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[MàJ] Google et Apple renomment le lac Ontario en lac d’Amérique pour les États-Unis

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[MàJ] Google et Apple renomment le lac Ontario en lac d’Amérique pour les États-Unis

Donald Trump a ordonné par décret que le lac Ontario soit renommé lac d’Amérique (Lake America). Google a rapidement implémenté le changement dans son service Maps, mais uniquement pour les internautes basés aux États-Unis. Le lac apparaît toujours comme Lac Ontario pour les Canadiens, tandis que le reste du monde voit les deux dénominations.

Mise à jour 1er/09 – Apple n’aura pas laissé planer le suspense très longtemps. Le constructeur a mis à jour son application Plans pour intégrer la lubie du cartographe en chef de la Maison Blanche. Le lac Ontario est désormais rebaptisé « Lac d’Amérique » dans l’app depuis les États-Unis.

Côté canadien, le grand lac conserve son nom d’origine, qui dérive du huron (« Ontarí’io »), donc bien avant la création du Canada ou des États-Unis. La province canadienne du même nom a été baptisée à partir du lac, et non l’inverse. Dans le reste du monde, le lac affiche deux noms, le vrai et le fake. Les mauvaises langues retiendront que l’ère de John Ternus à la tête d’Apple débute par un empressement certain à se plier à une injonction de Donald Trump.

Article original, 31/08 – Après le Golfe du Mexique renommé en Golfe d’Amérique en janvier 2025, Donald Trump intervient à sa façon dans la guerre douanière qui l’oppose au Canada avec une mesure de rétorsion symbolique : par décret présidentiel daté du 27 août, il ordonne que le lac Ontario soit renommé lac d’Amérique.

Une nouvelle dénomination appliquée séance tenante

« Le lac Ontario, qui constitue aujourd’hui un atout considérable pour les États-Unis, fait partie intégrante de notre patrimoine national. Ses eaux les plus profondes se trouvant en territoire américain, les États-Unis revendiquent la majeure partie de son volume, écrit Donald Trump. En reconnaissance de cette ressource économique florissante et de son importance cruciale pour l’économie de notre nation et pour son peuple, j’ordonne que le lac soit officiellement rebaptisé Lac Amérique. »

Le décret ordonne spécifiquement la mise à jour sous trente jours du Geographic Names Information System (GNIS), et confie à ce dernier la mission de veiller à ce que l’administration fédérale utilise la nouvelle dénomination, « y compris sur les cartes, les contrats et autres documents et communications des ministères et agences exécutifs ».

Le décret présidentiel a été doublé d’une ordonnance à effet immédiat, émanant du département de l’Intérieur. Le GNIS s’est rapidement exécuté : la fiche dédiée au lac Ontario reflète maintenant la nouvelle dénomination souhaitée par Donald Trump.

Google dit simplement suivre les règles

Google a implémenté le changement samedi 29 août au niveau de Google Maps, mais a choisi d’en limiter la portée, exactement comme pour le golfe du Mexique. Le moteur de recherche s’en est sobrement expliqué :

« Suite à la mise à jour de Google Maps pour refléter les changements de noms publiés dans les sources gouvernementales officielles (GNIS pour les États-Unis), les utilisateurs états-uniens verront « Lake America », les Canadiens continueront de voir « Lake Ontario », et les utilisateurs hors des États-Unis et du Canada verront les deux noms. Ces mises à jour s’inscrivent dans notre politique de longue date concernant les étendues d’eau dont le nom varie d’un pays à l’autre, et leur déploiement est en cours. »

Quid des autres acteurs de la cartographie ? Apple n’a pas encore réagi, mais la firme avait fini par refléter le nouveau nom souhaité par Trump pour le golfe du Mexique en février 2025, en se rangeant, comme Google, derrière le caractère officiel de la dénomination actée par le GNIS. Il est donc probable que son service Plans reflète le nouveau nom du lac Ontario pour les utilisateurs situés aux États-Unis.

D’autres ont choisi de prendre le mors aux dents. MapQuest, acteur historique de la cartographie, affirme qu’il ne changera pas son affichage, et propose en guise de pied de nez un générateur de nouveaux noms pour le lac Ontario.

Kathy Hochul, gouverneure démocrate de l’État de New York, voisin immédiat du lac Ontario, a quant à elle déclaré que son administration n’appliquerait pas le changement.

Guerre d’édition en vue sur OpenStreetMap ?

La question s’est aussi rapidement invitée dans les forums du service collaboratif OpenStreetMap, chez qui l’épisode golfe du Mexique avait entraîné une succession d’éditions doublée d’un long débat.

La discussion dédiée s’oriente vers un consensus similaire à celui trouvé début 2025. Le nouveau nom souhaité par Trump sera bien reflété sur la carte collaborative, mais il est assorti d’un attribut, official_name:en-US=*, qui en limite la portée. En pratique et comme l’explique la documentation dédiée, il faut que le processus de rendu implémenté par le service qui appelle les données OSM réclame spécifiquement cet attribut pour que le nom ressorte. À défaut, la carte conserve le nom usuel.

Doug Ford, premier ministre de l’Ontario, a quant à lui réagi en faisant installer, dimanche, une grande pancarte clamant « Lac Ontario – aujourd’hui et pour toujours ».

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[MàJ] Google et Apple renomment le lac Ontario en lac d’Amérique pour les États-Unis

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[MàJ] Google et Apple renomment le lac Ontario en lac d’Amérique pour les États-Unis

Donald Trump a ordonné par décret que le lac Ontario soit renommé lac d’Amérique (Lake America). Google a rapidement implémenté le changement dans son service Maps, mais uniquement pour les internautes basés aux États-Unis. Le lac apparaît toujours comme Lac Ontario pour les Canadiens, tandis que le reste du monde voit les deux dénominations.

Mise à jour 1er/09 – Apple n’aura pas laissé planer le suspense très longtemps. Le constructeur a mis à jour son application Plans pour intégrer la lubie du cartographe en chef de la Maison Blanche. Le lac Ontario est désormais rebaptisé « Lac d’Amérique » dans l’app depuis les États-Unis.

Côté canadien, le grand lac conserve son nom d’origine, qui dérive du huron (« Ontarí’io »), donc bien avant la création du Canada ou des États-Unis. La province canadienne du même nom a été baptisée à partir du lac, et non l’inverse. Dans le reste du monde, le lac affiche deux noms, le vrai et le fake. Les mauvaises langues retiendront que l’ère de John Ternus à la tête d’Apple débute par un empressement certain à se plier à une injonction de Donald Trump.

Article original, 31/08 – Après le Golfe du Mexique renommé en Golfe d’Amérique en janvier 2025, Donald Trump intervient à sa façon dans la guerre douanière qui l’oppose au Canada avec une mesure de rétorsion symbolique : par décret présidentiel daté du 27 août, il ordonne que le lac Ontario soit renommé lac d’Amérique.

Une nouvelle dénomination appliquée séance tenante

« Le lac Ontario, qui constitue aujourd’hui un atout considérable pour les États-Unis, fait partie intégrante de notre patrimoine national. Ses eaux les plus profondes se trouvant en territoire américain, les États-Unis revendiquent la majeure partie de son volume, écrit Donald Trump. En reconnaissance de cette ressource économique florissante et de son importance cruciale pour l’économie de notre nation et pour son peuple, j’ordonne que le lac soit officiellement rebaptisé Lac Amérique. »

Le décret ordonne spécifiquement la mise à jour sous trente jours du Geographic Names Information System (GNIS), et confie à ce dernier la mission de veiller à ce que l’administration fédérale utilise la nouvelle dénomination, « y compris sur les cartes, les contrats et autres documents et communications des ministères et agences exécutifs ».

Le décret présidentiel a été doublé d’une ordonnance à effet immédiat, émanant du département de l’Intérieur. Le GNIS s’est rapidement exécuté : la fiche dédiée au lac Ontario reflète maintenant la nouvelle dénomination souhaitée par Donald Trump.

Google dit simplement suivre les règles

Google a implémenté le changement samedi 29 août au niveau de Google Maps, mais a choisi d’en limiter la portée, exactement comme pour le golfe du Mexique. Le moteur de recherche s’en est sobrement expliqué :

« Suite à la mise à jour de Google Maps pour refléter les changements de noms publiés dans les sources gouvernementales officielles (GNIS pour les États-Unis), les utilisateurs états-uniens verront « Lake America », les Canadiens continueront de voir « Lake Ontario », et les utilisateurs hors des États-Unis et du Canada verront les deux noms. Ces mises à jour s’inscrivent dans notre politique de longue date concernant les étendues d’eau dont le nom varie d’un pays à l’autre, et leur déploiement est en cours. »

Quid des autres acteurs de la cartographie ? Apple n’a pas encore réagi, mais la firme avait fini par refléter le nouveau nom souhaité par Trump pour le golfe du Mexique en février 2025, en se rangeant, comme Google, derrière le caractère officiel de la dénomination actée par le GNIS. Il est donc probable que son service Plans reflète le nouveau nom du lac Ontario pour les utilisateurs situés aux États-Unis.

D’autres ont choisi de prendre le mors aux dents. MapQuest, acteur historique de la cartographie, affirme qu’il ne changera pas son affichage, et propose en guise de pied de nez un générateur de nouveaux noms pour le lac Ontario.

Kathy Hochul, gouverneure démocrate de l’État de New York, voisin immédiat du lac Ontario, a quant à elle déclaré que son administration n’appliquerait pas le changement.

Guerre d’édition en vue sur OpenStreetMap ?

La question s’est aussi rapidement invitée dans les forums du service collaboratif OpenStreetMap, chez qui l’épisode golfe du Mexique avait entraîné une succession d’éditions doublée d’un long débat.

La discussion dédiée s’oriente vers un consensus similaire à celui trouvé début 2025. Le nouveau nom souhaité par Trump sera bien reflété sur la carte collaborative, mais il est assorti d’un attribut, official_name:en-US=*, qui en limite la portée. En pratique et comme l’explique la documentation dédiée, il faut que le processus de rendu implémenté par le service qui appelle les données OSM réclame spécifiquement cet attribut pour que le nom ressorte. À défaut, la carte conserve le nom usuel.

Doug Ford, premier ministre de l’Ontario, a quant à lui réagi en faisant installer, dimanche, une grande pancarte clamant « Lac Ontario – aujourd’hui et pour toujours ».

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En Corée du Sud, l’IA générative bientôt érigée en service public


En Corée du Sud, l’IA générative bientôt érigée en service public

L’IA générative peut-elle devenir un service public ? La Corée du Sud s’apprête à répondre à cette question. Le pays va en effet proposer aux citoyens un accès gratuit à des services d’IA, avec la promesse de tokens illimités. Un moyen pour Séoul d’atteindre la « souveraineté IA » face aux États-Unis et à la Chine.

Un chatbot gratuit pour chaque citoyen. C’est une des mesures mises en œuvre par le gouvernement coréen, dans le cadre d’un programme plus vaste pour casser la dépendance du pays aux modèles américains et chinois, comme l’explique le Wall Street Journal. Les bots auront des fonctionnalités d’IA classiques, mais ils devront aussi permettre aux utilisateurs de prendre un rendez-vous chez le médecin, recevoir des petites annonces immobilières pour ceux qui veulent déménager, ou obtenir des conseils financiers.

Une IA gratuite, illimitée et souveraine

Les bots donneront aussi aux parents des conseils de contenus éducatifs pour leurs marmots. Les petites entreprises pourront calculer leurs impôts et vérifier leur admissibilité à des programmes d’aide. Ces IA seront en effet connectées aux plateformes gouvernementales, ce qui leur permettra de remplir un rôle de service public, en quelque sorte. Les utilisateurs bénéficieront par ailleurs d’un usage illimité de l’IA.

Séoul a sélectionné trois consortiums, emmenés par les opérateurs télécoms SK Telecom et KT, ainsi que le groupe tech Kakao, éditeur de l’app à tout faire KakaoTalk (elle fait office de messagerie, de réservation de VTC, de gestion bancaire, etc.). Ils n’auront pas le temps de souffler : les premiers bêta-tests auront lieu dès le mois de septembre, avec un déploiement grand public avant la fin de l’année.

Ces trois consortiums recevront un gros coup de pouce de la part de l’État : jusqu’à 512 puces B200 de NVIDIA à se partager. L’État aidera aussi aux coûts de service à partir de l’année prochaine. Chaque acteur prévoit de livrer une application permettant d’accéder à leur chatbot, tout en intégrant cette « IA publique » dans leurs propres outils pour qu’elle soit accessible à un maximum d’utilisateurs. Plus de 20 millions de Coréens utilisent une version gratuite d’un bot IA.

Cette initiative « AI pour tous » fait partie d’un projet plus large visant à développer une « IA souveraine » en Corée du Sud. « À l’ère de l’intelligence artificielle, prendre un jour de retard pourrait signifier prendre une génération entière de retard », déclarait en novembre dernier le président sud-coréen Lee Jae-myung. « Nous faisons actuellement face à une crise urgente, une question de vie ou de mort », soutenait-il devant des parlementaires.

Une question de « survie »

« Seule une course contre la montre nous permettra de survivre. Nous devons sécuriser les éléments fondamentaux de l’intelligence artificielle plus rapidement que n’importe quel autre pays. Les semi-conducteurs, l’IA physique et les centres de données d’IA constituent les trois piliers d’un grand bond en avant. », a-t-il redit fin juin, au moment d’annoncer un gigantesque plan d’investissements dans les usines dédiées à la fabrication de mémoire vive.

Le pays va bâtir des infrastructures, des technologies (puces, LLM) et développer des compétences nationales pour réduire sa dépendance aux modèles étrangers. Le budget de ce programme représente l’équivalent de 6,8 milliards de dollars pour 2026. Un modèle suivi de près par d’autres pays qui ne veulent pas non plus se reposer entièrement sur des systèmes américains ou chinois.

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En Corée du Sud, l’IA générative bientôt érigée en service public


En Corée du Sud, l’IA générative bientôt érigée en service public

L’IA générative peut-elle devenir un service public ? La Corée du Sud s’apprête à répondre à cette question. Le pays va en effet proposer aux citoyens un accès gratuit à des services d’IA, avec la promesse de tokens illimités. Un moyen pour Séoul d’atteindre la « souveraineté IA » face aux États-Unis et à la Chine.

Un chatbot gratuit pour chaque citoyen. C’est une des mesures mises en œuvre par le gouvernement coréen, dans le cadre d’un programme plus vaste pour casser la dépendance du pays aux modèles américains et chinois, comme l’explique le Wall Street Journal. Les bots auront des fonctionnalités d’IA classiques, mais ils devront aussi permettre aux utilisateurs de prendre un rendez-vous chez le médecin, recevoir des petites annonces immobilières pour ceux qui veulent déménager, ou obtenir des conseils financiers.

Une IA gratuite, illimitée et souveraine

Les bots donneront aussi aux parents des conseils de contenus éducatifs pour leurs marmots. Les petites entreprises pourront calculer leurs impôts et vérifier leur admissibilité à des programmes d’aide. Ces IA seront en effet connectées aux plateformes gouvernementales, ce qui leur permettra de remplir un rôle de service public, en quelque sorte. Les utilisateurs bénéficieront par ailleurs d’un usage illimité de l’IA.

Séoul a sélectionné trois consortiums, emmenés par les opérateurs télécoms SK Telecom et KT, ainsi que le groupe tech Kakao, éditeur de l’app à tout faire KakaoTalk (elle fait office de messagerie, de réservation de VTC, de gestion bancaire, etc.). Ils n’auront pas le temps de souffler : les premiers bêta-tests auront lieu dès le mois de septembre, avec un déploiement grand public avant la fin de l’année.

Ces trois consortiums recevront un gros coup de pouce de la part de l’État : jusqu’à 512 puces B200 de NVIDIA à se partager. L’État aidera aussi aux coûts de service à partir de l’année prochaine. Chaque acteur prévoit de livrer une application permettant d’accéder à leur chatbot, tout en intégrant cette « IA publique » dans leurs propres outils pour qu’elle soit accessible à un maximum d’utilisateurs. Plus de 20 millions de Coréens utilisent une version gratuite d’un bot IA.

Cette initiative « AI pour tous » fait partie d’un projet plus large visant à développer une « IA souveraine » en Corée du Sud. « À l’ère de l’intelligence artificielle, prendre un jour de retard pourrait signifier prendre une génération entière de retard », déclarait en novembre dernier le président sud-coréen Lee Jae-myung. « Nous faisons actuellement face à une crise urgente, une question de vie ou de mort », soutenait-il devant des parlementaires.

Une question de « survie »

« Seule une course contre la montre nous permettra de survivre. Nous devons sécuriser les éléments fondamentaux de l’intelligence artificielle plus rapidement que n’importe quel autre pays. Les semi-conducteurs, l’IA physique et les centres de données d’IA constituent les trois piliers d’un grand bond en avant. », a-t-il redit fin juin, au moment d’annoncer un gigantesque plan d’investissements dans les usines dédiées à la fabrication de mémoire vive.

Le pays va bâtir des infrastructures, des technologies (puces, LLM) et développer des compétences nationales pour réduire sa dépendance aux modèles étrangers. Le budget de ce programme représente l’équivalent de 6,8 milliards de dollars pour 2026. Un modèle suivi de près par d’autres pays qui ne veulent pas non plus se reposer entièrement sur des systèmes américains ou chinois.

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