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Polymarket attaquée par l’État de New York pour activité illégale de jeux d’argent

Jeux de dupes
Polymarket attaquée par l’État de New York pour activité illégale de jeux d’argent

L’État de New York, gouverné par la démocrate Kathy Hochul, vient de déposer plainte contre Polymarket, l’accusant de violer ses lois contre les jeux d’argent. Une pierre dans le jardin de l’administration Trump qui se refuse à réguler fédéralement les plateformes qui se présentent comme des marchés prédictifs.

Polymarket est attaqué en justice par la gouverneure démocrate de l’État de New York, Kathy Hochul, et l’avocate générale du même État, Letitia James, « pour avoir exploité une activité de jeux d’argent illégale à New York par le biais de sa plateforme de marché prédictif ».

Des lois encadrant les paris contournées, selon l’État

Dans un communiqué commun, elles affirment que « le marché prédictif de Polymarket constitue une activité de jeux d’argent illégale et non agréée qui expose les New-Yorkais — y compris ceux qui n’ont pas encore atteint l’âge légal de 21 ans pour jouer — à de graves risques personnels et financiers ».

La plainte [PDF] rappelle que le groupe de Polymarket serait estimée à plus de 20 milliards de dollars et son chiffre d’affaires annuel dépasserait largement le milliard de dollars. Mais elle « chercherait à éviter les conséquences juridiques et financières de la réglementation stricte des jeux d’argent en vigueur à New York en proposant ce qui relève essentiellement du pari sous le couvert de « contrats d’événement » sur un « marché prédictif » ». Selon le document, Polymarket violerait ainsi de façon « flagrante la Constitution de l’État de New York, le code pénal et d’autres lois de cet État ».

« Nos lois sur les jeux d’argent ont pour but de protéger les New-Yorkais, de prévenir les risques liés à la dépendance au jeu et de garantir le financement de programmes éducatifs et d’intérêt général », indique Letitia James. « En contournant la législation new-yorkaise, Polymarket cible les personnes les plus vulnérables et prive les familles new-yorkaises de services et d’un soutien essentiels », insiste-t-elle.

Contre-plainte et mise en doute de la compétence de l’État par Polymarket

La réaction de l’entreprise ne s’est pas fait attendre. Quelques heures après, selon CNBC, Polymarket demandait le transfert de l’affaire d’un tribunal de l’État à un autre et a contre-attaqué en lançant une action civile contre Letitia James et la Commission des jeux de l’État de New York, considérant que les États n’ont pas le pouvoir de réglementer les marchés prédictifs.

« La présente action vise à prévenir un préjudice imminent et irréparable résultant de l’application, par l’État de New York, de ses lois sur les jeux d’argent à l’encontre des bourses de produits dérivés réglementées au niveau fédéral — une application que le Congrès a expressément interdite », détaille la contre-plainte de Polymarket.

Selon Reuters, l’entreprise considère dans sa plainte que la Commission fédérale des opérations à terme sur matières premières (Commodity Futures Trading Commission, CFTC) est seule compétente en matière de réglementation des marchés prédictifs. Le directeur juridique de Polymarket, Neal Kumar, a affirmé à l’agence de presse que l’entreprise avait tenté une conciliation avec les responsables de l’État, mais que « celles-ci avaient préféré faire la une des médias ».

Letitia James a aussi attaqué cet été Kalshi, l’autre plateforme de paris en ligne qui se présente comme un marché prédictif.

Opposition avec Trump

Ce faisant, l’État de New York se met en opposition frontale avec l’administration Trump qui a pris le parti de ne pas réguler ce genre de plateformes, même après la multiplication des critiques concernant les délits d’initiés qu’elles engendrent. Elle a tout juste accepté de s’appuyer sur l’IA pour les détecter. Rappelons qu’en janvier dernier Kalshi a annoncé avoir embauché le fils du dirigeant des États-Unis, Donald Trump Jr., en tant que conseiller stratégique. Le New York Times expliquait quelques jours après que celui-ci était aussi « à la fois investisseur et conseiller bénévole chez Polymarket ».

Cette nouvelle affaire ne va évidemment pas simplifier les affaires de ces plateformes en ligne qui ont profité de ces largesses et veulent maintenant convaincre d’autres pays et régions qu’elles ne sont pas des sites de paris. C’est le cas en Europe et notamment en France où l’accès au site de Polymarket a été bloqué cet été via une décision de L’Autorité nationale des jeux (ANJ).

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Polymarket attaquée par l’État de New York pour activité illégale de jeux d’argent

Jeux de dupes
Polymarket attaquée par l’État de New York pour activité illégale de jeux d’argent

L’État de New York, gouverné par la démocrate Kathy Hochul, vient de déposer plainte contre Polymarket, l’accusant de violer ses lois contre les jeux d’argent. Une pierre dans le jardin de l’administration Trump qui se refuse à réguler fédéralement les plateformes qui se présentent comme des marchés prédictifs.

Polymarket est attaqué en justice par la gouverneure démocrate de l’État de New York, Kathy Hochul, et l’avocate générale du même État, Letitia James, « pour avoir exploité une activité de jeux d’argent illégale à New York par le biais de sa plateforme de marché prédictif ».

Des lois encadrant les paris contournées, selon l’État

Dans un communiqué commun, elles affirment que « le marché prédictif de Polymarket constitue une activité de jeux d’argent illégale et non agréée qui expose les New-Yorkais — y compris ceux qui n’ont pas encore atteint l’âge légal de 21 ans pour jouer — à de graves risques personnels et financiers ».

La plainte [PDF] rappelle que le groupe de Polymarket serait estimée à plus de 20 milliards de dollars et son chiffre d’affaires annuel dépasserait largement le milliard de dollars. Mais elle « chercherait à éviter les conséquences juridiques et financières de la réglementation stricte des jeux d’argent en vigueur à New York en proposant ce qui relève essentiellement du pari sous le couvert de « contrats d’événement » sur un « marché prédictif » ». Selon le document, Polymarket violerait ainsi de façon « flagrante la Constitution de l’État de New York, le code pénal et d’autres lois de cet État ».

« Nos lois sur les jeux d’argent ont pour but de protéger les New-Yorkais, de prévenir les risques liés à la dépendance au jeu et de garantir le financement de programmes éducatifs et d’intérêt général », indique Letitia James. « En contournant la législation new-yorkaise, Polymarket cible les personnes les plus vulnérables et prive les familles new-yorkaises de services et d’un soutien essentiels », insiste-t-elle.

Contre-plainte et mise en doute de la compétence de l’État par Polymarket

La réaction de l’entreprise ne s’est pas fait attendre. Quelques heures après, selon CNBC, Polymarket demandait le transfert de l’affaire d’un tribunal de l’État à un autre et a contre-attaqué en lançant une action civile contre Letitia James et la Commission des jeux de l’État de New York, considérant que les États n’ont pas le pouvoir de réglementer les marchés prédictifs.

« La présente action vise à prévenir un préjudice imminent et irréparable résultant de l’application, par l’État de New York, de ses lois sur les jeux d’argent à l’encontre des bourses de produits dérivés réglementées au niveau fédéral — une application que le Congrès a expressément interdite », détaille la contre-plainte de Polymarket.

Selon Reuters, l’entreprise considère dans sa plainte que la Commission fédérale des opérations à terme sur matières premières (Commodity Futures Trading Commission, CFTC) est seule compétente en matière de réglementation des marchés prédictifs. Le directeur juridique de Polymarket, Neal Kumar, a affirmé à l’agence de presse que l’entreprise avait tenté une conciliation avec les responsables de l’État, mais que « celles-ci avaient préféré faire la une des médias ».

Letitia James a aussi attaqué cet été Kalshi, l’autre plateforme de paris en ligne qui se présente comme un marché prédictif.

Opposition avec Trump

Ce faisant, l’État de New York se met en opposition frontale avec l’administration Trump qui a pris le parti de ne pas réguler ce genre de plateformes, même après la multiplication des critiques concernant les délits d’initiés qu’elles engendrent. Elle a tout juste accepté de s’appuyer sur l’IA pour les détecter. Rappelons qu’en janvier dernier Kalshi a annoncé avoir embauché le fils du dirigeant des États-Unis, Donald Trump Jr., en tant que conseiller stratégique. Le New York Times expliquait quelques jours après que celui-ci était aussi « à la fois investisseur et conseiller bénévole chez Polymarket ».

Cette nouvelle affaire ne va évidemment pas simplifier les affaires de ces plateformes en ligne qui ont profité de ces largesses et veulent maintenant convaincre d’autres pays et régions qu’elles ne sont pas des sites de paris. C’est le cas en Europe et notamment en France où l’accès au site de Polymarket a été bloqué cet été via une décision de L’Autorité nationale des jeux (ANJ).

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Plus de 200 prépublications en 2026 : un chercheur utilisant l’IA désespère ses collègues

Slop or perish?
Plus de 200 prépublications en 2026 : un chercheur utilisant l’IA désespère ses collègues

Depuis le début de l’année, un statisticien de l’université de Chicago, Nicholas Polson, a mis en ligne plus de 200 prépublications. Assumant d’utiliser l’IA générative pour augmenter sa productivité, il soulève l’indignation de ses consœurs et confrères.

La course à la publication coûte que coûte dans le milieu de la recherche s’intensifie encore avec l’utilisation généralisée de l’IA générative. Pour nombre de chercheuses et chercheurs, le travail consiste à mettre en ligne quelques articles issus de leurs travaux de recherche par an au maximum. Mais on peut voir sur le profil Google Scholar de Nicholas Polson, statisticien bayésien de l’école de commerce Booth de l’université de Chicago, que celui-ci en a signé plus de 200 depuis le début de l’année, comme le soulignait sur X déjà mi-aout Auyon Siddiq, chercheur à l’université de Californie (UCLA), .

La plupart des articles listés sur son profil ont été mis en ligne sur la plateforme de prépublications scientifiques SSRN. Cette plateforme a été lancée en 1994, quelques années après la pionnière du genre, arXiv, et a été rachetée en 2016 par Elsevier.

258 working papers en 8 mois

« D’après mes calculs, basés sur sa page SSRN, Nicholas Polson a déjà rédigé 258 working papers rien qu’en 2026. Il a déjà rédigé (ou du moins publié sur SSRN) six articles aujourd’hui, le 26 août 2026. Au cours du mois d’août 2026, il a rédigé et publié sur SSRN un total de 104 documents – et ce n’est pas fini, puisque le mois n’est pas encore tout à fait terminé », expliquait l’économiste de l’université de Central Arkansas, Jeremy Horpedahl, dans un billet de blog.

« Il s’agit probablement, à des degrés divers, de slops générés par IA, mais contrairement à beaucoup de ce genre de contenu, celui-ci recèle sans doute une réelle valeur. Ce que je n’ai pas encore pu vérifier, c’est si une partie de ce contenu a fait l’objet d’une vérification, d’une analyse ou d’une sélection rigoureuse de la part de l’auteur », ajoutait Michael Makowsky, économiste à l’université de Clemson.

Interrogé par le Washington Post, Nicholas Polson assume utiliser l’IA générative pour plus de productivité : « il est évident que l’IA rend un chercheur productif encore plus productif ». Il ajoute qu’ « une grande partie du travail fastidieux est grandement simplifiée ». Et il a, selon nos confrères, laissé entendre que ces plaintes étaient motivées par « la jalousie et l’envie de s’approprier ma méthode. Mais qui sait ? ».

Suppression des articles sur SSRN

Depuis que plusieurs de ses confrères ont pointé du doigt ce nombre prolifique, plus aucun article récent de Nicholas Polson n’est accessible sur SSRN. Par exemple, la page de l’article titré « Over-parameterization in Statistical Genomics » et listé sur son profil Google Scholar affiche maintenant : « Cet article est en cours d’évaluation ou a été retiré de SSRN à la demande de l’auteur, de SSRN ou du titulaire des droits ». Son profil sur la plateforme ne liste plus que des articles mis en ligne avant octobre 2018.

Plusieurs chercheurs ont souligné que les articles de Nicholas Polson ne faisaient pas mention d’utilisation de l’IA. Mais la plateforme souligne que « s’il est vrai que bon nombre de ces articles ne comportaient pas de mention relative à l’IA, ce n’est pas notre principale préoccupation. […] Le problème le plus important résidait dans l’activité inhabituelle en matière de soumission d’articles ». Elle indique que le statisticien s’était aventuré dans des champs dont il n’est pas spécialiste, bien que la plupart des articles y restaient.

« Ce n’est pas seulement une question de volume, mais aussi de diversité des thèmes abordés et de la manière dont ils se distinguent de ses œuvres précédentes », insiste Auyon Siddiq interrogé par nos confrères.

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Plus de 200 prépublications en 2026 : un chercheur utilisant l’IA désespère ses collègues

Slop or perish?
Plus de 200 prépublications en 2026 : un chercheur utilisant l’IA désespère ses collègues

Depuis le début de l’année, un statisticien de l’université de Chicago, Nicholas Polson, a mis en ligne plus de 200 prépublications. Assumant d’utiliser l’IA générative pour augmenter sa productivité, il soulève l’indignation de ses consœurs et confrères.

La course à la publication coûte que coûte dans le milieu de la recherche s’intensifie encore avec l’utilisation généralisée de l’IA générative. Pour nombre de chercheuses et chercheurs, le travail consiste à mettre en ligne quelques articles issus de leurs travaux de recherche par an au maximum. Mais on peut voir sur le profil Google Scholar de Nicholas Polson, statisticien bayésien de l’école de commerce Booth de l’université de Chicago, que celui-ci en a signé plus de 200 depuis le début de l’année, comme le soulignait sur X déjà mi-aout Auyon Siddiq, chercheur à l’université de Californie (UCLA), .

La plupart des articles listés sur son profil ont été mis en ligne sur la plateforme de prépublications scientifiques SSRN. Cette plateforme a été lancée en 1994, quelques années après la pionnière du genre, arXiv, et a été rachetée en 2016 par Elsevier.

258 working papers en 8 mois

« D’après mes calculs, basés sur sa page SSRN, Nicholas Polson a déjà rédigé 258 working papers rien qu’en 2026. Il a déjà rédigé (ou du moins publié sur SSRN) six articles aujourd’hui, le 26 août 2026. Au cours du mois d’août 2026, il a rédigé et publié sur SSRN un total de 104 documents – et ce n’est pas fini, puisque le mois n’est pas encore tout à fait terminé », expliquait l’économiste de l’université de Central Arkansas, Jeremy Horpedahl, dans un billet de blog.

« Il s’agit probablement, à des degrés divers, de slops générés par IA, mais contrairement à beaucoup de ce genre de contenu, celui-ci recèle sans doute une réelle valeur. Ce que je n’ai pas encore pu vérifier, c’est si une partie de ce contenu a fait l’objet d’une vérification, d’une analyse ou d’une sélection rigoureuse de la part de l’auteur », ajoutait Michael Makowsky, économiste à l’université de Clemson.

Interrogé par le Washington Post, Nicholas Polson assume utiliser l’IA générative pour plus de productivité : « il est évident que l’IA rend un chercheur productif encore plus productif ». Il ajoute qu’ « une grande partie du travail fastidieux est grandement simplifiée ». Et il a, selon nos confrères, laissé entendre que ces plaintes étaient motivées par « la jalousie et l’envie de s’approprier ma méthode. Mais qui sait ? ».

Suppression des articles sur SSRN

Depuis que plusieurs de ses confrères ont pointé du doigt ce nombre prolifique, plus aucun article récent de Nicholas Polson n’est accessible sur SSRN. Par exemple, la page de l’article titré « Over-parameterization in Statistical Genomics » et listé sur son profil Google Scholar affiche maintenant : « Cet article est en cours d’évaluation ou a été retiré de SSRN à la demande de l’auteur, de SSRN ou du titulaire des droits ». Son profil sur la plateforme ne liste plus que des articles mis en ligne avant octobre 2018.

Plusieurs chercheurs ont souligné que les articles de Nicholas Polson ne faisaient pas mention d’utilisation de l’IA. Mais la plateforme souligne que « s’il est vrai que bon nombre de ces articles ne comportaient pas de mention relative à l’IA, ce n’est pas notre principale préoccupation. […] Le problème le plus important résidait dans l’activité inhabituelle en matière de soumission d’articles ». Elle indique que le statisticien s’était aventuré dans des champs dont il n’est pas spécialiste, bien que la plupart des articles y restaient.

« Ce n’est pas seulement une question de volume, mais aussi de diversité des thèmes abordés et de la manière dont ils se distinguent de ses œuvres précédentes », insiste Auyon Siddiq interrogé par nos confrères.

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Le prix de la mémoire complique vraiment l’achat de matériel informatique dans les labos

L'IA genérative ralentit la recherche française
Le prix de la mémoire complique vraiment l’achat de matériel informatique dans les labos

La course à l’IA générative a créé une pénurie de mémoire RAM et de stockage SSD et leurs prix se sont envolés. Conséquence : en respectant le code des marchés publics, l’enseignement supérieur et la recherche français peinent à acheter de nouveaux matériels informatiques.

La croissance du nombre de data centers a entraîné une forte augmentation de la demande en mémoire et en stockage et mécaniquement une hausse des prix. Celle-ci a des effets importants sur la recherche française : Matinfo, le groupement d’achat de matériel informatique pour l’enseignement et la recherche (ESR), explique au personnel : « on en arrive à des situations de blocage ».

Ce groupement permet aux établissements français d’enseignement supérieur et de la recherche (universités mais aussi CNRS et autres institutions de recherche) de faire leurs achats de « matériel informatique, postes de travail, pilotage d’expérience ou serveurs » via un accord-cadre. Avec 250 établissements membres, en temps normal, celui-ci leur permet de bénéficier de tarifs « très avantageux » tout en respectant le code des marchés publics.

L’augmentation des prix de la mémoire crée un goulot d’étranglement

Le comité de suivi Matinfo a envoyé à ses membres un document rédigé le 18 septembre dernier, qu’a pu consulter Next, destiné à « toute personne faisant partie d’un établissement de l’enseignement supérieur et de la recherche français » qui explique les difficultés.


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