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« Un jeu acheté aujourd’hui sera-t-il encore jouable dans 30 ans ? »

Insert coin pour les vieux jeux
« Un jeu acheté aujourd’hui sera-t-il encore jouable dans 30 ans ? »

Il faut parfois fouiller un peu pour trouver un bouquin sorti il y a deux siècles, regarder un film de Méliès, admirer une toile de la Renaissance ou écouter de la pop-indus de l’underground finlandais des années 80… mais dans la plupart des cas, et avec un peu de persévérance, il est relativement aisé de dénicher ces perles. Et pour le jeu vidéo ?

Le jeu vidéo est le plus jeune des grands arts populaires et, parce qu’il est né à l’ère de l’informatique et du stockage numérique, on aurait pu croire que sa préservation serait une formalité. Nous avons bien trouvé le moyen de conserver des peintures, des sculptures, des livres, de la musique, des films, des BD… à travers les âges. Ce n’est certes pas toujours facile, mais pour le dixième art, c’est encore plus compliqué : aucune solution pérenne n’a émergé.

Image : Stanislav Kondratiev (Pexels)

Les formats n’ont jamais cessé d’évoluer, des listings en assembleur (à saisir soi-même avant de pouvoir jouer) jusqu’au cloud gaming, en passant par les CD, les DVD, les Blu-ray, les disques durs, les SSD… Et le support n’est qu’une partie du problème : un jeu peut dépendre d’une machine, d’un système d’exploitation, de pilotes, de logiciels propriétaires. Il peut aussi exiger un compte en ligne, l’accès à un serveur distant ou un correctif à télécharger après la sortie du jeu. Sans oublier les droits musicaux et les licences diverses et variées qui ne se renouvellent pas.

Quand un de ces maillons disparait, un titre court le risque de ne plus être jouable. Le débat autour de la préservation du jeu vidéo, déjà vif dans la filière, a encore monté d’un cran depuis l’annonce de Sony de la fin des supports physiques pour la PS5, programmée pour janvier 2028. Le constructeur n’a pas arrangé son cas en prévenant, le même jour, de la fermeture des boutiques en ligne de la PS3 et de la Vita).

Le disque ne sauvera pas tout

Comme le rappelle Clemens Istel, fondateur et animateur de DoesItPlay?, « les jeux physiques sont, à la base, le seul moyen légal de préserver les jeux sur console ». Son site web recense les jeux physiques pouvant être installés et joués hors ligne, sans téléchargement ni connexion obligatoire.

« Lorsqu’un jeu est retiré de la vente, voire éventuellement des bibliothèques des utilisateurs, il disparaît », ajoute-t-il. « Il devient très difficile pour quiconque de le redécouvrir. Les jeux peuvent encore subsister quelque temps sur les disques durs des consoles, mais il est difficile de les rendre accessibles. »

Il prend l’exemple de la franchise GTA : les versions physiques permettent de préserver une version précise des jeux, impossible à modifier. « Les trois principaux épisodes de l’ère PS2 existent toujours sous forme physique », rappelle-t-il. « Sur les boutiques numériques, elles ont été remplacées par une nouvelle trilogie qui comporte des contenus supprimés ainsi que des modifications de gameplay. »

L’annonce de Sony a créé beaucoup de frustration et de colère parmi les joueurs les plus attachés aux supports physiques qui charrient leur lot de souvenirs et d’émotion. Pour autant, ils ne sont pas l’alpha et l’omega de la préservation. Pour Franck Cifaldi, directeur de la Video Game History Foundation (VGHF), ces supports ont beaucoup moins d’impact. « L’immense majorité des jeux vidéo produits au cours des vingt dernières années n’ont pas été conçus pour des consoles de salon dédiées, encore moins pressés sur un support physique », rappelle-t-il.

Image : cottonbro studio (Pexels)

Et même quand ces jeux sortent sur des supports physiques, « un correctif [à télécharger] dès le premier jour est quasiment systématique ». Autrement dit, « si un disque permet bien de conserver des données sous une forme accessible, il ne représente pas forcément le jeu auquel les joueurs ont réellement joué ».

La sortie de Halo: Campaign Evolved sur PS5 confirme l’absurdité du système actuel. Certes, le jeu physique est un Blu-ray, mais avant de pouvoir y jouer il faut se connecter avec un compte PSN et un compte Microsoft. « Toutes ces dépendances en ligne constituent déjà des obstacles pour les joueurs qui veulent profiter de leurs jeux aujourd’hui, mais elles poseront des problèmes encore plus importants pour leur préservation à l’avenir, lorsque les éditeurs cesseront complètement de maintenir les serveurs nécessaires », soutient Clemens.


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☕️ Changement de domaine : Apple laisse finalement tranquille « Masquer mon adresse e-mail »



Apple recule : les adresses utilisées par la fonction « Masquer mon adresse email » (Hide my Email) resteront finalement émises sur icloud.com. Le constructeur avait l’intention de remplacer le domaine par private.icloud.com. Une modification annoncée mi-juin, qui a fait courir un frisson d’effroi chez plusieurs utilisateurs.

Image : Next

Cette fonction liée à iCloud+, le bouquet payant de services en ligne d’Apple, permet de générer à la volée des adresses email uniques et aléatoires. Par exemple pour s’inscrire sur un site web ou à une newsletter, sans avoir à communiquer son adresse personnelle de type xyz@icloud.com. Ces adresses servent d’intermédiaires : les messages envoyés à ces alias sont automatiquement transférés vers la véritable boîte mail de l’utilisateur.

Le passage d’icloud.com au domaine private.icloud.com aurait permis à un site web ou à une application de repérer très facilement ces alias : ils auraient tous utilisé un domaine distinct des véritables adresses iCloud. Il aurait alors suffi de bloquer private.icloud.com pour refuser ces inscriptions. Une possibilité qui aurait sérieusement réduit l’intérêt de la fonction.

Pour ne rien arranger, Apple n’avait pas expliqué la raison de ce changement. L’entreprise a finalement revu sa copie. Elle a posté une mise à jour sur son site développeurs expliquant qu’« après mûre réflexion et après avoir pris en compte les retours de la communauté », les adresses générées par « Masquer mon adresse email » resteront sur le domaine icloud.com.

C’est donc un ouf de soulagement pour les abonnés iCloud+ qui pourront continuer à masquer leurs vraies adresses icloud.com sans crainte d’être refoulés à l’entrée d’un site web. L’affaire avait fait d’autant plus de bruit que la sécurité de « Masquer mon adresse email » a été remise en cause par une faille permettant justement de retrouver l’adresse réelle de l’utilisateur. Une vulnérabilité corrigée depuis.

Apple a également confirmé que d’ici la fin de l’année, les adresses utilisées par « Connexion avec Apple » seront bien émises sur le domaine private.icloud.com et non plus privaterelay.appleid.com.

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☕️ Changement de domaine : Apple laisse finalement tranquille « Masquer mon adresse e-mail »



Apple recule : les adresses utilisées par la fonction « Masquer mon adresse email » (Hide my Email) resteront finalement émises sur icloud.com. Le constructeur avait l’intention de remplacer le domaine par private.icloud.com. Une modification annoncée mi-juin, qui a fait courir un frisson d’effroi chez plusieurs utilisateurs.

Image : Next

Cette fonction liée à iCloud+, le bouquet payant de services en ligne d’Apple, permet de générer à la volée des adresses email uniques et aléatoires. Par exemple pour s’inscrire sur un site web ou à une newsletter, sans avoir à communiquer son adresse personnelle de type xyz@icloud.com. Ces adresses servent d’intermédiaires : les messages envoyés à ces alias sont automatiquement transférés vers la véritable boîte mail de l’utilisateur.

Le passage d’icloud.com au domaine private.icloud.com aurait permis à un site web ou à une application de repérer très facilement ces alias : ils auraient tous utilisé un domaine distinct des véritables adresses iCloud. Il aurait alors suffi de bloquer private.icloud.com pour refuser ces inscriptions. Une possibilité qui aurait sérieusement réduit l’intérêt de la fonction.

Pour ne rien arranger, Apple n’avait pas expliqué la raison de ce changement. L’entreprise a finalement revu sa copie. Elle a posté une mise à jour sur son site développeurs expliquant qu’« après mûre réflexion et après avoir pris en compte les retours de la communauté », les adresses générées par « Masquer mon adresse email » resteront sur le domaine icloud.com.

C’est donc un ouf de soulagement pour les abonnés iCloud+ qui pourront continuer à masquer leurs vraies adresses icloud.com sans crainte d’être refoulés à l’entrée d’un site web. L’affaire avait fait d’autant plus de bruit que la sécurité de « Masquer mon adresse email » a été remise en cause par une faille permettant justement de retrouver l’adresse réelle de l’utilisateur. Une vulnérabilité corrigée depuis.

Apple a également confirmé que d’ici la fin de l’année, les adresses utilisées par « Connexion avec Apple » seront bien émises sur le domaine private.icloud.com et non plus privaterelay.appleid.com.

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☕️ The Witcher 4 officiellement prévu pour 2028



Maintenant que GTA 6 est presque arrivé (manifestement, il y a même une build qui traine), il est grand temps de tourner notre attention vers un autre poids lourd vidéoludique : The Witcher 4. Michał Nowakowski, co-directeur général de CD Projekt Red, a révélé que le prochain jeu de la fameuse franchise basée sur l’univers de l’écrivain polonais Andrzej Sapkowski est prévu pour 2028.

Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, le dirigeant explique que le jeu occupe désormais plus de 500 développeurs ; c’est ce qu’il faut pour « un monde ouvert immense et immersif bourré d’action intense [qui] raconte une histoire profonde et marquante ». Avec à sa tête Ciri, devenue fille adoptive du héros des trois premiers volets, Geralt de Riv.


La sorceleuse est en effet la protagoniste principale de The Witcher 4, qui sera le premier volet d’une trilogie. CD Projekt Red est d’ailleurs extrêmement ambitieux sur les dates de sortie. À la fin de l’an dernier, Michał Nowakowski confirmait le calendrier établi dès 2022 de trois jeux qui sortiront dans une période de 6 ans. Si le 4e épisode sort en 2028, alors le 5e devrait être disponible vers 2031 et le 6e autour de 2034. Ce ne sont pas des dates fermes, mais elles se basent sur les projections officielles du studio.

Le même Nowakowski expliquait aussi que The Witcher 4 était alors en développement depuis quatre ans, soit depuis 2021 ; la première bande annonce cinématique, ainsi que le nom définitif du jeu, ont été annoncées fin 2024. À l’heure où les AAA exigent cinq, six ou sept ans (voire plus encore) de développement, on a peine à croire à ce feu roulant de The Witcher… Mais chaque chose en son temps : d’abord le 4.

CD Projekt Red avait montré en juin 2025 une démo technique du jeu réalisée avec l’Unreal Engine 5, alors qu’historiquement, le studio utilisait son propre moteur, le REDengine. Une démo d’autant plus impressionnante qu’elle était jouée en direct sur une PS5 de base, à 60 images par seconde avec le ray tracing activé.


Le studio a rapidement précisé qu’il ne s’agissait pas d’une séquence de gameplay de The Witcher 4. Mais le moteur d’Epic sera néanmoins au cœur du jeu : « nous sommes très satisfaits de ce que nous avons obtenu [et] de la manière dont le moteur évolue », avait expliqué Michał Nowakowski. L’Unreal Engine 6 a été présenté en juin dernier.

En attendant de prendre en main la destinée de Ciri, les joueurs pourront relancer leur copie de The Witcher 3: Wild Hunt. Le jeu, sorti en 2015, va recevoir une troisième extension, « Songs of the Past », au sujet de laquelle on aura davantage de détails durant la Gamescom qui ouvre ce mardi 25 août à Cologne, en Allemagne. Le DLC, qui sortira l’année prochaine sur PC, PS5 et Xbox Series S/X, fera le pont entre la saga de Geralt et la nouvelle à venir.

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☕️ The Witcher 4 officiellement prévu pour 2028



Maintenant que GTA 6 est presque arrivé (manifestement, il y a même une build qui traine), il est grand temps de tourner notre attention vers un autre poids lourd vidéoludique : The Witcher 4. Michał Nowakowski, co-directeur général de CD Projekt Red, a révélé que le prochain jeu de la fameuse franchise basée sur l’univers de l’écrivain polonais Andrzej Sapkowski est prévu pour 2028.

Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, le dirigeant explique que le jeu occupe désormais plus de 500 développeurs ; c’est ce qu’il faut pour « un monde ouvert immense et immersif bourré d’action intense [qui] raconte une histoire profonde et marquante ». Avec à sa tête Ciri, devenue fille adoptive du héros des trois premiers volets, Geralt de Riv.


La sorceleuse est en effet la protagoniste principale de The Witcher 4, qui sera le premier volet d’une trilogie. CD Projekt Red est d’ailleurs extrêmement ambitieux sur les dates de sortie. À la fin de l’an dernier, Michał Nowakowski confirmait le calendrier établi dès 2022 de trois jeux qui sortiront dans une période de 6 ans. Si le 4e épisode sort en 2028, alors le 5e devrait être disponible vers 2031 et le 6e autour de 2034. Ce ne sont pas des dates fermes, mais elles se basent sur les projections officielles du studio.

Le même Nowakowski expliquait aussi que The Witcher 4 était alors en développement depuis quatre ans, soit depuis 2021 ; la première bande annonce cinématique, ainsi que le nom définitif du jeu, ont été annoncées fin 2024. À l’heure où les AAA exigent cinq, six ou sept ans (voire plus encore) de développement, on a peine à croire à ce feu roulant de The Witcher… Mais chaque chose en son temps : d’abord le 4.

CD Projekt Red avait montré en juin 2025 une démo technique du jeu réalisée avec l’Unreal Engine 5, alors qu’historiquement, le studio utilisait son propre moteur, le REDengine. Une démo d’autant plus impressionnante qu’elle était jouée en direct sur une PS5 de base, à 60 images par seconde avec le ray tracing activé.


Le studio a rapidement précisé qu’il ne s’agissait pas d’une séquence de gameplay de The Witcher 4. Mais le moteur d’Epic sera néanmoins au cœur du jeu : « nous sommes très satisfaits de ce que nous avons obtenu [et] de la manière dont le moteur évolue », avait expliqué Michał Nowakowski. L’Unreal Engine 6 a été présenté en juin dernier.

En attendant de prendre en main la destinée de Ciri, les joueurs pourront relancer leur copie de The Witcher 3: Wild Hunt. Le jeu, sorti en 2015, va recevoir une troisième extension, « Songs of the Past », au sujet de laquelle on aura davantage de détails durant la Gamescom qui ouvre ce mardi 25 août à Cologne, en Allemagne. Le DLC, qui sortira l’année prochaine sur PC, PS5 et Xbox Series S/X, fera le pont entre la saga de Geralt et la nouvelle à venir.

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