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Nikon lost the patent lawsuit against Viltrox in China


Nikon has lost the patent lawsuit against Viltrox in China. Nikon’s Chinese Z-mount patent (202010127062.4) was declared fully invalid by CNIPA (see previous coverage of the Nikon vs. Viltrox lawsuit). The full court ruling can be found here. The documents are in Chinese – here is the AI recap:

Case Overview

  • Patent in Question: Chinese Invention Patent No. 202010127062.4, titled “Accessory” (配件).
  • Patentee: Nikon Corporation (株式会社尼康).
  • Patent Type: This is a divisional application with a parent application (201811247662.3), both filed on October 25, 2018, with a priority date of October 26, 2017.
  • Invalidation Petitioner: Shenzhen Jueying Technology Co., Ltd. (深圳市爵影科技有限公司).
  • Outcome: The CNIPA declared the patent entirely invalid in its decision (Decision No. 661357) dated July 13, 2026.

Chronological Summary of Events

  1. Initial Challenge (December 2025): The petitioner filed a request for invalidation on December 16, 2025, arguing that claims 1-11 were unclear and not supported by the description (Article 26.4 of the Patent Law).
  2. Supplemental Arguments (December 2025 & January 2026): The petitioner supplemented their arguments, adding reasons related to lack of novelty and inventive step, lack of priority entitlement, and added subject matter. They submitted several pieces of prior art (US2016/0041453A1, CN103620496A, JP2000047308A) as evidence.
  3. Patentee’s Amendment (February 2026): Nikon modified the claims. They merged features from original dependent claims 4 and 7 into independent claims 1 and 2. The final claim set was reduced from 11 to 10 claims.
  4. Oral Hearing (May 15, 2026): An oral hearing was held. Key clarifications were made:
    • The petitioner withdrew their arguments regarding the right of priority.
    • The panel confirmed the amended claims (1-10) as the basis for the decision.
    • Both parties agreed on the authenticity of the prior art documents submitted.
  5. Final Decision (July 13, 2026): The panel issued its decision to declare the patent invalid based on a lack of inventive step (Article 22.3 of the Patent Law).

Key Arguments and Reasoning

The main independent claims (1 and 2) define a lens accessory with four protrusions (第1-第4配件侧突出部) that engage with corresponding protrusions on a camera body’s mount. Key features added by the amendment include:

  • Specifying that the length of the 2nd protrusion is shorter than the distance between the two closest protrusions on the camera body.
  • Specifying that the center angle of the 2nd protrusion is smaller than the center angles of the 1st, 3rd, and 4th protrusions.

The Petitioner’s Argument (Lack of Inventive Step)

The petitioner argued that the claims were obvious in light of the prior art. The primary evidence used was:

  • Evidence 2 (CN103620496A): A camera body, lens barrel, and interchangeable lens system.
    • The panel found this document disclosed nearly all features of the “accessory,” including the lens mount, terminal groups, a cylindrical portion, and multiple protrusions.
    • The key differences were that the patent used four protrusions in a specific arrangement, while Evidence 2’s main embodiment used three.

The Panel’s Decision & Reasoning

The panel ruled that the claimed invention was obvious for the following reasons:

  • Number of Protrusions: Although Evidence 2 shows 3 protrusions, its description explicitly states that the number of protrusions can be “any number” (including four), providing a direct motivation to increase them.
  • Arrangement: Evidence 1 (US2016/0041453A1) and Evidence 3 (JP2000047308A) disclose interchangeable lenses with four or more protrusions arranged around the mount, providing a clear technical teaching for the claimed layout.
  • Preventing Mis-Insertion: The panel reasoned that even in Evidence 2, the different sizes of the protrusions inherently prevent incorrect insertion, making the patent’s solution a conventional design choice.
  • “Second Center Angle” Feature: The panel found the relationship between the center angles of the protrusions to be a routine design choice (a “limited experiment”) for a person skilled in the art, and the resulting effects (shock resistance, load-bearing) were predictable.
  • Terminal Protection: The arrangement of the protrusions relative to the terminal group was also deemed a predictable and conventional design to prevent damage.

The panel concluded that the modifications from three to four protrusions and their specific angular relationships were “obvious” (显而易见) and did not involve an inventive step. Therefore, all 10 amended claims were invalidated.

Final Verdict

The CNIPA invalidated all claims of Nikon’s patent (202010127062.4). The decision states that Nikon can appeal to the Beijing Intellectual Property Court within three months.

 

Via NikonRumors

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[MàJ] SpaceXAI veut faire annuler la loi du Minnesota contre la « nudification »

Protégeons la liberté d'expression de Grok !
[MàJ] SpaceXAI veut faire annuler la loi du Minnesota contre la « nudification »

SpaceXAI part en croisade contre une loi du Minnesota interdisant les technologies de « nudification », qui permettent de générer des deepfakes dénudés de personnes réelles. L’entreprise est la première concernée, puisque son chatbot Grok est massivement utilisé pour créer ces images.

Mise à jour 3/08 – Le juge en charge de la plainte a rejeté la demande de SpaceXAI. L’entreprise d’Elon Musk voulait le report de la loi du Minnesota bannissant la génération de deepfakes dénudés. Celle-ci a été mise en œuvre le 1er août, alors que la plainte remontait au… 29 juillet. « Un tel délai pour engager l’action et déposer cette requête laisse penser que le préjudice n’est pas imminent », a estimé le juge.

Mais si la loi est en application depuis ce week-end, cela ne signifie pas pour autant que la plainte est éteinte. La procédure se poursuit en effet, avec une audience programmée le 19 août pour décider si la législation doit être suspendue provisoirement ou pas.

Article original, 29/07 – En début d’année, Grok était sous le feu des critiques : le chatbot de xAI (renommé SpaceXAI depuis) permettait très facilement de générer des deepfakes dénudés de personnes réelles (des femmes dans leur vaste majorité), sans leur consentement. Le tout avec le soutien actif d’Elon Musk, trop heureux de voir grimper la popularité de son bot IA.

Depuis, plusieurs enquêtes ont été lancées, en France, à la Commission européenne et à la Commission de protection des données irlandaises, qui a la responsabilité de faire appliquer le RGPD à X (anciennement Twitter).

D’autres juridictions sont allées plus loin, à l’image de l’État américain du Minnesota où une loi interdisant les technologies de nudification entrera en vigueur le 1er août (PDF). Les propriétaires ou exploitants de sites, d’applications et de logiciels ne peuvent plus permettre à leurs utilisateurs d’accéder à une telle fonction, de la télécharger ou de l’utiliser. Ils ne peuvent pas non plus produire eux-mêmes ces images pour le compte de leurs utilisateurs.

Le droit de Grok de générer des images dénudées

Le texte prévoit toutefois une exception pour les logiciels de retouche d’images qui nécessitent de l’utilisateur une compétence technique substantielle (à l’image de Photoshop) : ces outils restent heureusement licites. Les opérateurs des services de nudification pourront être poursuivis par les victimes, avec à la clé d’importantes sanctions possibles : jusqu’à trois fois le montant des dommages réellement subis, notamment pour la souffrance psychologique, ainsi que des dommages punitifs.

Quant à la sanction civile, elle peut atteindre 500 000 dollars pour chaque accès, téléchargement ou utilisation illégale. Ces amendes financeront des organismes qui viennent en aide aux victimes de violences sexuelles. Cette loi est la première du genre aux États-Unis.

SpaceXAI s’oppose à cette législation, comme le rapporte CBS News. L’entreprise affirme qu’elle « ne remet pas en cause l’intérêt du Minnesota à interdire la diffusion, sans leur consentement, d’images de personnes réelles artificiellement représentées nues », mais elle se positionne sur le terrain de la « liberté d’expression ». La loi irait « bien au-delà de [l’] objectif » de lutter contre la nudification et exposerait de nombreuses « formes d’expression protégées à des poursuites civiles et à des sanctions gouvernementales ».

L’entreprise estime que la loi rend le fournisseur d’IA automatiquement responsable, qu’il interdise ou pas aux utilisateurs de se servir de l’outil pour générer des deepfakes dénudés. Elle pourrait aussi être tenue responsable même lorsque les personnes ont consenti à la création de l’image ou quand celle-ci présente une « valeur artistique, scientifique, politique, satirique, éducative, médicale ou religieuse ». Ce qui est une interprétation très large : une image de nu peut en effet entrer dans une de ces catégories, annulant complètement la portée des lois contre ces technologies.

La plainte déposée par SpaceXAI affirme aussi que la définition d’une partie intime retenue par la loi interdit la représentation d’hommes torse nu, de personnes en short ou en maillot de bain, ainsi que d’autres images allant « au-delà de ce qu’une personne ordinaire considérerait comme de la “nudification” ». Enfin et surtout, l’entreprise d’Elon Musk estime que la génération d’images et de vidéos à l’aide de son IA est une activité protégée par la Constitution américaine en vertu du Premier amendement sur la liberté d’expression.

Au bout du compte, SpaceXAI demande au tribunal de déclarer l’inconstitutionnalité de la loi, et d’interdire au Minnesota de la faire appliquer. « On se retrouvera au tribunal, pervers », a simplement répondu le gouverneur de l’État, Tim Waltz.

Le procureur général du Minnesota, Keith Ellison, a été un peu plus prolixe : « Je sais qu’utiliser l’IA pour générer, contre leur volonté, des images de personnes nues est abject. Les débats légitimes sur la politique à mener en matière d’IA ne manquent pas. Celui-ci n’en fait pas partie. » Il ajoute que la nudification par IA prive les victimes « de leur dignité et peut leur causer un immense préjudice sur les plans émotionnel, personnel et professionnel. »

De ce côté-ci de l’Atlantique, où des réglementations similaires sont à l’étude à Bruxelles, xAI ne s’est pas encore prononcé sur le sujet.

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[MàJ] SpaceXAI veut faire annuler la loi du Minnesota contre la « nudification »

Protégeons la liberté d'expression de Grok !
[MàJ] SpaceXAI veut faire annuler la loi du Minnesota contre la « nudification »

SpaceXAI part en croisade contre une loi du Minnesota interdisant les technologies de « nudification », qui permettent de générer des deepfakes dénudés de personnes réelles. L’entreprise est la première concernée, puisque son chatbot Grok est massivement utilisé pour créer ces images.

Mise à jour 3/08 – Le juge en charge de la plainte a rejeté la demande de SpaceXAI. L’entreprise d’Elon Musk voulait le report de la loi du Minnesota bannissant la génération de deepfakes dénudés. Celle-ci a été mise en œuvre le 1er août, alors que la plainte remontait au… 29 juillet. « Un tel délai pour engager l’action et déposer cette requête laisse penser que le préjudice n’est pas imminent », a estimé le juge.

Mais si la loi est en application depuis ce week-end, cela ne signifie pas pour autant que la plainte est éteinte. La procédure se poursuit en effet, avec une audience programmée le 19 août pour décider si la législation doit être suspendue provisoirement ou pas.

Article original, 29/07 – En début d’année, Grok était sous le feu des critiques : le chatbot de xAI (renommé SpaceXAI depuis) permettait très facilement de générer des deepfakes dénudés de personnes réelles (des femmes dans leur vaste majorité), sans leur consentement. Le tout avec le soutien actif d’Elon Musk, trop heureux de voir grimper la popularité de son bot IA.

Depuis, plusieurs enquêtes ont été lancées, en France, à la Commission européenne et à la Commission de protection des données irlandaises, qui a la responsabilité de faire appliquer le RGPD à X (anciennement Twitter).

D’autres juridictions sont allées plus loin, à l’image de l’État américain du Minnesota où une loi interdisant les technologies de nudification entrera en vigueur le 1er août (PDF). Les propriétaires ou exploitants de sites, d’applications et de logiciels ne peuvent plus permettre à leurs utilisateurs d’accéder à une telle fonction, de la télécharger ou de l’utiliser. Ils ne peuvent pas non plus produire eux-mêmes ces images pour le compte de leurs utilisateurs.

Le droit de Grok de générer des images dénudées

Le texte prévoit toutefois une exception pour les logiciels de retouche d’images qui nécessitent de l’utilisateur une compétence technique substantielle (à l’image de Photoshop) : ces outils restent heureusement licites. Les opérateurs des services de nudification pourront être poursuivis par les victimes, avec à la clé d’importantes sanctions possibles : jusqu’à trois fois le montant des dommages réellement subis, notamment pour la souffrance psychologique, ainsi que des dommages punitifs.

Quant à la sanction civile, elle peut atteindre 500 000 dollars pour chaque accès, téléchargement ou utilisation illégale. Ces amendes financeront des organismes qui viennent en aide aux victimes de violences sexuelles. Cette loi est la première du genre aux États-Unis.

SpaceXAI s’oppose à cette législation, comme le rapporte CBS News. L’entreprise affirme qu’elle « ne remet pas en cause l’intérêt du Minnesota à interdire la diffusion, sans leur consentement, d’images de personnes réelles artificiellement représentées nues », mais elle se positionne sur le terrain de la « liberté d’expression ». La loi irait « bien au-delà de [l’] objectif » de lutter contre la nudification et exposerait de nombreuses « formes d’expression protégées à des poursuites civiles et à des sanctions gouvernementales ».

L’entreprise estime que la loi rend le fournisseur d’IA automatiquement responsable, qu’il interdise ou pas aux utilisateurs de se servir de l’outil pour générer des deepfakes dénudés. Elle pourrait aussi être tenue responsable même lorsque les personnes ont consenti à la création de l’image ou quand celle-ci présente une « valeur artistique, scientifique, politique, satirique, éducative, médicale ou religieuse ». Ce qui est une interprétation très large : une image de nu peut en effet entrer dans une de ces catégories, annulant complètement la portée des lois contre ces technologies.

La plainte déposée par SpaceXAI affirme aussi que la définition d’une partie intime retenue par la loi interdit la représentation d’hommes torse nu, de personnes en short ou en maillot de bain, ainsi que d’autres images allant « au-delà de ce qu’une personne ordinaire considérerait comme de la “nudification” ». Enfin et surtout, l’entreprise d’Elon Musk estime que la génération d’images et de vidéos à l’aide de son IA est une activité protégée par la Constitution américaine en vertu du Premier amendement sur la liberté d’expression.

Au bout du compte, SpaceXAI demande au tribunal de déclarer l’inconstitutionnalité de la loi, et d’interdire au Minnesota de la faire appliquer. « On se retrouvera au tribunal, pervers », a simplement répondu le gouverneur de l’État, Tim Waltz.

Le procureur général du Minnesota, Keith Ellison, a été un peu plus prolixe : « Je sais qu’utiliser l’IA pour générer, contre leur volonté, des images de personnes nues est abject. Les débats légitimes sur la politique à mener en matière d’IA ne manquent pas. Celui-ci n’en fait pas partie. » Il ajoute que la nudification par IA prive les victimes « de leur dignité et peut leur causer un immense préjudice sur les plans émotionnel, personnel et professionnel. »

De ce côté-ci de l’Atlantique, où des réglementations similaires sont à l’étude à Bruxelles, xAI ne s’est pas encore prononcé sur le sujet.

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☕️ Face aux risques d’incendie, trois associations s’opposent à un projet de data center



Alors que la Gironde est aux prises avec un mégafeu et que la France entre dans son quatrième épisode caniculaire de l’été 2026, les associations Data for Good, Humanité et Nature et France Nature Environnement Bouches-du-Rhône déposent des recours contre l’autorisation environnementale accordée par la préfecture au projet de centres de données de Pennes-Mirabeau. Elles sont accompagnées par des riverains et soutenues par le collectif Le nuage était sous nos pieds.

Au nord-ouest de Marseille, la ville doit accueillir le projet de Telehouse, qui prévoit de construire huit centres de données sur une parcelle de six hectares. D’après ses promoteurs, le projet devrait atteindre une capacité « commerciale » de 48 mégawatts – Telehouse demande une puissance de raccordement de 70 mégawatts au réseau de transport électrique (RTE).

« L’installation est prévue à 85 mètres de la lisière d’une pinède qui s’est déjà enflammée lors de l’incendie qui avait ravagé 2 700 hectares en août 2016 », indiquent les associations. En juillet 2025, 750 hectares supplémentaires ont brûlé, nécessitant la mobilisation de « près de 1 000 pompiers » pour contenir le feu.

Présidente du Comité d’intérêt de quartier (CIQ) des Sybilles-Amphoux, où le centre de données doit être construit, Christel Fayette indique que les résidents « ne sont pas prêts à partager [leur] espace de vie avec un data center, à sacrifier notre qualité de vie pour un monstre de technologie qui mettra en péril notre colline ».

Aux côtés d’autres CIQ, celui-ci a déposé un premier recours dès mai, contre le permis de construire accordé à Telehouse.

En jeu, cette fois-ci : les rejets de chaleur provoqués par l’usage des serveurs avec une augmentation des risques d’incendie. Les riverains s’appuient sur le plan local d’urbanisme intercommunal du pays d’Aix. Dans le Plan Climat Air Energie d’Aix Marseille Provence, il est clairement indiqué :

« Les conclusions du cahier climat métropolitain insistent à ce sujet sur l’intensification du risque incendie de forêt dû à l’augmentation des températures et des sécheresses, portant ainsi le nombre annuel de jours présentant un risque très élevé entre 30 et 50 jours à la moitié du siècle, une hausse de 20 % de l’aléa départ de feu par augmentation de température moyenne de 1 °C ».

Avec leurs cosignataires, ils pointent l’absence d’étude d’impact du projet de Telehouse sur les conséquences de ces rejets de chaleur fatale sur le voisinage urbain comme sur la forêt. Techniquement, il est possible de récupérer et de réutiliser cette chaleur fatale, mais dans les faits, malgré les promesses, cette possibilité n’est qu’appliquée de manière marginale. En France, seulement 0,1 % de la chaleur fatale émise par des centres de données est réutilisée.

Outre la question de la puissance de raccordement et de l’activité qui peut en découler, ils constatent que le centre de données prévoit le stockage de 17 cuves de carburant pour alimenter 26 groupes électrogènes, celui de batteries de secours au lithium« à l’origine de nombreux incendies très difficiles à éteindre », ou encore « l’imperméabilisation des sols sur 4 500 m² », ce qui empirerait des risques d’inondation déjà durement subis en 2019.

Concrètement, deux CIQ, plusieurs riverains, France Nature Environnement 13 et Data For Good déposent un recours environnemental contre l’autorisation préfectorale d’exploitation accordée à Telehouse. MNLE Réseau Humanité et Nature, son comité départemental 13 et plusieurs habitants de Pennes-Mirabeau en déposent un second.

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☕️ Face aux risques d’incendie, trois associations s’opposent à un projet de data center



Alors que la Gironde est aux prises avec un mégafeu et que la France entre dans son quatrième épisode caniculaire de l’été 2026, les associations Data for Good, Humanité et Nature et France Nature Environnement Bouches-du-Rhône déposent des recours contre l’autorisation environnementale accordée par la préfecture au projet de centres de données de Pennes-Mirabeau. Elles sont accompagnées par des riverains et soutenues par le collectif Le nuage était sous nos pieds.

Au nord-ouest de Marseille, la ville doit accueillir le projet de Telehouse, qui prévoit de construire huit centres de données sur une parcelle de six hectares. D’après ses promoteurs, le projet devrait atteindre une capacité « commerciale » de 48 mégawatts – Telehouse demande une puissance de raccordement de 70 mégawatts au réseau de transport électrique (RTE).

« L’installation est prévue à 85 mètres de la lisière d’une pinède qui s’est déjà enflammée lors de l’incendie qui avait ravagé 2 700 hectares en août 2016 », indiquent les associations. En juillet 2025, 750 hectares supplémentaires ont brûlé, nécessitant la mobilisation de « près de 1 000 pompiers » pour contenir le feu.

Présidente du Comité d’intérêt de quartier (CIQ) des Sybilles-Amphoux, où le centre de données doit être construit, Christel Fayette indique que les résidents « ne sont pas prêts à partager [leur] espace de vie avec un data center, à sacrifier notre qualité de vie pour un monstre de technologie qui mettra en péril notre colline ».

Aux côtés d’autres CIQ, celui-ci a déposé un premier recours dès mai, contre le permis de construire accordé à Telehouse.

En jeu, cette fois-ci : les rejets de chaleur provoqués par l’usage des serveurs avec une augmentation des risques d’incendie. Les riverains s’appuient sur le plan local d’urbanisme intercommunal du pays d’Aix. Dans le Plan Climat Air Energie d’Aix Marseille Provence, il est clairement indiqué :

« Les conclusions du cahier climat métropolitain insistent à ce sujet sur l’intensification du risque incendie de forêt dû à l’augmentation des températures et des sécheresses, portant ainsi le nombre annuel de jours présentant un risque très élevé entre 30 et 50 jours à la moitié du siècle, une hausse de 20 % de l’aléa départ de feu par augmentation de température moyenne de 1 °C ».

Avec leurs cosignataires, ils pointent l’absence d’étude d’impact du projet de Telehouse sur les conséquences de ces rejets de chaleur fatale sur le voisinage urbain comme sur la forêt. Techniquement, il est possible de récupérer et de réutiliser cette chaleur fatale, mais dans les faits, malgré les promesses, cette possibilité n’est qu’appliquée de manière marginale. En France, seulement 0,1 % de la chaleur fatale émise par des centres de données est réutilisée.

Outre la question de la puissance de raccordement et de l’activité qui peut en découler, ils constatent que le centre de données prévoit le stockage de 17 cuves de carburant pour alimenter 26 groupes électrogènes, celui de batteries de secours au lithium« à l’origine de nombreux incendies très difficiles à éteindre », ou encore « l’imperméabilisation des sols sur 4 500 m² », ce qui empirerait des risques d’inondation déjà durement subis en 2019.

Concrètement, deux CIQ, plusieurs riverains, France Nature Environnement 13 et Data For Good déposent un recours environnemental contre l’autorisation préfectorale d’exploitation accordée à Telehouse. MNLE Réseau Humanité et Nature, son comité départemental 13 et plusieurs habitants de Pennes-Mirabeau en déposent un second.

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