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L’agent Muse de Meta s’appuie sur des humains pour sa fonction d’appels téléphoniques

Encore et toujours le turc automate
Muse peut donner votre adresse à n’importe qui ou fouiller vos messages sans permission

L’agent IA de Meta qui propose aux internautes de faire leurs emplettes et de prendre leur rendez-vous à leur place est grandement inspiré d’OpenClaw, avoue l’un des responsables de l’entreprise. Mais la fonction d’appels ajoutée le 17 septembre s’appuie aussi sur un call center où de vrais humains passent des coups de fil à la place de l’IA.

L’IA coûte cher, les agents ne vont pas assez vite ? Pas de problème pour Meta, qui a essayé de rattraper son retard sur la concurrence en lançant Muse, son agent IA, capable de prendre en charge toutes sortes d’actions pour le compte de l’utilisateur. Histoire de ne pas perdre trop de temps en R&D, le géant des réseaux sociaux s’est grandement inspiré d’OpenClaw.

Un agent très très proche d’OpenClaw

C’est ce qu’a avoué Nat Friedman, responsable produit chez Meta Superintelligence Labs (MSL) dans un post sur X. « En tant que produit, il s’inspire très fortement d’OpenClaw » explique-t-il, tout en assurant que l’agent de Meta a été créé « from scratch ». « Je pense que beaucoup de gens s’en sont inspirés. Notre objectif avec Muse était de créer quelque chose de similaire à OpenClaw, que nous pourrions rendre sûr, sécurisé et facile à utiliser, et qui puisse s’adapter à des milliards d’utilisateurs », ajoute-t-il.

Nat Friedman répondait à un message affirmant que « Muse, c’est LITTÉRALEMENT OpenClaw pour les gens normaux ». Ce message était accompagné d’une capture d’écran montrant une réponse de Muse comparant des noms de fichiers de configuration entre les différents systèmes. Cette inspiration n’est pas fortuite : il se trouve en effet que Meta avait tenté d’acquérir OpenClaw avant qu’OpenAI ramasse la mise.

Meta est pressé et ne s’embarrasse pas trop des éventuels obstacles sur sa route : il a ainsi délogé manu militari le groupe de musique Muse de ses réseaux sociaux (Instagram, Facebook, et même X) pour y greffer ceux de son agent. Et Muse a été repéré par la patrouille en train de faire les courses sur Amazon sans que ce dernier soit prévenu.

Une nouvelle fonctionnalité… backupée par un call center

Ce même empressement pourrait aussi expliquer pourquoi Meta a voulu attribuer à Muse des actions qu’il ne peut réaliser seul, sans l’aide d’un humain. Dans l’histoire de l’IA, beaucoup d’entreprises ont été accusées de cacher du travail humain derrière un storytelling d’automatisation des tâches, Waymo faisant par exemple débloquer ses taxis par des personnes travaillant aux Philippines.

Meta rejoint ainsi cette longue liste après avoir lancé en test une fonction « pour les appels sortants vers des entreprises américaines ». Alexandr Wang, directeur de l’IA chez Meta, s’enorgueillait le 17 septembre dernier : « Nous étendons notre version bêta de Muse aux appels téléphoniques ! ».

Mais selon des informations de 404 Media, lors de la présentation de cette fonctionnalité aux employés de Meta, la direction leur a expliqué avoir « ajouté une couche d’agents humains pour garantir la bonne exécution des appels ».

D’après le message interne obtenu par nos confrères, « Muse ne se contente pas de composer un numéro. Il appelle une entreprise en votre nom, gère la conversation, traite votre demande et vous en rend compte à l’aide d’une transcription et d’un résumé ». « De plus, il ne fonctionne plus seul. Muse est désormais capable de transférer les demandes à un agent humain qualifié, qui passe l’appel et s’en charge », est-il ajouté.

Face à des employés circonspects concernant la mauvaise presse que cela pouvait attirer ainsi que par les problèmes de confidentialité potentiels, la direction de Meta leur a assuré que les sous-traitants avaient suivi « de nombreuses formations afin de garantir la sécurité et la protection de toutes vos données ».

« Les tests internes, également appelés “dogfooding”, sont au cœur du processus de développement des produits. Bien que les réactions des employés aient été extrêmement positives, l’objectif principal est de recueillir des retours afin de pouvoir mettre en place des mesures de sécurité et de protection de la vie privée, et d’améliorer les fonctionnalités avant leur lancement public », a répondu Meta au site web. « Nous travaillons avec les commerçants pour continuer à améliorer cette fonctionnalité d’appel potentielle, et nous ne la déploierons que lorsqu’elle sera prête et accompagnée des mentions d’information appropriées ».

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L’agent Muse de Meta s’appuie sur des humains pour sa fonction d’appels téléphoniques

Encore et toujours le turc automate
L’agent Muse de Meta s’appuie sur des humains pour sa fonction d’appels téléphoniques

L’agent IA de Meta qui propose aux internautes de faire leurs emplettes et de prendre leur rendez-vous à leur place est grandement inspiré d’OpenClaw, avoue l’un des responsables de l’entreprise. Mais la fonction d’appels ajoutée le 17 septembre s’appuie aussi sur un call center où de vrais humains passent des coups de fil à la place de l’IA.

L’IA coûte cher, les agents ne vont pas assez vite ? Pas de problème pour Meta, qui a essayé de rattraper son retard sur la concurrence en lançant Muse, son agent IA, capable de prendre en charge toutes sortes d’actions pour le compte de l’utilisateur. Histoire de ne pas perdre trop de temps en R&D, le géant des réseaux sociaux s’est grandement inspiré d’OpenClaw.

Un agent très très proche d’OpenClaw

C’est ce qu’a avoué Nat Friedman, responsable produit chez Meta Superintelligence Labs (MSL) dans un post sur X. « En tant que produit, il s’inspire très fortement d’OpenClaw » explique-t-il, tout en assurant que l’agent de Meta a été créé « from scratch ». « Je pense que beaucoup de gens s’en sont inspirés. Notre objectif avec Muse était de créer quelque chose de similaire à OpenClaw, que nous pourrions rendre sûr, sécurisé et facile à utiliser, et qui puisse s’adapter à des milliards d’utilisateurs », ajoute-t-il.

Nat Friedman répondait à un message affirmant que « Muse, c’est LITTÉRALEMENT OpenClaw pour les gens normaux ». Ce message était accompagné d’une capture d’écran montrant une réponse de Muse comparant des noms de fichiers de configuration entre les différents systèmes. Cette inspiration n’est pas fortuite : il se trouve en effet que Meta avait tenté d’acquérir OpenClaw avant qu’OpenAI ramasse la mise.

Meta est pressé et ne s’embarrasse pas trop des éventuels obstacles sur sa route : il a ainsi délogé manu militari le groupe de musique Muse de ses réseaux sociaux (Instagram, Facebook, et même X) pour y greffer ceux de son agent. Et Muse a été repéré par la patrouille en train de faire les courses sur Amazon sans que ce dernier soit prévenu.

Une nouvelle fonctionnalité… backupée par un call center

Ce même empressement pourrait aussi expliquer pourquoi Meta a voulu attribuer à Muse des actions qu’il ne peut réaliser seul, sans l’aide d’un humain. Dans l’histoire de l’IA, beaucoup d’entreprises ont été accusées de cacher du travail humain derrière un storytelling d’automatisation des tâches, Waymo faisant par exemple débloquer ses taxis par des personnes travaillant aux Philippines.

Meta rejoint ainsi cette longue liste après avoir lancé en test une fonction « pour les appels sortants vers des entreprises américaines ». Alexandr Wang, directeur de l’IA chez Meta, s’enorgueillait le 17 septembre dernier : « Nous étendons notre version bêta de Muse aux appels téléphoniques ! ».

Mais selon des informations de 404 Media, lors de la présentation de cette fonctionnalité aux employés de Meta, la direction leur a expliqué avoir « ajouté une couche d’agents humains pour garantir la bonne exécution des appels ».

D’après le message interne obtenu par nos confrères, « Muse ne se contente pas de composer un numéro. Il appelle une entreprise en votre nom, gère la conversation, traite votre demande et vous en rend compte à l’aide d’une transcription et d’un résumé ». « De plus, il ne fonctionne plus seul. Muse est désormais capable de transférer les demandes à un agent humain qualifié, qui passe l’appel et s’en charge », est-il ajouté.

Face à des employés circonspects concernant la mauvaise presse que cela pouvait attirer ainsi que par les problèmes de confidentialité potentiels, la direction de Meta leur a assuré que les sous-traitants avaient suivi « de nombreuses formations afin de garantir la sécurité et la protection de toutes vos données ».

« Les tests internes, également appelés “dogfooding”, sont au cœur du processus de développement des produits. Bien que les réactions des employés aient été extrêmement positives, l’objectif principal est de recueillir des retours afin de pouvoir mettre en place des mesures de sécurité et de protection de la vie privée, et d’améliorer les fonctionnalités avant leur lancement public », a répondu Meta au site web. « Nous travaillons avec les commerçants pour continuer à améliorer cette fonctionnalité d’appel potentielle, et nous ne la déploierons que lorsqu’elle sera prête et accompagnée des mentions d’information appropriées ».

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IA et littérature : les détecteurs automatiques comme Pangram surfent sur le doute

Traque sur Internet
IA et littérature : les détecteurs automatiques comme Pangram surfent sur le doute

Les suspicions de copies d’étudiants ou de livres primés générés par IA poussent à utiliser les outils de détection proposés par des entreprises comme Pangram, mais ceux-ci ne peuvent nous assurer d’un diagnostic fiable. En France, l’écrivain Thélyson Orélien est pointé du doigt et son livre passé à la moulinette alors que l’auteur nie l’usage de l’IA générative et affirme : « je ne vois pas pourquoi je ferais appel à une machine ».

La suspicion de devoirs rendus et livres de lauréats de prix littéraires générés par IA devient courante et pousse à la tentation de recourir à des logiciels de détection. Mais ceux-ci, même s’ils s’améliorent, peuvent se tromper et ont aussi des biais.

En France, depuis lundi, c’est le livre de Thélyson Orélien, titré « C’était ça ou mourir » et lauréat de plusieurs prix comme le prix Fnac ou le prix Méduse et pressenti par certains comme potentiel prix Goncourt 2026, qui est la cible de certaines critiques. L’ouvrage de l’écrivain québécois d’origine haïtienne a été la première cible littéraire d’un compte créé assez récemment sur X au nom de Pangramed. Ce compte pointe que le service de détection d’utilisation d’IA Pangram, dont il reprend le nom en le détournant, affiche sur plusieurs extraits du livre « nous croyons que ce texte entier est généré par IA » avec un score martelant « 100 % de ce texte est IA ».

Ce message a ensuite été repris sans pincettes par le journaliste du Figaro Paul Sugy et son collègue chroniqueur Samuel Fitoussi. Comme l’analyse Médiapart, une mécanique s’est ensuite déroulée dans les sphères de droite et d’extrême droite, Valeurs actuelles publiant un article sur le sujet, partagé ensuite par Alexandre Avril, vice-président de l’Union des droites pour la République (UDR). De nombreux comptes X ont aussi surfé sur le sujet, certains diffusant de fausses analyses Pangram de textes de Victor Hugo ou de Mary Shelley, d’autres ciblant de façon raciste Thélyson Orélien. Tout ça a propulsé le sujet dans l’actualité.

Depuis, nos confrères de Libération ont pu constater que la version 4 de Pangram estime bien que le texte est « entièrement IA » avec certains passages comme un mélange entre du texte artificiel et humain. Et le service français concurrent à Pangram, Lucide.ai a surfé sur l’occasion pour publier son diagnostic équivalent.

«  Je ne vois pas pourquoi je ferais appel à une machine »

De son côté, Thélyson Orélien affirme à Libération : «J’ai toujours aimé la création et l’écriture, je ne vois pas pourquoi je ferais appel à une machine.». Il ajoute : « Les images, les répétitions et les rythmes sont une parole vivante, elles sont miennes. Mes traditions sont haïtiennes et caribéennes ». Concernant l’estimation de Pangram, il « pense que le logiciel est habitué aux traditions littéraires françaises et aux auteurs classiques ».

Enfin, il exprime sa colère : «Depuis mon arrivée récente en France, je subis de nombreuses attaques racistes, qui ne viennent pas des lecteurs mais de personnes extérieures qui cherchent à nuire. Je n’y prêtais aucune attention. Mais je ne m’attendais pas à des attaques de ce genre. Je ne suis pas triste mais en colère. Je suis en train de constituer un dossier avec mes éditeurs en France et au Québec pour prouver ce que je dis ».

« Une précision de 98 % est extrêmement faible »


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