L’éditorial de Gaëtan de Capèle : « Face au vent de folie des éoliennes, priorité absolue au nucléaire »

© Le Figaro

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La fiscalité automobile poursuit sa progression en France. Au premier semestre 2026, plus de la moitié des voitures neuves immatriculées ont été soumises au malus CO₂ ou à la taxe au poids, tandis que les recettes pourraient dépasser le milliard d’euros sur l’ensemble de l’année.
Le malus CO₂ et la taxe au poids ont rapporté 523,4 millions d’euros au Trésor public au cours des six premiers mois de 2026, selon les données publiées par Mobilians et Dataneo.
À la même période, les recettes s’élevaient à 336,6 millions d’euros en 2024 et à 405,1 millions d’euros en 2025. Ainsi, après 867,6 millions d’euros enregistrés en 2025, les recettes annuelles pourraient dépasser pour la première fois le seuil du milliard d’euros en 2026 ! Et ce, malgré un marché du véhicule neuf mi-figue mi-raisin.
Cette progression intervient alors que les véhicules 100 % électriques représentent 29,1 % des immatriculations neuves au premier semestre 2026 et 35 % en juillet.
L’augmentation des recettes s’explique par l’évolution du barème entrée en vigueur le 1er janvier. Le seuil de déclenchement du malus CO₂ est passé de 113 g/km à 108 g/km. De son côté, le malus au poids s’applique désormais aux véhicules à partir de 1 500 kg, contre 1 600 kg auparavant.
Entre janvier et juin 2026, 51 % des voitures neuves immatriculées ont été soumises à au moins l’une de ces deux taxes. Sur la même période en 2025, cette proportion atteignait 48,3 %.
Selon les données présentées, cette évolution concerne désormais des modèles thermiques destinés au grand public ainsi que de nombreux véhicules hybrides rechargeables, en plus des véhicules les plus puissants ou les plus lourds.
Pour rappel, une simple Dacia Sandero SCe 65 de base est malussée à hauteur de 400 € cette année et potentiellement bien plus en 2027 et au-delà.
Parmi les modèles ayant généré le plus de recettes de malus figure le Peugeot 5008. Avec 9 730 immatriculations au premier semestre, il a représenté 14,33 millions d’euros de recettes. A lui seul, il représente un paradoxe. Pour voir son malus CO2 baisser, le 5008 doit passer à l’hybridation qui l’alourdit et lui fait augmenter son malus au poids.
Le Mercedes GLC arrive en tête du classement en montant de malus collecté avec 17,31 millions d’euros, malgré un volume de 1 733 immatriculations sur la période.
D’autres modèles figurent également parmi les principaux contributeurs, notamment notre fameuse Dacia Sandero, mais aussi les Citroën C3, Peugeot 3008 et Citroën C5 Aircross.
Par constructeur, Mercedes totalise 66,5 millions d’euros de malus sur le premier semestre 2026. La marque devance BMW avec 56,7 millions d’euros, puis Volkswagen avec 45,4 millions d’euros.
Audi suit avec 44,7 millions d’euros. Viennent ensuite Peugeot (37,6 millions d’euros), Citroën (28 millions d’euros), Renault (28 millions d’euros) et Dacia (17,6 millions d’euros). Si les premiums allemands contribuent par de gros malus individuels, les marques françaises le font surtout sur le volume de ventes, sur de plus petits montants.
Les données du premier semestre illustrent une évolution de la fiscalité automobile. Si les modèles haut de gamme continuent de générer des montants élevés de malus, une part importante des recettes provient désormais de véhicules familiaux plus largement diffusés.
Il ne faut pas oublier qu’il y a un abaissement des émissions de CO2 de 20 g/km par enfant, à partir de 3 enfants à charge. Mais pour les familles avec 2 enfants, le malus s’applique à 100 %. Ce malus joue aussi sur le marché français du véhicule neuf et fini par être contreproductif. Ce que l’Etat gagne en malus, il le perd tout ou partie dans la non collecte de la TVA.
L’idée originelle du bonus/malus sauce Borloo en 2007 était d’orienter petit à petit le marché vers des véhicules moins émetteurs. L’Etat a d’abord « tué » le Diesel et désormais taxe la moindre voiture.
L’article Malus automobile : plus d’une voiture neuve sur deux est désormais taxée en France est apparu en premier sur Le Blog Auto.
Après une introduction en Bourse en fanfare le 12 juin, l’heure est au premier bilan pour SpaceX qui a livré ses tout premiers résultats trimestriels ce 4 août. L’occasion d’en savoir plus sur la véritable santé financière du fourre-tout d’Elon Musk, qui combine des activités de lanceur spatial, d’IA et de réseau social.
Les résultats du deuxième trimestre de SpaceX (ou SpaceXAI) montrent une progression fulgurante du chiffre d’affaires du groupe, à 7,8 milliards de dollars. C’est une croissance de 92 % par rapport au même trimestre de l’an dernier. En revanche, l’entreprise essuie des pertes de 541 millions – ce qui est tout de même mieux que le milliard de dollars de pertes enregistré il y a un an. SpaceX revendique également une trésorerie très confortable de 100 milliards de dollars.
Un bas de laine qui sera mis à contribution pour financer les dépenses pharaoniques pour l’activité IA : les investissements au service de xAI ont en effet représenté 15,8 milliards de dollars au second trimestre, sur un total de 18,4 milliards. Ce segment a généré pour 2,6 milliards de revenus sur le trimestre, un chiffre en hausse de 247 % sur un an… et de 213 % par rapport au précédent trimestre.
L’entreprise développe certes son propre modèle IA, Grok, qui doit jouer des coudes face à GPT, Claude ou encore Gemini ; si le succès de Grok est tout relatif, son infrastructure peut servir à d’autres, à l’image d’Anthropic qui loue les capacités de calcul du datacenter Colossus. Le carnet commercial du cloud de SpaceX représente 14,1 milliards de dollars.

Mais tout cela coûte donc très cher, à tel point que cette activité affiche une perte opérationnelle de 1,3 milliard (en recul cependant de quasiment 50 % par rapport au premier trimestre). L’acquisition de Cursor pour la modique somme de 60 milliards de dollars confirme en tout cas que SpaceX a bien l’intention de jouer dans la même cour qu’Anthropic et OpenAI sur le marché du développement de code pour les entreprises. Dans sa version 4.5, Grok se positionne justement sur ses capacités en code et son rapport performances/prix.
Le gros du chiffre d’affaires généré le trimestre dernier par SpaceX concerne Starlink, qui a dégagé des revenus de 4,3 milliards de dollars. C’est 66 % de plus qu’il y a un an, et 32 % de plus qu’au précédent trimestre. Le service de connectivité à internet par satellite compte 12 millions d’abonnés, soit deux fois plus que l’an dernier (+ 1,7 million sur le trimestre). Le revenu moyen par abonné (ARPU) est de 66 dollars par mois, stable par rapport au premier trimestre, mais en net recul de 22 % par rapport à l’an dernier où il s’établissait à 85 dollars. L’expansion à l’international a obligé Starlink à faire des efforts tarifaires.
Au-delà du grand public, Starlink fait aussi et surtout le plein auprès des entreprises et du gouvernement (les liens entre Elon Musk et Donald Trump doivent aider à décrocher facilement des contrats…). Les revenus progressent de 108 % sur un an, et de 63 % sur un trimestre, grâce aux accords passés avec des compagnies aériennes qui proposent un accès internet en vol.
Le service de téléphonie par satellite (« direct-to-cell ») de SpaceX est présenté comme un moyen d’étendre encore l’activité de Starlink, y compris au détriment des opérateurs traditionnels. La présidente Gwynne Shotwell a annoncé que l’entreprise comptait bâtir une infrastructure terrestre pour compléter le réseau de satellite dans l’idée de fournir « un véritable service mobile ».
SpaceX a acheté pour 19,6 milliards de dollars de fréquences à EchoStar en novembre dernier, pour « accélérer la mise en place d’offres direct-to-cell pour les consommateurs et les entreprises ». SpaceX bénéficie aussi des contrats publics : l’entreprise a signé des contrats de plus de 6 milliards de dollars pour Starshield, la version sécurisée du service de Starlink pour les gouvernements et les usages militaires.
Au bout du compte, l’activité « historique » de SpaceX, les lanceurs spatiaux, est aussi celle qui a généré le moins de revenus sur le trimestre : 962 millions « seulement ». C’est tout de même 29 % de plus qu’il y a un an, et 55 % par rapport au premier trimestre.
Sur les six premiers mois de l’année, SpaceX a procédé à 78 lancements, pour un total de 1 041 tonnes envoyées en orbite. Dont une grande partie destinée aux satellites de Starlink… Les lancements se multiplient en circuit fermé, mais tout cela coûte toujours très cher : les dépenses – en particulier en R&D – ont augmenté de 389 millions sur un an, principalement pour financer le développement de la fusée Starship V3 et de ses capacités de réemploi.
Enfin, les résultats de SpaceX permettent d’avoir une idée beaucoup plus claire et précise du chiffre d’affaires publicitaire de X (anciennement Twitter). Ce n’est pas glorieux à 367 millions de dollars, en baisse de 14 % par rapport à l’an dernier. Sur le premier semestre, le réseau social a engrangé 710 millions de dollars de pubs, soit 160 millions de moins qu’en 2025 sur la même période. Twitter mise désormais davantage sur les abonnements payants.
Ces résultats n’ont pas eu l’heur de satisfaire les investisseurs : hors cote, le titre dévissait de 10 %, une dégringolade due à l’annonce des dépenses d’infrastructures pour l’IA. Et ce n’est pas terminé. « SpaceX prévoit de dépasser les deux gigawatts de capacité de calcul dès cette année, puis de s’approcher des 10 gigawatts d’ici la fin de l’année prochaine », a déclaré Elon Musk.
L’action a déjà fortement reculé depuis l’IPO : lancée à 160 dollars, elle a dépassé les 200 dollars puis rapidement repassé sous son cours d’introduction. Elle se montait hier soir à 115 dollars.
Après une introduction en Bourse en fanfare le 12 juin, l’heure est au premier bilan pour SpaceX qui a livré ses tout premiers résultats trimestriels ce 4 août. L’occasion d’en savoir plus sur la véritable santé financière du fourre-tout d’Elon Musk, qui combine des activités de lanceur spatial, d’IA et de réseau social.
Les résultats du deuxième trimestre de SpaceX (ou SpaceXAI) montrent une progression fulgurante du chiffre d’affaires du groupe, à 7,8 milliards de dollars. C’est une croissance de 92 % par rapport au même trimestre de l’an dernier. En revanche, l’entreprise essuie des pertes de 541 millions – ce qui est tout de même mieux que le milliard de dollars de pertes enregistré il y a un an. SpaceX revendique également une trésorerie très confortable de 100 milliards de dollars.
Un bas de laine qui sera mis à contribution pour financer les dépenses pharaoniques pour l’activité IA : les investissements au service de xAI ont en effet représenté 15,8 milliards de dollars au second trimestre, sur un total de 18,4 milliards. Ce segment a généré pour 2,6 milliards de revenus sur le trimestre, un chiffre en hausse de 247 % sur un an… et de 213 % par rapport au précédent trimestre.
L’entreprise développe certes son propre modèle IA, Grok, qui doit jouer des coudes face à GPT, Claude ou encore Gemini ; si le succès de Grok est tout relatif, son infrastructure peut servir à d’autres, à l’image d’Anthropic qui loue les capacités de calcul du datacenter Colossus. Le carnet commercial du cloud de SpaceX représente 14,1 milliards de dollars.

Mais tout cela coûte donc très cher, à tel point que cette activité affiche une perte opérationnelle de 1,3 milliard (en recul cependant de quasiment 50 % par rapport au premier trimestre). L’acquisition de Cursor pour la modique somme de 60 milliards de dollars confirme en tout cas que SpaceX a bien l’intention de jouer dans la même cour qu’Anthropic et OpenAI sur le marché du développement de code pour les entreprises. Dans sa version 4.5, Grok se positionne justement sur ses capacités en code et son rapport performances/prix.
Le gros du chiffre d’affaires généré le trimestre dernier par SpaceX concerne Starlink, qui a dégagé des revenus de 4,3 milliards de dollars. C’est 66 % de plus qu’il y a un an, et 32 % de plus qu’au précédent trimestre. Le service de connectivité à internet par satellite compte 12 millions d’abonnés, soit deux fois plus que l’an dernier (+ 1,7 million sur le trimestre). Le revenu moyen par abonné (ARPU) est de 66 dollars par mois, stable par rapport au premier trimestre, mais en net recul de 22 % par rapport à l’an dernier où il s’établissait à 85 dollars. L’expansion à l’international a obligé Starlink à faire des efforts tarifaires.
Au-delà du grand public, Starlink fait aussi et surtout le plein auprès des entreprises et du gouvernement (les liens entre Elon Musk et Donald Trump doivent aider à décrocher facilement des contrats…). Les revenus progressent de 108 % sur un an, et de 63 % sur un trimestre, grâce aux accords passés avec des compagnies aériennes qui proposent un accès internet en vol.
Le service de téléphonie par satellite (« direct-to-cell ») de SpaceX est présenté comme un moyen d’étendre encore l’activité de Starlink, y compris au détriment des opérateurs traditionnels. La présidente Gwynne Shotwell a annoncé que l’entreprise comptait bâtir une infrastructure terrestre pour compléter le réseau de satellite dans l’idée de fournir « un véritable service mobile ».
SpaceX a acheté pour 19,6 milliards de dollars de fréquences à EchoStar en novembre dernier, pour « accélérer la mise en place d’offres direct-to-cell pour les consommateurs et les entreprises ». SpaceX bénéficie aussi des contrats publics : l’entreprise a signé des contrats de plus de 6 milliards de dollars pour Starshield, la version sécurisée du service de Starlink pour les gouvernements et les usages militaires.
Au bout du compte, l’activité « historique » de SpaceX, les lanceurs spatiaux, est aussi celle qui a généré le moins de revenus sur le trimestre : 962 millions « seulement ». C’est tout de même 29 % de plus qu’il y a un an, et 55 % par rapport au premier trimestre.
Sur les six premiers mois de l’année, SpaceX a procédé à 78 lancements, pour un total de 1 041 tonnes envoyées en orbite. Dont une grande partie destinée aux satellites de Starlink… Les lancements se multiplient en circuit fermé, mais tout cela coûte toujours très cher : les dépenses – en particulier en R&D – ont augmenté de 389 millions sur un an, principalement pour financer le développement de la fusée Starship V3 et de ses capacités de réemploi.
Enfin, les résultats de SpaceX permettent d’avoir une idée beaucoup plus claire et précise du chiffre d’affaires publicitaire de X (anciennement Twitter). Ce n’est pas glorieux à 367 millions de dollars, en baisse de 14 % par rapport à l’an dernier. Sur le premier semestre, le réseau social a engrangé 710 millions de dollars de pubs, soit 160 millions de moins qu’en 2025 sur la même période. Twitter mise désormais davantage sur les abonnements payants.
Ces résultats n’ont pas eu l’heur de satisfaire les investisseurs : hors cote, le titre dévissait de 10 %, une dégringolade due à l’annonce des dépenses d’infrastructures pour l’IA. Et ce n’est pas terminé. « SpaceX prévoit de dépasser les deux gigawatts de capacité de calcul dès cette année, puis de s’approcher des 10 gigawatts d’ici la fin de l’année prochaine », a déclaré Elon Musk.
L’action a déjà fortement reculé depuis l’IPO : lancée à 160 dollars, elle a dépassé les 200 dollars puis rapidement repassé sous son cours d’introduction. Elle se montait hier soir à 115 dollars.
Le marché des smartphones rabougrit à vue d’œil. La crise de la mémoire enchérit la facture des composants de tous les constructeurs, mais c’est particulièrement sensible dans l’entrée de gamme, un secteur où les marges n’étaient déjà pas bien épaisses.
La mémoire – DRAM et NAND – représentait de 59 à 64 % de la facture de composants (BOM) des smartphones de moins de 400 dollars au premier trimestre, selon Omdia. Une progression de quasiment 100 % par rapport au troisième trimestre 2025. Dans ces conditions, les constructeurs de ces appareils sont obligés de rogner sur absolument tout le reste pour garder des prix serrés : qualité de l’écran, nombre de capteurs, modules radio…
Mais à ce niveau de coût – les prix de la mémoire ont augmenté de plus de 200 % entre 2025 et 2026 (jusqu’à x5 pour les clients) –, économiser sur d’autres composants est encore insuffisant, ce d’autant qu’en échange de gains sur les parts de marché, les constructeurs spécialisés dans l’entrée de gamme rognent sur leurs marges. Ce n’est plus possible ici : Xiaomi, Honor, Vivo, Oppo ou encore Transsion ont tous annoncé des hausses de prix sur leurs smartphones.
Répercuter l’explosion des coûts de la mémoire sur les clients est cependant une arme à double tranchant. Certes, cela permet de compenser pour le stockage et de la mémoire vive, et ainsi de sauvegarder ce qui reste de marge. Mais les consommateurs de ce segment de marché sont extrêmement sensibles aux prix ; par conséquent, la demande devrait fortement se réduire. Omdia prévoit ainsi un recul des livraisons de 22 % sur l’entrée de gamme en 2026, ce qui contribuera fortement à la baisse attendue de 12 % sur l’ensemble du marché.

Les segments milieu et haut de gamme devraient de leur côté se porter pas trop mal au vu des circonstances, avec une progression attendue des livraisons de 5,7 %. D’une part, les constructeurs se concentrent désormais sur ces segments du marché, qui s’adressent à des consommateurs moins sensibles aux prix. Les marges de manœuvre sont donc plus importantes. La mémoire pèse évidemment très lourd dans la facture de composants, sa part augmente même de plus de 100 % entre le 3ᵉ trimestre 2025 et le premier trimestre 2026.
Avec une part de 26 % dans la BOM des smartphones premium (800 dollars et plus), le poids de la mémoire n’est effectivement pas négligeable. Mais les fabricants peuvent compenser en jouant sur les prix et les spécifications des puces, des capteurs photo et des écrans. Ce sont parfois des économies de bouts de chandelle, comme troquer les écrans OLED LTPS par des modèles LTPO ; la facture de composants ne s’allège que de 3 à 5 dollars, mais sur le volume, cela peut représenter de jolies sommes.
Les économies sont plus substantielles sur la puce : en réutilisant le SoC haut de gamme de l’an dernier dans leurs nouveaux modèles, les constructeurs peuvent espérer réduire les coûts de 30 à 40 %. Ils ont plutôt intérêt à faire des provisions dès maintenant : Qualcomm, qui fournit de nombreux fabricants de smartphones, a en effet annoncé une hausse de prix sur l’ensemble de sa gamme à partir du 1ᵉʳ septembre.
« Les coûts ont augmenté, les prix vont donc augmenter », a confirmé Cristiano Amon, directeur général de Qualcomm, à CNBC fin juillet. « L’industrie des semi-conducteurs connaît une hausse généralisée de ses coûts, qui touche la fabrication des wafers, l’assemblage, les tests, le packaging avancé, la mémoire et d’autres matériaux », a précisé l’entreprise durant ses résultats trimestriels.
Si le dirigeant est sur la même longueur d’onde qu’Omdia, son diagnostic est plus sévère : même sur le segment Android à plus de 400 dollars, les consommateurs sont à la recherche de prix plus bas. « Dans la catégorie premium, les préférences des consommateurs évoluent vers le bas de ce segment, ainsi que vers les modèles de l’an dernier, en raison de la hausse des prix de la mémoire », indique-t-il.
Néanmoins, la pression sur les marges demeure, selon lui, « un phénomène temporaire, à court terme, auquel nous répondons par des hausses de prix. » Peut-être que les marges vont se reconstituer au fil du temps, mais il y a tout lieu de craindre que les prix des smartphones vont rester élevés pendant encore un long moment.
Une étude de Counterpoint Research confirme d’ailleurs que les fabricants sont à la recherche de puces meilleur marché : les livraisons de SoC MediaTek (qui fournit surtout l’entrée de gamme) et Qualcomm ont reculé de respectivement 5 et 4 points entre le premier semestre 2025 et les six premiers mois de l’année.

Les constructeurs de smartphones d’entrée et de milieu de gamme produisant moins d’unités, leurs commandes de puces baissent logiquement. Counterpoint relève toutefois une particularité : les livraisons d’Unisoc ont progressé de 2 points, à 13 %. Le fabricant chinois est spécialisé dans les puces très abordables, d’ailleurs c’est sa plateforme 4G qui lui a permis d’engranger cette croissance.
Globalement, les expéditions de SoC ont baissé de 15 % d’une année sur l’autre. Les modèles plus haut de gamme d’Apple et de Samsung n’ont pas eu à souffrir : la progression des livraisons de leurs puces s’établit à 3 points dans les deux cas (à respectivement 19 et 8 %). « Le marché de l’entrée de gamme devrait être le plus durement touché, avec des expéditions susceptibles de chuter de plus de 30 % sur un an cette année », pointe Soumen Mandal, analyste chez Counterpoint. Il ne s’attend pas à une normalisation de l’offre de mémoire avant le second semestre de l’année prochaine.
Malgré tout, la capacité mémoire des smartphones a continué de croître, avec une moyenne de 8,3 Go de RAM (+ 5,5 %) et 279 Go de stockage (+ 10,1 %) en moyenne au premier trimestre, selon une autre étude d’Omdia. Cela parait contre-intuitif au vu de la situation actuelle sur le marché de la mémoire, mais ces hausses sont uniquement portées par les smartphones haut de gamme : cela permet de justifier des prix plus élevés.
En revanche, les fabricants de modèles d’entrée et de milieu de gamme ont plutôt tendance à geler ou carrément baisser les dotations en mémoire. Omdia indique ainsi que les enveloppes moyennes de DRAM et de NAND sur les smartphones de moins de 400 dollars ont rétréci. Des smartphones plus chers et moins bien équipés : c’est la réalité que vivront des millions d’utilisateurs dans les prochains mois.
Le marché des smartphones rabougrit à vue d’œil. La crise de la mémoire enchérit la facture des composants de tous les constructeurs, mais c’est particulièrement sensible dans l’entrée de gamme, un secteur où les marges n’étaient déjà pas bien épaisses.
La mémoire – DRAM et NAND – représentait de 59 à 64 % de la facture de composants (BOM) des smartphones de moins de 400 dollars au premier trimestre, selon Omdia. Une progression de quasiment 100 % par rapport au troisième trimestre 2025. Dans ces conditions, les constructeurs de ces appareils sont obligés de rogner sur absolument tout le reste pour garder des prix serrés : qualité de l’écran, nombre de capteurs, modules radio…
Mais à ce niveau de coût – les prix de la mémoire ont augmenté de plus de 200 % entre 2025 et 2026 (jusqu’à x5 pour les clients) –, économiser sur d’autres composants est encore insuffisant, ce d’autant qu’en échange de gains sur les parts de marché, les constructeurs spécialisés dans l’entrée de gamme rognent sur leurs marges. Ce n’est plus possible ici : Xiaomi, Honor, Vivo, Oppo ou encore Transsion ont tous annoncé des hausses de prix sur leurs smartphones.
Répercuter l’explosion des coûts de la mémoire sur les clients est cependant une arme à double tranchant. Certes, cela permet de compenser pour le stockage et de la mémoire vive, et ainsi de sauvegarder ce qui reste de marge. Mais les consommateurs de ce segment de marché sont extrêmement sensibles aux prix ; par conséquent, la demande devrait fortement se réduire. Omdia prévoit ainsi un recul des livraisons de 22 % sur l’entrée de gamme en 2026, ce qui contribuera fortement à la baisse attendue de 12 % sur l’ensemble du marché.

Les segments milieu et haut de gamme devraient de leur côté se porter pas trop mal au vu des circonstances, avec une progression attendue des livraisons de 5,7 %. D’une part, les constructeurs se concentrent désormais sur ces segments du marché, qui s’adressent à des consommateurs moins sensibles aux prix. Les marges de manœuvre sont donc plus importantes. La mémoire pèse évidemment très lourd dans la facture de composants, sa part augmente même de plus de 100 % entre le 3ᵉ trimestre 2025 et le premier trimestre 2026.
Avec une part de 26 % dans la BOM des smartphones premium (800 dollars et plus), le poids de la mémoire n’est effectivement pas négligeable. Mais les fabricants peuvent compenser en jouant sur les prix et les spécifications des puces, des capteurs photo et des écrans. Ce sont parfois des économies de bouts de chandelle, comme troquer les écrans OLED LTPS par des modèles LTPO ; la facture de composants ne s’allège que de 3 à 5 dollars, mais sur le volume, cela peut représenter de jolies sommes.
Les économies sont plus substantielles sur la puce : en réutilisant le SoC haut de gamme de l’an dernier dans leurs nouveaux modèles, les constructeurs peuvent espérer réduire les coûts de 30 à 40 %. Ils ont plutôt intérêt à faire des provisions dès maintenant : Qualcomm, qui fournit de nombreux fabricants de smartphones, a en effet annoncé une hausse de prix sur l’ensemble de sa gamme à partir du 1ᵉʳ septembre.
« Les coûts ont augmenté, les prix vont donc augmenter », a confirmé Cristiano Amon, directeur général de Qualcomm, à CNBC fin juillet. « L’industrie des semi-conducteurs connaît une hausse généralisée de ses coûts, qui touche la fabrication des wafers, l’assemblage, les tests, le packaging avancé, la mémoire et d’autres matériaux », a précisé l’entreprise durant ses résultats trimestriels.
Si le dirigeant est sur la même longueur d’onde qu’Omdia, son diagnostic est plus sévère : même sur le segment Android à plus de 400 dollars, les consommateurs sont à la recherche de prix plus bas. « Dans la catégorie premium, les préférences des consommateurs évoluent vers le bas de ce segment, ainsi que vers les modèles de l’an dernier, en raison de la hausse des prix de la mémoire », indique-t-il.
Néanmoins, la pression sur les marges demeure, selon lui, « un phénomène temporaire, à court terme, auquel nous répondons par des hausses de prix. » Peut-être que les marges vont se reconstituer au fil du temps, mais il y a tout lieu de craindre que les prix des smartphones vont rester élevés pendant encore un long moment.
Une étude de Counterpoint Research confirme d’ailleurs que les fabricants sont à la recherche de puces meilleur marché : les livraisons de SoC MediaTek (qui fournit surtout l’entrée de gamme) et Qualcomm ont reculé de respectivement 5 et 4 points entre le premier semestre 2025 et les six premiers mois de l’année.

Les constructeurs de smartphones d’entrée et de milieu de gamme produisant moins d’unités, leurs commandes de puces baissent logiquement. Counterpoint relève toutefois une particularité : les livraisons d’Unisoc ont progressé de 2 points, à 13 %. Le fabricant chinois est spécialisé dans les puces très abordables, d’ailleurs c’est sa plateforme 4G qui lui a permis d’engranger cette croissance.
Globalement, les expéditions de SoC ont baissé de 15 % d’une année sur l’autre. Les modèles plus haut de gamme d’Apple et de Samsung n’ont pas eu à souffrir : la progression des livraisons de leurs puces s’établit à 3 points dans les deux cas (à respectivement 19 et 8 %). « Le marché de l’entrée de gamme devrait être le plus durement touché, avec des expéditions susceptibles de chuter de plus de 30 % sur un an cette année », pointe Soumen Mandal, analyste chez Counterpoint. Il ne s’attend pas à une normalisation de l’offre de mémoire avant le second semestre de l’année prochaine.
Malgré tout, la capacité mémoire des smartphones a continué de croître, avec une moyenne de 8,3 Go de RAM (+ 5,5 %) et 279 Go de stockage (+ 10,1 %) en moyenne au premier trimestre, selon une autre étude d’Omdia. Cela parait contre-intuitif au vu de la situation actuelle sur le marché de la mémoire, mais ces hausses sont uniquement portées par les smartphones haut de gamme : cela permet de justifier des prix plus élevés.
En revanche, les fabricants de modèles d’entrée et de milieu de gamme ont plutôt tendance à geler ou carrément baisser les dotations en mémoire. Omdia indique ainsi que les enveloppes moyennes de DRAM et de NAND sur les smartphones de moins de 400 dollars ont rétréci. Des smartphones plus chers et moins bien équipés : c’est la réalité que vivront des millions d’utilisateurs dans les prochains mois.
Electronic Arts passe officiellement entre les mains d’un consortium à majorité saoudienne. Le géant américain du jeu vidéo a annoncé son acquisition par trois fonds d’investissements : le PIF (fonds public d’investissement) d’Arabie saoudite présidé par le prince héritier Mohammed ben Salmane, ainsi que les Américains Silver Lake Capital et Affinity Partners. Ce dernier est géré par Jared Kushner, le gendre de Donald Trump.
L’annonce de l’opération remonte au mois de septembre 2025, et elle a été menée tambour battant auprès des régulateurs. La Commission européenne a ainsi donné son feu vert le 23 juillet, après l’aval des autorités américaines.

Andrew Wilson, président et directeur général d’EA, a pour l’occasion sorti les grands mots : « Ce moment rend hommage aux personnes extraordinaires dont la créativité, l’ambition et la passion ont fait d’EA l’une des plus grandes entreprises mondiales du divertissement interactif ». Mais, il lorgne surtout sur le nombre de zéros inscrit sur le chèque : 55 milliards de dollars. Soit la deuxième plus grosse acquisition du secteur après le rachat d’Activision Blizzard King par Microsoft (69 milliards).
EA sort donc du NASDAQ, 37 ans après sa première cotation boursière. Les actionnaires ne vont pas y perdre au change, ils recevront en effet 210 dollars en cash pour chaque action détenue. Avant l’annonce de l’offre publique d’achat (OPA) en septembre dernier, l’action tournait autour des 170 dollars, soit une prime de 25 %. Pas une mauvaise affaire, donc.
Les lunettes roses de l’acquisition ne devraient pas rester très longtemps sur le nez des nouveaux proprios. Les résultats du premier trimestre de l’éditeur ne sont pas nécessairement au beau fixe : 1,35 milliard de dollars de ventes et de dépenses dans les jeux (« net bookings »), moins que les 1,48 milliard attendus par les analystes.
La principale faiblesse vient de Battlefield 6. Malgré un lancement solide l’an dernier, le titre peine à maintenir l’engagement des joueurs. Le doute est de mise sur la capacité du concurrent de Call of Duty à générer des revenus sur le long terme, via les achats intégrés et son modèle live-service. Le bénéfice du trimestre a toutefois presque doublé, à 397 millions de dollars, contre 201 millions un an plus tôt. EA gagne donc davantage d’argent, même si son niveau d’activité mesuré par les ventes déçoit.
EA, dont le siège social reste à Redwood City, en Californie, va désormais devoir générer suffisamment de trésorerie pour financer ses activités tout en assurant le service d’une lourde dette. L’acquisition a en effet pris la forme d’un LBO (« leveraged buyout »), un montage dans lequel une partie du rachat est financée par des emprunts que les revenus de l’entreprise acquise doivent ensuite contribuer à rembourser.
Cela représente la bagatelle de 20 milliards de dollars de dette pour EA, dont les intérêts et le remboursement pèseront très fort sur la trésorerie. Pour le moment, aucun plan d’économies, de licenciements ou de fermeture de studio n’a été annoncé.
Electronic Arts passe officiellement entre les mains d’un consortium à majorité saoudienne. Le géant américain du jeu vidéo a annoncé son acquisition par trois fonds d’investissements : le PIF (fonds public d’investissement) d’Arabie saoudite présidé par le prince héritier Mohammed ben Salmane, ainsi que les Américains Silver Lake Capital et Affinity Partners. Ce dernier est géré par Jared Kushner, le gendre de Donald Trump.
L’annonce de l’opération remonte au mois de septembre 2025, et elle a été menée tambour battant auprès des régulateurs. La Commission européenne a ainsi donné son feu vert le 23 juillet, après l’aval des autorités américaines.

Andrew Wilson, président et directeur général d’EA, a pour l’occasion sorti les grands mots : « Ce moment rend hommage aux personnes extraordinaires dont la créativité, l’ambition et la passion ont fait d’EA l’une des plus grandes entreprises mondiales du divertissement interactif ». Mais, il lorgne surtout sur le nombre de zéros inscrit sur le chèque : 55 milliards de dollars. Soit la deuxième plus grosse acquisition du secteur après le rachat d’Activision Blizzard King par Microsoft (69 milliards).
EA sort donc du NASDAQ, 37 ans après sa première cotation boursière. Les actionnaires ne vont pas y perdre au change, ils recevront en effet 210 dollars en cash pour chaque action détenue. Avant l’annonce de l’offre publique d’achat (OPA) en septembre dernier, l’action tournait autour des 170 dollars, soit une prime de 25 %. Pas une mauvaise affaire, donc.
Les lunettes roses de l’acquisition ne devraient pas rester très longtemps sur le nez des nouveaux proprios. Les résultats du premier trimestre de l’éditeur ne sont pas nécessairement au beau fixe : 1,35 milliard de dollars de ventes et de dépenses dans les jeux (« net bookings »), moins que les 1,48 milliard attendus par les analystes.
La principale faiblesse vient de Battlefield 6. Malgré un lancement solide l’an dernier, le titre peine à maintenir l’engagement des joueurs. Le doute est de mise sur la capacité du concurrent de Call of Duty à générer des revenus sur le long terme, via les achats intégrés et son modèle live-service. Le bénéfice du trimestre a toutefois presque doublé, à 397 millions de dollars, contre 201 millions un an plus tôt. EA gagne donc davantage d’argent, même si son niveau d’activité mesuré par les ventes déçoit.
EA, dont le siège social reste à Redwood City, en Californie, va désormais devoir générer suffisamment de trésorerie pour financer ses activités tout en assurant le service d’une lourde dette. L’acquisition a en effet pris la forme d’un LBO (« leveraged buyout »), un montage dans lequel une partie du rachat est financée par des emprunts que les revenus de l’entreprise acquise doivent ensuite contribuer à rembourser.
Cela représente la bagatelle de 20 milliards de dollars de dette pour EA, dont les intérêts et le remboursement pèseront très fort sur la trésorerie. Pour le moment, aucun plan d’économies, de licenciements ou de fermeture de studio n’a été annoncé.