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☕️ Meta ouvre Muse Code et casse les prix face à OpenAI et Anthropic



Dans la foulée de la version 1.2 de son modèle Muse Spark, Meta ouvre à tous les développeurs son agent de programmation Muse Code en bêta « pour créer des choses qui comptent ». Et qui ne coûtent pas trop cher non plus : les tarifs de Muse Spark 1.2 sont en effet plus proches de ceux des modèles chinois que de ceux d’OpenAI ou d’Anthropic.

La tarification standard à l’usage est de 1,25 dollar par million de tokens en entrée et 4,25 dollars par million de sortie (0,15 dollar par million en entrée en cache). Le mode « contributeur », qui permet à Meta d’exploiter les données pour améliorer ses modèles de langage, réduit encore les coûts : 0,10 dollar en entrée, 0,20 dollar en sortie, 0,002 dollar en cache. Ce mode impose des limites d’usage sur une fenêtre glissante de 5 heures plutôt qu’en nombre de requêtes.

Meta accepte également les demandes « zéro rétention de données », ce qui signifie que l’entreprise ne conserve pas les données, « une fonctionnalité majeure pour les entreprises, importante pour beaucoup d’utilisateurs », explique Alexandr Wang, le patron du Meta Superintelligence Labs, au Wall Street Journal.

Image : Meta

On est très loin des prix pratiqués par la concurrence directe : l’utilisation de Claude Sonnet 5 est facturée 2 dollars en entrée et 10 dollars en sortie par million de tokens. GPT-5.6 Terra, auquel Spark 1.2 se compare, coûte 2,50 dollars en entrée et 15 dollars en sortie.

« Nous pensons que, pour de nombreux cas d’usage, cela peut être une option extrêmement intéressante, notamment du point de vue des coûts », indique Alexandr Wang. Cette stratégie tarifaire agressive a été initiée avec Spark 1.1, lancé le 9 juillet. Meta veut rattraper son retard en jouant la carte du prix, un sujet devenu très sensible du côté des entreprises.

Les modèles Spark ne se présentent pas comme des champions des benchmarks, et c’est le cas aussi de la version 1.2. Meta indique que la nouvelle mouture apporte une « amélioration modérée » par rapport au précédent modèle, mais surtout qu’il a été optimisé pour les tâches confiées aux agents de développement (refactorisation sur plusieurs fichiers, longues sessions de débug, gestion de tâches multiples).

Artifial Analysis a publié ses propres benchmarks : ils positionnent Spark 1.2 au même niveau que Grok 4.5, avec qui il partage la même envie de secouer le cocotier des prix. Les deux modèles se placent derrière Opus 5, Fable 5, Opus 4.8, GPT-5.6 Sol et Kimi K3. Muse Code peut s’installer dès aujourd’hui via une ligne de commande dans un terminal (macOS et Linux). Il fonctionne évidemment avec Spark 1.2, disponible aussi sur la plateforme OpenRouter.

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☕️ Meta ouvre Muse Code et casse les prix face à OpenAI et Anthropic



Dans la foulée de la version 1.2 de son modèle Muse Spark, Meta ouvre à tous les développeurs son agent de programmation Muse Code en bêta « pour créer des choses qui comptent ». Et qui ne coûtent pas trop cher non plus : les tarifs de Muse Spark 1.2 sont en effet plus proches de ceux des modèles chinois que de ceux d’OpenAI ou d’Anthropic.

La tarification standard à l’usage est de 1,25 dollar par million de tokens en entrée et 4,25 dollars par million de sortie (0,15 dollar par million en entrée en cache). Le mode « contributeur », qui permet à Meta d’exploiter les données pour améliorer ses modèles de langage, réduit encore les coûts : 0,10 dollar en entrée, 0,20 dollar en sortie, 0,002 dollar en cache. Ce mode impose des limites d’usage sur une fenêtre glissante de 5 heures plutôt qu’en nombre de requêtes.

Meta accepte également les demandes « zéro rétention de données », ce qui signifie que l’entreprise ne conserve pas les données, « une fonctionnalité majeure pour les entreprises, importante pour beaucoup d’utilisateurs », explique Alexandr Wang, le patron du Meta Superintelligence Labs, au Wall Street Journal.

Image : Meta

On est très loin des prix pratiqués par la concurrence directe : l’utilisation de Claude Sonnet 5 est facturée 2 dollars en entrée et 10 dollars en sortie par million de tokens. GPT-5.6 Terra, auquel Spark 1.2 se compare, coûte 2,50 dollars en entrée et 15 dollars en sortie.

« Nous pensons que, pour de nombreux cas d’usage, cela peut être une option extrêmement intéressante, notamment du point de vue des coûts », indique Alexandr Wang. Cette stratégie tarifaire agressive a été initiée avec Spark 1.1, lancé le 9 juillet. Meta veut rattraper son retard en jouant la carte du prix, un sujet devenu très sensible du côté des entreprises.

Les modèles Spark ne se présentent pas comme des champions des benchmarks, et c’est le cas aussi de la version 1.2. Meta indique que la nouvelle mouture apporte une « amélioration modérée » par rapport au précédent modèle, mais surtout qu’il a été optimisé pour les tâches confiées aux agents de développement (refactorisation sur plusieurs fichiers, longues sessions de débug, gestion de tâches multiples).

Artifial Analysis a publié ses propres benchmarks : ils positionnent Spark 1.2 au même niveau que Grok 4.5, avec qui il partage la même envie de secouer le cocotier des prix. Les deux modèles se placent derrière Opus 5, Fable 5, Opus 4.8, GPT-5.6 Sol et Kimi K3. Muse Code peut s’installer dès aujourd’hui via une ligne de commande dans un terminal (macOS et Linux). Il fonctionne évidemment avec Spark 1.2, disponible aussi sur la plateforme OpenRouter.

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☕️ Les profits de Nintendo en forte hausse malgré le recul des ventes de Switch 2



Des ventes de consoles et un chiffre d’affaires en baisse, mais des profits en forte hausse : c’est le bilan à grands traits du premier trimestre fiscal de Nintendo (le deuxième du calendrier). Le constructeur japonais a écoulé 3,82 millions de Switch 2 entre avril et juin, soit 2 millions d’unités en moins (ou - 34,4 %). Il n’y a pourtant rien d’étonnant ni d’inquiétant : la nouvelle génération de la console hybride ayant été lancée en juin 2025, la comparaison n’est logiquement pas très favorable.

Ce volume n’en demeure pas moins important, ce malgré la hausse de prix de la Switch 2 au Japon au mois de mai (ce sera le 1ᵉʳ septembre pour le reste du monde). En tout, la Switch 2 a atteint 23,68 millions d’unités – soit davantage que la GameCube dont les ventes ont plafonné à 21,7 millions sur l’ensemble de sa carrière.

La base installée de joueurs consomme du jeu vidéo : 9,46 millions de copies de jeux Switch 2 se sont écoulées sur le trimestre (+ 9,2 %). La Switch 1, toujours dans le commerce (0,6 million d’unités vendues), a enregistré une belle performance en termes de jeux avec 33,81 millions de copies, soit + 38,6 % par rapport à l’an dernier. Le phénomène Tomodachi Life: Living the Dream, jouable sur les deux générations de consoles, y a largement participé avec 7,94 millions de copies.

Le chiffre d’affaires a reculé de 9,5 % à 517,8 milliards de yens, soit 2,8 milliards d’euros. En revanche, le résultat opérationnel a bondi de 150,5 % à 142,5 milliards de yens (770 millions d’euros), avec une marge opérationnelle de 27,5 % contre 9,9 % un an plus tôt.

Nintendo a bénéficié d’un coup de pouce providentiel de la part du gouvernement américain : un remboursement des droits de douane de 300 millions de dollars. Ces tarifs, finalement annulés, ont été absorbés par l’entreprise « plutôt que répercutés sur les consommateurs par une hausse des prix des produits », explique Nintendo… qui a tout de même augmenté les tarifs sur plusieurs appareils et accessoires aux États-Unis.

La société a été très claire sur un point : il n’est pas question de reverser cette somme aux consommateurs car ils ont acheté les produits qu’ils souhaitaient acquérir et qu’ils ont « effectivement reçus », s’est-elle défendue face à une plainte de clients mécontents.

Ce remboursement étant un événement ponctuel, les résultats du troisième trimestre montreront une image plus juste des performances réelles de Nintendo. Mais le succès du constructeur au printemps repose aussi sur un mix favorable entre les ventes de logiciels et celles numériques.

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☕️ Les profits de Nintendo en forte hausse malgré le recul des ventes de Switch 2



Des ventes de consoles et un chiffre d’affaires en baisse, mais des profits en forte hausse : c’est le bilan à grands traits du premier trimestre fiscal de Nintendo (le deuxième du calendrier). Le constructeur japonais a écoulé 3,82 millions de Switch 2 entre avril et juin, soit 2 millions d’unités en moins (ou - 34,4 %). Il n’y a pourtant rien d’étonnant ni d’inquiétant : la nouvelle génération de la console hybride ayant été lancée en juin 2025, la comparaison n’est logiquement pas très favorable.

Ce volume n’en demeure pas moins important, ce malgré la hausse de prix de la Switch 2 au Japon au mois de mai (ce sera le 1ᵉʳ septembre pour le reste du monde). En tout, la Switch 2 a atteint 23,68 millions d’unités – soit davantage que la GameCube dont les ventes ont plafonné à 21,7 millions sur l’ensemble de sa carrière.

La base installée de joueurs consomme du jeu vidéo : 9,46 millions de copies de jeux Switch 2 se sont écoulées sur le trimestre (+ 9,2 %). La Switch 1, toujours dans le commerce (0,6 million d’unités vendues), a enregistré une belle performance en termes de jeux avec 33,81 millions de copies, soit + 38,6 % par rapport à l’an dernier. Le phénomène Tomodachi Life: Living the Dream, jouable sur les deux générations de consoles, y a largement participé avec 7,94 millions de copies.

Le chiffre d’affaires a reculé de 9,5 % à 517,8 milliards de yens, soit 2,8 milliards d’euros. En revanche, le résultat opérationnel a bondi de 150,5 % à 142,5 milliards de yens (770 millions d’euros), avec une marge opérationnelle de 27,5 % contre 9,9 % un an plus tôt.

Nintendo a bénéficié d’un coup de pouce providentiel de la part du gouvernement américain : un remboursement des droits de douane de 300 millions de dollars. Ces tarifs, finalement annulés, ont été absorbés par l’entreprise « plutôt que répercutés sur les consommateurs par une hausse des prix des produits », explique Nintendo… qui a tout de même augmenté les tarifs sur plusieurs appareils et accessoires aux États-Unis.

La société a été très claire sur un point : il n’est pas question de reverser cette somme aux consommateurs car ils ont acheté les produits qu’ils souhaitaient acquérir et qu’ils ont « effectivement reçus », s’est-elle défendue face à une plainte de clients mécontents.

Ce remboursement étant un événement ponctuel, les résultats du troisième trimestre montreront une image plus juste des performances réelles de Nintendo. Mais le succès du constructeur au printemps repose aussi sur un mix favorable entre les ventes de logiciels et celles numériques.

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iCloud+ : le relais privé d’Apple laisse fuiter l’adresse IP des internautes

Myskin
iCloud+ : le relais privé d’Apple laisse fuiter l’adresse IP des internautes

Il y a décidément quelque chose qui cloche avec iCloud+. Le bouquet de services payants d’Apple promet de renforcer la confidentialité des internautes, notamment grâce au Relais privé. Mais des chercheurs en sécurité montrent que cette fonction peut faire fuiter l’adresse IP réelle des utilisateurs dans certains cas.

La fonction Relais privé iCloud est censée masquer l’adresse IP de l’internaute. Les requêtes sont redirigées via deux relais distincts : le premier connait l’adresse IP mais pas le site web consulté, le second connait le site web consulté mais pas l’adresse IP. Aucun ne possède toutes les informations permettant d’identifier l’utilisateur et de connaitre les sites visités.

Relais privé, réservé aux abonnés payants iCloud+, n’est pas un VPN au sens classique du terme. La fonction protège la navigation web dans Safari en masquant l’adresse IP et en chiffrant les requêtes DNS. Les VPN redirigent tout le trafic de l’appareil au niveau du système d’exploitation, pour toutes les applications. Les fuites dont il est question aujourd’hui « n’affectent pas les VPN », confirme le chercheur en sécurité Tommy Mysk.

Nouvelle déconvenue pour iCloud+

Avec un autre chercheur, Talal Haj Bakry, ils tirent justement la sonnette d’alarme : certaines requêtes générées par WebKit, le moteur de Safari, échappent au mécanisme de protection de Relais privé et des fonctions de proxy pour partir directement de l’appareil. Un site ou un serveur distant est donc en mesure de voir l’adresse IP réelle de l’utilisateur, malgré l’activation du relais.

Trois fonctions de WebKit sont concernées. D’abord, des vérifications liées aux clés d’accès (passkeys) passent par le service système WebAuthn d’Apple (depuis iOS 18.0), et non par le chemin réseau proxy du navigateur. Ensuite, WebKit ouvrirait directement les connexions HTTP/3/QUIC utilisées par WebTransport (depuis iOS 26.4) sans appliquer le proxy. Le serveur WebTransport peut dès lors « voir » la véritable adresse IP.

Enfin, le dernier souci ne concerne pas l’adresse IP, mais le DNS. La résolution d’un nom de domaine à l’avance (DNS prefetching, depuis iOS 26.0) est réalisée directement depuis l’appareil au lieu de passer par le proxy. Cela laisse fuiter les serveurs DNS réellement utilisés par le terminal.

Pour prouver leur découverte, les deux chercheurs ont mis en ligne un site web capable d’identifier ces fuites et de révéler l’adresse IP réelle d’un internaute, y compris lors de l’utilisation du Relais privé iCloud. « Puisque la requête est émise par le service d’identification du système d’exploitation plutôt que par Safari, elle n’emprunte jamais le chemin proxy de Relais privé », expliquent-ils. « Dans tous les cas, le serveur de destination voit l’adresse IP réelle de l’appareil ».

Signalons que la fuite d’informations est également effective sur macOS avec Safari, et tous les navigateurs tiers reprenant ce moteur.

Apple enquête, un correctif évoqué pour l’automne 2026

Cette découverte remet sérieusement en cause l’efficacité de la fonction iCloud+, et pose aussi problème aux navigateurs basés sur WebKit. Le moteur est obligatoire sous le capot des navigateurs alternatifs distribués dans l’App Store ; même si en Europe, le DMA permet en théorie à un éditeur d’utiliser un autre moteur, dans les faits aucun ne l’a encore fait.

Les chercheurs ont ainsi constaté que ces failles touchaient non seulement Safari, mais également au moins un navigateur Tor sur iOS, Onion Browser. Or, Tor est précisément conçu pour anonymiser le trafic en le faisant circuler dans une succession de relais situés dans différents pays. Ces nouvelles fuites peuvent donc, dans certains cas, exposer l’adresse IP réelle de l’utilisateur.

Mysk explique ne pas avoir contacté Apple en amont de la publication (contrairement à Tor et Onion Browser informés) : « Dans un monde idéal, nous aurions signalé les problèmes à Apple, ils les valideraient et publieraient un correctif rapidement. Malheureusement, sur la base de notre expérience passée avec Apple, signaler ce problème impliquerait des mois de retard, des communications incohérentes et, dans certains cas, un déni total de l’impact du problème ».

Selon un message sur X de Psylo – le navigateur axé sur la vie privée développé par ce même Tommy Mysk –, Apple aurait reproduit ces failles et « prévoit de traiter le problème », avec une correction prévue pour l’automne 2026. Cela fait suite à l’envoi d’un rapport à Apple après la publication du billet de blog. Apple confirme à 404 Media enquêter sur le sujet, mais sans plus de détails.

Espérons que ce soit plus rapide que pour boucher la vulnérabilité de « Masquer mon adresse email », là aussi une fonction iCloud+, qui permettait de retrouver l’adresse email originale. Apple a mis plus d’un an à la corriger.

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iCloud+ : le relais privé d’Apple laisse fuiter l’adresse IP des internautes

Myskin
iCloud+ : le relais privé d’Apple laisse fuiter l’adresse IP des internautes

Il y a décidément quelque chose qui cloche avec iCloud+. Le bouquet de services payants d’Apple promet de renforcer la confidentialité des internautes, notamment grâce au Relais privé. Mais des chercheurs en sécurité montrent que cette fonction peut faire fuiter l’adresse IP réelle des utilisateurs dans certains cas.

La fonction Relais privé iCloud est censée masquer l’adresse IP de l’internaute. Les requêtes sont redirigées via deux relais distincts : le premier connait l’adresse IP mais pas le site web consulté, le second connait le site web consulté mais pas l’adresse IP. Aucun ne possède toutes les informations permettant d’identifier l’utilisateur et de connaitre les sites visités.

Relais privé, réservé aux abonnés payants iCloud+, n’est pas un VPN au sens classique du terme. La fonction protège la navigation web dans Safari en masquant l’adresse IP et en chiffrant les requêtes DNS. Les VPN redirigent tout le trafic de l’appareil au niveau du système d’exploitation, pour toutes les applications. Les fuites dont il est question aujourd’hui « n’affectent pas les VPN », confirme le chercheur en sécurité Tommy Mysk.

Nouvelle déconvenue pour iCloud+

Avec un autre chercheur, Talal Haj Bakry, ils tirent justement la sonnette d’alarme : certaines requêtes générées par WebKit, le moteur de Safari, échappent au mécanisme de protection de Relais privé et des fonctions de proxy pour partir directement de l’appareil. Un site ou un serveur distant est donc en mesure de voir l’adresse IP réelle de l’utilisateur, malgré l’activation du relais.

Trois fonctions de WebKit sont concernées. D’abord, des vérifications liées aux clés d’accès (passkeys) passent par le service système WebAuthn d’Apple (depuis iOS 18.0), et non par le chemin réseau proxy du navigateur. Ensuite, WebKit ouvrirait directement les connexions HTTP/3/QUIC utilisées par WebTransport (depuis iOS 26.4) sans appliquer le proxy. Le serveur WebTransport peut dès lors « voir » la véritable adresse IP.

Enfin, le dernier souci ne concerne pas l’adresse IP, mais le DNS. La résolution d’un nom de domaine à l’avance (DNS prefetching, depuis iOS 26.0) est réalisée directement depuis l’appareil au lieu de passer par le proxy. Cela laisse fuiter les serveurs DNS réellement utilisés par le terminal.

Pour prouver leur découverte, les deux chercheurs ont mis en ligne un site web capable d’identifier ces fuites et de révéler l’adresse IP réelle d’un internaute, y compris lors de l’utilisation du Relais privé iCloud. « Puisque la requête est émise par le service d’identification du système d’exploitation plutôt que par Safari, elle n’emprunte jamais le chemin proxy de Relais privé », expliquent-ils. « Dans tous les cas, le serveur de destination voit l’adresse IP réelle de l’appareil ».

Signalons que la fuite d’informations est également effective sur macOS avec Safari, et tous les navigateurs tiers reprenant ce moteur.

Apple enquête, un correctif évoqué pour l’automne 2026

Cette découverte remet sérieusement en cause l’efficacité de la fonction iCloud+, et pose aussi problème aux navigateurs basés sur WebKit. Le moteur est obligatoire sous le capot des navigateurs alternatifs distribués dans l’App Store ; même si en Europe, le DMA permet en théorie à un éditeur d’utiliser un autre moteur, dans les faits aucun ne l’a encore fait.

Les chercheurs ont ainsi constaté que ces failles touchaient non seulement Safari, mais également au moins un navigateur Tor sur iOS, Onion Browser. Or, Tor est précisément conçu pour anonymiser le trafic en le faisant circuler dans une succession de relais situés dans différents pays. Ces nouvelles fuites peuvent donc, dans certains cas, exposer l’adresse IP réelle de l’utilisateur.

Mysk explique ne pas avoir contacté Apple en amont de la publication (contrairement à Tor et Onion Browser informés) : « Dans un monde idéal, nous aurions signalé les problèmes à Apple, ils les valideraient et publieraient un correctif rapidement. Malheureusement, sur la base de notre expérience passée avec Apple, signaler ce problème impliquerait des mois de retard, des communications incohérentes et, dans certains cas, un déni total de l’impact du problème ».

Selon un message sur X de Psylo – le navigateur axé sur la vie privée développé par ce même Tommy Mysk –, Apple aurait reproduit ces failles et « prévoit de traiter le problème », avec une correction prévue pour l’automne 2026. Cela fait suite à l’envoi d’un rapport à Apple après la publication du billet de blog. Apple confirme à 404 Media enquêter sur le sujet, mais sans plus de détails.

Espérons que ce soit plus rapide que pour boucher la vulnérabilité de « Masquer mon adresse email », là aussi une fonction iCloud+, qui permettait de retrouver l’adresse email originale. Apple a mis plus d’un an à la corriger.

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☕️ Disney+ va diffuser des vidéos verticales de TikTok pour occuper les temps morts



Disney va ouvrir prudemment son service de streaming aux contenus créés par d’autres que ses studios de production. Le géant américain du divertissement a passé un accord avec TikTok pour enrichir le catalogue de vidéos verticales diffusées dans Disney+ par des productions de créateurs.

Ces formats courts seront créés par des fans qui pourront puiser dans le coffre à jouets de Disney. Les vidéos pourront ainsi intégrer des personnages et des univers tirés directement de Star Wars, des films Pixar et Marvel, ou encore bien sûr directement de Disney.

Les contenus « soigneusement sélectionnés » seront diffusés sur TikTok ainsi que dans Disney+, dans la nouvelle section « Verts » (pour « verticals », rien à voir avec la protection de l’environnement) de l’application lancée en mars aux États-Unis. Celle-ci propose une sélection de vidéos format portrait, qui ne sont autres que des extraits des productions maison.

Allez les Verts dans Disney+.

Cette ouverture très contrôlée vers les créateurs TikTok est présentée comme un moyen de faire mousser l’engagement des abonnés. Ils pourront ouvrir Disney+ pour tuer le temps sans avoir à choisir un programme long. Les détails sont encore bien maigres pour le moment, Disney indique simplement que la nouveauté débarquera aux États-Unis dans les prochains mois.

C’est en tout cas une nouvelle tentative pour Disney+ de partager ses franchises (pas gratuitement, évidemment). L’entreprise avait signé un partenariat avec OpenAI pour exploiter la technologie de Sora afin de générer des vidéos par IA, certaines pouvant être diffusées par Disney+. L’affaire est tombée à l’eau après l’abandon de l’application et plus globalement, des modèles de génération vidéo par OpenAI.

Toujours dans l’optique d’attirer un maximum de paires d’yeux, Josh d’Amaro, le CEO de Disney, a confirmé explorer un accès gratuit à son service de streaming durant les résultats trimestriels du groupe. Il y voit un moyen d’élargir l’audience à une clientèle « plus sensible aux prix », avec une offre financée par la publicité.

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☕️ Disney+ va diffuser des vidéos verticales de TikTok pour occuper les temps morts



Disney va ouvrir prudemment son service de streaming aux contenus créés par d’autres que ses studios de production. Le géant américain du divertissement a passé un accord avec TikTok pour enrichir le catalogue de vidéos verticales diffusées dans Disney+ par des productions de créateurs.

Ces formats courts seront créés par des fans qui pourront puiser dans le coffre à jouets de Disney. Les vidéos pourront ainsi intégrer des personnages et des univers tirés directement de Star Wars, des films Pixar et Marvel, ou encore bien sûr directement de Disney.

Les contenus « soigneusement sélectionnés » seront diffusés sur TikTok ainsi que dans Disney+, dans la nouvelle section « Verts » (pour « verticals », rien à voir avec la protection de l’environnement) de l’application lancée en mars aux États-Unis. Celle-ci propose une sélection de vidéos format portrait, qui ne sont autres que des extraits des productions maison.

Allez les Verts dans Disney+.

Cette ouverture très contrôlée vers les créateurs TikTok est présentée comme un moyen de faire mousser l’engagement des abonnés. Ils pourront ouvrir Disney+ pour tuer le temps sans avoir à choisir un programme long. Les détails sont encore bien maigres pour le moment, Disney indique simplement que la nouveauté débarquera aux États-Unis dans les prochains mois.

C’est en tout cas une nouvelle tentative pour Disney+ de partager ses franchises (pas gratuitement, évidemment). L’entreprise avait signé un partenariat avec OpenAI pour exploiter la technologie de Sora afin de générer des vidéos par IA, certaines pouvant être diffusées par Disney+. L’affaire est tombée à l’eau après l’abandon de l’application et plus globalement, des modèles de génération vidéo par OpenAI.

Toujours dans l’optique d’attirer un maximum de paires d’yeux, Josh d’Amaro, le CEO de Disney, a confirmé explorer un accès gratuit à son service de streaming durant les résultats trimestriels du groupe. Il y voit un moyen d’élargir l’audience à une clientèle « plus sensible aux prix », avec une offre financée par la publicité.

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Google réorganise DeepMind pour accélérer sur Gemini

Fin de partie pour AlphaFold
Google réorganise DeepMind pour accélérer sur Gemini

Google a procédé à des changements importants au sein de ses équipes d’IA les plus stratégiques. Les spécialistes d’AlphaFold, fleuron scientifique d’Alphabet, garnissent en partie les rangs des groupes chargés du développement de Gemini. Et on a assisté à un jeu de chaises musicales chez DeepMind.

Demis Hassabis, le co-fondateur de DeepMind, prend du recul sur la gestion du labo IA. Il en devient le président, un poste qui lui permettra de superviser les travaux de ses équipes, mais sans s’impliquer dans les opérations du quotidien. Il gagne au passage le statut de chef scientifique d’Alphabet. « Dans ces nouvelles fonctions, je continuerai à travailler en étroite collaboration avec Sundar [Pichai, le CEO d’Alphabet et de Google] sur les questions stratégiques et mondiales liées à l’AGI », l’intelligence artificielle générale, véritable Graal du secteur, explique-t-il.

L’IA contre le cancer

Le chercheur anglais reste à la tête d’Isomorphic Labs, une filiale d’Alphabet qu’il a créée en 2021. Elle est spécialisée dans la découverte de médicaments par IA. « J’ai toujours pensé que la première application de l’IA devait être l’amélioration de la santé humaine », écrit Demis Hassabis. « Il est temps que l’IA prouve sa valeur incontestable au monde, et quel meilleur moyen de le démontrer que de contribuer enfin à guérir des maladies comme le cancer. » De sacrées promesses qu’il va maintenant falloir concrétiser – et commercialiser, en partenariat avec l’industrie pharmaceutique. Novartis et Eli Lilly sont d’ailleurs partenaires.

Koray Kavukcuoglu, l’actuel directeur technologique de DeepMind, prend la place de vice-président senior. Les deux hommes ont travaillé ensemble pendant 13 ans, Kavukcuoglu étant décrit comme « l’un des plus grands experts mondiaux de l’IA [qui] défend la mission de Google DeepMind depuis le premier jour. » Il continuera de développer les modèles Gemini, dont la version 4 est dans les tuyaux, et supervisera la recherche en IA de frontière ainsi que les équipes chargées de Gemini et des outils pour les développeurs.

Enfin, Jeff Dean, chef scientifique de DeepMind et 30ᵉ employé de Google, quitte l’entreprise pour créer Discovery Loop avec le « Google Fellow » Sanjay Ghemawat. Cette société à mission d’intérêt public, soutenue par le géant du web, va développer des solutions IA pour « résoudre automatiquement des problèmes importants en apprentissage automatique, en science et en ingénierie », rien de moins.

AlphaFold pliée

En parallèle, l’équipe d’AlphaFold aurait été démantelée, selon le Financial Times. Ce système IA développé par DeepMind depuis 2018 pour prédire la structure 3D des protéines à partir de leur séquence d’acides aminés a été récompensé par un prix Nobel de chimie en 2024. Près d’un quart des auteurs des articles scientifiques ont quitté Google, les autres ont été réaffectés pour plancher sur les modèles Gemini ou sur des projets autour de la conception d’enzymes, la fusion nucléaire, la génomique, ou sont partis chez Isomorphic Labs.

« Notre stratégie, ces neuf dernières années, a consisté à nous concentrer sur de grands défis, avec un objectif concret autour duquel chaque projet est organisé », explique Pushmeet Kohli, vice-président de la recherche chez Google DeepMind (il a y fondé l’équipe IA pour les sciences). Une stratégie qui a évolué : DeepMind se concentre désormais sur la construction de systèmes basés sur Gemini capables d’épauler les scientifiques. Tout en rivalisant avec OpenAI et Anthropic dans le développement d’agents IA de pointe.

La concurrence est vive sur le terrain des sciences assistées par IA. Anthropic a ainsi lancé cette année Claude Science, une déclinaison de sa technologie conçue pour accompagner la recherche en biologie et la découverte de médicaments. Les changements impulsés par Alphabet ont aussi été pensés pour faciliter le recrutement de têtes bien faites, alors que le vivier de chercheurs capables de bâtir des systèmes d’IA très performants n’est pas très grand.

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Google réorganise DeepMind pour accélérer sur Gemini

Fin de partie pour AlphaFold
Google réorganise DeepMind pour accélérer sur Gemini

Google a procédé à des changements importants au sein de ses équipes d’IA les plus stratégiques. Les spécialistes d’AlphaFold, fleuron scientifique d’Alphabet, garnissent en partie les rangs des groupes chargés du développement de Gemini. Et on a assisté à un jeu de chaises musicales chez DeepMind.

Demis Hassabis, le co-fondateur de DeepMind, prend du recul sur la gestion du labo IA. Il en devient le président, un poste qui lui permettra de superviser les travaux de ses équipes, mais sans s’impliquer dans les opérations du quotidien. Il gagne au passage le statut de chef scientifique d’Alphabet. « Dans ces nouvelles fonctions, je continuerai à travailler en étroite collaboration avec Sundar [Pichai, le CEO d’Alphabet et de Google] sur les questions stratégiques et mondiales liées à l’AGI », l’intelligence artificielle générale, véritable Graal du secteur, explique-t-il.

L’IA contre le cancer

Le chercheur anglais reste à la tête d’Isomorphic Labs, une filiale d’Alphabet qu’il a créée en 2021. Elle est spécialisée dans la découverte de médicaments par IA. « J’ai toujours pensé que la première application de l’IA devait être l’amélioration de la santé humaine », écrit Demis Hassabis. « Il est temps que l’IA prouve sa valeur incontestable au monde, et quel meilleur moyen de le démontrer que de contribuer enfin à guérir des maladies comme le cancer. » De sacrées promesses qu’il va maintenant falloir concrétiser – et commercialiser, en partenariat avec l’industrie pharmaceutique. Novartis et Eli Lilly sont d’ailleurs partenaires.

Koray Kavukcuoglu, l’actuel directeur technologique de DeepMind, prend la place de vice-président senior. Les deux hommes ont travaillé ensemble pendant 13 ans, Kavukcuoglu étant décrit comme « l’un des plus grands experts mondiaux de l’IA [qui] défend la mission de Google DeepMind depuis le premier jour. » Il continuera de développer les modèles Gemini, dont la version 4 est dans les tuyaux, et supervisera la recherche en IA de frontière ainsi que les équipes chargées de Gemini et des outils pour les développeurs.

Enfin, Jeff Dean, chef scientifique de DeepMind et 30ᵉ employé de Google, quitte l’entreprise pour créer Discovery Loop avec le « Google Fellow » Sanjay Ghemawat. Cette société à mission d’intérêt public, soutenue par le géant du web, va développer des solutions IA pour « résoudre automatiquement des problèmes importants en apprentissage automatique, en science et en ingénierie », rien de moins.

AlphaFold pliée

En parallèle, l’équipe d’AlphaFold aurait été démantelée, selon le Financial Times. Ce système IA développé par DeepMind depuis 2018 pour prédire la structure 3D des protéines à partir de leur séquence d’acides aminés a été récompensé par un prix Nobel de chimie en 2024. Près d’un quart des auteurs des articles scientifiques ont quitté Google, les autres ont été réaffectés pour plancher sur les modèles Gemini ou sur des projets autour de la conception d’enzymes, la fusion nucléaire, la génomique, ou sont partis chez Isomorphic Labs.

« Notre stratégie, ces neuf dernières années, a consisté à nous concentrer sur de grands défis, avec un objectif concret autour duquel chaque projet est organisé », explique Pushmeet Kohli, vice-président de la recherche chez Google DeepMind (il a y fondé l’équipe IA pour les sciences). Une stratégie qui a évolué : DeepMind se concentre désormais sur la construction de systèmes basés sur Gemini capables d’épauler les scientifiques. Tout en rivalisant avec OpenAI et Anthropic dans le développement d’agents IA de pointe.

La concurrence est vive sur le terrain des sciences assistées par IA. Anthropic a ainsi lancé cette année Claude Science, une déclinaison de sa technologie conçue pour accompagner la recherche en biologie et la découverte de médicaments. Les changements impulsés par Alphabet ont aussi été pensés pour faciliter le recrutement de têtes bien faites, alors que le vivier de chercheurs capables de bâtir des systèmes d’IA très performants n’est pas très grand.

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