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Le chaos permanent : nouveaux départs à la direction d’OpenAI

Portes Ouvertes
Le chaos permanent : nouveaux départs à la direction d’OpenAI

Alors que l’entreprise de Sam Altman prépare toujours son entrée en Bourse, OpenAI voit encore plusieurs personnes de sa direction partir vers d’autres horizons. C’est le cas notamment de sa Chief Revenue Officer (directrice des revenus), Denise Dresser.

Seulement huit mois après son arrivée à OpenAI, Denise Dresser prépare ses valises. Après avoir dirigé Slack, elle avait été nommée responsable des sources de revenus (Chief Revenue Officer, CRO) d’OpenAI en décembre dernier. Dans un post publié sur son site, l’entreprise affirme qu’elle part « afin de se consacrer à d’autres projets à l’issue d’une période de transition, durant laquelle elle travaillera en étroite collaboration avec l’équipe commerciale pour accompagner nos clients ».

OpenAI est allée chercher l’ancien responsable de l’entreprise de cybersécurité Wiz (rachetée l’an dernier par Google), Dali Rajic. « Denise a dirigé notre division commerciale pendant une période décisive pour l’entreprise et a travaillé sans relâche pour amener l’équipe là où elle en est aujourd’hui », déclare le président et cofondateur d’OpenAI, Greg Brockman, dans le communiqué. « La manière dont nous déployons cette technologie évolue rapidement, et Dali saura transformer les enseignements tirés en une approche reproductible à mesure que nous développons le système complet visant à rendre l’IA largement utile aux particuliers et aux entreprises ».

En perpétuelle réorganisation

Mais ce départ donne l’impression qu’OpenAI est en perpétuelle réorganisation. Il y a cinq mois seulement, l’entreprise se réorganisait après l’annonce du congé maladie de la « CEO des applications » et numéro 2 de l’entreprise, Fidji Simo. À l’époque, les discussions étaient aussi tendues en interne concernant le calendrier de l’introduction en bourse (IPO) d’OpenAI. En juillet, Fidji Simo a annoncé quitter ses fonctions exécutives en invoquant toujours des raisons médicales.

Cette semaine, OpenAI a vu le départ d’un autre salarié important dans la hiérarchie de l’entreprise. Ainsi Brad Lightcap a expliqué lundi qu’il allait partir de l’entreprise et « commencer quelque chose de nouveau ». Venant de Dropbox mais aussi de Y Incubator, il était proche de Sam Altman et a occupé le poste de Chief Financial Officer en arrivant en 2018 avant d’être nommé Chief Operating Officer en 2022. Depuis l’absence de Fidji Simo, il avait aussi repris sous sa responsabilité les « projets spéciaux » de l’entreprise. « Je me sens incroyablement chanceux d’avoir pu passer une bonne partie de la dernière décennie à poursuivre notre mission et à construire cette entreprise », affirme-t-il.

Greg Brockman, en patron

Selon le New York Times, ces changements arrivent alors que Greg Brockman prend plus de place dans la direction de l’entreprise. Ça serait lui qui aurait contacté Dali Rajic pour développer plus fortement l’activité d’OpenAI tournée vers les entreprises. OpenAI veut maintenant booster son offre alors que son principal concurrent Anthropic a pris quelques longueurs d’avance.

Dans la note interne envoyée par Greg Brockman aux salariés d’OpenAI annonçant ces changements, il leur a aussi indiqué que le chiffre d’affaires annuel prévisionnel d’OpenAI avait augmenté de plus de 20 % d’un mois à l’autre en juillet, avec une croissance de 32 % pour les clients professionnels, explique de son côté Bloomberg.

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Le chaos permanent : nouveaux départs à la direction d’OpenAI

Portes Ouvertes
Le chaos permanent : nouveaux départs à la direction d’OpenAI

Alors que l’entreprise de Sam Altman prépare toujours son entrée en Bourse, OpenAI voit encore plusieurs personnes de sa direction partir vers d’autres horizons. C’est le cas notamment de sa Chief Revenue Officer (directrice des revenus), Denise Dresser.

Seulement huit mois après son arrivée à OpenAI, Denise Dresser prépare ses valises. Après avoir dirigé Slack, elle avait été nommée responsable des sources de revenus (Chief Revenue Officer, CRO) d’OpenAI en décembre dernier. Dans un post publié sur son site, l’entreprise affirme qu’elle part « afin de se consacrer à d’autres projets à l’issue d’une période de transition, durant laquelle elle travaillera en étroite collaboration avec l’équipe commerciale pour accompagner nos clients ».

OpenAI est allée chercher l’ancien responsable de l’entreprise de cybersécurité Wiz (rachetée l’an dernier par Google), Dali Rajic. « Denise a dirigé notre division commerciale pendant une période décisive pour l’entreprise et a travaillé sans relâche pour amener l’équipe là où elle en est aujourd’hui », déclare le président et cofondateur d’OpenAI, Greg Brockman, dans le communiqué. « La manière dont nous déployons cette technologie évolue rapidement, et Dali saura transformer les enseignements tirés en une approche reproductible à mesure que nous développons le système complet visant à rendre l’IA largement utile aux particuliers et aux entreprises ».

En perpétuelle réorganisation

Mais ce départ donne l’impression qu’OpenAI est en perpétuelle réorganisation. Il y a cinq mois seulement, l’entreprise se réorganisait après l’annonce du congé maladie de la « CEO des applications » et numéro 2 de l’entreprise, Fidji Simo. À l’époque, les discussions étaient aussi tendues en interne concernant le calendrier de l’introduction en bourse (IPO) d’OpenAI. En juillet, Fidji Simo a annoncé quitter ses fonctions exécutives en invoquant toujours des raisons médicales.

Cette semaine, OpenAI a vu le départ d’un autre salarié important dans la hiérarchie de l’entreprise. Ainsi Brad Lightcap a expliqué lundi qu’il allait partir de l’entreprise et « commencer quelque chose de nouveau ». Venant de Dropbox mais aussi de Y Incubator, il était proche de Sam Altman et a occupé le poste de Chief Financial Officer en arrivant en 2018 avant d’être nommé Chief Operating Officer en 2022. Depuis l’absence de Fidji Simo, il avait aussi repris sous sa responsabilité les « projets spéciaux » de l’entreprise. « Je me sens incroyablement chanceux d’avoir pu passer une bonne partie de la dernière décennie à poursuivre notre mission et à construire cette entreprise », affirme-t-il.

Greg Brockman, en patron

Selon le New York Times, ces changements arrivent alors que Greg Brockman prend plus de place dans la direction de l’entreprise. Ça serait lui qui aurait contacté Dali Rajic pour développer plus fortement l’activité d’OpenAI tournée vers les entreprises. OpenAI veut maintenant booster son offre alors que son principal concurrent Anthropic a pris quelques longueurs d’avance.

Dans la note interne envoyée par Greg Brockman aux salariés d’OpenAI annonçant ces changements, il leur a aussi indiqué que le chiffre d’affaires annuel prévisionnel d’OpenAI avait augmenté de plus de 20 % d’un mois à l’autre en juillet, avec une croissance de 32 % pour les clients professionnels, explique de son côté Bloomberg.

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OpenAI sort sa fonction « recall » s’appuyant sur l’historique du clavier, des clics, etc.

Un keylogger plutôt que des captures d'écran 🤔
OpenAI sort sa fonction « recall » s’appuyant sur l’historique du clavier, des clics, etc.

L’entreprise de Sam Altman a mis en place une fonction qu’elle appelle « Computer History » mais qui a le même but que le Recall de Microsoft : enregistrer toutes les actions de l’utilisateur pour pouvoir ensuite les lui rappeler plus facilement. Au lieu de se baser sur des captures d’écran, cette fonctionnalité loggue toutes les actions de l’utilisateur puis les résume.

« ChatGPT est désormais capable de mémoriser votre activité sur les applications et les sites web de votre ordinateur », se vante OpenAI dans un tweet présentant son système, appelé « Computer History », qui permet à ChatGPT de s’appuyer sur toutes les actions de l’utilisateur pour lui rappeler ce qu’il a fait sur son ordinateur.

ChatGPT can now remember your activity across the apps and websites on your computer.

With Computer History in the desktop app, future interactions feel more personalized and require less explanation. pic.twitter.com/WHZPxPp31R

— OpenAI (@OpenAI) August 13, 2026

Il y a deux ans, Microsoft a dévoilé Windows Recall, une fonction chargée d’enregistrer tout ce qui se passe sur l’ordinateur pour le régurgiter en cas de recherche. Basée sur une multitude de captures d’écran, elle est décriée quasiment depuis son annonce en 2024 pour les nombreuses questions sur la vie privée qu’elle pose, notamment sur les données sensibles. Activée au départ par défaut, Microsoft a relancé son projet en avril dernier en revoyant l’architecture de sécurité de la fonction et en la laissant maintenant éteinte par défaut.

Un recall pour macOS désactivé par défaut

L’entreprise de Sam Altman semble vouloir suivre les pas de Microsoft en lançant son « Computer History ». Cette fonctionnalité « transforme votre activité sur les applications et les sites web en souvenirs et en une chronologie que ChatGPT et Codex peuvent consulter », explique OpenAI. « Vous pouvez poser des questions en langage naturel sur vos travaux récents, reprendre là où vous vous êtes arrêté, identifier des tendances dans votre façon de travailler et transformer des processus récurrents en compétences ou en automatisations », ajoute l’entreprise.

Mais elle s’appuie sur l’expérience de son concurrent en espérant ne pas (trop) subir de critiques. D’abord, OpenAI ne marche pas sur les platebandes de Microsoft pour l’instant et propose son « Computer History » pour les seuls utilisateurs de macOS (ceux qui sont situés dans l’Espace économique européen, en Suisse ou au Royaume-Uni ne sont pas encore concernés). Computer History est disponible pour les utilisateurs de ChatGPT Pro, Business et Enterprise, mais est désactivée par défaut.

Pas de capture d’écran, mais de la surveillance des clics, de la saisie de clavier, etc.

Ensuite, Computer History ne s’appuie pas sur des captures d’écran. OpenAI avait bien sorti en avril une fonction pour Codex nommée « Chronicle Research Preview » qui, elle, utilisait des captures d’écran, mais celle-ci a été abandonnée. La page du site web d’OpenAI expliquant cette fonction redirige maintenant l’utilisateur vers celle de « Computer History ». « Computer History remplace l’ancienne fonctionnalité Chronicle Research Preview, mais il s’agit d’un système entièrement repensé et non d’un simple changement de nom », précise d’ailleurs l’entreprise.

Mais alors, sur quoi s’appuie la nouvelle fonction de ChatGPT ? OpenAI explique qu’elle « génère un flux d’événements d’interaction à partir des applications et des sites web autorisés ». « Ces événements peuvent inclure les clics, la saisie au clavier, les raccourcis clavier, les changements d’application et le contexte que macOS met à disposition via son système d’accessibilité », ajoute-t-elle. Bref, Computer History enregistre toutes les activités de l’utilisateur effectuées via les applications et sites qu’il a lui-même listés. Il n’est pas sûr que ça rassure vraiment les utilisateurs. La fonction « transforme périodiquement ces événements en résumés textuels et en fichiers stockés en mémoire locale ».

OpenAI précise que les fichiers de logs temporaires bruts sont conservés pendant 48 h maximum, mais les fichiers générés ensuite restent sur l’ordinateur « jusqu’à ce que vous les supprimiez ou les effaciez, et vous pouvez les consulter dans la chronologie de l’historique ».

Des données traitées sur les serveurs d’OpenAI

Mais l’entreprise ajoute aussi que les fichiers de logs sont traités « sur ses serveurs afin de générer des souvenirs ». Ainsi, les données de toutes les interactions de l’utilisateur ne restent pas en local.

« OpenAI ne conserve pas ces fichiers d’événements après leur traitement, sauf si la loi l’exige, et ne les utilise pas à des fins d’entraînement », explique encore l’entreprise. Il faudra faire particulièrement attention, par contre, lors de l’utilisation de la fonctionnalité dans le chat. Puisque les résultats peuvent, eux, être utilisés par OpenAI pour l’entrainement de ses modèles si vous l’autorisez dans les options de contrôle de données.

Enfin, OpenAI précise que cette fonctionnalité augmente les risques d’injection de prompt provenant du contenu des applications et des sites web et qu’elle consomme des tokens lorsqu’elle résume l’activité de l’utilisateur et génère les fichiers qu’elle utilise ensuite.

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OpenAI sort sa fonction « recall » s’appuyant sur l’historique du clavier, des clics, etc.

Un keylogger plutôt que des captures d'écran 🤔
OpenAI sort sa fonction « recall » s’appuyant sur l’historique du clavier, des clics, etc.

L’entreprise de Sam Altman a mis en place une fonction qu’elle appelle « Computer History » mais qui a le même but que le Recall de Microsoft : enregistrer toutes les actions de l’utilisateur pour pouvoir ensuite les lui rappeler plus facilement. Au lieu de se baser sur des captures d’écran, cette fonctionnalité loggue toutes les actions de l’utilisateur puis les résume.

« ChatGPT est désormais capable de mémoriser votre activité sur les applications et les sites web de votre ordinateur », se vante OpenAI dans un tweet présentant son système, appelé « Computer History », qui permet à ChatGPT de s’appuyer sur toutes les actions de l’utilisateur pour lui rappeler ce qu’il a fait sur son ordinateur.

ChatGPT can now remember your activity across the apps and websites on your computer.

With Computer History in the desktop app, future interactions feel more personalized and require less explanation. pic.twitter.com/WHZPxPp31R

— OpenAI (@OpenAI) August 13, 2026

Il y a deux ans, Microsoft a dévoilé Windows Recall, une fonction chargée d’enregistrer tout ce qui se passe sur l’ordinateur pour le régurgiter en cas de recherche. Basée sur une multitude de captures d’écran, elle est décriée quasiment depuis son annonce en 2024 pour les nombreuses questions sur la vie privée qu’elle pose, notamment sur les données sensibles. Activée au départ par défaut, Microsoft a relancé son projet en avril dernier en revoyant l’architecture de sécurité de la fonction et en la laissant maintenant éteinte par défaut.

Un recall pour macOS désactivé par défaut

L’entreprise de Sam Altman semble vouloir suivre les pas de Microsoft en lançant son « Computer History ». Cette fonctionnalité « transforme votre activité sur les applications et les sites web en souvenirs et en une chronologie que ChatGPT et Codex peuvent consulter », explique OpenAI. « Vous pouvez poser des questions en langage naturel sur vos travaux récents, reprendre là où vous vous êtes arrêté, identifier des tendances dans votre façon de travailler et transformer des processus récurrents en compétences ou en automatisations », ajoute l’entreprise.

Mais elle s’appuie sur l’expérience de son concurrent en espérant ne pas (trop) subir de critiques. D’abord, OpenAI ne marche pas sur les platebandes de Microsoft pour l’instant et propose son « Computer History » pour les seuls utilisateurs de macOS (ceux qui sont situés dans l’Espace économique européen, en Suisse ou au Royaume-Uni ne sont pas encore concernés). Computer History est disponible pour les utilisateurs de ChatGPT Pro, Business et Enterprise, mais est désactivée par défaut.

Pas de capture d’écran, mais de la surveillance des clics, de la saisie de clavier, etc.

Ensuite, Computer History ne s’appuie pas sur des captures d’écran. OpenAI avait bien sorti en avril une fonction pour Codex nommée « Chronicle Research Preview » qui, elle, utilisait des captures d’écran, mais celle-ci a été abandonnée. La page du site web d’OpenAI expliquant cette fonction redirige maintenant l’utilisateur vers celle de « Computer History ». « Computer History remplace l’ancienne fonctionnalité Chronicle Research Preview, mais il s’agit d’un système entièrement repensé et non d’un simple changement de nom », précise d’ailleurs l’entreprise.

Mais alors, sur quoi s’appuie la nouvelle fonction de ChatGPT ? OpenAI explique qu’elle « génère un flux d’événements d’interaction à partir des applications et des sites web autorisés ». « Ces événements peuvent inclure les clics, la saisie au clavier, les raccourcis clavier, les changements d’application et le contexte que macOS met à disposition via son système d’accessibilité », ajoute-t-elle. Bref, Computer History enregistre toutes les activités de l’utilisateur effectuées via les applications et sites qu’il a lui-même listés. Il n’est pas sûr que ça rassure vraiment les utilisateurs. La fonction « transforme périodiquement ces événements en résumés textuels et en fichiers stockés en mémoire locale ».

OpenAI précise que les fichiers de logs temporaires bruts sont conservés pendant 48 h maximum, mais les fichiers générés ensuite restent sur l’ordinateur « jusqu’à ce que vous les supprimiez ou les effaciez, et vous pouvez les consulter dans la chronologie de l’historique ».

Des données traitées sur les serveurs d’OpenAI

Mais l’entreprise ajoute aussi que les fichiers de logs sont traités « sur ses serveurs afin de générer des souvenirs ». Ainsi, les données de toutes les interactions de l’utilisateur ne restent pas en local.

« OpenAI ne conserve pas ces fichiers d’événements après leur traitement, sauf si la loi l’exige, et ne les utilise pas à des fins d’entraînement », explique encore l’entreprise. Il faudra faire particulièrement attention, par contre, lors de l’utilisation de la fonctionnalité dans le chat. Puisque les résultats peuvent, eux, être utilisés par OpenAI pour l’entrainement de ses modèles si vous l’autorisez dans les options de contrôle de données.

Enfin, OpenAI précise que cette fonctionnalité augmente les risques d’injection de prompt provenant du contenu des applications et des sites web et qu’elle consomme des tokens lorsqu’elle résume l’activité de l’utilisateur et génère les fichiers qu’elle utilise ensuite.

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Espace : la longue marche vers le réutilisable

Et le biodégradable, c'est pour quand ?
Espace : la longue marche vers le réutilisable

Cet été, Américains, Européens, Chinois et Russes continuent leur longue marche vers le spatial réutilisable, chacun à son rythme.

Alors que SpaceX a fait des avancées importantes vers le tout réutilisable mais rencontre des difficultés, la Chine a réussi pour la première fois, cet été, l’atterrissage d’une fusée au lanceur réutilisable. Du côté européen, le démonstrateur de lanceur réutilisable Themis avance doucement avec la réussite de sa répétition générale avant lancement. Enfin, les Russes annoncent avoir finalisé les plans de leur lanceur au premier étage réutilisable tout en repoussant son premier lancement à 2031.

Rappelons d’abord que les Américains (notamment SpaceX mais aussi Blue Origin) restent largement en avance sur le reste du monde concernant les fusées réutilisables et notamment leur premier étage.

Un bouclier de StarShip trop long à vérifier ?

Cet été, SpaceX a beaucoup avancé sur son projet Starship avec le treizième essai de son lanceur spatial superlourd, le 24 juillet dernier. Celui-ci a réussi à envoyer correctement les 20 satellites Starlink de troisième génération mais, lors de son retour, le booster n’a pu rallumer que 10 de ses 13 moteurs et il est arrivé trop vite dans l’eau du Golfe du Mexique. SpaceX a reconnu le problème en utilisant l’euphémisme d’un « amerrissage brutal dans le golfe ».

Suite à cet essai, certains mettent en doute la conception du bouclier thermique du deuxième étage de Starship qui n’a pourtant eu aucun problème d’amerrissage. Celle-ci ne serait pas, en soi, problématique pour la rentrée atmosphérique du lanceur. Mais « le système de protection thermique actuel de Starship est une impasse pour toutes les missions qui exigent une réutilisabilité totale et rapide », estime Dan Rasky, un ancien ingénieur de la NASA interrogé par ArsTechnica.

Ce système serait confronté au même problème que celui qu’avait rencontré la NASA lors de sa navette spatiale il y a 50 ans : l’inspection après chaque vol des tuiles utilisées prend un temps important qui rend la réutilisation plus lente qu’espéré.

Une première en Chine

En parallèle de cet essai, les autres nations avancent à leur rythme. La Chine a récupéré pour la première fois un lanceur réutilisable le 10 juillet dernier, expliquait l’AFP. La fusée Longue Marche-10B a placé un satellite en orbite après avoir décollé de l’île de Hainan. « Cette mission marque la première récupération contrôlée réussie du premier étage d’un lanceur par la Chine, ainsi que la première mondiale d’une récupération en mer par filet », a affirmé l’Agence spatiale nationale chinoise (CNSA).

Contrairement à SpaceX, CNSA n’utilise pas, en effet, de pieds d’atterrissage mais des crochets fixés sur le lanceur qui s’accroche à un filet de récupération, ce qui permet de ne pas ajouter trop de poids. Le spatial chinois a pour autant du mal à démontrer une fiabilité importante. Ainsi, le 11 aout dernier, la fusée Longue Marche 7A a explosé peu après son décollage.

Themis sur la voie

Côté européen, c’est Themis qui donne de ses nouvelles. Ce 23 juillet 2026, le démonstrateur a effectué une répétition de la chronologie de vol au centre spatial d’Esrange, en Suède, annonce SSC Space. « L’objectif de cet essai était de simuler les opérations de lancement dans des conditions cryogéniques, notamment la préparation avant vol du démonstrateur et de sa rampe de lancement, ainsi que la passivation du système qui sera effectuée après la récupération post-vol », explique la société suédoise de services spatiaux partenaire d’ArianeGroup sur ce projet.

Tout semble s’être bien passé dans cette nouvelle étape, et les deux entreprises indiquent que « chaque étape franchie marque un nouveau progrès vers la mise en place de technologies de lancement réutilisables en Europe ». Mais cette marche vers le réutilisable européen semble longue. En juillet 2025, le CNES prévoyait les premiers vols verticaux à basse altitude, depuis la base de Kiruna en Suède pour cette même année.

Les Russes encore plus en retard

Enfin, côté russe, le pouvoir annonce que son agence a achevé le design du lanceur Amour-SPG doté d’un premier étage réutilisable. « Nous prévoyons le premier lancement de l’Amour-SPG en 2031. La conception du projet est entièrement achevée ; les travaux se concentrent désormais exclusivement sur le matériel », a déclaré Leonid Mikhailenko (directeur général par intérim du Centre spatial « Progress ») dans une vidéo publiée mardi sur la chaîne Max de Vyacheslav Fedorishchev, gouverneur de la région de Samara, explique l’agence de presse étatique Interfax.

Selon cette agence, Dmitry Bakanov, le directeur de l’agence spatiale russe Roscosmos, avait annoncé en avril qu’un prototype du premier étage réutilisable de la fusée devrait être présenté d’ici 18 à 24 mois. Avec cette date de 2031, la Russie prévoit donc aussi un retard de son projet dont le premier décollage était prévu, en 2023, pour une date comprise entre 2028 et 2030.

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Espace : la longue marche vers le réutilisable

Et le biodégradable, c'est pour quand ?
Espace : la longue marche vers le réutilisable

Cet été, Américains, Européens, Chinois et Russes continuent leur longue marche vers le spatial réutilisable, chacun à son rythme.

Alors que SpaceX a fait des avancées importantes vers le tout réutilisable mais rencontre des difficultés, la Chine a réussi pour la première fois, cet été, l’atterrissage d’une fusée au lanceur réutilisable. Du côté européen, le démonstrateur de lanceur réutilisable Themis avance doucement avec la réussite de sa répétition générale avant lancement. Enfin, les Russes annoncent avoir finalisé les plans de leur lanceur au premier étage réutilisable tout en repoussant son premier lancement à 2031.

Rappelons d’abord que les Américains (notamment SpaceX mais aussi Blue Origin) restent largement en avance sur le reste du monde concernant les fusées réutilisables et notamment leur premier étage.

Un bouclier de StarShip trop long à vérifier ?

Cet été, SpaceX a beaucoup avancé sur son projet Starship avec le treizième essai de son lanceur spatial superlourd, le 24 juillet dernier. Celui-ci a réussi à envoyer correctement les 20 satellites Starlink de troisième génération mais, lors de son retour, le booster n’a pu rallumer que 10 de ses 13 moteurs et il est arrivé trop vite dans l’eau du Golfe du Mexique. SpaceX a reconnu le problème en utilisant l’euphémisme d’un « amerrissage brutal dans le golfe ».

Suite à cet essai, certains mettent en doute la conception du bouclier thermique du deuxième étage de Starship qui n’a pourtant eu aucun problème d’amerrissage. Celle-ci ne serait pas, en soi, problématique pour la rentrée atmosphérique du lanceur. Mais « le système de protection thermique actuel de Starship est une impasse pour toutes les missions qui exigent une réutilisabilité totale et rapide », estime Dan Rasky, un ancien ingénieur de la NASA interrogé par ArsTechnica.

Ce système serait confronté au même problème que celui qu’avait rencontré la NASA lors de sa navette spatiale il y a 50 ans : l’inspection après chaque vol des tuiles utilisées prend un temps important qui rend la réutilisation plus lente qu’espéré.

Une première en Chine

En parallèle de cet essai, les autres nations avancent à leur rythme. La Chine a récupéré pour la première fois un lanceur réutilisable le 10 juillet dernier, expliquait l’AFP. La fusée Longue Marche-10B a placé un satellite en orbite après avoir décollé de l’île de Hainan. « Cette mission marque la première récupération contrôlée réussie du premier étage d’un lanceur par la Chine, ainsi que la première mondiale d’une récupération en mer par filet », a affirmé l’Agence spatiale nationale chinoise (CNSA).

Contrairement à SpaceX, CNSA n’utilise pas, en effet, de pieds d’atterrissage mais des crochets fixés sur le lanceur qui s’accroche à un filet de récupération, ce qui permet de ne pas ajouter trop de poids. Le spatial chinois a pour autant du mal à démontrer une fiabilité importante. Ainsi, le 11 aout dernier, la fusée Longue Marche 7A a explosé peu après son décollage.

Themis sur la voie

Côté européen, c’est Themis qui donne de ses nouvelles. Ce 23 juillet 2026, le démonstrateur a effectué une répétition de la chronologie de vol au centre spatial d’Esrange, en Suède, annonce SSC Space. « L’objectif de cet essai était de simuler les opérations de lancement dans des conditions cryogéniques, notamment la préparation avant vol du démonstrateur et de sa rampe de lancement, ainsi que la passivation du système qui sera effectuée après la récupération post-vol », explique la société suédoise de services spatiaux partenaire d’ArianeGroup sur ce projet.

Tout semble s’être bien passé dans cette nouvelle étape, et les deux entreprises indiquent que « chaque étape franchie marque un nouveau progrès vers la mise en place de technologies de lancement réutilisables en Europe ». Mais cette marche vers le réutilisable européen semble longue. En juillet 2025, le CNES prévoyait les premiers vols verticaux à basse altitude, depuis la base de Kiruna en Suède pour cette même année.

Les Russes encore plus en retard

Enfin, côté russe, le pouvoir annonce que son agence a achevé le design du lanceur Amour-SPG doté d’un premier étage réutilisable. « Nous prévoyons le premier lancement de l’Amour-SPG en 2031. La conception du projet est entièrement achevée ; les travaux se concentrent désormais exclusivement sur le matériel », a déclaré Leonid Mikhailenko (directeur général par intérim du Centre spatial « Progress ») dans une vidéo publiée mardi sur la chaîne Max de Vyacheslav Fedorishchev, gouverneur de la région de Samara, explique l’agence de presse étatique Interfax.

Selon cette agence, Dmitry Bakanov, le directeur de l’agence spatiale russe Roscosmos, avait annoncé en avril qu’un prototype du premier étage réutilisable de la fusée devrait être présenté d’ici 18 à 24 mois. Avec cette date de 2031, la Russie prévoit donc aussi un retard de son projet dont le premier décollage était prévu, en 2023, pour une date comprise entre 2028 et 2030.

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