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Un eurodéputé membre de la commission d’enquête sur Pegasus a été espionné par le logiciel

Si on ne cherche pas, on ne détecte pas
Un eurodéputé membre de la commission d’enquête sur Pegasus a été espionné par le logiciel

Les chercheurs du Citizen Lab ont pu montrer que l’iPhone de l’ancien eurodéputé grec Stelios Kouloglou a été infecté par le logiciel espion alors qu’il participait à la commission d’enquête qui enquêtait sur Pegasus.

Stelios Kouloglou a été député européen pendant 9 ans, de 2015 à 2024. En analysant son smartphone, les chercheurs du Citizen Lab ont pu constater que celui-ci a été infecté alors qu’il participait, en tant que suppléant, à la commission d’enquête montée en 2022 par le parlement européen. Elle a été créée pour faire la lumière « sur les allégations de violation ou de mauvaise administration dans l’application du droit de l’Union européenne en ce qui concerne l’utilisation de Pegasus et de logiciels de surveillance équivalents ».

Une infection en pleine commission d’enquête

Dans un billet de blog, le Citizen Lab de l’Université de Toronto l’affirme : « Nous avons établi avec un haut degré de certitude que son appareil a été infecté par le logiciel espion Pegasus le 21 octobre 2022 ou aux alentours de cette date, puis à nouveau les 6 et 7 mars 2023 ». Les chercheurs ont retrouvé les traces de l’utilisation du réseau mobile par un processus de Pegasus le 21 octobre 2022. Le smartphone, qui tournait avec la version 15.5 d’ iOS, aurait été piraté à ce moment-là à l’aide de l’exploit zéro clic PWNYOURHOME. Cette attaque a été bloquée officiellement par Apple depuis une version plus récente du système d’exploitation de l’iPhone (iOS 16.3.1).

Les chercheurs du Citizen Lab expliquent avoir aussi constaté une activité liée à Pegasus sur l’appareil du député européen entre le 6 mars 2023 à 09 h 49 et le 7 mars 2023 à 07 h 30. Cela montre que le logiciel espion a bien été utilisé sur l’appareil de Stelios Kouloglou sans pour autant en conclure que ça soit la seule activité du logiciel sur le smartphone.

Au moment de la première trace d’infection de l’iPhone, la commission d’enquête européenne sur Pegasus est très active. Ainsi, elle auditionnait le 26 octobre 2022 Shane Huntley, responsable du groupe de recherche de Google sur les menaces cyber, le même jour des think tanks comme l’EDRi ou THIBER et le lendemain un panel sur « l’impact des logiciels espions sur les droits fondamentaux ». Elle préparait aussi le premier jet de son rapport initial. Elle a aussi organisé des visites dans plusieurs pays, notamment en Grèce et à Chypre, avec la participation de Stelios Kouloglou qui a également aidé à les mettre en place.

Détection sans lien avec les institutions européennes

Le Citizen Lab précise ne pas être en mesure de déterminer le client de NSO qui a ciblé Stelios Kouloglou. Les chercheurs pensent cependant que c’est le même commanditaire qui a ciblé des journalistes indépendants et militants russes et biélorusses dont ils avaient déjà analysé les smartphones.

Le plus préoccupant peut-être, c’est que cette analyse a été faite de manière fortuite. Car aucune institution européenne n’est à son origine. En effet, c’est Stelios Kouloglou qui a pris lui-même l’initiative en mai 2026, alors qu’il n’est plus député européen depuis presque 2 ans. Celui-ci a contacté le Citizen Lab alors qu’il a repris ses activités de journaliste et d’écrivain.

« Quand on se rend compte que sa vie privée est scrutée par des personnes malintentionnées, ça énerve », fulmine Stelios Kouloglou interrogé par le Guardian, « c’est un problème majeur qui touche à la corruption, à la justice et à la démocratie ».

Selon le Citizen Lab, « c’est la première fois qu’un membre de la commission d’enquête sur Pegasus est publiquement identifié comme victime du logiciel espion Pegasus alors qu’il siégeait au sein de ce comité ».

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Un eurodéputé membre de la commission d’enquête sur Pegasus a été espionné par le logiciel

Si on ne cherche pas, on ne détecte pas
Un eurodéputé membre de la commission d’enquête sur Pegasus a été espionné par le logiciel

Les chercheurs du Citizen Lab ont pu montrer que l’iPhone de l’ancien eurodéputé grec Stelios Kouloglou a été infecté par le logiciel espion alors qu’il participait à la commission d’enquête qui enquêtait sur Pegasus.

Stelios Kouloglou a été député européen pendant 9 ans, de 2015 à 2024. En analysant son smartphone, les chercheurs du Citizen Lab ont pu constater que celui-ci a été infecté alors qu’il participait, en tant que suppléant, à la commission d’enquête montée en 2022 par le parlement européen. Elle a été créée pour faire la lumière « sur les allégations de violation ou de mauvaise administration dans l’application du droit de l’Union européenne en ce qui concerne l’utilisation de Pegasus et de logiciels de surveillance équivalents ».

Une infection en pleine commission d’enquête

Dans un billet de blog, le Citizen Lab de l’Université de Toronto l’affirme : « Nous avons établi avec un haut degré de certitude que son appareil a été infecté par le logiciel espion Pegasus le 21 octobre 2022 ou aux alentours de cette date, puis à nouveau les 6 et 7 mars 2023 ». Les chercheurs ont retrouvé les traces de l’utilisation du réseau mobile par un processus de Pegasus le 21 octobre 2022. Le smartphone, qui tournait avec la version 15.5 d’ iOS, aurait été piraté à ce moment-là à l’aide de l’exploit zéro clic PWNYOURHOME. Cette attaque a été bloquée officiellement par Apple depuis une version plus récente du système d’exploitation de l’iPhone (iOS 16.3.1).

Les chercheurs du Citizen Lab expliquent avoir aussi constaté une activité liée à Pegasus sur l’appareil du député européen entre le 6 mars 2023 à 09 h 49 et le 7 mars 2023 à 07 h 30. Cela montre que le logiciel espion a bien été utilisé sur l’appareil de Stelios Kouloglou sans pour autant en conclure que ça soit la seule activité du logiciel sur le smartphone.

Au moment de la première trace d’infection de l’iPhone, la commission d’enquête européenne sur Pegasus est très active. Ainsi, elle auditionnait le 26 octobre 2022 Shane Huntley, responsable du groupe de recherche de Google sur les menaces cyber, le même jour des think tanks comme l’EDRi ou THIBER et le lendemain un panel sur « l’impact des logiciels espions sur les droits fondamentaux ». Elle préparait aussi le premier jet de son rapport initial. Elle a aussi organisé des visites dans plusieurs pays, notamment en Grèce et à Chypre, avec la participation de Stelios Kouloglou qui a également aidé à les mettre en place.

Détection sans lien avec les institutions européennes

Le Citizen Lab précise ne pas être en mesure de déterminer le client de NSO qui a ciblé Stelios Kouloglou. Les chercheurs pensent cependant que c’est le même commanditaire qui a ciblé des journalistes indépendants et militants russes et biélorusses dont ils avaient déjà analysé les smartphones.

Le plus préoccupant peut-être, c’est que cette analyse a été faite de manière fortuite. Car aucune institution européenne n’est à son origine. En effet, c’est Stelios Kouloglou qui a pris lui-même l’initiative en mai 2026, alors qu’il n’est plus député européen depuis presque 2 ans. Celui-ci a contacté le Citizen Lab alors qu’il a repris ses activités de journaliste et d’écrivain.

« Quand on se rend compte que sa vie privée est scrutée par des personnes malintentionnées, ça énerve », fulmine Stelios Kouloglou interrogé par le Guardian, « c’est un problème majeur qui touche à la corruption, à la justice et à la démocratie ».

Selon le Citizen Lab, « c’est la première fois qu’un membre de la commission d’enquête sur Pegasus est publiquement identifié comme victime du logiciel espion Pegasus alors qu’il siégeait au sein de ce comité ».

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Microsoft Authenticator ne veut plus d’appareils jailbreakés en entreprise

Patte blanche
Microsoft Authenticator ne veut plus d’appareils jailbreakés en entreprise

Microsoft déploie actuellement plusieurs changements importants pour son application Authenticator, qui sert de second facteur pour la sécurité des comptes (Microsoft et tiers). La plus visible est le rejet des appareils ayant fait l’objet d’un jailbreak, aussi bien sur Android que sur iOS, via une détection spécifique sur certains comptes.

Authenticator est une application de Microsoft servant à protéger les comptes créés pour les services de l’entreprise et ceux sur les services tiers, quand l’authentification à deux facteurs peut être activée. Vous avez peut-être noté des changements récemment ou vu un message vous avertissant d’une modification à venir.

Entreprises, écoles : adieu aux appareils jailbreakés

La plus grosse modification concerne les appareils ayant reçu un jailbreak. Qu’il s’agisse de smartphones Android ou d’iPhone, la procédure permet d’obtenir des capacités et droits supplémentaires, en vue de débloquer des cas d’usages qui ne sont normalement pas prévus par le constructeur ou l’éditeur.

Microsoft a ainsi introduit une détection de root pour Android et de jailbreak pour iOS dans son application Authenticator. Dans un avenir proche, quand une telle configuration sera détectée, l’application refusera de fonctionner.

Source : Microsoft

Il y a plusieurs précisions importantes. D’une part, cette modification ne concerne que les comptes scolaires et d’entreprises. Les particuliers ne sont pas touchés par la mesure et rien n’est prévu dans ce domaine.

D’autre part, cette mesure avait en fait été annoncée en mars, mais l’éditeur a publié le 30 juin des précisions sur le portail Microsoft 365 Enterprise, comme le signale Windows Latest. On y apprend notamment que le déploiement est en cours depuis peu et qu’il se déroule en plusieurs phases : d’abord un avertissement affiché à l’ouverture de l’application avec un bouton « Continuer », puis une bannière persistante, et finalement le blocage total, avec impossibilité de se connecter avec l’application et d’ajouter de nouveaux comptes.

Enfin, Microsoft précise que ce comportement sera actif sur tous les comptes concernés et qu’il n’existe aucune politique centralisée pour le désactiver. Le blocage total devrait avoir été répercuté d’ici fin juillet.

Plus de choix multiples dans les demandes de connexion

Microsoft a été l’une des premières entreprises à mettre en place l’authentification à deux facteurs pour ses services, en simplifiant au passage la manœuvre. Plutôt que de demander un code à six chiffres ou de simplement confirmer la demande de connexion, il fallait indiquer le nombre (à deux chiffres) inscrit sur l’écran du nouvel appareil parmi trois proposés sur le téléphone. Une solution à mi-chemin entre la friction des six chiffres et la confirmation un peu trop simple.

Ce comportement est en train de changer, comme l’a remarqué Windows Central. Vous l’avez peut-être remarqué durant les dernières semaines, un autre déploiement est en cours sur les comptes personnels : la sélection des trois nombres est remplacée par un champ obligeant à écrire manuellement le bon nombre. Les comptes entreprise et éducation ont déjà reçu ce changement plus tôt dans l’année.

Les raisons données sont simples : puisque l’opération permettait de choisir entre trois nombres, un pirate avait mathématiquement une chance sur trois de tomber sur le bon, s’il avait réussi à intercepter la demande. Avec le changement, il n’y a plus qu’une chance sur 100.

Il doit également permettre de lutter contre la « fatigue MFA », qui consiste à spammer l’utilisateur de demandes en espérant qu’il approuve par erreur ou devine le bon chiffre. Les approbations accidentelles sont aussi un problème : avec seulement trois chiffres à l’écran, il est possible de taper le bon par inadvertance en ouvrant l’app ou en manipulant le téléphone dans une poche. La saisie manuelle réduit fortement ces deux risques.

Pour rappel, Microsoft s’est débarrassée des SMS plus tôt dans l’année.

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Microsoft Authenticator ne veut plus d’appareils jailbreakés en entreprise

Patte blanche
Microsoft Authenticator ne veut plus d’appareils jailbreakés en entreprise

Microsoft déploie actuellement plusieurs changements importants pour son application Authenticator, qui sert de second facteur pour la sécurité des comptes (Microsoft et tiers). La plus visible est le rejet des appareils ayant fait l’objet d’un jailbreak, aussi bien sur Android que sur iOS, via une détection spécifique sur certains comptes.

Authenticator est une application de Microsoft servant à protéger les comptes créés pour les services de l’entreprise et ceux sur les services tiers, quand l’authentification à deux facteurs peut être activée. Vous avez peut-être noté des changements récemment ou vu un message vous avertissant d’une modification à venir.

Entreprises, écoles : adieu aux appareils jailbreakés

La plus grosse modification concerne les appareils ayant reçu un jailbreak. Qu’il s’agisse de smartphones Android ou d’iPhone, la procédure permet d’obtenir des capacités et droits supplémentaires, en vue de débloquer des cas d’usages qui ne sont normalement pas prévus par le constructeur ou l’éditeur.

Microsoft a ainsi introduit une détection de root pour Android et de jailbreak pour iOS dans son application Authenticator. Dans un avenir proche, quand une telle configuration sera détectée, l’application refusera de fonctionner.

Source : Microsoft

Il y a plusieurs précisions importantes. D’une part, cette modification ne concerne que les comptes scolaires et d’entreprises. Les particuliers ne sont pas touchés par la mesure et rien n’est prévu dans ce domaine.

D’autre part, cette mesure avait en fait été annoncée en mars, mais l’éditeur a publié le 30 juin des précisions sur le portail Microsoft 365 Enterprise, comme le signale Windows Latest. On y apprend notamment que le déploiement est en cours depuis peu et qu’il se déroule en plusieurs phases : d’abord un avertissement affiché à l’ouverture de l’application avec un bouton « Continuer », puis une bannière persistante, et finalement le blocage total, avec impossibilité de se connecter avec l’application et d’ajouter de nouveaux comptes.

Enfin, Microsoft précise que ce comportement sera actif sur tous les comptes concernés et qu’il n’existe aucune politique centralisée pour le désactiver. Le blocage total devrait avoir été répercuté d’ici fin juillet.

Plus de choix multiples dans les demandes de connexion

Microsoft a été l’une des premières entreprises à mettre en place l’authentification à deux facteurs pour ses services, en simplifiant au passage la manœuvre. Plutôt que de demander un code à six chiffres ou de simplement confirmer la demande de connexion, il fallait indiquer le nombre (à deux chiffres) inscrit sur l’écran du nouvel appareil parmi trois proposés sur le téléphone. Une solution à mi-chemin entre la friction des six chiffres et la confirmation un peu trop simple.

Ce comportement est en train de changer, comme l’a remarqué Windows Central. Vous l’avez peut-être remarqué durant les dernières semaines, un autre déploiement est en cours sur les comptes personnels : la sélection des trois nombres est remplacée par un champ obligeant à écrire manuellement le bon nombre. Les comptes entreprise et éducation ont déjà reçu ce changement plus tôt dans l’année.

Les raisons données sont simples : puisque l’opération permettait de choisir entre trois nombres, un pirate avait mathématiquement une chance sur trois de tomber sur le bon, s’il avait réussi à intercepter la demande. Avec le changement, il n’y a plus qu’une chance sur 100.

Il doit également permettre de lutter contre la « fatigue MFA », qui consiste à spammer l’utilisateur de demandes en espérant qu’il approuve par erreur ou devine le bon chiffre. Les approbations accidentelles sont aussi un problème : avec seulement trois chiffres à l’écran, il est possible de taper le bon par inadvertance en ouvrant l’app ou en manipulant le téléphone dans une poche. La saisie manuelle réduit fortement ces deux risques.

Pour rappel, Microsoft s’est débarrassée des SMS plus tôt dans l’année.

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Nouvelle intrusion dans une agence du gouvernement américain

Moins de moyens, moins de sécurité
Nouvelle intrusion dans une agence du gouvernement américain

Le gouvernement américain a confirmé une intrusion dans les systèmes du réseau de coordination des renseignements non classifiés. Personne ne semble pour l’instant avoir revendiqué l’attaque. Ce nouvel incident de cybersécurité pose la question de la capacité du gouvernement à protéger ses agences, après les multiples coupes budgétaires.

Le Department of Homeland Security (DHS) a confirmé enquêter sur une intrusion informatique visant le Homeland Security Information Network (HSIN). Cette plateforme est utilisée depuis plus de vingt ans par les agences fédérales, étatiques, locales, tribales et territoriales, ainsi que par des partenaires internationaux et privés, pour partager du renseignement non classifié, coordonner la sécurité d’événements majeurs et gérer la réponse aux incidents. En pleine coupe du monde de football, cette agence est donc au premier plan.

L’intrusion a été révélée pour la première fois par Nextgov/FCW le 30 juin, qui citait alors deux sources anonymes. Selon elles, les attaquants ont ciblé les serveurs de HSIN ainsi qu’un système SharePoint utilisé pour la collaboration interne, entre fin mai et début juin 2026. L’Office of Intelligence and Analysis (OIA) du DHS a mené une évaluation des dégâts.

Un porte-parole du DHS a confirmé l’incident dans une déclaration citée par Bleeping Computer. Il a indiqué que le département était conscient d’un incident cyber récent touchant un environnement de partage d’information non classifié et qualifié de « legacy » (hérité, dans le sens « ancien »). Le DHS affirme avoir immédiatement isolé les systèmes affectés, engagé une enquête forensique, et précise n’avoir aucune indication d’une quelconque compromission. La plateforme resterait opérationnelle pour les partenaires.

Non classifiées, mais « très sensibles »

On ne sait pas grand-chose de plus sur cette attaque. L’identité et l’affiliation des attaquants sont inconnues à ce stade, comme la nature exacte des données exfiltrées. On ne sait même pas s’il y a eu réellement exfiltration, ni le volume d’informations concerné. Le DHS n’a donné aucun détail supplémentaire et les journalistes (Nextgov, Bleeping Computer, TechCrunch…) n’ont pas pu établir s’il s’agit d’un acteur étatique, d’un groupe cybercriminel ou même d’un individu isolé. TechCrunch a bien demandé des précisions au DHS, mais n’a pas obtenu de réponse.

Bien que les informations circulant sur HSIN ne soient pas classifiées, elles sont qualifiées de « hautement sensibles » par le sénateur démocrate Mark Warner, vice-président de la commission sénatoriale du Renseignement.

« Les informations contenues dans le HSIN, bien que non classifiées, sont très sensibles et leur exposition met en danger la sécurité nationale. Le DHS et le DOJ [Department of Justice, ndlr] doivent enquêter de manière approfondie sur les personnes ayant compromis le HSIN, ce que les attaquants ont consulté, et s’assurer que tous les partenaires du DHS reçoivent des informations en temps voulu ainsi que les outils nécessaires pour atténuer tout risque associé à la violation », a-t-il ainsi déclaré dans un communiqué le 1er juillet.

Une série d’incidents

TechCrunch rappelle que ce n’est pas la première fois qu’une agence fédérale déclare ce type d’incident cyber ou qu’un problème de sécurité survient depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, en janvier 2025.

Nos confrères rappellent ainsi qu’en février 2025, des membres du DOGE (Department of Government Efficiency) ont accédé à des bases de données fédérales contenant des informations personnelles d’Américains. Un mois plus tard, c’était l’affaire des plans militaires classifiés partagés à un journaliste sur l’application Signal. En avril 2026, le FBI déclarait qu’un « incident cyber majeur » qui avait vu des numéros de téléphones de cibles sous surveillance fédérale être exposés. Le Bureau attribuait l’attaque à un acteur étatique probablement chinois. En mai, c’était au tour de la CISA, l’agence de cybersécurité du DHS, d’avoir son incident avec l’exposition publique de mots de passe et de clés d’accès cloud par un prestataire.

Pour TechCrunch, il ne fait aucun doute qu’un lien explicite existe entre ces incidents et les coupes budgétaires – et donc de personnel – touchant le DHS et la CISA sous l’actuel gouvernement. Cette série de couacs remet en question la capacité de l’État fédéral à sécuriser ses propres systèmes.

À ce jour, l’enquête continue, mais rien n’assure que le DHS communiquera si de nouveaux éléments apparaissent.

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Nouvelle intrusion dans une agence du gouvernement américain

Moins de moyens, moins de sécurité
Nouvelle intrusion dans une agence du gouvernement américain

Le gouvernement américain a confirmé une intrusion dans les systèmes du réseau de coordination des renseignements non classifiés. Personne ne semble pour l’instant avoir revendiqué l’attaque. Ce nouvel incident de cybersécurité pose la question de la capacité du gouvernement à protéger ses agences, après les multiples coupes budgétaires.

Le Department of Homeland Security (DHS) a confirmé enquêter sur une intrusion informatique visant le Homeland Security Information Network (HSIN). Cette plateforme est utilisée depuis plus de vingt ans par les agences fédérales, étatiques, locales, tribales et territoriales, ainsi que par des partenaires internationaux et privés, pour partager du renseignement non classifié, coordonner la sécurité d’événements majeurs et gérer la réponse aux incidents. En pleine coupe du monde de football, cette agence est donc au premier plan.

L’intrusion a été révélée pour la première fois par Nextgov/FCW le 30 juin, qui citait alors deux sources anonymes. Selon elles, les attaquants ont ciblé les serveurs de HSIN ainsi qu’un système SharePoint utilisé pour la collaboration interne, entre fin mai et début juin 2026. L’Office of Intelligence and Analysis (OIA) du DHS a mené une évaluation des dégâts.

Un porte-parole du DHS a confirmé l’incident dans une déclaration citée par Bleeping Computer. Il a indiqué que le département était conscient d’un incident cyber récent touchant un environnement de partage d’information non classifié et qualifié de « legacy » (hérité, dans le sens « ancien »). Le DHS affirme avoir immédiatement isolé les systèmes affectés, engagé une enquête forensique, et précise n’avoir aucune indication d’une quelconque compromission. La plateforme resterait opérationnelle pour les partenaires.

Non classifiées, mais « très sensibles »

On ne sait pas grand-chose de plus sur cette attaque. L’identité et l’affiliation des attaquants sont inconnues à ce stade, comme la nature exacte des données exfiltrées. On ne sait même pas s’il y a eu réellement exfiltration, ni le volume d’informations concerné. Le DHS n’a donné aucun détail supplémentaire et les journalistes (Nextgov, Bleeping Computer, TechCrunch…) n’ont pas pu établir s’il s’agit d’un acteur étatique, d’un groupe cybercriminel ou même d’un individu isolé. TechCrunch a bien demandé des précisions au DHS, mais n’a pas obtenu de réponse.

Bien que les informations circulant sur HSIN ne soient pas classifiées, elles sont qualifiées de « hautement sensibles » par le sénateur démocrate Mark Warner, vice-président de la commission sénatoriale du Renseignement.

« Les informations contenues dans le HSIN, bien que non classifiées, sont très sensibles et leur exposition met en danger la sécurité nationale. Le DHS et le DOJ [Department of Justice, ndlr] doivent enquêter de manière approfondie sur les personnes ayant compromis le HSIN, ce que les attaquants ont consulté, et s’assurer que tous les partenaires du DHS reçoivent des informations en temps voulu ainsi que les outils nécessaires pour atténuer tout risque associé à la violation », a-t-il ainsi déclaré dans un communiqué le 1er juillet.

Une série d’incidents

TechCrunch rappelle que ce n’est pas la première fois qu’une agence fédérale déclare ce type d’incident cyber ou qu’un problème de sécurité survient depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, en janvier 2025.

Nos confrères rappellent ainsi qu’en février 2025, des membres du DOGE (Department of Government Efficiency) ont accédé à des bases de données fédérales contenant des informations personnelles d’Américains. Un mois plus tard, c’était l’affaire des plans militaires classifiés partagés à un journaliste sur l’application Signal. En avril 2026, le FBI déclarait qu’un « incident cyber majeur » qui avait vu des numéros de téléphones de cibles sous surveillance fédérale être exposés. Le Bureau attribuait l’attaque à un acteur étatique probablement chinois. En mai, c’était au tour de la CISA, l’agence de cybersécurité du DHS, d’avoir son incident avec l’exposition publique de mots de passe et de clés d’accès cloud par un prestataire.

Pour TechCrunch, il ne fait aucun doute qu’un lien explicite existe entre ces incidents et les coupes budgétaires – et donc de personnel – touchant le DHS et la CISA sous l’actuel gouvernement. Cette série de couacs remet en question la capacité de l’État fédéral à sécuriser ses propres systèmes.

À ce jour, l’enquête continue, mais rien n’assure que le DHS communiquera si de nouveaux éléments apparaissent.

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