduit l’écart avec Opus 4.8, le modèle supérieur actuel. Ce dernier se montre toujours plus performant que son petit frère comme le montrent les benchmarks d’Anthropic, que ce soit sur le code agentique (63,2 % sur SWE-bench Pro, contre 69,2 % pour Opus 4.8 par exemple). Cela n’en reste pas moins un gain substantiel par rapport à Sonnet 4.6, sur tous les plans.

Un rabais estival avant la douloureuse

Anthropic insiste beaucoup sur la partie prix : Sonnet 5 revient à 3 dollars par million de tokens en entrée et 15 $/M en sortie. C’est le même tarif que Sonnet 4.6, mais il y a un mais. Le modèle reprend le tokenizer inauguré par Opus 4.7 qui fait consommer davantage de tokens au modèle. Anthropic admet que Sonnet 5 peut brûler jusqu’à 35 % de tokens supplémentaires pour un même texte.

Résultat : utiliser le nouveau modèle Sonnet va coûter plus cher. Pour faire passer la pilule, Anthropic offre généreusement un rabais sur le token (2 $/M en entrée, 10 $/M en sortie), mais… jusqu’au 31 août. Opus 4.8 est toujours le plus onéreux, à 5 $/M en entrée, et 25 $/M en sortie.

Sur le plan de la sécurité, Anthropic affirme que les hallucinations de Sonnet 5 sont moins fréquentes. Le modèle est aussi présenté comme plus résistant que Sonnet 4.6 aux injections de prompts et à certaines requêtes malveillantes. La société reconnait néanmoins que sur certains tests de comportement indésirable, Opus 4.8 lui reste supérieur, tout comme (évidemment, pourrait-on dire) Mythos Preview.

Puisqu’on parle du champion toutes catégories de la cybersécurité, restons encore un peu sur le sujet. Sonnet 5 n’a pas été entraîné pour ce genre de tâches, il est donc beaucoup moins capable qu’Opus 4.8 ou Mythos 5. Anthropic l’a doté de garde-fous activés par défaut, mais qui restent moins stricts que ceux de Fable 5. « [Sonnet 5] peut effectuer certaines tâches de cybersécurité courantes et non nuisibles », explique l’entreprise, mais ses performances en matière de développement d’outils exploitant des vulnérabilités sont « largement inférieures » à celles des deux modèles hauts de gamme.

Sonnet 5 devient le modèle par défaut pour les utilisateurs gratuits et les abonnés Pro. Il est aussi disponible pour les clients Max, Team et Enterprise, ainsi que dans Claude Code et pour l’API.

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En attendant que Fable puisse faire l’objet d’un déploiement commercial à plus grande échelle, Anthropic a entrepris d’améliorer Sonnet qui passe de la version 4.6 à la 5 directement, probablement pour se caler sur la nomenclature des nouveaux modèles. Sonnet 5 est censé mieux gérer les tâches dites « agentiques » : planifier une suite d’actions, utiliser un navigateur, manipuler un terminal, écrire ou corriger du code, vérifier son propre travail, poursuivre une tâche sans s’arrêter trop tôt.

L’entreprise affirme que cette nouvelle version de Sonnet réduit l’écart avec Opus 4.8, le modèle supérieur actuel. Ce dernier se montre toujours plus performant que son petit frère comme le montrent les benchmarks d’Anthropic, que ce soit sur le code agentique (63,2 % sur SWE-bench Pro, contre 69,2 % pour Opus 4.8 par exemple). Cela n’en reste pas moins un gain substantiel par rapport à Sonnet 4.6, sur tous les plans.

Un rabais estival avant la douloureuse

Anthropic insiste beaucoup sur la partie prix : Sonnet 5 revient à 3 dollars par million de tokens en entrée et 15 $/M en sortie. C’est le même tarif que Sonnet 4.6, mais il y a un mais. Le modèle reprend le tokenizer inauguré par Opus 4.7 qui fait consommer davantage de tokens au modèle. Anthropic admet que Sonnet 5 peut brûler jusqu’à 35 % de tokens supplémentaires pour un même texte.

Résultat : utiliser le nouveau modèle Sonnet va coûter plus cher. Pour faire passer la pilule, Anthropic offre généreusement un rabais sur le token (2 $/M en entrée, 10 $/M en sortie), mais… jusqu’au 31 août. Opus 4.8 est toujours le plus onéreux, à 5 $/M en entrée, et 25 $/M en sortie.

Sur le plan de la sécurité, Anthropic affirme que les hallucinations de Sonnet 5 sont moins fréquentes. Le modèle est aussi présenté comme plus résistant que Sonnet 4.6 aux injections de prompts et à certaines requêtes malveillantes. La société reconnait néanmoins que sur certains tests de comportement indésirable, Opus 4.8 lui reste supérieur, tout comme (évidemment, pourrait-on dire) Mythos Preview.

Puisqu’on parle du champion toutes catégories de la cybersécurité, restons encore un peu sur le sujet. Sonnet 5 n’a pas été entraîné pour ce genre de tâches, il est donc beaucoup moins capable qu’Opus 4.8 ou Mythos 5. Anthropic l’a doté de garde-fous activés par défaut, mais qui restent moins stricts que ceux de Fable 5. « [Sonnet 5] peut effectuer certaines tâches de cybersécurité courantes et non nuisibles », explique l’entreprise, mais ses performances en matière de développement d’outils exploitant des vulnérabilités sont « largement inférieures » à celles des deux modèles hauts de gamme.

Sonnet 5 devient le modèle par défaut pour les utilisateurs gratuits et les abonnés Pro. Il est aussi disponible pour les clients Max, Team et Enterprise, ainsi que dans Claude Code et pour l’API.

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