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Windows 11 recevra en août des améliorations attendues de longue date

Déjà là, mais en fait pas trop
Windows 11 recevra en août des améliorations attendues de longue date

Microsoft a fait de nombreuses promesses cette année sur l’amélioration de la qualité générale dans Windows 11. Performances, recherche, code natif ou encore interface sont dans la ligne de mire. En août, le système va ainsi recevoir une longue série de nouveautés, dont certaines auraient dû arriver depuis bien longtemps.

L’initiative « K2 » de Microsoft vise à apporter à Windows 11 une foule d’améliorations tous azimuts. L’éditeur a abordé aussi bien les performances que l’utilisation de code natif (le menu Démarrer est partiellement écrit en React par exemple), la cohérence de l’interface, l’efficacité de la recherche et autres. De manière générale, le mouvement consisterait à donner – enfin – aux utilisateurs ce qu’ils attendent depuis des années. En théorie.

Les mises à jour mensuelles ont commencé à apporter certaines de ces améliorations. Celle du mois prochain s’annonce particulièrement copieuse, quand elle sera proposée en même temps que les correctifs de sécurité le 11 aout. Cette mise à jour est en fait déjà disponible dans la zone des téléchargements facultatifs dans Windows Update, pour les personnes un peu « aventurières » qui voudraient s’essayer aux nouveautés un mois en avance.

Explorateur, recherche et menu Démarrer

La mise à jour, référencée KB5101684, contient un peu de tout. Microsoft tire dans toutes les directions, preuve que l’éditeur semble assez sérieux sur les améliorations promises. Certains apports auraient d’ailleurs dû être dans Windows depuis bien longtemps.

C’est le cas de l’affichage automatique de l’unité de poids la plus adaptée dans la vue Détails de l’Explorateur. Aujourd’hui, et depuis bien longtemps, cette taille est systématiquement en Ko. Avec la mise à jour, l’unité s’adapte automatiquement pour afficher des Mo et Go en fonction du poids.

Dans l’Explorateur, on trouve plusieurs autres apports. D’abord la possibilité d’ouvrir un onglet depuis un clic molette sur un élément de la barre d’adresse ou de l’écran d’accueil. Ensuite, les miniatures dans la zone des contenus recommandés sont plus nettes. Enfin, le bug qui faisait apparaitre parfois un flash gris pendant le chargement ou le défilement a été corrigé.

La recherche est probablement une des fonctions qui reçoit le plus d’améliorations en ce moment. Outre la possibilité en approche de se concentrer uniquement sur les résultats locaux, la mise à jour d’août la rend plus tolérante sur les fautes typographiques (ce qu’elle n’est pas actuellement). Un fonctionnement élémentaire aujourd’hui, mais sur lequel Windows faisait l’impasse jusqu’ici. En outre, les résultats commencent à s’afficher à partir de deux lettres, contre trois jusqu’à présent. Les applications sont également mieux mises en avant dans les résultats.

On trouve aussi des améliorations de fiabilité plus générales. Par exemple, au chargement du systray dans la barre des tâches quand le système est utilisé en mode tablette.

Lecteurs d’empreintes ESS pour tout le monde

Les personnes intéressées par les empreintes digitales comme facteur de sécurité pourront désormais utiliser des lecteurs tiers pour Windows Hello Enhanced Sign-in Security (ESS), à condition qu’ils soient compatibles.

Dans sa version standard, Windows Hello repose sur des pilotes en espace utilisateur et/ou noyau. Si la machine est compromise par un programme malveillant disposant des privilèges administrateur, un attaquant peut théoriquement intercepter la mémoire ou usurper le signal de la caméra. ESS propose de résoudre ce problème en appliquant une architecture Zero Trust au niveau du silicium.

Sans surprise, ESS fonctionne avec des composants matériels dédiés. À la manière par exemple de la Secure Enclave dans un produit Apple, les données biométriques sont stockées dans le capteur et n’en sortent jamais. La vérification est effectuée directement sur la puce du capteur, qui communique ensuite le résultat chiffré au système via un certificat signé. Ce fonctionnement existe également pour les webcams, mais il faut là aussi des modèles spécifiques.

Dans sa documentation, Microsoft indique que tous les PC Copilot+ fonctionnent déjà avec ESS pour les webcams et les lecteurs d’empreintes intégrés. La mise à jour permet donc désormais d’utiliser des lecteurs tiers sur l’ensemble des PC avec le niveau de sécurité le plus élevé.

Windows Update, alimentation, accessibilité et autres

Windows Update récolte plusieurs améliorations sous le capot, après avoir reçu récemment la possibilité de repousser indéfiniment l’installation des correctifs en attente (ce qui n’est jamais recommandé, mais au moins les utilisateurs ont le contrôle). C’est la fiabilité générale du processus qui est cette fois concernée, avec des informations plus précises sur la progression de la mise à jour (téléchargement, installation, pourcentages…). L’opération de nettoyage post-installation est décrite comme plus efficace.

Du neuf également dans la gestion de l’alimentation. À partir de maintenant, tous les changements faits par l’utilisateur sur les temps d’inaction avant extinction de l’écran, mise en veille et hibernation du PC sont répercutés sur tous les modes (Performances, Équilibre…), et plus uniquement celui en cours. De plus, Microsoft réintègre dans le même panneau le réglage pour personnaliser le niveau de batterie à partir duquel l’ordinateur portable passe en mode d’économie d’énergie.

Côté accessibilité, on note des améliorations significatives. Accès vocal – qui permet de piloter la session Windows avec la voix – gagne ainsi un mode Isolation. Il peut être réglé selon trois crans : désactivé, bruits de fond uniquement, isolation complète. La Loupe fait de son côté disparaître les barres tactiles verticale et horizontale dans la zone, afin qu’elles n’interfèrent plus avec le contenu. Il est possible de les remettre en place en passant par les options.

On trouve également d’autres changements plus ou moins importants, dont certains spécifiques aux PC Copilot+. Par exemple, il est maintenant possible sur ces derniers de désinstaller le composant IA relatif à la génération d’images. Au fil des mises à jour, Microsoft augmente donc le nombre de ces composants désinstallables.

Microsoft signale en outre une série d’améliorations liées à la fiabilité. Pour Explorer.exe, l’éditeur signale ainsi du mieux avec l’ouverture des Jump Lists et des fichiers récents, lors du partage de fichiers et de dossiers, ainsi que lors de l’utilisation de la Vue Tâches et de plusieurs bureaux. Du mieux également pour les écrans de connexion et de verrouillage du système, « surtout quand la mémoire système est faible ». On note aussi une meilleure fiabilité du presse-papiers quand il est utilisé dans certains scénarios de bureau à distance et de bureau virtuel Azure.

Oui, mais…

Si cette mise à jour contient de sympathiques bonus et – manifestement – de nombreux bugs corrigés, vous ne pourrez pas forcément profiter de tout et tout de suite.

L’installation elle-même est possible depuis n’importe quelle machine équipée de la version 24H2 ou 25H2 de Windows 11. L’ordinateur peut redémarrer jusqu’à trois fois selon les cas. Ne soyez donc pas surpris et n’interrompez pas le processus.

En revanche, si vous cherchez les nouveautés visibles, vous pourriez faire chou blanc. Microsoft a la désagréable habitude d’activer les nouvelles fonctions progressivement. Dans notre cas, la plupart des améliorations ne sont pas utilisables par exemple (alors que nous nous faisions une joie de profiter des apports sur la recherche). Si vous ne voyez pas les nouveautés « promises », il faudra peut-être attendre plusieurs semaines.

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Windows 11 recevra en août des améliorations attendues de longue date

Déjà là, mais en fait pas trop
Windows 11 recevra en août des améliorations attendues de longue date

Microsoft a fait de nombreuses promesses cette année sur l’amélioration de la qualité générale dans Windows 11. Performances, recherche, code natif ou encore interface sont dans la ligne de mire. En août, le système va ainsi recevoir une longue série de nouveautés, dont certaines auraient dû arriver depuis bien longtemps.

L’initiative « K2 » de Microsoft vise à apporter à Windows 11 une foule d’améliorations tous azimuts. L’éditeur a abordé aussi bien les performances que l’utilisation de code natif (le menu Démarrer est partiellement écrit en React par exemple), la cohérence de l’interface, l’efficacité de la recherche et autres. De manière générale, le mouvement consisterait à donner – enfin – aux utilisateurs ce qu’ils attendent depuis des années. En théorie.

Les mises à jour mensuelles ont commencé à apporter certaines de ces améliorations. Celle du mois prochain s’annonce particulièrement copieuse, quand elle sera proposée en même temps que les correctifs de sécurité le 11 aout. Cette mise à jour est en fait déjà disponible dans la zone des téléchargements facultatifs dans Windows Update, pour les personnes un peu « aventurières » qui voudraient s’essayer aux nouveautés un mois en avance.

Explorateur, recherche et menu Démarrer

La mise à jour, référencée KB5101684, contient un peu de tout. Microsoft tire dans toutes les directions, preuve que l’éditeur semble assez sérieux sur les améliorations promises. Certains apports auraient d’ailleurs dû être dans Windows depuis bien longtemps.

C’est le cas de l’affichage automatique de l’unité de poids la plus adaptée dans la vue Détails de l’Explorateur. Aujourd’hui, et depuis bien longtemps, cette taille est systématiquement en Ko. Avec la mise à jour, l’unité s’adapte automatiquement pour afficher des Mo et Go en fonction du poids.

Dans l’Explorateur, on trouve plusieurs autres apports. D’abord la possibilité d’ouvrir un onglet depuis un clic molette sur un élément de la barre d’adresse ou de l’écran d’accueil. Ensuite, les miniatures dans la zone des contenus recommandés sont plus nettes. Enfin, le bug qui faisait apparaitre parfois un flash gris pendant le chargement ou le défilement a été corrigé.

La recherche est probablement une des fonctions qui reçoit le plus d’améliorations en ce moment. Outre la possibilité en approche de se concentrer uniquement sur les résultats locaux, la mise à jour d’août la rend plus tolérante sur les fautes typographiques (ce qu’elle n’est pas actuellement). Un fonctionnement élémentaire aujourd’hui, mais sur lequel Windows faisait l’impasse jusqu’ici. En outre, les résultats commencent à s’afficher à partir de deux lettres, contre trois jusqu’à présent. Les applications sont également mieux mises en avant dans les résultats.

On trouve aussi des améliorations de fiabilité plus générales. Par exemple, au chargement du systray dans la barre des tâches quand le système est utilisé en mode tablette.

Lecteurs d’empreintes ESS pour tout le monde

Les personnes intéressées par les empreintes digitales comme facteur de sécurité pourront désormais utiliser des lecteurs tiers pour Windows Hello Enhanced Sign-in Security (ESS), à condition qu’ils soient compatibles.

Dans sa version standard, Windows Hello repose sur des pilotes en espace utilisateur et/ou noyau. Si la machine est compromise par un programme malveillant disposant des privilèges administrateur, un attaquant peut théoriquement intercepter la mémoire ou usurper le signal de la caméra. ESS propose de résoudre ce problème en appliquant une architecture Zero Trust au niveau du silicium.

Sans surprise, ESS fonctionne avec des composants matériels dédiés. À la manière par exemple de la Secure Enclave dans un produit Apple, les données biométriques sont stockées dans le capteur et n’en sortent jamais. La vérification est effectuée directement sur la puce du capteur, qui communique ensuite le résultat chiffré au système via un certificat signé. Ce fonctionnement existe également pour les webcams, mais il faut là aussi des modèles spécifiques.

Dans sa documentation, Microsoft indique que tous les PC Copilot+ fonctionnent déjà avec ESS pour les webcams et les lecteurs d’empreintes intégrés. La mise à jour permet donc désormais d’utiliser des lecteurs tiers sur l’ensemble des PC avec le niveau de sécurité le plus élevé.

Windows Update, alimentation, accessibilité et autres

Windows Update récolte plusieurs améliorations sous le capot, après avoir reçu récemment la possibilité de repousser indéfiniment l’installation des correctifs en attente (ce qui n’est jamais recommandé, mais au moins les utilisateurs ont le contrôle). C’est la fiabilité générale du processus qui est cette fois concernée, avec des informations plus précises sur la progression de la mise à jour (téléchargement, installation, pourcentages…). L’opération de nettoyage post-installation est décrite comme plus efficace.

Du neuf également dans la gestion de l’alimentation. À partir de maintenant, tous les changements faits par l’utilisateur sur les temps d’inaction avant extinction de l’écran, mise en veille et hibernation du PC sont répercutés sur tous les modes (Performances, Équilibre…), et plus uniquement celui en cours. De plus, Microsoft réintègre dans le même panneau le réglage pour personnaliser le niveau de batterie à partir duquel l’ordinateur portable passe en mode d’économie d’énergie.

Côté accessibilité, on note des améliorations significatives. Accès vocal – qui permet de piloter la session Windows avec la voix – gagne ainsi un mode Isolation. Il peut être réglé selon trois crans : désactivé, bruits de fond uniquement, isolation complète. La Loupe fait de son côté disparaître les barres tactiles verticale et horizontale dans la zone, afin qu’elles n’interfèrent plus avec le contenu. Il est possible de les remettre en place en passant par les options.

On trouve également d’autres changements plus ou moins importants, dont certains spécifiques aux PC Copilot+. Par exemple, il est maintenant possible sur ces derniers de désinstaller le composant IA relatif à la génération d’images. Au fil des mises à jour, Microsoft augmente donc le nombre de ces composants désinstallables.

Microsoft signale en outre une série d’améliorations liées à la fiabilité. Pour Explorer.exe, l’éditeur signale ainsi du mieux avec l’ouverture des Jump Lists et des fichiers récents, lors du partage de fichiers et de dossiers, ainsi que lors de l’utilisation de la Vue Tâches et de plusieurs bureaux. Du mieux également pour les écrans de connexion et de verrouillage du système, « surtout quand la mémoire système est faible ». On note aussi une meilleure fiabilité du presse-papiers quand il est utilisé dans certains scénarios de bureau à distance et de bureau virtuel Azure.

Oui, mais…

Si cette mise à jour contient de sympathiques bonus et – manifestement – de nombreux bugs corrigés, vous ne pourrez pas forcément profiter de tout et tout de suite.

L’installation elle-même est possible depuis n’importe quelle machine équipée de la version 24H2 ou 25H2 de Windows 11. L’ordinateur peut redémarrer jusqu’à trois fois selon les cas. Ne soyez donc pas surpris et n’interrompez pas le processus.

En revanche, si vous cherchez les nouveautés visibles, vous pourriez faire chou blanc. Microsoft a la désagréable habitude d’activer les nouvelles fonctions progressivement. Dans notre cas, la plupart des améliorations ne sont pas utilisables par exemple (alors que nous nous faisions une joie de profiter des apports sur la recherche). Si vous ne voyez pas les nouveautés « promises », il faudra peut-être attendre plusieurs semaines.

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Des fuites de Claude sur des conversations partagées ? Pas vraiment

Encore un problème de l’interface chaise-clavier
Des fuites de Claude sur des conversations partagées ? Pas vraiment

Des internautes ont signalé qu’il était simple de retrouver des conversations Claude partagées. Pour Anthropic cependant, il n’y a aucun problème : c’est le fonctionnement attendu de cette capacité. Mais ce n’est pas tout à fait aussi simple. Encore plus inquiétant, c’est le quatrième incident du genre en un an.

Durant le week-end du 25 - 26 juillet, des utilisateurs de Reddit ont découvert que l’opérateur de recherche « site:claude.ai/share » faisait remonter dans Google une longue liste de conversations Claude partagées, ainsi que des éléments nommés Artefacts par Anthropic : documents et mini-applications interactifs générés dans l’outil.

Le 27 juillet, 404 Media publie un article évoquant la situation, rapidement suivi par d’autres, comme TechCrunch. Depuis, nombre de sites et personnes ont évoqué la situation, relevant qu’on peut trouver une foule d’informations dans ces éléments partagés.

Ces révélations ont pris un tour plus dangereux quand certaines informations se sont avérées être sensibles. Futurism, cité par plusieurs médias, a identifié un rapport médical détaillé nommant un patient, des résultats d’essai clinique avec des noms de patients, ainsi que des fichiers contenant les noms et numéros de téléphone d’enfants d’école primaire. Le contenu exposé allait de notes de programmation et de fausses critiques de livres à des éléments bien plus sensibles : rapports médicaux de patients, données d’essais cliniques avec noms réels, documents internes d’entreprise, évaluations de salariés, clés API et identifiants de connexion.

Pour Anthropic, c’est tout à fait normal

Pour l’entreprise à l’origine de Claude, c’est le résultat d’un comportement parfaitement attendu : les conversations partagées sont accessibles à toute personne possédant le lien. Or, il suffit que ce lien ait été publié dans un endroit accessible aux moteurs de recherche pour qu’il se retrouve dans les résultats, si la requête est conçue spécifiquement pour le retrouver et que le fichiers robots.txt n’interdit pas explicitement la récupération des informations.

Amie Rotherham, porte-parole d’Anthropic, a ainsi indiqué à TechCrunch :

« Nous donnons aux gens le contrôle pour partager publiquement leurs conversations avec Claude, et conformément à nos principes de confidentialité, nous ne partageons pas les annuaires de discussion ni les sitemaps avec des moteurs de recherche comme Google. Ces liens partageables ne sont ni devinables ni découvrables à moins que les gens choisissent de les partager eux-mêmes. Lorsqu’une personne partage une conversation, elle rend ce contenu accessible au public, et comme tout autre contenu public sur le web, il peut être archivé par des services tiers ».

Du côté de Google, on cherche également à se montrer clair : « Ni Google ni aucun autre moteur de recherche ne contrôle quelles pages sont rendues publiques sur le web, et ces pages ont été indexées sur de nombreux moteurs de recherche. Nous donnons aux propriétaires de sites des contrôles clairs pour décider si les pages peuvent être explorées ou indexées, et nous respectons toujours ces directives ». En d’autres termes, ces liens étaient publics et ont été repris par tous les moteurs, sous-entendu : « pas nous uniquement ».

Mais ce n’est pas si simple

La situation semble à l’heure réglée, les résultats ayant disparu dans l’après-midi du lundi 27 juillet. Si le fonctionnement des conversations partagées était normal, pourquoi cette disparition.

Parce qu’en dépit de ce qu’a déclaré Anthropic, il semble bien qu’il y ait eu un problème, selon Search Engine Journal. Nos confrères ont réalisé un audit des en-têtes HTTP ce même 27 juillet. Le chemin /share/* de claude.ai est bloqué par une directive Disallow dans le robots.txt, sous le groupe générique User-agent: *.

Or, les pages elles-mêmes renvoient un en-tête X-Robots-Tag: none, que les directives de Google traitent comme équivalent à noindex et nofollow. Le chemin de partage est ainsi bloqué par le robots.txt de claude.ai.

Et c’est là que survient le problème, selon Search Engine Journal : « À cause de cela, les règles entrent en conflit. Selon les directives de Google, un tag noindex ne fonctionne que si l’outil d’exploration est autorisé à accéder et à lire la page. Si une page est bloquée par robots.txt, elle peut toujours être indexée si d’autres pages y renvoient, puisque Googlebot note l’URL sans l’ouvrir réellement ».

Le bot de Google voit donc une page disposant d’une directive de non-référencement et en indexe l’URL nue, sans le contenu. Il en va de même pour les URL présentes sur cette page, dont les directives ne peuvent pas être lues à cause du premier blocage. Ce conflit a entrainé le référencement des adresses de partage des conversations Claude, sans leur contenu. Voilà pourquoi on pouvait les retrouver avec un opérateur de recherche.

Anthropic n’a pas communiqué de correctif technique explicite. La disparition des résultats de recherche dès le lundi après-midi a été constatée par 404 Media, TechCrunch mais également par Next, sans confirmation officielle du mécanisme corrigé. Ce nettoyage et les observations réalisées par Search Engine Journal laissent cependant penser que l’entreprise s’est peut-être rendu compte du conflit potentiel entre les directives.

Que faire côté internaute ?

Si vous ne partagez pas vos conversations Claude ou que vous ne le faites qu’au travers d’autres moyens que des pages web (par exemple une messagerie instantanée), il n’y a rien à craindre. Toutes les conversations sont privées (au sens d’Anthropic) par défaut.

Si vous avez des conversations partagées, vous pouvez cependant en révoquer l’accès. Rendez-vous dans les paramètres du compte, puis dans « Confidentialité ». Là, descendez jusqu’à la ligne « Conversations partagées » puis cliquez sur « Gérer ». La liste apparaitra, avec possibilité de voir la conversation et de la supprimer.

Notez bien que l’icône de poubelle, qui désigne la suppression, ne signifie pas que la conversation elle-même sera effacée, uniquement le partage associé. Autre information importante, la gestion des Artefacts est séparée et se fait depuis la ligne juste en-dessous de « Conversations partagées ».

Ce n’est pas une première, loin de là

Ce n’est pas la première fois (et certainement pas la dernière) que ce genre de couac arrive. Il y a un an, OpenAI corrigeait le tir de son IA générative qui laissait vos discussions « publiques » avec ChatGPT être indexées par les moteurs de recherche, dont Google. Quelques semaines après OpenAI, xAI aussi y est allé de sa pierre à l’édifice avec des centaines de milliers de conversations rendues accessibles via les moteurs de recherche.

En septembre, Forbes alertait sur la présence de plusieurs centaines de conversations avec le chatbot Claude d’Anthropic dans Google. Déjà à l’époque, l’entreprise rejetait la faute sur les utilisateurs : « La porte-parole d’Anthropic, Gabby Curtis, a déclaré à Forbes que les conversations avec Claude n’étaient visibles que sur Google et Bing parce que les utilisateurs avaient publié des liens vers ces conversations en ligne ou sur les réseaux sociaux », expliquaient nos confrères.

Quatre incidents du même genre en seulement un an, le problème est récurrent. C’est l’occasion de rappeler une règle élémentaire : ne pas partager publiquement le lien d’un document que vous souhaitez garder pour vous. On pourrait même recommander de ne pas créer de lien de partage tout court afin de limiter les risques. Parfois, certains ne savent même pas que les documents sont accessibles publiquement, comme nous l’avons démontré avec des Google Groupes en accès libre aux quatre vents.

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Des fuites de Claude sur des conversations partagées ? Pas vraiment

Encore un problème de l’interface chaise-clavier
Des fuites de Claude sur des conversations partagées ? Pas vraiment

Des internautes ont signalé qu’il était simple de retrouver des conversations Claude partagées. Pour Anthropic cependant, il n’y a aucun problème : c’est le fonctionnement attendu de cette capacité. Mais ce n’est pas tout à fait aussi simple. Encore plus inquiétant, c’est le quatrième incident du genre en un an.

Durant le week-end du 25 - 26 juillet, des utilisateurs de Reddit ont découvert que l’opérateur de recherche « site:claude.ai/share » faisait remonter dans Google une longue liste de conversations Claude partagées, ainsi que des éléments nommés Artefacts par Anthropic : documents et mini-applications interactifs générés dans l’outil.

Le 27 juillet, 404 Media publie un article évoquant la situation, rapidement suivi par d’autres, comme TechCrunch. Depuis, nombre de sites et personnes ont évoqué la situation, relevant qu’on peut trouver une foule d’informations dans ces éléments partagés.

Ces révélations ont pris un tour plus dangereux quand certaines informations se sont avérées être sensibles. Futurism, cité par plusieurs médias, a identifié un rapport médical détaillé nommant un patient, des résultats d’essai clinique avec des noms de patients, ainsi que des fichiers contenant les noms et numéros de téléphone d’enfants d’école primaire. Le contenu exposé allait de notes de programmation et de fausses critiques de livres à des éléments bien plus sensibles : rapports médicaux de patients, données d’essais cliniques avec noms réels, documents internes d’entreprise, évaluations de salariés, clés API et identifiants de connexion.

Pour Anthropic, c’est tout à fait normal

Pour l’entreprise à l’origine de Claude, c’est le résultat d’un comportement parfaitement attendu : les conversations partagées sont accessibles à toute personne possédant le lien. Or, il suffit que ce lien ait été publié dans un endroit accessible aux moteurs de recherche pour qu’il se retrouve dans les résultats, si la requête est conçue spécifiquement pour le retrouver et que le fichiers robots.txt n’interdit pas explicitement la récupération des informations.

Amie Rotherham, porte-parole d’Anthropic, a ainsi indiqué à TechCrunch :

« Nous donnons aux gens le contrôle pour partager publiquement leurs conversations avec Claude, et conformément à nos principes de confidentialité, nous ne partageons pas les annuaires de discussion ni les sitemaps avec des moteurs de recherche comme Google. Ces liens partageables ne sont ni devinables ni découvrables à moins que les gens choisissent de les partager eux-mêmes. Lorsqu’une personne partage une conversation, elle rend ce contenu accessible au public, et comme tout autre contenu public sur le web, il peut être archivé par des services tiers ».

Du côté de Google, on cherche également à se montrer clair : « Ni Google ni aucun autre moteur de recherche ne contrôle quelles pages sont rendues publiques sur le web, et ces pages ont été indexées sur de nombreux moteurs de recherche. Nous donnons aux propriétaires de sites des contrôles clairs pour décider si les pages peuvent être explorées ou indexées, et nous respectons toujours ces directives ». En d’autres termes, ces liens étaient publics et ont été repris par tous les moteurs, sous-entendu : « pas nous uniquement ».

Mais ce n’est pas si simple

La situation semble à l’heure réglée, les résultats ayant disparu dans l’après-midi du lundi 27 juillet. Si le fonctionnement des conversations partagées était normal, pourquoi cette disparition.

Parce qu’en dépit de ce qu’a déclaré Anthropic, il semble bien qu’il y ait eu un problème, selon Search Engine Journal. Nos confrères ont réalisé un audit des en-têtes HTTP ce même 27 juillet. Le chemin /share/* de claude.ai est bloqué par une directive Disallow dans le robots.txt, sous le groupe générique User-agent: *.

Or, les pages elles-mêmes renvoient un en-tête X-Robots-Tag: none, que les directives de Google traitent comme équivalent à noindex et nofollow. Le chemin de partage est ainsi bloqué par le robots.txt de claude.ai.

Et c’est là que survient le problème, selon Search Engine Journal : « À cause de cela, les règles entrent en conflit. Selon les directives de Google, un tag noindex ne fonctionne que si l’outil d’exploration est autorisé à accéder et à lire la page. Si une page est bloquée par robots.txt, elle peut toujours être indexée si d’autres pages y renvoient, puisque Googlebot note l’URL sans l’ouvrir réellement ».

Le bot de Google voit donc une page disposant d’une directive de non-référencement et en indexe l’URL nue, sans le contenu. Il en va de même pour les URL présentes sur cette page, dont les directives ne peuvent pas être lues à cause du premier blocage. Ce conflit a entrainé le référencement des adresses de partage des conversations Claude, sans leur contenu. Voilà pourquoi on pouvait les retrouver avec un opérateur de recherche.

Anthropic n’a pas communiqué de correctif technique explicite. La disparition des résultats de recherche dès le lundi après-midi a été constatée par 404 Media, TechCrunch mais également par Next, sans confirmation officielle du mécanisme corrigé. Ce nettoyage et les observations réalisées par Search Engine Journal laissent cependant penser que l’entreprise s’est peut-être rendu compte du conflit potentiel entre les directives.

Que faire côté internaute ?

Si vous ne partagez pas vos conversations Claude ou que vous ne le faites qu’au travers d’autres moyens que des pages web (par exemple une messagerie instantanée), il n’y a rien à craindre. Toutes les conversations sont privées (au sens d’Anthropic) par défaut.

Si vous avez des conversations partagées, vous pouvez cependant en révoquer l’accès. Rendez-vous dans les paramètres du compte, puis dans « Confidentialité ». Là, descendez jusqu’à la ligne « Conversations partagées » puis cliquez sur « Gérer ». La liste apparaitra, avec possibilité de voir la conversation et de la supprimer.

Notez bien que l’icône de poubelle, qui désigne la suppression, ne signifie pas que la conversation elle-même sera effacée, uniquement le partage associé. Autre information importante, la gestion des Artefacts est séparée et se fait depuis la ligne juste en-dessous de « Conversations partagées ».

Ce n’est pas une première, loin de là

Ce n’est pas la première fois (et certainement pas la dernière) que ce genre de couac arrive. Il y a un an, OpenAI corrigeait le tir de son IA générative qui laissait vos discussions « publiques » avec ChatGPT être indexées par les moteurs de recherche, dont Google. Quelques semaines après OpenAI, xAI aussi y est allé de sa pierre à l’édifice avec des centaines de milliers de conversations rendues accessibles via les moteurs de recherche.

En septembre, Forbes alertait sur la présence de plusieurs centaines de conversations avec le chatbot Claude d’Anthropic dans Google. Déjà à l’époque, l’entreprise rejetait la faute sur les utilisateurs : « La porte-parole d’Anthropic, Gabby Curtis, a déclaré à Forbes que les conversations avec Claude n’étaient visibles que sur Google et Bing parce que les utilisateurs avaient publié des liens vers ces conversations en ligne ou sur les réseaux sociaux », expliquaient nos confrères.

Quatre incidents du même genre en seulement un an, le problème est récurrent. C’est l’occasion de rappeler une règle élémentaire : ne pas partager publiquement le lien d’un document que vous souhaitez garder pour vous. On pourrait même recommander de ne pas créer de lien de partage tout court afin de limiter les risques. Parfois, certains ne savent même pas que les documents sont accessibles publiquement, comme nous l’avons démontré avec des Google Groupes en accès libre aux quatre vents.

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☕️ GOG aura bien une version Linux de son launcher Galaxy



GOG (Good Old Games) dispose depuis une dizaine d’années d’un launcher pour Windows et macOS. Nommé Galaxy, il permet d’installer et gérer les jeux achetés sur la boutique. Et Linux ? GOG (devenue indépendante fin 2025) avait manifesté son intérêt pour la plateforme et avait abordé le sujet début 2026, indiquant chercher à recruter dans ce but. Depuis, plus rien.

Interrogé sur le sujet par GamingOnLinux, Krzysztof Papliński, co-PDG de l’entreprise, a répondu par e-mail. Il confirme qu’un « spécialiste » a bien été embauché pour se pencher sur la question :

« Suite au poste annoncé plus tôt cette année, nous avons désormais le spécialiste à bord et explorons activement la meilleure façon d’aborder le support Linux pour GOG GALAXY. C’est une entreprise importante, donc même si nous ne sommes pas encore prêts à partager des plans, des délais ou des résultats précis, c’est un domaine dans lequel nous investissons du temps et des efforts. »

L’absence actuelle du launcher Galaxy sur Linux n’empêche pas les jeux compatibles avec la plateforme d’être installés. Le launcher simplifie cependant nettement les opérations, en plus de proposer une interface regroupant tous les achats, avec les options associées. Comme le font remarquer nos confrères, il reste possible d’insérer le compte GOG dans des applications comme Heroic Games Launcher, mais un support direct est toujours une bonne nouvelle.

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☕️ GOG aura bien une version Linux de son launcher Galaxy



GOG (Good Old Games) dispose depuis une dizaine d’années d’un launcher pour Windows et macOS. Nommé Galaxy, il permet d’installer et gérer les jeux achetés sur la boutique. Et Linux ? GOG (devenue indépendante fin 2025) avait manifesté son intérêt pour la plateforme et avait abordé le sujet début 2026, indiquant chercher à recruter dans ce but. Depuis, plus rien.

Interrogé sur le sujet par GamingOnLinux, Krzysztof Papliński, co-PDG de l’entreprise, a répondu par e-mail. Il confirme qu’un « spécialiste » a bien été embauché pour se pencher sur la question :

« Suite au poste annoncé plus tôt cette année, nous avons désormais le spécialiste à bord et explorons activement la meilleure façon d’aborder le support Linux pour GOG GALAXY. C’est une entreprise importante, donc même si nous ne sommes pas encore prêts à partager des plans, des délais ou des résultats précis, c’est un domaine dans lequel nous investissons du temps et des efforts. »

L’absence actuelle du launcher Galaxy sur Linux n’empêche pas les jeux compatibles avec la plateforme d’être installés. Le launcher simplifie cependant nettement les opérations, en plus de proposer une interface regroupant tous les achats, avec les options associées. Comme le font remarquer nos confrères, il reste possible d’insérer le compte GOG dans des applications comme Heroic Games Launcher, mais un support direct est toujours une bonne nouvelle.

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