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☕️ Raspberry Pi bloque les changements sauvages de puces mémoire



Il est loin le temps où le Raspberry Pi 5 de 4 Go se trouvait pour un peu plus de 60 euros. Le revendeur officiel Kubii le propose désormais à plus de 135 euros. En cause, la pénurie sur les puces mémoire causée par l’ogre IA, avec une explosion des prix.

Face à cette crise, des bidouilleurs (un peu extrêmes) modifiaient leur Raspberry Pi afin de changer la puce mémoire. Une opération qui nécessite de dessouder l’ancienne puce et de souder la nouvelle, ce qui n’est pas à la portée de n’importe qui.

Cette technique fonctionnait, mais Raspberry Pi a sifflé depuis un moment déjà la fin de la récréation avec un blocage au niveau du firmware, au moins sur les Raspberry Pi 5 et Compute Module 5. Si la puce n’est pas de la bonne taille ou n’est pas certifiée pour la carte (avec les multiples sources d’approvisionnement, les réglages ne sont pas toujours les mêmes), alors le Raspberry Pi refusera de démarrer.

Illustration : Flock

Un comble pour un microordinateur jouant justement sur le côté bidouille dans ses usages ? C’est évident pour certains, mais comme l’expliquait récemment un ingénieur de Raspberry Pi, la situation est plus complexe : « Si la main-d’œuvre est suffisamment bon marché, il peut être rentable d’acheter une carte avec, par exemple, 2 Go de mémoire et de la remplacer par une puce de 8 Go d’origine douteuse, puis de la revendre comme un appareil de 8 Go », mais avec une puce de mauvaise qualité pouvant entrainer des plantages à répétition.

Selon Minimachines, avec cette décision « Raspberry Pi veut éviter que des mafias s’emparent de cette faille ». Pour notre confrère, « une alternative sage à ce blocage aurait pu être trouvée. Celle d’un avertissement au démarrage indiquant au client final la modification de mémoire de la carte […]. Cela empêcherait le commerce de ce type de cartes contrefaites ».

Pour Jeff Geerling (youtubeur hardware bien connu), le changement sur le firmware et la mise en place du blocage remonteraient à 2024, et donc avant la crise de la mémoire. Il n’a néanmoins été confirmé que récemment par PhilE, ingénieur chez Raspberry Pi et modérateur du forum.

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☕️ Raspberry Pi bloque les changements sauvages de puces mémoire



Il est loin le temps où le Raspberry Pi 5 de 4 Go se trouvait pour un peu plus de 60 euros. Le revendeur officiel Kubii le propose désormais à plus de 135 euros. En cause, la pénurie sur les puces mémoire causée par l’ogre IA, avec une explosion des prix.

Face à cette crise, des bidouilleurs (un peu extrêmes) modifiaient leur Raspberry Pi afin de changer la puce mémoire. Une opération qui nécessite de dessouder l’ancienne puce et de souder la nouvelle, ce qui n’est pas à la portée de n’importe qui.

Cette technique fonctionnait, mais Raspberry Pi a sifflé depuis un moment déjà la fin de la récréation avec un blocage au niveau du firmware, au moins sur les Raspberry Pi 5 et Compute Module 5. Si la puce n’est pas de la bonne taille ou n’est pas certifiée pour la carte (avec les multiples sources d’approvisionnement, les réglages ne sont pas toujours les mêmes), alors le Raspberry Pi refusera de démarrer.

Illustration : Flock

Un comble pour un microordinateur jouant justement sur le côté bidouille dans ses usages ? C’est évident pour certains, mais comme l’expliquait récemment un ingénieur de Raspberry Pi, la situation est plus complexe : « Si la main-d’œuvre est suffisamment bon marché, il peut être rentable d’acheter une carte avec, par exemple, 2 Go de mémoire et de la remplacer par une puce de 8 Go d’origine douteuse, puis de la revendre comme un appareil de 8 Go », mais avec une puce de mauvaise qualité pouvant entrainer des plantages à répétition.

Selon Minimachines, avec cette décision « Raspberry Pi veut éviter que des mafias s’emparent de cette faille ». Pour notre confrère, « une alternative sage à ce blocage aurait pu être trouvée. Celle d’un avertissement au démarrage indiquant au client final la modification de mémoire de la carte […]. Cela empêcherait le commerce de ce type de cartes contrefaites ».

Pour Jeff Geerling (youtubeur hardware bien connu), le changement sur le firmware et la mise en place du blocage remonteraient à 2024, et donc avant la crise de la mémoire. Il n’a néanmoins été confirmé que récemment par PhilE, ingénieur chez Raspberry Pi et modérateur du forum.

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Suncatcher : Google envoie en orbite ses premiers TPU pour l’IA

The World Is Not Enough
Suncatcher : Google envoie en orbite ses premiers TPU pour l’IA

Cette semaine, Google va envoyer dans l’espace ses premiers TPU (des puces dédiées à l’intelligence artificielle). Il ne s’agit pour le moment que de récolter des informations sur l’état des puces, puis en 2027 ce sera au tour des communications entre satellites.

Le 1ᵉʳ octobre, la mission Transporter-18 de SpaceX décollera du Space Launch Complex 4E (SLC-4E) à Vandenberg en Californie. À l’intérieur, 130 charges utiles (cubesats, microsats, véhicules spatiaux…), dont le projet Suncatcher de Google, avec Planet Labs pour la conception du prototype.

Nous en parlions déjà il y a un an : le géant du Net va analyser « comment un réseau interconnecté de satellites alimentés grâce à l’énergie solaire et équipés de nos puces IA Tensor Processing Unit (TPU) pourrait exploiter toute la puissance du Soleil ».

Le lancement prévu jeudi est donc la première étape concrète de ce projet. But de l’opération : récolter des données. Google résume la situation : « certaines choses ne peuvent être testées que dans l’espace ».

10 minutes de « folie » avant d’arriver dans l’espace

Le décollage d’une fusée dure une dizaine de minutes avant d’arriver sur une orbite basse. Cette période est intense avec des « vibrations intenses ainsi que des accélérations atteignant jusqu’à 10 fois la force de gravité (ou force g) », rappelle Google.

L’entreprise ajoute que « certains composants, comme les puces TPU, peuvent être soumis à des forces encore plus élevées, allant de 50 à 100 g ». Ces pics sont causés par les vibrations et les chocs qui se produisent lors du décollage. Google a réalisé des tests en laboratoire, mais rien ne remplace l’expérience du terrain.

Voici une photo de la carte mère envoyée en orbite, avec quatre TPU dessus :

Les radiations et le refroidissement, deux enjeux importants

Une fois dans l’espace, un autre problème arrive : les radiations. Elles peuvent endommager les composants lors d’une longue exposition. Là aussi, Google a réalisé des tests en amont : « Les premiers résultats montrent que nos TPU Trillium affichent une résistance remarquable et peuvent supporter une dose totale de rayonnement ionisant supérieure à celle qu’ils recevraient durant une mission de cinq ans ». Mais les radiations peuvent aussi provoquer des inversions de bits (bit-flip) pendant les phases de calculs, et donc conduire à des erreurs.

En outre, on imagine souvent l’espace comme glacial, et on pourrait se dire que c’est idéal pour refroidir des puces. Pas si vite, car un satellite exposé au Soleil peut rapidement chauffer. Un exemple parlant avec les températures que peuvent subir les combinaisons spatiales des astronautes : entre - 157 et + 121 °C, selon la NASA.

À l’intérieur des machines, les « TPU génèrent une quantité importante de chaleur sur une petite surface […] Dans l’espace, il n’y a pas de circulation d’air, la dissipation thermique ne peut s’effectuer que par rayonnement (via des radiateurs) ». Google s’est lancé sur « une solution combinant caloducs et radiateurs pour refroidir les puces ». Après le passage dans une chambre à vide thermique, place à l’espace.

En 2027, des tests de communication entre satellites

Plus tard, en 2027, la communication entre deux satellites du projet Suncatcher sera testée. C’est un point crucial pour Google car les calculs liés à l’IA générative répartis entre plusieurs satellites nécessitent une forte bande passante, de l’ordre de 10 Tb/s.

L’entreprise va utiliser des lasers, une technologie spatiale déjà éprouvée, mais « la plupart des systèmes de pointe sont optimisés pour une faible bande passante sur de longues distances, alors que nos lasers doivent fonctionner avec une bande passante très élevée sur des distances extrêmement courtes », de l’ordre de « quelques centaines de mètres » entre les satellites.

Google a besoin d’une précision extrême selon son communiqué, de l’ordre de celle permettant d’atteindre « une cible de la taille d’une pièce de monnaie à plusieurs kilomètres de distance », avec les deux parties en mouvement.

Cette première étape ne vise donc qu’à démontrer que le matériel « peut résister aux réalités physiques et imprévisibles d’une exploitation en orbite ». Une série de vidéos a été mise en ligne pour l’occasion. C’est aussi l’occasion d’identifier les « surprises » qui peuvent arriver.

HPE avait connu quelques surprises avec ses serveurs en orbite

Ce n’est pas HPE qui dira le contraire avec des serveurs envoyés dans l’ISS (Spaceborne Computer). La situation n’est pas tout à fait identique puisque la Station spatiale internationale est pressurisée, des ventilateurs peuvent donc se servir de l’air pour dissiper la chaleur. Suncatcher sera dans le vide et n’aura pas cette possibilité.

Un exemple de surprise chez HPE : « En l’absence de pesanteur, les composants non attachés flottent à l’intérieur du châssis, y compris le câblage interne. Des fils se sont aventurés trop près des ventilateurs du système de refroidissement, ce qui a limé les fils pendant le fonctionnement, produisant des poussières à l’intérieur du système. Elles ont ensuite été capturées par les filtres ». À voir maintenant si Google proposera à la communauté un retour d’expérience aussi complet.

Google rappelle enfin que, « en orbite terrestre basse, les satellites peuvent accéder à une lumière solaire quasi constante, générant jusqu’à huit fois plus d’énergie solaire que sur Terre », de quoi profiter d’une électricité 100 % renouvelable (pour de vrai) avec une empreinte carbone sur la Terre nulle lors de l’utilisation des satellites.

Le coût d’un datacenter spatial comparable à un terrestre ?

L’électricité est captée en direct, le refroidissement ne prélève pas d’eau et ne rejette rien dans notre atmosphère. Reste tout de même la production des puces et leur envoi dans l’espace, deux postes à forte empreinte carbone. Il n’y a pas de recyclage, les satellites en basse altitude finissent par se désintégrer dans l’atmosphère.

Google a mené une étude de coût avant de se lancer : les prix des lancements « pourraient tomber à moins de 200 dollars par kg d’ici le milieu des années 2030 […] À ce prix, le coût de lancement et d’exploitation d’un centre de données spatial pourrait devenir à peu près comparable aux coûts énergétiques d’un centre de données terrestre équivalent ».

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Suncatcher : Google envoie en orbite ses premiers TPU pour l’IA

The World Is Not Enough
Suncatcher : Google envoie en orbite ses premiers TPU pour l’IA

Cette semaine, Google va envoyer dans l’espace ses premiers TPU (des puces dédiées à l’intelligence artificielle). Il ne s’agit pour le moment que de récolter des informations sur l’état des puces, puis en 2027 ce sera au tour des communications entre satellites.

Le 1ᵉʳ octobre, la mission Transporter-18 de SpaceX décollera du Space Launch Complex 4E (SLC-4E) à Vandenberg en Californie. À l’intérieur, 130 charges utiles (cubesats, microsats, véhicules spatiaux…), dont le projet Suncatcher de Google, avec Planet Labs pour la conception du prototype.

Nous en parlions déjà il y a un an : le géant du Net va analyser « comment un réseau interconnecté de satellites alimentés grâce à l’énergie solaire et équipés de nos puces IA Tensor Processing Unit (TPU) pourrait exploiter toute la puissance du Soleil ».

Le lancement prévu jeudi est donc la première étape concrète de ce projet. But de l’opération : récolter des données. Google résume la situation : « certaines choses ne peuvent être testées que dans l’espace ».

10 minutes de « folie » avant d’arriver dans l’espace

Le décollage d’une fusée dure une dizaine de minutes avant d’arriver sur une orbite basse. Cette période est intense avec des « vibrations intenses ainsi que des accélérations atteignant jusqu’à 10 fois la force de gravité (ou force g) », rappelle Google.

L’entreprise ajoute que « certains composants, comme les puces TPU, peuvent être soumis à des forces encore plus élevées, allant de 50 à 100 g ». Ces pics sont causés par les vibrations et les chocs qui se produisent lors du décollage. Google a réalisé des tests en laboratoire, mais rien ne remplace l’expérience du terrain.

Voici une photo de la carte mère envoyée en orbite, avec quatre TPU dessus :

Les radiations et le refroidissement, deux enjeux importants

Une fois dans l’espace, un autre problème arrive : les radiations. Elles peuvent endommager les composants lors d’une longue exposition. Là aussi, Google a réalisé des tests en amont : « Les premiers résultats montrent que nos TPU Trillium affichent une résistance remarquable et peuvent supporter une dose totale de rayonnement ionisant supérieure à celle qu’ils recevraient durant une mission de cinq ans ». Mais les radiations peuvent aussi provoquer des inversions de bits (bit-flip) pendant les phases de calculs, et donc conduire à des erreurs.

En outre, on imagine souvent l’espace comme glacial, et on pourrait se dire que c’est idéal pour refroidir des puces. Pas si vite, car un satellite exposé au Soleil peut rapidement chauffer. Un exemple parlant avec les températures que peuvent subir les combinaisons spatiales des astronautes : entre - 157 et + 121 °C, selon la NASA.

À l’intérieur des machines, les « TPU génèrent une quantité importante de chaleur sur une petite surface […] Dans l’espace, il n’y a pas de circulation d’air, la dissipation thermique ne peut s’effectuer que par rayonnement (via des radiateurs) ». Google s’est lancé sur « une solution combinant caloducs et radiateurs pour refroidir les puces ». Après le passage dans une chambre à vide thermique, place à l’espace.

En 2027, des tests de communication entre satellites

Plus tard, en 2027, la communication entre deux satellites du projet Suncatcher sera testée. C’est un point crucial pour Google car les calculs liés à l’IA générative répartis entre plusieurs satellites nécessitent une forte bande passante, de l’ordre de 10 Tb/s.

L’entreprise va utiliser des lasers, une technologie spatiale déjà éprouvée, mais « la plupart des systèmes de pointe sont optimisés pour une faible bande passante sur de longues distances, alors que nos lasers doivent fonctionner avec une bande passante très élevée sur des distances extrêmement courtes », de l’ordre de « quelques centaines de mètres » entre les satellites.

Google a besoin d’une précision extrême selon son communiqué, de l’ordre de celle permettant d’atteindre « une cible de la taille d’une pièce de monnaie à plusieurs kilomètres de distance », avec les deux parties en mouvement.

Cette première étape ne vise donc qu’à démontrer que le matériel « peut résister aux réalités physiques et imprévisibles d’une exploitation en orbite ». Une série de vidéos a été mise en ligne pour l’occasion. C’est aussi l’occasion d’identifier les « surprises » qui peuvent arriver.

HPE avait connu quelques surprises avec ses serveurs en orbite

Ce n’est pas HPE qui dira le contraire avec des serveurs envoyés dans l’ISS (Spaceborne Computer). La situation n’est pas tout à fait identique puisque la Station spatiale internationale est pressurisée, des ventilateurs peuvent donc se servir de l’air pour dissiper la chaleur. Suncatcher sera dans le vide et n’aura pas cette possibilité.

Un exemple de surprise chez HPE : « En l’absence de pesanteur, les composants non attachés flottent à l’intérieur du châssis, y compris le câblage interne. Des fils se sont aventurés trop près des ventilateurs du système de refroidissement, ce qui a limé les fils pendant le fonctionnement, produisant des poussières à l’intérieur du système. Elles ont ensuite été capturées par les filtres ». À voir maintenant si Google proposera à la communauté un retour d’expérience aussi complet.

Google rappelle enfin que, « en orbite terrestre basse, les satellites peuvent accéder à une lumière solaire quasi constante, générant jusqu’à huit fois plus d’énergie solaire que sur Terre », de quoi profiter d’une électricité 100 % renouvelable (pour de vrai) avec une empreinte carbone sur la Terre nulle lors de l’utilisation des satellites.

Le coût d’un datacenter spatial comparable à un terrestre ?

L’électricité est captée en direct, le refroidissement ne prélève pas d’eau et ne rejette rien dans notre atmosphère. Reste tout de même la production des puces et leur envoi dans l’espace, deux postes à forte empreinte carbone. Il n’y a pas de recyclage, les satellites en basse altitude finissent par se désintégrer dans l’atmosphère.

Google a mené une étude de coût avant de se lancer : les prix des lancements « pourraient tomber à moins de 200 dollars par kg d’ici le milieu des années 2030 […] À ce prix, le coût de lancement et d’exploitation d’un centre de données spatial pourrait devenir à peu près comparable aux coûts énergétiques d’un centre de données terrestre équivalent ».

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