Les développeurs semblent s’être passés le mot : à peine quelques heures après l’annonce de la sortie en 1.0 de No More Room in Hell 2 pour le 11 août, on apprenait que Dagger Directive sortira en 1.0 le 13 août. Depuis le début de son accès anticipé, il y a un peu plus d’un an, on ne vous en avait pratiquement pas parlé, et pour cause. Alors qu’on avait reçu des clefs de la part de l’éditeur, notre testeur de l’époque avait été incapable d’avancer dans les missions sans rencontrer des bugs bloquants. La partie en coop était également complètement désynchronisée et malheureusement souvent injouable. Et c’était franchement dommage, car leur hommage aux premiers Delta Force de NovaLogic était plutôt réussi. Quand ça marchait, on s’amusait bien.
Même si des mises à jour ont été publiées régulièrement, on n’a pas pris le temps de s’y intéresser, préférant attendre la sortie en version finale. Ce sera donc bientôt le cas, et on pourra constater si tous les problèmes rencontrés à l’époque sont enfin résolus. Le billet de blog Steam accompagnant l’annonce parle d’ajouts d’armes, de nouvelles missions, mais aussi d’améliorations autour de l’IA. On est assez curieux de voir tout cela.
En attendant le 13 août, vous pouvez toujours tester l’accès anticipé de Dagger Directivecontre 20 € sur Steam.
Le Beelink SEi14 IA est un nouveau MiniPC sorti de manière discrète, la marque n’a pas envoyé de communiqué de presse ni fait d’annonces comme à son habitude. Pourtant, l’approche de ce modèle est novatrice et c’est la première fois que je croise un engin de ce type.
À son bord, un processeur Intel « Meteor Lake » Core Ultra 9 185H épaulé par 32 Go de mémoire vive et piloté par un Ubuntu. Aucune option de livraison sous Windows n’est prévue. La raison semble assez simple, ce n’est pas un MiniPC pensé pour un usage grand public.
Car si la puce Intel 16 cœurs est standard , la carte mère nous réserve des surprises. On retrouve ici un assemblage classique avec le trio habituel : processeur Intel, mémoire vive sur deux SODIMM DDR5-5600 jusqu’à 96 Go et stockage sur un SSD unique en M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 x4 double densité. Du solide mais rien de vraiment original. Cette puce Intel propose également un NPU 11 TOPs.
Le Beelink SEi14 IA doit son appellation « IA » à la possibilité qu’il offre d’exploiter ses capacités de calcul – jusqu’à 160 TOPS au global – avec pas moins 24 Go de mémoire vive LPDDR5 soudés sur la carte mère. Un ensemble mémoire qui ne profitera qu’à cet usage-là et qui permettra de piloter un agent IA de manière totalement indépendante du reste du système. C’est ici que la formule Linux Ubuntu / OpenClaw prend tout son sens.
Le MiniPC va pouvoir exécuter des calculs d’IA locaux sans encombrer ses capacités d’usage standard. Le système propose de piloter un agent intégré comme s’il était indépendant du système de base. Ce qui est une étape intéressante puisque beaucoup de constructeurs proposent en ce moment des MiniPC IA comme des machines secondaires à des PC plus classiques. La formule ici est bien de n’avoir qu’un MiniPC qui joue à la fois le rôle de système habituel en apportant une fonction d’agent IA. Les données restent locales, il n’y a pas d’abonnement à un service externe, on peut exploiter l’ensemble loin d’une connexion au réseau, les avantages sont assez nombreux.
Le Beelink SEi14 IA comme MiniPC et agent IA en même temps
C’est intéressant car cela peut permettre une exploitation conjointe des deux éléments. D’un côté un agent qui va prendre en charge des tâches du quotidien et de l’autre un PC pour travailler. C’est une alternative aux solutions Ryzen Strix Halo que l’on croise habituellement. Bien entendu, le gros défaut de cette offre est lié au fait que l’engin va demander énormément de mémoire vive. Ce qui, par les temps qui courent, a un léger impact sur le prix de la machine.
Pour le reste, on retrouve un engin très habituel. Le processeur est ventilé activement avec une Vapor Chamber dédiée et un ventilateur pour faire circuler de l’air frais depuis la partie inférieure du châssis en aluminium vers des ailettes. Un second ventilateur vient en renfort pour refroidir les autres composants. Le Beelink SEi14 IA annonce un fonctionnement relativement discret avec 32 dB relevés.
Autour du châssis orange – le constructeur a choisi cette couleur pour signaler ses MiniPC IA sous OpenClaw – on retrouve des connecteurs très habituels. Face avant on liste un jack audio combo 3.5 mm, des USB 3.2 Gen2 Type-C et Type-A en plus du bouton de démarrage avec LED d’activité2.
Sur la partie arrière, sous des ailettes de refroidissement assez épaisses, un Thunderbolt 4, des sorties vidéo HDMI et DisplayPort, un USB 3.2 Gen2 Type-A, deux USB 2.0 Type-A, un Ethernet 2.5 Gigabit et une seconde sortie jack audio combo 3.5 mm. L’alimentation est assurée en 19 V et 6.32A par un bloc externe. Un module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 Intel AX200 est également monté à bord pour une connexion sans fil.
L’ensemble du MiniPC mesure 13.5 cm de large comme de profondeur pour 4.7 cm d’épaisseur. Il est livré sous Ubuntu avec OpenClaw préinstallé, reste compatible Windows, et profite d’une garantie de trois années par le constructeur. Il ne semble pas compatible VESA.
Reste le tarif, dans cette version 32 Go + 24 Go et avec 1 To de stockage, le Beelink SEi14 IA est proposé à 2059$ HT depuis un entrepôt européen. Pour le moment en précommande, il devrait être disponible rapidement. Paypal fait une proposition de change à 1876€. Ce n’est clairement pas donné, mais cela reste assez éloigné des solutions Strix Halo Ryzen AI Max+ 395 d’AMD qui sont souvent livrées avec 128 Go de LPDDR5 et qui sont souvent proposées à plus du double. Chez Beelink, le modèle GTR9 Pro en 128 Go + 2 To est ainsi proposé à 4349$…
Reconquête de l'essence de Peter Parker, retour à un New York plus centré et scènes d'action qui défouraillent, Spider-Man: Brand New Day réussit une bonne partie de son pari. Pourtant, dès qu'on gratte sous le vernis de la nouveauté, un choix scénaristique agace profondément. La victime ? Le méchant du film.
La Osmo Pocket 4P n’est pas donnée et reste pourtant étonnamment accessible. Proposée à 599€ en France, c’est un outil suffisant pour un vidéaste expérimenté en plus d’être une caméra de reportage efficace.
Je suis assez fan des produits vidéo DJI, cette Osmo Pocket 4P n’est qu’un nouveau venu dans une galaxie d’engins déjà très élaborée. Qu’il s’agisse de solutions pour porter des smartphones et filmer avec ou de caméras-gimball tout-en-un, les résultats proposés sont assez extraordinaires. Cette dernière nouveauté change de gamme de genre en proposant de nouvelles approches tout en apportant un luxe de capture assez inédit.
La caméra se démarque des modèles précédents et de la concurrence sur de nombreux points, mais le premier et le principal est sans doute qu’il s’agit d’un produit qui va au-delà de ce qui a déclenché la mode de ces caméras de poche, à savoir Youtube. La plateforme de partage de vidéos reste au cœur des préoccupations de DJI évidemment, mais la nouvelle solution maison propose d’aller au-delà de cet usage. De filmer vraiment, d’être un outil permettant à un quelqu’un de s’exprimer. Cela fait longtemps que les caméras personnelles grand public ont dépassé ce que les premiers réalisateurs proposaient en termes de qualité. Mais comme les caméras pro ont également augmenté de capacités, l’écart entre les deux est resté flagrant. Avec cette nouveauté, il n’y a pas de « rattrapage » du grand public vers le monde professionnel, mais quelques ponts ont été jetés.
DJI a mis les bouchées doubles pour attirer d’autres publics que les personnes cherchant un outil pour filmer leur mariage et leurs vacabnces. Ceux qui veulent vlogguer ou les personnes à la recherche d’une solution de « capture documentaire » pour leur métier. La marque vise des artistes, des vidéastes, des créateurs en herbe ou confirmés. Et elle s’en donne les moyens.
La DJI Osmo Pocket 4P est pensée pour du « braquage » vidéo
ce que va chercher un propriétaire de ce type de caméra est de deux types. La capture de plans réfléchis avec des possibilités de mise en scène incroyables liées à la taille et au poids de l’engin. si on pense vraiment en amont à s’exercer avec ce type de caméra, on découvre tout un univers de captures incroyables. Des plans qui demandaient des montages complexes deviennent un jeu d’enfant, des images exigeant une gymnastique ou une douceur extrême se capturent en une minute dès qu’on a pris le pli. Cela offre des perspectives extraordinaires et un cadrage qui permet réellement une narration.
Mais la DJI Osmo Pocket 4P rajoute vraiment autre chose. Ce que j’appelle un braquage. Ce moment où entre l’idée d’un plan et le début de l’enregistrement, il ne faut que quelques secondes. On sort la caméra, on l’enclenche et on tourne. C’était déjà une force avec les modèles précédents, mais c’est encore plus présent ici. Pour augmenter la réactivité de ce nouveau modèle, le constructeur a ajouté des fonctions très intéressantes.
Vous avez déjà sorti une caméra dans un tunnel sombre pour débarquer dans un ciel éclatant de lumière ? Ou essayer de filmer la canopée d’une forêt à midi depuis la base d’un tronc ? Le problème est assez classique, la caméra se gave de lumière et le reste devient sombre. On peut forcer l’inverse et pousser la luminosité pour faire ressortir les parties sombres, mais alors c’est la lumière qui devient trop crue et qui dévore toute l’image. Sur une caméra pro, c’est compensé par une très large plage dynamique. Cette possibilité qu’ont ces appareils et leurs objectifs de maitriser correctement des luminosités différentes sur un même plan.
Sur la Osmo Pocket 4P, cette plage s’étend sur 17 stops de dynamique. Vous sortez votre caméra de votre poche, vous l’enclenchez dans la foulée et elle va être capable de prendre en compte aussi bien la lumière forte d’un néon que les ombres que celui-ci va générer. Cela ne sera pas aussi bon qu’une caméra pro hors de prix et pesant des dizaines de kilos. Mais 17 stops de dynamique, cela permet de proposer une image lisible dans énormément de situations, au débotté. Chaque stop signifie un doublement de la luminosité d’un élément sans perte de détails de l’élément le plus sombre. 2 stops cela veut dire doubler deux fois cette valeur, 17 stops cela veut dire qu’on obtient une différence de 2 puissance 17 de valeur entre ombre et lumière. Un animal qui court en contre-jour sur une plage, une voiture qui allume ses phares en démarranrt de nuit, un gâteau illuminé de bougies dans la pénombre qui ne cache pas les visages.
Ce premier atout se conjugue avec un profil de couleurs tiré des caméras pro. DJI propose aux propriétaires de ses nouvelles caméras de travailler la couleur sur 10 bits en suivant le même processus qu’un propriétaire de caméra ARRI Alexa 35. Des profils colorimétriques qui seront traduisibles par les logiciels de contrôle colorimétriques standard du marché, donc. Et une puissance de capture comme de restitution qui autorisera de transformer un plan grisouillant en une scène de Breaking Bad.
Un excellent moyen de rattraper également un début de film pris au débotté ou de peaufiner un plan ultra maitrisé. De restituer les vraies couleurs d’un lieu en post production et non pas celles seulement percues par un capteur débordé.
La présence d’un double capteur en 20 et 60 mm va toujours dans cette idée de réactivité, de caméras de poing qui permet de saisir quelque chose sur le vif. C’est un outil parfait pour saisir une émotion, un détail, faire basculer une image sans avoir à tout recommencer. Passer du capteur CMOS format 1 pouce 20 mm f/2 grand angle au 60 mm moyen en f/8 avec zoom optique x3 se fait d’un geste. Pas besoin de mettre la scène en pause, de la refaire ou de risquer de la perdre. C’est simple, c’est natif et c’est évidemment la solution la plus intelligente pour profiter de la souplesse de la mise sur nacelle des capteurs. Le capteur 60 mm propose même de détacher le sujet avec une vraie profondeur de champ qui générera un flou d’arrière-plan.
La capture est de très haute densité avec un mode UltraHD en 240 images par seconde dans le meilleur des cas. Cela va permettre des ralentis souples et de belles images. Cela n’est cependant possible que dans des conditions très précises et enlèvera toute la spontanéité d’un projet. Pour des usages plus classiques, la 4K comme le FullHD sont disponibles dans les vitesses classiques de 24 à 60 images par seconde.
Toute l’expérience de DJI reste au rendez-vous.
On retrouve évidemment les éléments classiques de la marque avec d’abord un écosystème complet d’accessoires qui vont de la batterie au micro en passant par des filtres double objectif, des télécommandes, des sacs de transport, des chargeurs et des éclairages. Mais on profite surtout du savoir-faire de la marque en termes de compacité et de poids. De quoi compenser notamment les micros stéréos embarqués qui ne sont pas vraiment le point fort de ce type de caméras dès lors qu’on s’éloigne un peu trop du sujet.
La petite caméra reste légère avec 230 grammes. Elle est par contre plus encombrante que les précédentes mais peut toujours entrer dans une poche. Elle propose une vraie nacelle sur trois axes, une stabilisation réactive et fluide et des fonctions de suivi avancées comme l’ActiveTrack qui met la DJI Osmo Pocket 4P en mode autopilot pour suivre votre visage. L’écran s’utilise aussi bien à la verticale qu’à l’horizontale. Le transfert des données est également un gros point fort de l’offre avec un USB 3.1 Type-C qui permettra de vider sa carte mémoire MicroSDXC rapidement en complément des 103 Go de mémoire embarqués. Un détail à prendre en compte.
La charge est rapide, 80% en 18 minutes, l’autonomie permet de filmer pendant 210 minutes et il est possible d’ajouter des batteries secondaires ou même d’alimenter sa DJI avec une batterie mobile au bout d’un câble. A noter que DJI intègre un timecode dans tous vos rushes ce qui permet d’ajouter des plans volants dans un setup composé de caméras fixes et de tout synchroniser en postproduction. Enfin, la DJI Osmo Pocket 4P propose une fonction « Live » qui permettra de l’utiliser autant pour des vidéoconférences que pour en faire un élément d’un setup OBS…
On sort ici d’une gamme d’outils essentiellement pensés pour de la vidéo descriptive pour passer, à mon sens, à un véritable outil créatif. La Osmo Pocket 4 et avant elle la Osmo Pocket 3 avaient entamé cette évolution avec un capteur 20 mm 1 pouce crédible. La Osmo Pocket 4P ajoute de nouvelles possibilités créatives très intéressantes et se hisse vers un nouveau public d’utilisateurs.
A 599.99€ pièce, la caméra n’est pas donnée. DJI en a conscience et continue de distribuer ses modèles 3 et 4 à des prix plus doux de 429 et 499€ Mais avec son côté deux en un et ses capacités de contrôle de lumière et de couleur, la 4P semble finalement proposer beaucoup plus que les précédents modèles? J’ai vraiment hâte de voir ce que ces appareils vont donner dans les mains de vidéastes créatifs.
Si vous êtes anglophones, vous pouvez regarder ces deux vidéos intéressantes sur la petite caméra :
Une semaine après la révélation du piratage d'Hugging Face par un agent OpenAI incontrôlé, Anthropic annonce avoir identifié trois cas où ses propres modèles ont accédé sans autorisation à des systèmes réels lors de tests de cybersécurité.
Le 27 juillet dernier, le studio Eschatology Entertainment a publié un trailer de gameplay pour montrer Guns of Eschaton, qu’il avait annoncé au début du mois. Ils avaient alors tout misé sur le fait que le jeu était le dernier projet de l’artiste Viktor Antonov (Half-Life 2, Dishonored…) avant son décès, début 2025. Malheureusement, une belle direction artistique ne fait pas forcément un bon jeu, et cette nouvelle vidéo ne donne pas franchement envie.
Malgré un gameplay au clavier-souris, c’est mou, c’est lent, le concept des balles spécifiques a l’air particulièrement contraignant et compliqué, et le FOV est ridiculement faible. Et que dire des visuels, qui ne sont finalement pas si fous que ça. Le concept du soulslike en FPS est maintenant bien installé, et il va être compliqué de se faire une place avec une proposition aussi faiblarde, coincée entre un Witchfire avec son aspect fast-FPS et roguelite, et Valor Mortis avec sa proposition plus littérale du concept.
Une seconde vidéo a également été partagée, cette fois pour présenter la vision de l’équipe de développement. C’est une discussion entre Viktor Antonov et Fuad Kuliev, le CEO et creative director du studio, enregistrée en février 2025. Et on s’est franchement fait chier en la regardant :
Ils passent leur temps à causer de détails sur le lore, dont on n’a, pour l’instant, pas grand-chose à faire, surtout si le gameplay est à la rue au final. Ok, un soulslike dans l’univers du western est original, mais pas de quoi en faire un fromage.
Si, contrairement à nous, Guns of Eschaton vous fait de l’œil, vous pouvez toujours l’ajouter à votre liste de souhaits sur Steam en attendant l’annonce d’une date de sortie.