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☕️ Transparence, accès aux données : Bruxelles valide le plan de X pour se conformer au DSA



Le réseau social X (anciennement Twitter) va pouvoir mettre en œuvre son plan de conformité pour améliorer l’accès de ses données aux chercheurs et la transparence des publicités. La Commission européenne avait infligé à l’entreprise d’Elon Musk une amende en décembre dernier, assortie d’une obligation de changements.

La première décision de non-conformité avec le règlement sur les services numériques (DSA) a concerné X. En décembre dernier, le réseau social a écopé d’une amende de 120 millions d’euros, ce qui n’avait pas manqué de provoquer la colère d’Elon Musk et de la Maison Blanche.

Parmi les griefs de la Commission européenne : le manque de transparence dans le référentiel des publicités sur X, un outil censé éclairer les utilisateurs sur le ciblage publicitaire, ainsi que la difficulté pour les chercheurs d’accéder aux données publiques de la plateforme. X a eu 90 jours pour proposer un plan de conformité, qui a été livré en temps et en heure.

Illustration : Flock

Ce plan a été validé par Bruxelles. Le réseau social a désormais six mois pour l’implémenter. Concernant le registre publicitaire, X s’est engagé à améliorer les fonctions de recherche en ajoutant de nouveaux filtres, à afficher les résultats dans l’interface plutôt que de les fournir dans des fichiers Excel, à accélérer le temps de réponse du registre (il pouvait mettre jusqu’à 200 secondes pour répondre). 

L’entreprise va également fournir davantage d’informations sur les publicités (contenu intégral et URL vers lesquelles elles redirigent les utilisateurs), et concevoir une API pour accéder au registre facilement. Pour les chercheurs, X va revoir et améliorer la procédure d’examen des demandes d’accès aux données publiques, accorder gratuitement l’accès aux données aux chercheurs éligibles, et garantir un accès dans des délais raisonnables.

Autre engagement vis-à-vis des chercheurs : réduire sensiblement le temps de traitement des demandes (en évitant par exemple les échanges inutiles avec les candidats), et modifier les conditions générales pour préciser explicitement que les chercheurs éligibles ne sont pas contractuellement empêchés de collecter automatiquement des données accessibles au public.

Toutes ces modifications feront l’objet d’un audit externe et indépendant, aux frais de X. Ce rapport sera transmis dans les six mois suivant la mise en œuvre des mesures. Ces dernières « constituent une étape importante pour permettre aux chercheurs, à la société civile et au grand public de mieux comprendre le fonctionnement des systèmes de X », se réjouit la Commission.

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☕️ Transparence, accès aux données : Bruxelles valide le plan de X pour se conformer au DSA



Le réseau social X (anciennement Twitter) va pouvoir mettre en œuvre son plan de conformité pour améliorer l’accès de ses données aux chercheurs et la transparence des publicités. La Commission européenne avait infligé à l’entreprise d’Elon Musk une amende en décembre dernier, assortie d’une obligation de changements.

La première décision de non-conformité avec le règlement sur les services numériques (DSA) a concerné X. En décembre dernier, le réseau social a écopé d’une amende de 120 millions d’euros, ce qui n’avait pas manqué de provoquer la colère d’Elon Musk et de la Maison Blanche.

Parmi les griefs de la Commission européenne : le manque de transparence dans le référentiel des publicités sur X, un outil censé éclairer les utilisateurs sur le ciblage publicitaire, ainsi que la difficulté pour les chercheurs d’accéder aux données publiques de la plateforme. X a eu 90 jours pour proposer un plan de conformité, qui a été livré en temps et en heure.

Illustration : Flock

Ce plan a été validé par Bruxelles. Le réseau social a désormais six mois pour l’implémenter. Concernant le registre publicitaire, X s’est engagé à améliorer les fonctions de recherche en ajoutant de nouveaux filtres, à afficher les résultats dans l’interface plutôt que de les fournir dans des fichiers Excel, à accélérer le temps de réponse du registre (il pouvait mettre jusqu’à 200 secondes pour répondre). 

L’entreprise va également fournir davantage d’informations sur les publicités (contenu intégral et URL vers lesquelles elles redirigent les utilisateurs), et concevoir une API pour accéder au registre facilement. Pour les chercheurs, X va revoir et améliorer la procédure d’examen des demandes d’accès aux données publiques, accorder gratuitement l’accès aux données aux chercheurs éligibles, et garantir un accès dans des délais raisonnables.

Autre engagement vis-à-vis des chercheurs : réduire sensiblement le temps de traitement des demandes (en évitant par exemple les échanges inutiles avec les candidats), et modifier les conditions générales pour préciser explicitement que les chercheurs éligibles ne sont pas contractuellement empêchés de collecter automatiquement des données accessibles au public.

Toutes ces modifications feront l’objet d’un audit externe et indépendant, aux frais de X. Ce rapport sera transmis dans les six mois suivant la mise en œuvre des mesures. Ces dernières « constituent une étape importante pour permettre aux chercheurs, à la société civile et au grand public de mieux comprendre le fonctionnement des systèmes de X », se réjouit la Commission.

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☕️ xAI poursuit un utilisateur de Grok pour création de deepfakes sexualisés



xAI, maison mère du réseau social X et du moteur d’IA générative Grok, poursuit en justice un homme de Caroline du Sud au motif qu’il aurait utilisé Grok pour créer du contenu représentant des agressions sexuelles sur mineurs (Child sexual abuse material, CSAM). 
L’homme, Terry Harwood, a été arrêté plus tôt dans l’année pour des faits d’exploitation sexuelle de mineurs.

D’après la plainte de xAI, déposée devant la cour fédérale texane, il aurait violé les conditions d’utilisation des services de la société, rapporte Reuters.

C’est, a priori, la première plainte de ce type déposée par une société éditrice de système d’IA générative contre l’un de ses utilisateurs. 
C’est aussi un type d’action tout à fait cohérent avec une pratique récurrente d’Elon Musk, patron de xAI. Homme le plus riche de la planète, il est connu pour tenter de régler nombre de ses conflits devant les tribunaux (quelquefois sans succès, comme dans l’affaire qui l’a récemment opposé au PDG d’OpenAI Sam Altman).

Si le profil de l’internaute visé peut expliquer la décision de le poursuivre en justice, la plainte a ceci d’étonnant qu’elle a été déposée alors même qu’Elon Musk a personnellement supervisé le tournant de plus en plus sexualisé des résultats de Grok.

Elle peut néanmoins faire office de démonstration de ses pratiques de modération, alors que la société est sous le coup de multiples enquêtes à travers le monde.

La plainte contient par exemple l’affirmation selon laquelle xAI a suspendu 52 222 comptes et soumis 73 604 alertes au Centre national pour les enfants disparus et exploités (NCMEC) des États-Unis, alertes qui auraient « conduit à (au moins) 244 arrestations ».

La société accuse Terry Harwood d’avoir téléchargé des images non sexuelles d’adultes et d’enfants sur Grok pour générer des deepfakes pornographiques de ces différentes personnes. Elle l’accuse aussi d’avoir produit des images pornographiques non consenties d’adultes.

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☕️ xAI poursuit un utilisateur de Grok pour création de deepfakes sexualisés



xAI, maison mère du réseau social X et du moteur d’IA générative Grok, poursuit en justice un homme de Caroline du Sud au motif qu’il aurait utilisé Grok pour créer du contenu représentant des agressions sexuelles sur mineurs (Child sexual abuse material, CSAM). 
L’homme, Terry Harwood, a été arrêté plus tôt dans l’année pour des faits d’exploitation sexuelle de mineurs.

D’après la plainte de xAI, déposée devant la cour fédérale texane, il aurait violé les conditions d’utilisation des services de la société, rapporte Reuters.

C’est, a priori, la première plainte de ce type déposée par une société éditrice de système d’IA générative contre l’un de ses utilisateurs. 
C’est aussi un type d’action tout à fait cohérent avec une pratique récurrente d’Elon Musk, patron de xAI. Homme le plus riche de la planète, il est connu pour tenter de régler nombre de ses conflits devant les tribunaux (quelquefois sans succès, comme dans l’affaire qui l’a récemment opposé au PDG d’OpenAI Sam Altman).

Si le profil de l’internaute visé peut expliquer la décision de le poursuivre en justice, la plainte a ceci d’étonnant qu’elle a été déposée alors même qu’Elon Musk a personnellement supervisé le tournant de plus en plus sexualisé des résultats de Grok.

Elle peut néanmoins faire office de démonstration de ses pratiques de modération, alors que la société est sous le coup de multiples enquêtes à travers le monde.

La plainte contient par exemple l’affirmation selon laquelle xAI a suspendu 52 222 comptes et soumis 73 604 alertes au Centre national pour les enfants disparus et exploités (NCMEC) des États-Unis, alertes qui auraient « conduit à (au moins) 244 arrestations ».

La société accuse Terry Harwood d’avoir téléchargé des images non sexuelles d’adultes et d’enfants sur Grok pour générer des deepfakes pornographiques de ces différentes personnes. Elle l’accuse aussi d’avoir produit des images pornographiques non consenties d’adultes.

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☕️ La vérification d’âge fait décoller l’usage des VPN au Royaume-Uni



Les législations interdisant l’accès des sites pornos aux mineurs sont une mine d’or pour les VPN. L’Ofcom, le régulateur britannique du numérique, a ainsi constaté une forte augmentation du nombre d’utilisateurs de ces services outre Manche – et pour cause, ils permettent de contourner les dispositifs de vérification de l’âge, même si ce n’est pas leur vocation première.

Illustration : Flock

Depuis janvier 2025, en vertu de l’Online Safety Act, les sites pornographiques doivent mettre en place des systèmes de vérification de l’âge pour empêcher les mineurs d’accéder à leurs contenus. Une obligation élargie en juillet de la même année aux plateformes hébergeant du contenu pour adultes. Le mois suivant, 41 des 100 principaux sites pornos avaient mis en œuvre un tel dispositif.

Dans un bilan d’étape publié le 15 juillet (PDF), l’Ofcom fait le point sur l’utilisation et l’efficacité des dispositifs de vérification de l’âge. Son bilan s’appuie sur les six premiers mois d’application des obligations de protection pour les mineurs. Il analyse les pratiques de 32 sites pornographiques, réseaux sociaux et sites de rencontres.

Le régulateur a comptabilisé 2,2 millions d’utilisateurs quotidiens de VPN après l’entrée en vigueur des contrôles d’âge. Soit 1 million de plus qu’avant le 25 juillet 2025 (+ 83 %). L’Ofcom ne peut pas déterminer quelle part de cette progression est liée au contournement des vérifications de l’âge. Néanmoins, difficile de ne pas y voir une relation de cause à effet.

Pour vérifier son âge en ligne, il faut fournir une pièce d’identité ou des coordonnées bancaires, ce que tous les internautes ne sont pas nécessairement enclins à faire. Confier ces données personnelles aux plateformes ou à des services de vérification tiers peut se révéler problématique en cas de fuite de données. D’ailleurs, 38 % des jeunes utilisateurs de VPN invoquent la sécurité en ligne et la protection de leur vie privée.

Toujours selon le rapport, 25 % des Britanniques de 11 à 17 ans avaient utilisé un VPN aux cours des six mois précédant l’enquête menée en mars dernier. Une proportion qui monte à 31 % chez les 16 - 17 ans, contre 16 % chez les 11 - 12 ans. 5 % des mineurs interrogés par l’Ofcom disent avoir utilisé un VPN durant les six derniers mois pour accéder à du contenu destiné à des adultes, ou à des fonctions soumises à une limite d’âge.

Au milieu d’autres propositions plus ou moins radicales, Londres pourrait imposer un âge minimum pour pouvoir utiliser un VPN.

Le régulateur indique aussi que 8 % des jeunes internautes de 8 à 14 ans ont visité un site porno sur un mois. La moitié de ces enfants n’ont visité que des sites dotés d’un système de vérification de l’âge, sans préciser s’ils avaient franchi ce contrôle ou accédé à du contenu.

62 % des enfants ayant visité un site pornographique avaient utilisé un moteur de recherche juste avant au moins une de ces visites, ce qui traduit une démarche volontaire plutôt qu’une découverte accidentelle, estime l’Ofcom. Les moteurs de recherche représentent environ 30 % de l’ensemble des points d’entrée vers ces sites. Google et Microsoft (Bing) ont accepté de travailler avec le régulateur pour développer des solutions concrètes afin de limiter la découverte de ce type de contenus.

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☕️ La vérification d’âge fait décoller l’usage des VPN au Royaume-Uni



Les législations interdisant l’accès des sites pornos aux mineurs sont une mine d’or pour les VPN. L’Ofcom, le régulateur britannique du numérique, a ainsi constaté une forte augmentation du nombre d’utilisateurs de ces services outre Manche – et pour cause, ils permettent de contourner les dispositifs de vérification de l’âge, même si ce n’est pas leur vocation première.

Illustration : Flock

Depuis janvier 2025, en vertu de l’Online Safety Act, les sites pornographiques doivent mettre en place des systèmes de vérification de l’âge pour empêcher les mineurs d’accéder à leurs contenus. Une obligation élargie en juillet de la même année aux plateformes hébergeant du contenu pour adultes. Le mois suivant, 41 des 100 principaux sites pornos avaient mis en œuvre un tel dispositif.

Dans un bilan d’étape publié le 15 juillet (PDF), l’Ofcom fait le point sur l’utilisation et l’efficacité des dispositifs de vérification de l’âge. Son bilan s’appuie sur les six premiers mois d’application des obligations de protection pour les mineurs. Il analyse les pratiques de 32 sites pornographiques, réseaux sociaux et sites de rencontres.

Le régulateur a comptabilisé 2,2 millions d’utilisateurs quotidiens de VPN après l’entrée en vigueur des contrôles d’âge. Soit 1 million de plus qu’avant le 25 juillet 2025 (+ 83 %). L’Ofcom ne peut pas déterminer quelle part de cette progression est liée au contournement des vérifications de l’âge. Néanmoins, difficile de ne pas y voir une relation de cause à effet.

Pour vérifier son âge en ligne, il faut fournir une pièce d’identité ou des coordonnées bancaires, ce que tous les internautes ne sont pas nécessairement enclins à faire. Confier ces données personnelles aux plateformes ou à des services de vérification tiers peut se révéler problématique en cas de fuite de données. D’ailleurs, 38 % des jeunes utilisateurs de VPN invoquent la sécurité en ligne et la protection de leur vie privée.

Toujours selon le rapport, 25 % des Britanniques de 11 à 17 ans avaient utilisé un VPN aux cours des six mois précédant l’enquête menée en mars dernier. Une proportion qui monte à 31 % chez les 16 - 17 ans, contre 16 % chez les 11 - 12 ans. 5 % des mineurs interrogés par l’Ofcom disent avoir utilisé un VPN durant les six derniers mois pour accéder à du contenu destiné à des adultes, ou à des fonctions soumises à une limite d’âge.

Au milieu d’autres propositions plus ou moins radicales, Londres pourrait imposer un âge minimum pour pouvoir utiliser un VPN.

Le régulateur indique aussi que 8 % des jeunes internautes de 8 à 14 ans ont visité un site porno sur un mois. La moitié de ces enfants n’ont visité que des sites dotés d’un système de vérification de l’âge, sans préciser s’ils avaient franchi ce contrôle ou accédé à du contenu.

62 % des enfants ayant visité un site pornographique avaient utilisé un moteur de recherche juste avant au moins une de ces visites, ce qui traduit une démarche volontaire plutôt qu’une découverte accidentelle, estime l’Ofcom. Les moteurs de recherche représentent environ 30 % de l’ensemble des points d’entrée vers ces sites. Google et Microsoft (Bing) ont accepté de travailler avec le régulateur pour développer des solutions concrètes afin de limiter la découverte de ce type de contenus.

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