En pertes, Shein dévoile des faiblesses inattendues avant son entrée en Bourse

© Jorge Silva / REUTERS

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Varta, déjà en grande difficulté, a fini par lancer une procédure d’insolvabilité. Le géant allemand des batteries subit de plein fouet la désaffection d’un de ses plus importants clients, Apple, qui a décidé d’acheter les petites batteries des AirPods en Chine.
C’était le coup de trop pour Varta : en mai dernier, la presse allemande s’est faite l’écho de la fin du contrat lié à la fourniture des batteries des AirPods. L’usine de Nördlingen, qui fabrique ces composants, avait été développée en grande partie pour répondre aux commandes du constructeur informatique. Ce dernier aurait décidé de faire affaire avec un fournisseur chinois, moins cher.

Sans les volumes d’Apple, le site n’est plus viable malgré les autres clients dénichés par Varta. La fermeture de l’usine doit entraîner la suppression de 350 emplois. Une perte particulièrement grave pour l’industriel allemand, qui souffrait déjà de sa dépendance à Apple depuis des années. Dès le printemps 2023, Varta avait ainsi indiqué que les ventes de sa branche lithium-ion CoinPower avaient chuté de 92,1 % au premier trimestre de cette année, principalement parce que son principal client, Apple, avait fortement réduit ses volumes.
Avec ou sans Apple, Varta n’était pas au mieux de sa forme. En 2024, le groupe avait déjà utilisé une procédure permettant de restructurer une entreprise avant l’insolvabilité. Cela a entraîné une forte réduction de la dette, le retrait de la Bourse, l’annulation du capital des anciens actionnaires (qui ont donc tout perdu), et l’arrivée de Porsche au capital.
Ce sauvetage reposait toutefois sur des objectifs financiers qui n’ont pas été atteints. Pour s’en sortir, Varta avait à très court terme besoin de plusieurs dizaines de millions d’euros, puis de nouvelles injections d’argent frais pour poursuivre ses activités. Aucun créancier n’a endossé le rôle du chevalier blanc, le partenariat avec Porsche (la coentreprise Cellforce) devrait être arrêté, et la décision d’Apple n’a évidemment pas arrangé les affaires de l’entreprise.
Varta a déposé ce 24 juillet quatre demandes d’ouverture de procédure d’insolvabilité. Le scénario est d’extraire l’activité la plus rentable, celle des piles grand public, pour les placer dans une nouvelle société qui pourrait être vendue à bon prix. Les autres activités pourraient être restructurées, cédées à part ou liquidées si personne n’en veut.
Varta, déjà en grande difficulté, a fini par lancer une procédure d’insolvabilité. Le géant allemand des batteries subit de plein fouet la désaffection d’un de ses plus importants clients, Apple, qui a décidé d’acheter les petites batteries des AirPods en Chine.
C’était le coup de trop pour Varta : en mai dernier, la presse allemande s’est faite l’écho de la fin du contrat lié à la fourniture des batteries des AirPods. L’usine de Nördlingen, qui fabrique ces composants, avait été développée en grande partie pour répondre aux commandes du constructeur informatique. Ce dernier aurait décidé de faire affaire avec un fournisseur chinois, moins cher.

Sans les volumes d’Apple, le site n’est plus viable malgré les autres clients dénichés par Varta. La fermeture de l’usine doit entraîner la suppression de 350 emplois. Une perte particulièrement grave pour l’industriel allemand, qui souffrait déjà de sa dépendance à Apple depuis des années. Dès le printemps 2023, Varta avait ainsi indiqué que les ventes de sa branche lithium-ion CoinPower avaient chuté de 92,1 % au premier trimestre de cette année, principalement parce que son principal client, Apple, avait fortement réduit ses volumes.
Avec ou sans Apple, Varta n’était pas au mieux de sa forme. En 2024, le groupe avait déjà utilisé une procédure permettant de restructurer une entreprise avant l’insolvabilité. Cela a entraîné une forte réduction de la dette, le retrait de la Bourse, l’annulation du capital des anciens actionnaires (qui ont donc tout perdu), et l’arrivée de Porsche au capital.
Ce sauvetage reposait toutefois sur des objectifs financiers qui n’ont pas été atteints. Pour s’en sortir, Varta avait à très court terme besoin de plusieurs dizaines de millions d’euros, puis de nouvelles injections d’argent frais pour poursuivre ses activités. Aucun créancier n’a endossé le rôle du chevalier blanc, le partenariat avec Porsche (la coentreprise Cellforce) devrait être arrêté, et la décision d’Apple n’a évidemment pas arrangé les affaires de l’entreprise.
Varta a déposé ce 24 juillet quatre demandes d’ouverture de procédure d’insolvabilité. Le scénario est d’extraire l’activité la plus rentable, celle des piles grand public, pour les placer dans une nouvelle société qui pourrait être vendue à bon prix. Les autres activités pourraient être restructurées, cédées à part ou liquidées si personne n’en veut.
On pensait que l’affaire était dans le sac pour Paramount Skydance, après le feu vert des autorités américaines de la concurrence, suivi par l’aval de la Commission européenne la semaine dernière. Et bien non : l’opération d’acquisition du groupe Warner Bros. Discovery attendra maintenant juin 2027. Ce retard de plusieurs mois sur la date prévue va enchérir le coût de la transaction.
L’abandon du projet de Netflix d’acquérir Warner Bros. Discovery fin février devait ouvrir une voie royale au groupe Paramount Skydance pour s’offrir un des plus beaux joyaux de Hollywood pour la modique somme de 111 milliards de dollars. Depuis, le processus suivait rondement son cours : le ministère de la Justice a donné son aval le 12 juin, en affirmant que l’acquisition n’était « probablement pas susceptible » de nuire à la concurrence ou aux consommateurs.
Le 22 juillet, c’était au tour de la Commission européenne de valider l’opération, après l’engagement de l’acheteur de mettre un terme à la coentreprise United International Pictures en Europe. Paramount Skydance s’est également engagée à ne conclure aucun accord de distribution de films avec Universal pendant dix ans sur le vieux continent et à ne pas confier la distribution en salles des films Warner à son propre distributeur.
Le caillou dans la chaussure est venu d’une coalition de douze États américains, emmenés par la Californie, qui a obtenu une ordonnance temporaire qui bloque la finalisation de la fusion pendant 28 jours, dans l’attente de l’examen d’une demande d’injonction préliminaire. Pour ces États, l’opération réduit la concurrence sur les marchés de l’exploitation cinématographique et de la télévision par câble.
Un accord entre les deux parties a débouché sur le report de l’opération, programmée pour le 30 septembre. Vendredi dernier, Paramount Skydance a pris l’engagement de ne pas finaliser l’opération « avant cinq jours après la tenue d’un procès » (aucune date n’a encore été décidée), ou avant le 1ᵉʳ juin 2027.
Contre toute attente, l’entreprise décrit ce report comme « une victoire importante ». Le résultat correspond en effet « exactement à ce que nous recherchions depuis le départ : une voie directe vers un procès fondé sur les éléments de preuve », selon un porte-parole de Paramount. Aller devant la justice est « le moyen le plus rapide et le plus clair de démontrer que cette opération est favorable à la concurrence, aux consommateurs et aux créateurs ».
Le groupe en est certain : « Les définitions de marché retenues par les plaignants n’ont aucun rapport avec les réalités du marché actuel et ne résisteront pas à l’examen [lors du procès] ». Un procès qui va coûter très cher à Paramount, qui devra verser environ 7 millions de dollars chaque jour en indemnités aux actionnaires de Warner Bros. Discovery après le 30 septembre…
On pensait que l’affaire était dans le sac pour Paramount Skydance, après le feu vert des autorités américaines de la concurrence, suivi par l’aval de la Commission européenne la semaine dernière. Et bien non : l’opération d’acquisition du groupe Warner Bros. Discovery attendra maintenant juin 2027. Ce retard de plusieurs mois sur la date prévue va enchérir le coût de la transaction.
L’abandon du projet de Netflix d’acquérir Warner Bros. Discovery fin février devait ouvrir une voie royale au groupe Paramount Skydance pour s’offrir un des plus beaux joyaux de Hollywood pour la modique somme de 111 milliards de dollars. Depuis, le processus suivait rondement son cours : le ministère de la Justice a donné son aval le 12 juin, en affirmant que l’acquisition n’était « probablement pas susceptible » de nuire à la concurrence ou aux consommateurs.
Le 22 juillet, c’était au tour de la Commission européenne de valider l’opération, après l’engagement de l’acheteur de mettre un terme à la coentreprise United International Pictures en Europe. Paramount Skydance s’est également engagée à ne conclure aucun accord de distribution de films avec Universal pendant dix ans sur le vieux continent et à ne pas confier la distribution en salles des films Warner à son propre distributeur.
Le caillou dans la chaussure est venu d’une coalition de douze États américains, emmenés par la Californie, qui a obtenu une ordonnance temporaire qui bloque la finalisation de la fusion pendant 28 jours, dans l’attente de l’examen d’une demande d’injonction préliminaire. Pour ces États, l’opération réduit la concurrence sur les marchés de l’exploitation cinématographique et de la télévision par câble.
Un accord entre les deux parties a débouché sur le report de l’opération, programmée pour le 30 septembre. Vendredi dernier, Paramount Skydance a pris l’engagement de ne pas finaliser l’opération « avant cinq jours après la tenue d’un procès » (aucune date n’a encore été décidée), ou avant le 1ᵉʳ juin 2027.
Contre toute attente, l’entreprise décrit ce report comme « une victoire importante ». Le résultat correspond en effet « exactement à ce que nous recherchions depuis le départ : une voie directe vers un procès fondé sur les éléments de preuve », selon un porte-parole de Paramount. Aller devant la justice est « le moyen le plus rapide et le plus clair de démontrer que cette opération est favorable à la concurrence, aux consommateurs et aux créateurs ».
Le groupe en est certain : « Les définitions de marché retenues par les plaignants n’ont aucun rapport avec les réalités du marché actuel et ne résisteront pas à l’examen [lors du procès] ». Un procès qui va coûter très cher à Paramount, qui devra verser environ 7 millions de dollars chaque jour en indemnités aux actionnaires de Warner Bros. Discovery après le 30 septembre…