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[MàJ] Apple lance la location d’iPhone, d’iPad et de Mac

Petit loyer, gros astérisque
[MàJ] Apple lance la location d’iPhone, d’iPad et de Mac

Les appareils d’Apple sont trop chers ? Il est vrai qu’avec la dernière augmentation en date, le portefeuille souffre encore plus que d’habitude. Néanmoins, le constructeur propose une alternative en lançant un programme de leasing, sobrement baptisé Apple Upgrade. Les prix sont alléchants, mais gare aux petites lignes.

Les appareils d’Apple n’ont jamais été très bon marché, et encore moins depuis la récente hausse vertigineuse imposée par l’explosion des coûts de la mémoire. Pour y remédier, le constructeur vient de lancer, aux États-Unis seulement, un nouveau programme de location, Apple Upgrade.

Il propose aux clients aux budgets serrés la possibilité de louer un appareil sur une durée de 12 à 36 mois. Pour l’iPhone et l’Apple Watch, la location s’échelonne entre 12 ou 24 mois ; sur un Mac ou un iPad, elle s’étire entre 24 et 36 mois. Premier avantage : il n’y a ni apport initial ni dépôt de garantie.

Les petites lignes à prendre en compte

Apple donne plusieurs exemples de son programme de leasing. Un iPhone 17 Pro (256 Go) au prix public de 1 099 dollars (hors taxes) est proposé à 31,99 dollars pour un contrat de 24 mois, ou encore 45,99 dollars sur 12 mois. Ce qui revient à un total de respectivement 767 et 551 dollars.

Un iPad Pro 11 pouces (256 Go) vendu 1 199 dollars reviendra à 24,99 dollars sur 36 mois, ou 31,99 dollars sur 24 mois. Soit 899 et 767 dollars. Un MacBook Pro 14 pouces (16 Go de RAM) normalement vendu 1 999 dollars est proposé à 38,99 dollars sur 36 mois ou 53,99 dollars sur 24 mois, soit 1 403 et 1 295 dollars.

Des prix plutôt avantageux donc, ce qui confirme que les mensualités couvrent essentiellement l’usage et la dépréciation estimée de l’appareil. Il faut avoir en tête que l’appareil en leasing n’appartient pas au client : au terme du contrat, il pourra acheter complètement le produit, mais ni Apple ni Klarna, le partenaire financier dans l’opération, ne précisent le prix de rachat.

La FAQ précise cependant que « le prix de rachat correspondra au prix catalogue, duquel seront déduits les loyers déjà versés, ainsi que les éventuelles remises restantes ou le crédit accordé pour la reprise d’un ancien appareil, hors taxes et éventuels frais liés à des dommages. » Si toutes les conditions sont réunies, Apple assure qu’on ne paiera pas plus cher un appareil auparavant en leasing. Cependant, des « frais substantiels » pourront s’appliquer si on décide de terminer un contrat avant terme.

Attention à la casse

Il est aussi possible de signer un nouveau contrat de location pour obtenir un appareil neuf. L’ancien modèle devra être rendu, en bon état. Si ce n’est pas le cas, des frais supplémentaires pourraient être exigés. Sachant que l’assurance AppleCare n’est pas incluse dans l’offre de leasing, il sera donc nécessaire de faire soit très attention à son matériel, soit casquer pour la garantie en plus. L’entreprise vient d’ailleurs de lancer une offre AppleCare One pour cumuler des assurances sur plusieurs appareils, à tarif préférentiel.

Attention, ne rien faire à l’échéance du contrat n’arrête pas la location : des mensualités sont toujours prélevées pendant un maximum de 6 mois, et elles sont susceptibles d’augmenter. À la fin de la prolongation, et sans nouvelle de la part du client, Klarna facturera automatiquement le prix de rachat.

En cas de second échec d’un prélèvement, Klarna explique sur son site que la mensualité impayée est ajoutée au prochain paiement prévu, avec des frais de retard qui peuvent s’appliquer (et une mauvaise note de crédit au passage, ce qui peut être problématique aux États-Unis).

Afin d’atténuer le feu des mensualités, Apple propose de combiner la reprise d’un ancien matériel, ce qui implique d’abandonner un bien appartenant au client pour un autre qu’il ne possèdera pas. La communication d’Apple est habile (« Un iPhone 17 Pro à partir de 17,99 dollars par mois ! »), mais le consommateur accepte d’entrer dans un cycle de location, de restitution et de renouvellement.

Ce programme a certainement vocation à s’étendre à d’autres pays, puisque les prix des appareils Apple sont élevés partout dans le monde. Actuellement, sur l’Apple Store français, il est toujours possible de contracter un crédit à taux 0 % (auprès de Cetelem) sur certaines durées. Et à la fin des paiements, l’appareil appartient au client.

Mise à jour 21 h — Ouf ! Apple n’a pas l’intention de verrouiller l’iPhone ou le Mac des mauvais payeurs. Le constructeur a indiqué à The Verge qu’« il n’y aura pas de mode restreint ni de limitation des fonctionnalités de l’appareil en cas de retard ou de défaut de paiement dans le cadre du programme Apple Upgrade. »

Il y avait tout lieu de craindre le pire : du code dans une bêta d’iOS 27 débusqué par 9to5Mac faisait référence à un système permettant à un partenaire financier (Klarna pour Apple Upgrade) d’effectuer des vérifications régulières de l’état d’un appareil et de le placer dans un « mode restreint » si le propriétaire n’était pas à jour dans ses paiements. Seule une poignée d’applications devaient rester disponibles, comme Téléphone, les réglages, Cartes et l’App Store.

Klarna a de son côté précisé qu’en cas de trois paiements successifs manqués, le contrat de location sera résilié « et le client devra régler la totalité du solde restant dû ».

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[MàJ] Apple lance la location d’iPhone, d’iPad et de Mac

Petit loyer, gros astérisque
[MàJ] Apple lance la location d’iPhone, d’iPad et de Mac

Les appareils d’Apple sont trop chers ? Il est vrai qu’avec la dernière augmentation en date, le portefeuille souffre encore plus que d’habitude. Néanmoins, le constructeur propose une alternative en lançant un programme de leasing, sobrement baptisé Apple Upgrade. Les prix sont alléchants, mais gare aux petites lignes.

Les appareils d’Apple n’ont jamais été très bon marché, et encore moins depuis la récente hausse vertigineuse imposée par l’explosion des coûts de la mémoire. Pour y remédier, le constructeur vient de lancer, aux États-Unis seulement, un nouveau programme de location, Apple Upgrade.

Il propose aux clients aux budgets serrés la possibilité de louer un appareil sur une durée de 12 à 36 mois. Pour l’iPhone et l’Apple Watch, la location s’échelonne entre 12 ou 24 mois ; sur un Mac ou un iPad, elle s’étire entre 24 et 36 mois. Premier avantage : il n’y a ni apport initial ni dépôt de garantie.

Les petites lignes à prendre en compte

Apple donne plusieurs exemples de son programme de leasing. Un iPhone 17 Pro (256 Go) au prix public de 1 099 dollars (hors taxes) est proposé à 31,99 dollars pour un contrat de 24 mois, ou encore 45,99 dollars sur 12 mois. Ce qui revient à un total de respectivement 767 et 551 dollars.

Un iPad Pro 11 pouces (256 Go) vendu 1 199 dollars reviendra à 24,99 dollars sur 36 mois, ou 31,99 dollars sur 24 mois. Soit 899 et 767 dollars. Un MacBook Pro 14 pouces (16 Go de RAM) normalement vendu 1 999 dollars est proposé à 38,99 dollars sur 36 mois ou 53,99 dollars sur 24 mois, soit 1 403 et 1 295 dollars.

Des prix plutôt avantageux donc, ce qui confirme que les mensualités couvrent essentiellement l’usage et la dépréciation estimée de l’appareil. Il faut avoir en tête que l’appareil en leasing n’appartient pas au client : au terme du contrat, il pourra acheter complètement le produit, mais ni Apple ni Klarna, le partenaire financier dans l’opération, ne précisent le prix de rachat.

La FAQ précise cependant que « le prix de rachat correspondra au prix catalogue, duquel seront déduits les loyers déjà versés, ainsi que les éventuelles remises restantes ou le crédit accordé pour la reprise d’un ancien appareil, hors taxes et éventuels frais liés à des dommages. » Si toutes les conditions sont réunies, Apple assure qu’on ne paiera pas plus cher un appareil auparavant en leasing. Cependant, des « frais substantiels » pourront s’appliquer si on décide de terminer un contrat avant terme.

Attention à la casse

Il est aussi possible de signer un nouveau contrat de location pour obtenir un appareil neuf. L’ancien modèle devra être rendu, en bon état. Si ce n’est pas le cas, des frais supplémentaires pourraient être exigés. Sachant que l’assurance AppleCare n’est pas incluse dans l’offre de leasing, il sera donc nécessaire de faire soit très attention à son matériel, soit casquer pour la garantie en plus. L’entreprise vient d’ailleurs de lancer une offre AppleCare One pour cumuler des assurances sur plusieurs appareils, à tarif préférentiel.

Attention, ne rien faire à l’échéance du contrat n’arrête pas la location : des mensualités sont toujours prélevées pendant un maximum de 6 mois, et elles sont susceptibles d’augmenter. À la fin de la prolongation, et sans nouvelle de la part du client, Klarna facturera automatiquement le prix de rachat.

En cas de second échec d’un prélèvement, Klarna explique sur son site que la mensualité impayée est ajoutée au prochain paiement prévu, avec des frais de retard qui peuvent s’appliquer (et une mauvaise note de crédit au passage, ce qui peut être problématique aux États-Unis).

Afin d’atténuer le feu des mensualités, Apple propose de combiner la reprise d’un ancien matériel, ce qui implique d’abandonner un bien appartenant au client pour un autre qu’il ne possèdera pas. La communication d’Apple est habile (« Un iPhone 17 Pro à partir de 17,99 dollars par mois ! »), mais le consommateur accepte d’entrer dans un cycle de location, de restitution et de renouvellement.

Ce programme a certainement vocation à s’étendre à d’autres pays, puisque les prix des appareils Apple sont élevés partout dans le monde. Actuellement, sur l’Apple Store français, il est toujours possible de contracter un crédit à taux 0 % (auprès de Cetelem) sur certaines durées. Et à la fin des paiements, l’appareil appartient au client.

Mise à jour 21 h — Ouf ! Apple n’a pas l’intention de verrouiller l’iPhone ou le Mac des mauvais payeurs. Le constructeur a indiqué à The Verge qu’« il n’y aura pas de mode restreint ni de limitation des fonctionnalités de l’appareil en cas de retard ou de défaut de paiement dans le cadre du programme Apple Upgrade. »

Il y avait tout lieu de craindre le pire : du code dans une bêta d’iOS 27 débusqué par 9to5Mac faisait référence à un système permettant à un partenaire financier (Klarna pour Apple Upgrade) d’effectuer des vérifications régulières de l’état d’un appareil et de le placer dans un « mode restreint » si le propriétaire n’était pas à jour dans ses paiements. Seule une poignée d’applications devaient rester disponibles, comme Téléphone, les réglages, Cartes et l’App Store.

Klarna a de son côté précisé qu’en cas de trois paiements successifs manqués, le contrat de location sera résilié « et le client devra régler la totalité du solde restant dû ».

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Qwant : les données de Google vont « réduire l’avantage d’une domination monopolistique »

Contrer Google avec ses propres données
Qwant : les données de Google vont « réduire l’avantage d’une domination monopolistique »

Google va devoir partager ses données de recherche avec des moteurs concurrents en Europe. Un tremblement de terre pour le géant du web, qui devrait permettre l’émergence d’une concurrence plus affûtée. Next fait le point avec Boris Lecoeur, nouveau directeur général de Qwant.

À partir de janvier 2027, Google sera tenu de partager les données de recherche avec ses rivaux en Europe. Requêtes, clics et autres signaux seront donc accessibles à la concurrence qui a besoin de ces données pour améliorer leurs propres services… et se poser finalement en vrais rivaux du leader incontesté de la recherche en ligne.

L’occasion était toute trouvée pour discuter avec Boris Lecoeur, nouveau directeur général de Qwant, sur les implications de cette décision. Après neuf années passées chez AWS, devenu vice-président de Cloudflare en France, il a rejoint le moteur de recherche français au mois de mai.

Cet entretien a été condensé et légèrement édité pour plus de clarté.

Une avancée et un changement d’approche majeurs

>> À partir de janvier prochain, Google va devoir partager les données de recherche avec les moteurs concurrents. J’imagine que c’est plutôt une bonne nouvelle pour Qwant mais dans la pratique, à quoi ces données vont-elles vous servir ?

On pense que c’est une avancée majeure pour la Commission européenne et c’est un changement d’approche majeur. Ce ne sont plus uniquement des sanctions, mais vraiment une intention et un but de réduire l’avantage structurel d’une domination monopolistique.

C’est vrai qu’il n’y a pas de précédent d’une société qui a pu accumuler et capturer autant de données sur l’ensemble des citoyens depuis son existence. Et c’est ce qui explique que c’est très compliqué de concurrencer Google, parce que les données et leur volume, ainsi que le nombre d’informations qu’ils capturent quotidiennement, font que c’est un cercle vertueux pour eux. Plus ils ont d’utilisateurs, plus ils ont de volume, plus ils ont de volume, plus précises sont leurs réponses, et du coup plus ils peuvent continuer à capturer davantage d’utilisateurs.

Donc la décision de la Commission est vraiment un événement important.

Concernant l’utilisation des données, cela va nous permettre d’aller plus vite dans notre indépendance technologique, d’être plus précis sur certains types de recherches et de requêtes qu’on appelle les « long tails », c’est-à-dire des recherches très particulières que seul Google voit et qu’on ne peut pas capturer, ne serait-ce que par la volumétrie qui n’est pas du tout la même.

Quand on a 90 % de parts du marché des moteurs de recherche, forcément on capture beaucoup plus de recherches.

Nous donner la capacité d’accéder au système de classement va nous donner la possibilité de voir si les documents ont été cliqués ou pas, et la manière dont l’utilisateur s’est comporté par rapport à ces documents, c’est essentiel. Cela nous permet de mieux classer les documents et les pages des données qui vont être partagées par Google.

On sera dans l’incapacité de reconstituer les requêtes faites sur Google

>> Pendant les discussions avec Bruxelles, Google a multiplié les alertes sur la sécurité des données anonymisées qui vont être fournies aux moteurs de recherche tiers. Est-ce que ces données anonymisées vous permettront de retracer l’utilisateur ou pas ?

Alors non, pour différentes raisons. Un, il y a de l’anonymisation qui est en place. Deux, le nombre de sociétés qui auront accès à ces données est très limité, les données ne seront pas partagées publiquement. Trois, nous avons une obligation légale et contractuelle de ne pas essayer de faire de la réidentification de données. Si on devait le faire, nous serions condamnés.

En dernier lieu, il y a aussi tout un audit des systèmes de sécurité que nous mettons en place au sein de nos entreprises, pour s’assurer qu’un certain nombre de garde-fous soient en action.

C’est évident que Google ne voulait pas se laisser faire, mais c’est assez cynique qu’ils attaquent sous l’angle de la vie privée, alors que le moteur de recherche connaît autant la vie privée de tous les citoyens. Quelque part, ça montre qu’ils ont aussi des ingénieurs qui sont très pointus sur la capacité à réidentifier et reconstituer les sessions à partir de données disjointes les unes des autres.

Il faut savoir que les données qui vont être partagées ne seront pas faites sous la forme de sessions. Chaque requête va être indépendante l’une de l’autre, et on sera dans l’incapacité de reconstituer la personne à l’origine de la requête.

Notre crédo chez Qwant, c’est le respect de la vie privée. Nous n’enregistrons pas de données personnelles ni d’historique de requêtes, nous tronquons les adresses IP. Nous sommes vraiment dans l’impossibilité de reconstituer les requêtes faites sur Google, et de reconstituer les données de la personne qui a saisi la requête.


Petit détour pour évoquer le délicat dossier Bing. En février 2025, la CNIL prononçait un rappel à la loi à l’encontre de Qwant concernant l’exploitation de données « essentiellement techniques » avec le moteur de recherche de Microsoft. Les faits remontent à 2019, mais l’occasion était trop belle d’évoquer le sujet avec les représentants de Qwant sur les suites de ce dossier au long cours.

Au rappel de cette histoire, Qwant nous a indiqué qu’il ne s’agissait pas d’une sanction de la CNIL, et que le problème a été corrigé dans les conditions générales d’utilisation en 2020. L’acquisition de l’entreprise par Synfonium en 2023 a scellé l’affaire, malgré ce rappel à l’ordre de la commission. La politique de confidentialité est depuis restée la même : pas de transmission de données, pas de stockage des données personnelles. Retour à l’interview.



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Apple et Micron s’affrontent sur la mémoire chinoise

La guerre de la mémoire
Apple et Micron s’affrontent sur la mémoire chinoise

Une des solutions mises en œuvre par Apple pour soulager des marges mises à mal par la crise de la mémoire est d’augmenter les prix de ses appareils. Une autre serait d’équiper ses produits avec de la RAM chinoise. Une stratégie industrielle qui se heurte aux restrictions américaines que le constructeur espère faire sauter – mais Micron, principal fournisseur US de mémoire, s’y oppose, tout comme une partie de l’administration Trump.

« Je n’ai jamais rien vu de tel dans aucun domaine en plus de quarante ans », avait expliqué Tim Cook le mois dernier en évoquant la crise de la mémoire. Quelques jours plus tard, Apple augmentait le prix de ses appareils et de quelques uns de ses services histoire, peut-être, de compenser l’effritement des marges sur le matériel.

Les difficiles manœuvres d’Apple

Le constructeur informatique, qui était un des plus importants acheteurs de mémoire avant que les acteurs de l’IA ne viennent tout dévorer avec leur grand appétit et des poches profondes, travaille sur une autre solution : faire appel à des fournisseurs chinois. Apple négocierait avec ChangXin Memory Technologies (CXMT, qui détient 7,67 % du marché mondial de la DRAM) et Yangtze Memory Technologies (YMTC, surtout spécialisée dans la mémoire NAND), dont la production pourrait équiper des appareils vendus en Chine, comme le rapportait le Financial Times début juillet.

Seul problème : ces deux entreprises sont sur des « listes noires » de Washington car elles sont considérées comme liées à l’armée chinoise. YMTC figure de plus sur l’« entity list », qui limite fortement les exportations de technologies et de produits vers les entreprises qui y figurent. C’est pourquoi Apple mènerait depuis quelques semaines une campagne de lobbying qualifiée d’« agressive » par le Wall Street Journal auprès de l’administration Trump.

Un combat difficile pour le constructeur. D’un côté, il doit démontrer le bien-fondé d’utiliser des mémoires chinoises dans ses appareils, alors que ces entreprises sont mal vues de Washington. De l’autre, Apple fait face à une opposition virulente de la part de Micron, un des trois grands fabricants mondiaux de mémoires, et le seul américain du lot face aux coréens Samsung et SK Hynix.

Sanjay Mehrotra, le directeur général de Micron, ainsi que plusieurs dirigeants du groupe, auraient averti Howard Lutnick, le secrétaire au Commerce, pour pousser le gouvernement à garder une position ferme contre CXMT et d’autres entreprises chinoises susceptibles de vendre des composants à des sociétés américaines. Et ce, peu importe la région du monde où les appareils seront commercialisés : c’est le genre de scénario qui permettrait à la Chine d’imposer ses produits, comme cela a été le cas dans l’aciérie et plus largement les usines aux États-Unis.

Micron a de la mémoire

Micron a une dent contre Apple. À mots à peine voilés, le fournisseur de mémoire a accusé le constructeur de Cupertino d’être un des responsables de la crise actuelle après avoir forcé de substantielles baisses de prix sur ces composants. Faute d’argent et de marges, les fabricants de RAM et de SSD ont dû suspendre des projets d’investissements pour construire des usines qui auraient bien été utiles aujourd’hui.

Selon les sources du WSJ, Apple accuse en privé Micron de pratiquer des prix abusifs, et de ne pas investir assez rapidement pour augmenter sa production. Micron réplique en mettant en avant son plan d’investissements à hauteur de 250 milliards de dollars aux États-Unis.

L’administration Trump va devoir faire un choix : faire baisser les prix pour soulager le portefeuille des consommateurs américains quitte à assouplir sa position sur les entreprises chinoises, ou augmenter la production de semi-conducteurs au pays pour réduire la dépendance envers l’étranger. Micron affirme être une partie de la solution, en accélérant la construction d’usines aux États-Unis. « L’importance stratégique des technologies de mémoire et de stockage de pointe n’a jamais été aussi grande », abonde un porte-parole.

« Le plus important, c’est de développer nos capacités de production ici. Et nous ne voulons évidemment pas faire affaire avec une entreprise figurant sur l’Entity List », a déclaré la semaine dernière Michael Kratsios, directeur du Bureau de la politique scientifique et technologique de la Maison-Blanche.

Le hic, c’est que fabriquer de la mémoire est plus difficile que de claquer de doigts, le processus est long et complexe. En attendant que les premières barrettes sortent de ces usines, les consommateurs vont continuer à souffrir tout comme l’industrie, au-delà du seul cas d’Apple.

Apple avait déjà tenté de faire de YMTC un de ses fournisseurs de mémoire. C’était en 2022, et la collaboration était même allée jusqu’à établir un cahier des charges afin que les composants de l’entreprise satisfassent les exigences du constructeur. Ce dernier a par la suite essuyé un torrent de critiques, notamment de la part de Marco Rubio, alors sénateur : celui qui allait devenir le secrétaire d’État de Donald Trump avait alors accusé Apple de « jouer avec le feu ».

En attendant, et à l’image de ses rivaux américain et coréens, CXMT vit sa meilleure vie en Bourse. Durant sa première journée de cotation à Shanghai, le fabricant chinois a enregistré une hausse fulgurante de 466 % de son action, poussant la valorisation de l’entreprise à 484 milliards de dollars.

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Apple et Micron s’affrontent sur la mémoire chinoise

La guerre de la mémoire
Apple et Micron s’affrontent sur la mémoire chinoise

Une des solutions mises en œuvre par Apple pour soulager des marges mises à mal par la crise de la mémoire est d’augmenter les prix de ses appareils. Une autre serait d’équiper ses produits avec de la RAM chinoise. Une stratégie industrielle qui se heurte aux restrictions américaines que le constructeur espère faire sauter – mais Micron, principal fournisseur US de mémoire, s’y oppose, tout comme une partie de l’administration Trump.

« Je n’ai jamais rien vu de tel dans aucun domaine en plus de quarante ans », avait expliqué Tim Cook le mois dernier en évoquant la crise de la mémoire. Quelques jours plus tard, Apple augmentait le prix de ses appareils et de quelques uns de ses services histoire, peut-être, de compenser l’effritement des marges sur le matériel.

Les difficiles manœuvres d’Apple

Le constructeur informatique, qui était un des plus importants acheteurs de mémoire avant que les acteurs de l’IA ne viennent tout dévorer avec leur grand appétit et des poches profondes, travaille sur une autre solution : faire appel à des fournisseurs chinois. Apple négocierait avec ChangXin Memory Technologies (CXMT, qui détient 7,67 % du marché mondial de la DRAM) et Yangtze Memory Technologies (YMTC, surtout spécialisée dans la mémoire NAND), dont la production pourrait équiper des appareils vendus en Chine, comme le rapportait le Financial Times début juillet.

Seul problème : ces deux entreprises sont sur des « listes noires » de Washington car elles sont considérées comme liées à l’armée chinoise. YMTC figure de plus sur l’« entity list », qui limite fortement les exportations de technologies et de produits vers les entreprises qui y figurent. C’est pourquoi Apple mènerait depuis quelques semaines une campagne de lobbying qualifiée d’« agressive » par le Wall Street Journal auprès de l’administration Trump.

Un combat difficile pour le constructeur. D’un côté, il doit démontrer le bien-fondé d’utiliser des mémoires chinoises dans ses appareils, alors que ces entreprises sont mal vues de Washington. De l’autre, Apple fait face à une opposition virulente de la part de Micron, un des trois grands fabricants mondiaux de mémoires, et le seul américain du lot face aux coréens Samsung et SK Hynix.

Sanjay Mehrotra, le directeur général de Micron, ainsi que plusieurs dirigeants du groupe, auraient averti Howard Lutnick, le secrétaire au Commerce, pour pousser le gouvernement à garder une position ferme contre CXMT et d’autres entreprises chinoises susceptibles de vendre des composants à des sociétés américaines. Et ce, peu importe la région du monde où les appareils seront commercialisés : c’est le genre de scénario qui permettrait à la Chine d’imposer ses produits, comme cela a été le cas dans l’aciérie et plus largement les usines aux États-Unis.

Micron a de la mémoire

Micron a une dent contre Apple. À mots à peine voilés, le fournisseur de mémoire a accusé le constructeur de Cupertino d’être un des responsables de la crise actuelle après avoir forcé de substantielles baisses de prix sur ces composants. Faute d’argent et de marges, les fabricants de RAM et de SSD ont dû suspendre des projets d’investissements pour construire des usines qui auraient bien été utiles aujourd’hui.

Selon les sources du WSJ, Apple accuse en privé Micron de pratiquer des prix abusifs, et de ne pas investir assez rapidement pour augmenter sa production. Micron réplique en mettant en avant son plan d’investissements à hauteur de 250 milliards de dollars aux États-Unis.

L’administration Trump va devoir faire un choix : faire baisser les prix pour soulager le portefeuille des consommateurs américains quitte à assouplir sa position sur les entreprises chinoises, ou augmenter la production de semi-conducteurs au pays pour réduire la dépendance envers l’étranger. Micron affirme être une partie de la solution, en accélérant la construction d’usines aux États-Unis. « L’importance stratégique des technologies de mémoire et de stockage de pointe n’a jamais été aussi grande », abonde un porte-parole.

« Le plus important, c’est de développer nos capacités de production ici. Et nous ne voulons évidemment pas faire affaire avec une entreprise figurant sur l’Entity List », a déclaré la semaine dernière Michael Kratsios, directeur du Bureau de la politique scientifique et technologique de la Maison-Blanche.

Le hic, c’est que fabriquer de la mémoire est plus difficile que de claquer de doigts, le processus est long et complexe. En attendant que les premières barrettes sortent de ces usines, les consommateurs vont continuer à souffrir tout comme l’industrie, au-delà du seul cas d’Apple.

Apple avait déjà tenté de faire de YMTC un de ses fournisseurs de mémoire. C’était en 2022, et la collaboration était même allée jusqu’à établir un cahier des charges afin que les composants de l’entreprise satisfassent les exigences du constructeur. Ce dernier a par la suite essuyé un torrent de critiques, notamment de la part de Marco Rubio, alors sénateur : celui qui allait devenir le secrétaire d’État de Donald Trump avait alors accusé Apple de « jouer avec le feu ».

En attendant, et à l’image de ses rivaux américain et coréens, CXMT vit sa meilleure vie en Bourse. Durant sa première journée de cotation à Shanghai, le fabricant chinois a enregistré une hausse fulgurante de 466 % de son action, poussant la valorisation de l’entreprise à 484 milliards de dollars.

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Amazon Leo veut lancer plus de 5 000 satellites pour concurrencer la téléphonie de Starlink

Embouteillages en orbite basse
Amazon Leo veut lancer plus de 5 000 satellites pour concurrencer la téléphonie de Starlink

Starlink va trouver un sérieux concurrent sur sa route : Amazon. Le mastodonte américain du commerce en ligne bâtit actuellement une constellation de satellites pour de l’accès à internet fixe, et à la faveur d’une communication avec les régulateurs du pays, il confirme qu’il veut également mettre sur pied une offre de téléphonie.

Amazon a déposé auprès de la FCC, la Commission fédérale des communications américaine, une demande pour lancer et exploiter une constellation composée de 5 105 satellites en basse orbite. Ce réseau servira au futur service Direct-to-Device (D2D) d’Amazon Leo. Ce système offrira les appels vocaux, la messagerie, des données et les appels d’urgence dans les régions hors de portée des antennes relais.

Des appels vocaux et de la data par satellite

Amazon Leo, anciennement Kuiper, ne se limitera donc pas à l’accès internet fixe par satellite, comme le groupe l’avait dévoilé mi-avril à l’occasion de l’annonce de l’acquisition de Globalstar pour 11,57 milliards de dollars. La vingtaine de satellites de Globalstar sert principalement à l’iPhone (et l’Apple Watch Ultra 3) pour les appels d’urgence, la messagerie et l’assistance routière. Amazon entend d’ailleurs poursuivre ce partenariat en travaillant avec Apple sur « de futurs services satellites ».

Le réseau Globalstar rejoindra la constellation déjà en place par Leo, qui compte « plus de 390 satellites » en orbite terrestre basse. Une toute petite goutte d’eau dans l’océan de Starlink, qui compte 10 800 satellites actifs autour de notre planète.

Amazon a débuté une phase de test en novembre dernier pour l’accès fixe à internet par satellites, le lancement étant programmé d’ici la fin de cette année. Trois antennes sont d’ores et déjà disponibles : Nano (jusqu’à 100 Mbps en téléchargement), Pro (jusqu’à 400 Mbps) et Ultra (jusqu’à 1 Gbps en téléchargement et 400 Mbps en téléversement). L’Arcep avait donné son autorisation à Amazon Leo dès l’été dernier.

Le système D2D d’Amazon fonctionnera en parallèle des satellites de première et deuxième génération lancés jusqu’à présent, ainsi qu’avec les modèles de Globalstar. En plus de l’usage personnel, Amazon vante les capacités de son service D2D pour les communications durant les interventions en cas de catastrophe, la gestion de flotte à l’échelle internationale, les opérations à distance sur les chantiers et dans les chaînes d’approvisionnement, la connexion à des capteurs IoT (internet des objets) isolés.

Amazon livre des satellites en orbite

Dans le détail, cette flotte de satellites sera répartie sur cinq plans orbitaux (de 510 à 580 km d’altitude). Ces drôles d’engins volants communiqueront avec les smartphones sur des fréquences radio dédiées, les bandes L et S, adaptées aux liaisons satellitaires mobiles.

Les signaux seront traités directement par les satellites D2D avant de les retransmettre, poursuit Amazon. Ces derniers sont également équipés de liaisons optiques intersatellitaires, des connexions laser entre les appareils en orbite pour un acheminement « plus intelligent » du trafic à travers la constellation. Bref, du classique pour ce genre de constellation.

Amazon promet également de ne pas brouiller les fréquences des autres opérateurs, en maintenant l’énergie du signal à l’intérieur des canaux de fréquence attribués, « avec très peu de débordement vers les bandes voisines ». L’entreprise s’engage également à se coordonner « de bonne foi » avec les autres tenanciers de satellites.

Le système ajuste aussi en permanence la manière dont les données sont encodées en fonction de la qualité du signal : débits plus élevés quand les conditions sont favorables, maintien d’une connexion fiable dès qu’elles le sont moins.

À l’instar de Starlink qui a signé des accords avec plusieurs opérateurs traditionnels de téléphonie (T-Mobile aux États-Unis, Salt en Suisse…), Amazon annonce également des partenariats avec Vodafone, DirecTV, les FAI sud-africain Herotel et australien NBN. Si le groupe obtient le feu vert de la FCC, le déploiement des satellites D2D pourra débuter en 2028.

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Amazon Leo veut lancer plus de 5 000 satellites pour concurrencer la téléphonie de Starlink

Embouteillages en orbite basse
Amazon Leo veut lancer plus de 5 000 satellites pour concurrencer la téléphonie de Starlink

Starlink va trouver un sérieux concurrent sur sa route : Amazon. Le mastodonte américain du commerce en ligne bâtit actuellement une constellation de satellites pour de l’accès à internet fixe, et à la faveur d’une communication avec les régulateurs du pays, il confirme qu’il veut également mettre sur pied une offre de téléphonie.

Amazon a déposé auprès de la FCC, la Commission fédérale des communications américaine, une demande pour lancer et exploiter une constellation composée de 5 105 satellites en basse orbite. Ce réseau servira au futur service Direct-to-Device (D2D) d’Amazon Leo. Ce système offrira les appels vocaux, la messagerie, des données et les appels d’urgence dans les régions hors de portée des antennes relais.

Des appels vocaux et de la data par satellite

Amazon Leo, anciennement Kuiper, ne se limitera donc pas à l’accès internet fixe par satellite, comme le groupe l’avait dévoilé mi-avril à l’occasion de l’annonce de l’acquisition de Globalstar pour 11,57 milliards de dollars. La vingtaine de satellites de Globalstar sert principalement à l’iPhone (et l’Apple Watch Ultra 3) pour les appels d’urgence, la messagerie et l’assistance routière. Amazon entend d’ailleurs poursuivre ce partenariat en travaillant avec Apple sur « de futurs services satellites ».

Le réseau Globalstar rejoindra la constellation déjà en place par Leo, qui compte « plus de 390 satellites » en orbite terrestre basse. Une toute petite goutte d’eau dans l’océan de Starlink, qui compte 10 800 satellites actifs autour de notre planète.

Amazon a débuté une phase de test en novembre dernier pour l’accès fixe à internet par satellites, le lancement étant programmé d’ici la fin de cette année. Trois antennes sont d’ores et déjà disponibles : Nano (jusqu’à 100 Mbps en téléchargement), Pro (jusqu’à 400 Mbps) et Ultra (jusqu’à 1 Gbps en téléchargement et 400 Mbps en téléversement). L’Arcep avait donné son autorisation à Amazon Leo dès l’été dernier.

Le système D2D d’Amazon fonctionnera en parallèle des satellites de première et deuxième génération lancés jusqu’à présent, ainsi qu’avec les modèles de Globalstar. En plus de l’usage personnel, Amazon vante les capacités de son service D2D pour les communications durant les interventions en cas de catastrophe, la gestion de flotte à l’échelle internationale, les opérations à distance sur les chantiers et dans les chaînes d’approvisionnement, la connexion à des capteurs IoT (internet des objets) isolés.

Amazon livre des satellites en orbite

Dans le détail, cette flotte de satellites sera répartie sur cinq plans orbitaux (de 510 à 580 km d’altitude). Ces drôles d’engins volants communiqueront avec les smartphones sur des fréquences radio dédiées, les bandes L et S, adaptées aux liaisons satellitaires mobiles.

Les signaux seront traités directement par les satellites D2D avant de les retransmettre, poursuit Amazon. Ces derniers sont également équipés de liaisons optiques intersatellitaires, des connexions laser entre les appareils en orbite pour un acheminement « plus intelligent » du trafic à travers la constellation. Bref, du classique pour ce genre de constellation.

Amazon promet également de ne pas brouiller les fréquences des autres opérateurs, en maintenant l’énergie du signal à l’intérieur des canaux de fréquence attribués, « avec très peu de débordement vers les bandes voisines ». L’entreprise s’engage également à se coordonner « de bonne foi » avec les autres tenanciers de satellites.

Le système ajuste aussi en permanence la manière dont les données sont encodées en fonction de la qualité du signal : débits plus élevés quand les conditions sont favorables, maintien d’une connexion fiable dès qu’elles le sont moins.

À l’instar de Starlink qui a signé des accords avec plusieurs opérateurs traditionnels de téléphonie (T-Mobile aux États-Unis, Salt en Suisse…), Amazon annonce également des partenariats avec Vodafone, DirecTV, les FAI sud-africain Herotel et australien NBN. Si le groupe obtient le feu vert de la FCC, le déploiement des satellites D2D pourra débuter en 2028.

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☕️ Impressionnante pluie de correctifs dans iOS 26.6 et macOS 26.6



Fin juin, à l’occasion de la mise en ligne d’iOS 26.5.2, Apple avait expliqué que le processus de distribution des mises à jour de sécurité pour ses systèmes d’exploitation s’était accéléré. En cause : l’IA générative qui permet de développer rapidement « des outils de piratage malveillants ».

Un cycle plus expéditif qui explique aussi peut-être pourquoi la dernière livraison est si riche en correctifs. iOS 26.6 et iPadOS 26.6 corrigent en effet la bagatelle de 87 vulnérabilités, soit autant de CVE dans la longue liste publiée par Apple.

Aucune d’entre elles n’a été exploitée activement avant la publication du correctif (« zero day »), en revanche plusieurs sont considérées comme très sérieuses. C’est le cas de CVE-2026-64747 dans le composant système AVEVideoEncoder, qui permet à une application d’exécuter du code arbitraire avec les privilèges du noyau. Ou encore CVE-2026-43813 dans le composant CloudAttestation chargé de vérifier l’intégrité des applications, qui permet de contourner le contrôle de signature du code.

Plusieurs failles du noyau autorisaient l’écriture et la corruption de sa mémoire, ce qui peut servir à élever les privilèges ou à compromettre plus largement le système.

Le nombre de correctifs est encore plus important dans macOS 26.6 Tahoe : le bulletin dénombre 155 identifiants CVE. Là non plus, aucune faille « zero day » au compteur, mais on retrouve les mêmes vulnérabilités critiques que sous iOS 26.6, avec en plus des failles propres au système (dans Accounts, Core Services, CUPS, Remote Management…) avec à chaque fois un risque d’obtention des privilèges root. Une faille dans HFS peut aussi permettre l’exécution de code arbitraire. Une vulnérabilité dans le Wi-Fi peut faire sortir une app du bac à sable ou lui accorder certains privilèges. watchOS 26.6, tvOS 26.6 et visionOS 26 comprennent plus de 80 correctifs.

C’est entendu, on est encore loin des 570 failles colmatées dans Windows 11 via le dernier Patch Tuesday, mais à l’échelle d’Apple c’est tout de même significatif. Habituellement, les mises à jour de sécurité du constructeur comptent quelques dizaines de vulnérabilités. iOS 26.5.2 affichait ainsi 32 failles de sécurité, ce qui était déjà un joli paquet qui devait être intégré dans iOS 26.6.

Signe des temps, plusieurs outils d’IA sont crédités dans les listes des correctifs : Claude (Anthropic), GLM (Z.AI), l’AI Red Ream de NVIDIA, Codex Security (OpenAI)… Apple est également partenaire du projet Glasswing d’Anthropic, qui lui permet depuis avril d’accéder au modèle Mythos spécialisé dans la cybersécurité. Si l’IA générative aide les attaquants, elle épaule aussi les défenseurs.

En attendant un probable iOS 26.6.1, les utilisateurs d’appareils Apple seront bien avisés d’effectuer ces mises à jour. Ce d’autant que ces versions 26.6 intègrent en plus une fonction en préparation d’iOS 27, d’iPadOS 27 et de macOS 27 Golden Gate : elle optimise l’index de Spotlight (le moteur de recherche interne) pour le futur Siri. Un travail qui nécessite plusieurs jours en tâche de fond. Bien sûr, Siri AI ne sera pas lancé cet automne en Europe sur iPhone et iPad, mais il sera tout de même disponible sur Mac.

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☕️ Impressionnante pluie de correctifs dans iOS 26.6 et macOS 26.6



Fin juin, à l’occasion de la mise en ligne d’iOS 26.5.2, Apple avait expliqué que le processus de distribution des mises à jour de sécurité pour ses systèmes d’exploitation s’était accéléré. En cause : l’IA générative qui permet de développer rapidement « des outils de piratage malveillants ».

Un cycle plus expéditif qui explique aussi peut-être pourquoi la dernière livraison est si riche en correctifs. iOS 26.6 et iPadOS 26.6 corrigent en effet la bagatelle de 87 vulnérabilités, soit autant de CVE dans la longue liste publiée par Apple.

Aucune d’entre elles n’a été exploitée activement avant la publication du correctif (« zero day »), en revanche plusieurs sont considérées comme très sérieuses. C’est le cas de CVE-2026-64747 dans le composant système AVEVideoEncoder, qui permet à une application d’exécuter du code arbitraire avec les privilèges du noyau. Ou encore CVE-2026-43813 dans le composant CloudAttestation chargé de vérifier l’intégrité des applications, qui permet de contourner le contrôle de signature du code.

Plusieurs failles du noyau autorisaient l’écriture et la corruption de sa mémoire, ce qui peut servir à élever les privilèges ou à compromettre plus largement le système.

Le nombre de correctifs est encore plus important dans macOS 26.6 Tahoe : le bulletin dénombre 155 identifiants CVE. Là non plus, aucune faille « zero day » au compteur, mais on retrouve les mêmes vulnérabilités critiques que sous iOS 26.6, avec en plus des failles propres au système (dans Accounts, Core Services, CUPS, Remote Management…) avec à chaque fois un risque d’obtention des privilèges root. Une faille dans HFS peut aussi permettre l’exécution de code arbitraire. Une vulnérabilité dans le Wi-Fi peut faire sortir une app du bac à sable ou lui accorder certains privilèges. watchOS 26.6, tvOS 26.6 et visionOS 26 comprennent plus de 80 correctifs.

C’est entendu, on est encore loin des 570 failles colmatées dans Windows 11 via le dernier Patch Tuesday, mais à l’échelle d’Apple c’est tout de même significatif. Habituellement, les mises à jour de sécurité du constructeur comptent quelques dizaines de vulnérabilités. iOS 26.5.2 affichait ainsi 32 failles de sécurité, ce qui était déjà un joli paquet qui devait être intégré dans iOS 26.6.

Signe des temps, plusieurs outils d’IA sont crédités dans les listes des correctifs : Claude (Anthropic), GLM (Z.AI), l’AI Red Ream de NVIDIA, Codex Security (OpenAI)… Apple est également partenaire du projet Glasswing d’Anthropic, qui lui permet depuis avril d’accéder au modèle Mythos spécialisé dans la cybersécurité. Si l’IA générative aide les attaquants, elle épaule aussi les défenseurs.

En attendant un probable iOS 26.6.1, les utilisateurs d’appareils Apple seront bien avisés d’effectuer ces mises à jour. Ce d’autant que ces versions 26.6 intègrent en plus une fonction en préparation d’iOS 27, d’iPadOS 27 et de macOS 27 Golden Gate : elle optimise l’index de Spotlight (le moteur de recherche interne) pour le futur Siri. Un travail qui nécessite plusieurs jours en tâche de fond. Bien sûr, Siri AI ne sera pas lancé cet automne en Europe sur iPhone et iPad, mais il sera tout de même disponible sur Mac.

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☕️ Orange veut décupler la puissance de ses datacenters, avec Morrison



Orange veut partager le fardeau de ses datacenters. L’opérateur historique a ainsi annoncé la création d’une coentreprise avec Morrison, une société néo-zélandaise spécialisée dans les infrastructures, qui aura pour mission de décupler la capacité totale des datacenters Orange – soit un total de 400 MW.

Une progression impressionnante qui nécessite la construction de nouveaux bâtiments. Morrison est précisément là pour ses capitaux et sa capacité à lever de la dette. Orange, de son côté, apporte cinq de ses principaux centres de données répartis sur quatre campus en France (Chevilly-Larue, Aubervilliers, Chartres et Val-de-Reuil), ainsi que son expertise opérationnelle, les terrains, les bâtiments, et les clients. Orange Business dispose pour rappel d’une qualification SecNumCloud de l’ANSSI dans son datacenter de Grenoble, qui n’est pas dans cette liste.

Image : Morrison

Orange Business sera le partenaire exclusif pour la commercialisation des offres de colocation et d’hébergement auprès des grandes entreprises, des PME et des acteurs du secteur public. Ces infrastructures serviront également aux solutions infonuagiques et IA de la filière pro d’Orange. L’opérateur conserve par ailleurs le contrôle opérationnel des espaces dédiés à ses propres activités, qui resteront hébergés dans ses datacenters. L’entreprise peut ainsi affirmer :

« Cela garantirait aux clients d’Orange et d’Orange Business un niveau de sécurité et de disponibilité des systèmes hébergés et des données associées conforme aux standards nationaux et européens les plus exigeants. »

« Ce projet de coentreprise avec Morrison nous permettrait de révéler la valeur de nos actifs existants et de renforcer notre position dans les data centers », explique Christel Heydemann, directrice générale du groupe Orange. C’est aussi un moyen de créer les « infrastructures numériques souveraines et de confiance » dont la France a besoin, selon elle.

« Avec Orange, nous envisageons la création d’une plateforme associant des actifs d’infrastructure stratégiques, une expertise opérationnelle et des capitaux de long terme pour répondre à cet enjeu », rebondit William Smales, directeur des investissements de Morrison. Un investissement de 3 milliards d’euros est sur la table, financé par les deux partenaires. La création de la coentreprise, détenue à 50/50, est attendue pour le premier semestre de l’année prochaine.

Orange s’interrogeait depuis un moment pour valoriser ses datacenters, des actifs qui jusqu’à présent étaient noyés dans les comptes du groupe. Une coentreprise a cet avantage de pouvoir accueillir de nouveaux capitaux et de pouvoir s’endetter sans que l’opérateur n’ait tout à financer.

La rumeur courait depuis quelques semaines que Morrison était en tête de liste des partenaires possibles, avec Vauban Infrastructure Partners et Macquarie, comme le relevait récemment DCmag. La prise de participation de la société permettrait à Orange d’encaisser de 400 à 500 millions d’euros. Pour l’opérateur, ce serait de l’argent qui servirait au financement d’autres investissements dans l’IA et le numérique.

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☕️ Orange veut décupler la puissance de ses datacenters, avec Morrison



Orange veut partager le fardeau de ses datacenters. L’opérateur historique a ainsi annoncé la création d’une coentreprise avec Morrison, une société néo-zélandaise spécialisée dans les infrastructures, qui aura pour mission de décupler la capacité totale des datacenters Orange – soit un total de 400 MW.

Une progression impressionnante qui nécessite la construction de nouveaux bâtiments. Morrison est précisément là pour ses capitaux et sa capacité à lever de la dette. Orange, de son côté, apporte cinq de ses principaux centres de données répartis sur quatre campus en France (Chevilly-Larue, Aubervilliers, Chartres et Val-de-Reuil), ainsi que son expertise opérationnelle, les terrains, les bâtiments, et les clients. Orange Business dispose pour rappel d’une qualification SecNumCloud de l’ANSSI dans son datacenter de Grenoble, qui n’est pas dans cette liste.

Image : Morrison

Orange Business sera le partenaire exclusif pour la commercialisation des offres de colocation et d’hébergement auprès des grandes entreprises, des PME et des acteurs du secteur public. Ces infrastructures serviront également aux solutions infonuagiques et IA de la filière pro d’Orange. L’opérateur conserve par ailleurs le contrôle opérationnel des espaces dédiés à ses propres activités, qui resteront hébergés dans ses datacenters. L’entreprise peut ainsi affirmer :

« Cela garantirait aux clients d’Orange et d’Orange Business un niveau de sécurité et de disponibilité des systèmes hébergés et des données associées conforme aux standards nationaux et européens les plus exigeants. »

« Ce projet de coentreprise avec Morrison nous permettrait de révéler la valeur de nos actifs existants et de renforcer notre position dans les data centers », explique Christel Heydemann, directrice générale du groupe Orange. C’est aussi un moyen de créer les « infrastructures numériques souveraines et de confiance » dont la France a besoin, selon elle.

« Avec Orange, nous envisageons la création d’une plateforme associant des actifs d’infrastructure stratégiques, une expertise opérationnelle et des capitaux de long terme pour répondre à cet enjeu », rebondit William Smales, directeur des investissements de Morrison. Un investissement de 3 milliards d’euros est sur la table, financé par les deux partenaires. La création de la coentreprise, détenue à 50/50, est attendue pour le premier semestre de l’année prochaine.

Orange s’interrogeait depuis un moment pour valoriser ses datacenters, des actifs qui jusqu’à présent étaient noyés dans les comptes du groupe. Une coentreprise a cet avantage de pouvoir accueillir de nouveaux capitaux et de pouvoir s’endetter sans que l’opérateur n’ait tout à financer.

La rumeur courait depuis quelques semaines que Morrison était en tête de liste des partenaires possibles, avec Vauban Infrastructure Partners et Macquarie, comme le relevait récemment DCmag. La prise de participation de la société permettrait à Orange d’encaisser de 400 à 500 millions d’euros. Pour l’opérateur, ce serait de l’argent qui servirait au financement d’autres investissements dans l’IA et le numérique.

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