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Dots, Spaces, Codex, GPT-6.1 Sol : OpenAI vide son sac au DevDay

OpenAI met des Dots partout
Dots, Spaces, Codex, GPT-6.1 Sol : OpenAI vide son sac au DevDay

Dans le petit monde de l’IA, beaucoup se demandaient quand OpenAI allait réagir face à l’offensive de Meta avec son agent Muse. C’est chose faite ce soir avec la présentation de Dots, un agent qui accomplit des tâches au nom de l’utilisateur et qui prend la forme d’un blob de couleur. Ça n’est que l’une des innombrables annonces d’OpenAI à l’occasion des DevDay 2026.

Que d’IA, n’en jetez plus, le bateau déborde ! Loin de ralentir la cadence, OpenAI a noyé les participants des DevDay 2026 d’annonces, de nouveautés et de fonctionnalités en tout genre. Difficile de faire le tri dans ce tsunami, mais Dots fait clairement partie des gros morceaux de la keynote.

Un blob pour gouverner vos tâches

Dot est un agent IA carburant à GPT-6 Astra qui prend la forme d’un blob coloré à personnaliser, un peu comme Mico, la (défunte) mascotte de Copilot. Cet agent peut réaliser les opérations classiques d’un agent IA, comme réserver un restaurant ou acheter un billet d’avion, mais cela va plus loin : en plus d’être branché aux applications de l’utilisateur dont il tire du contexte, le Dot surveille constamment ce qui se passe sur internet afin de compléter les tâches plus complexes.

Dans un exemple donné par OpenAI, un utilisateur de Dot veut organiser un dîner. L’agent détecte de lui-même que l’utilisateur avait un rendez-vous de travail pendant l’heure prévue, et lui propose deux possibilités de livraison du repas avec leur prix respectif. Il n’y a plus qu’à valider l’alternative et l’heure de la livraison. Dot peut également se dépatouiller pour créer un site web de A à Z, l’utilisateur n’ayant qu’à demander des modifications.

On peut communiquer avec un Dot via ChatGPT bien sûr, mais aussi Slack, Teams, et même via une messagerie (RCS ou iMessage) pour les abonnés Pro à partir de 103 euros. Ces derniers seront d’ailleurs les premiers à pouvoir tester ces Dots. À terme, OpenAI a l’intention de proposer la possibilité de contrôler plusieurs agents simultanément.

Il faudra se montrer patient sur le vieux continent : l’espace économique européen, la Suisse et le Royaume-Uni sont pour le moment exclus du lancement.

Spaces, Decisions, Codex : le reste de l’offensive

Après s’être attaqué à Muse, OpenAI entend également gravir la montagne bureautique. ChatGPT Spaces est un espace collaboratif entre humains et Dots où ils peuvent créer et éditer des documents, via un système de commentaires où l’on taggue les collègues et les agents. Les fichiers téléversés par l’équipe (et ceux générés par ChatGPT) sont sauvegardés dans le Space pour que chacun y ait accès.

L’offre comprend pour le moment un traitement de texte, Pages, et un outil de création de diapositives (ce dernier étant encore en développement). Space est proposé dès aujourd’hui aux abonnés Pro, Business Premium et Enterprise.

Tout comme celui de Muse, le succès de Jev n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. OpenAI a donc levé le voile sur l’API Decisions, qui repose sur Luna (le modèle meilleur marché de la gamme). Peu de détails ont été révélés, mais cette interface de programmation n’est pas un modèle qui répond directement à la question de l’utilisateur. C’est un outil qui indique le niveau de confiance dans un choix entre plusieurs réponses et actions fournis par le développeur. L’API est en aperçu limité à l’heure actuelle, OpenAI donnera davantage de détails au moment opportun.

Codex a aussi été à la fête, avec plusieurs nouveautés importantes. À commencer par des environnements de développement cloud réutilisables ; ces derniers peuvent être partagés au sein d’une équipe avec un système de réglages et de permissions. L’interface en ligne de commande peut désormais être pilotée à la voix, parce que pourquoi pas.

Dans l’app Codex (en fait ChatGPT avec une moustache), la revue de code a été revue et améliorée. Elle peut résumer les changements, répondre à des questions sur les problèmes qui pourraient se poser avant de commenter une pull request ou une merge request, et ces revues de code peuvent être lancées pendant que le développeur n’est pas devant sa machine.

GPT-6.1 Sol veut se rapprocher d’Astra

OpenAI a enfin profité de l’occasion pour dévoiler GPT-6.1 Sol, le modèle IA intermédiaire entre le puissant Astra et le moins cher Luna qui en sont tous deux restés à GPT-6 (ça ne va pas durer). L’entreprise promet un gain de performances important sur des tâches comme l’écriture de code et le déboggage par rapport à GPT-6 Sol, ainsi que sur la compréhension des documents et l’exécution de plusieurs tâches.

Dans plusieurs des évaluations, GPT-6.1 Sol s’approcherait même des capacités de GPT-6 Astra « à un coût substantiellement moins élevé ». Les prix, parlons-en : 2 dollars pour un million de tokens en entrée, 10 dollars en sortie, soit les mêmes tarifs que Sonnet 5.5, et 0,10 dollar pour un million de tokens d’entrée mis en cache (moitié moins cher que le dernier Sonnet). Le modèle est en phase de déploiement dès aujourd’hui pour les abonnés Plus, Pro, Business, Enterprise et Edu, ainsi que dans l’API.

Il va bien falloir financer cette tempête de nouvelles fonctionnalités ! OpenAI a donc dévoilé un nouvel abonnement qui coûte la bagatelle de 500 dollars par mois. Il comprend l’accès à un mode « UltraFast » (vitesse maximale) pour ChatGPT Work et Codex, ils pourront carburer à 300 tokens par seconde (la vitesse UltraFast est aussi proposée aux utilisateurs de l’API).

L’entreprise a également rouvert les inscriptions à la formule à 200 dollars par mois qui avait été fermée durant quelques semaines après le lancement de GPT-6 Astra. Un abonnement désormais moins intéressant : l’usage Codex et Work passe à 10 fois celui des abonnés Plus (20 dollars) alors que l’enveloppe était de 20 fois auparavant. Les abonnés actuels conserveront leurs limites actuelles pendant un certain temps.

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Dots, Spaces, Codex, GPT-6.1 Sol : OpenAI vide son sac au DevDay

OpenAI met des Dots partout
Dots, Spaces, Codex, GPT-6.1 Sol : OpenAI vide son sac au DevDay

Dans le petit monde de l’IA, beaucoup se demandaient quand OpenAI allait réagir face à l’offensive de Meta avec son agent Muse. C’est chose faite ce soir avec la présentation de Dots, un agent qui accomplit des tâches au nom de l’utilisateur et qui prend la forme d’un blob de couleur. Ça n’est que l’une des innombrables annonces d’OpenAI à l’occasion des DevDay 2026.

Que d’IA, n’en jetez plus, le bateau déborde ! Loin de ralentir la cadence, OpenAI a noyé les participants des DevDay 2026 d’annonces, de nouveautés et de fonctionnalités en tout genre. Difficile de faire le tri dans ce tsunami, mais Dots fait clairement partie des gros morceaux de la keynote.

Un blob pour gouverner vos tâches

Dot est un agent IA carburant à GPT-6 Astra qui prend la forme d’un blob coloré à personnaliser, un peu comme Mico, la (défunte) mascotte de Copilot. Cet agent peut réaliser les opérations classiques d’un agent IA, comme réserver un restaurant ou acheter un billet d’avion, mais cela va plus loin : en plus d’être branché aux applications de l’utilisateur dont il tire du contexte, le Dot surveille constamment ce qui se passe sur internet afin de compléter les tâches plus complexes.

Dans un exemple donné par OpenAI, un utilisateur de Dot veut organiser un dîner. L’agent détecte de lui-même que l’utilisateur avait un rendez-vous de travail pendant l’heure prévue, et lui propose deux possibilités de livraison du repas avec leur prix respectif. Il n’y a plus qu’à valider l’alternative et l’heure de la livraison. Dot peut également se dépatouiller pour créer un site web de A à Z, l’utilisateur n’ayant qu’à demander des modifications.

On peut communiquer avec un Dot via ChatGPT bien sûr, mais aussi Slack, Teams, et même via une messagerie (RCS ou iMessage) pour les abonnés Pro à partir de 103 euros. Ces derniers seront d’ailleurs les premiers à pouvoir tester ces Dots. À terme, OpenAI a l’intention de proposer la possibilité de contrôler plusieurs agents simultanément.

Il faudra se montrer patient sur le vieux continent : l’espace économique européen, la Suisse et le Royaume-Uni sont pour le moment exclus du lancement.

Spaces, Decisions, Codex : le reste de l’offensive

Après s’être attaqué à Muse, OpenAI entend également gravir la montagne bureautique. ChatGPT Spaces est un espace collaboratif entre humains et Dots où ils peuvent créer et éditer des documents, via un système de commentaires où l’on taggue les collègues et les agents. Les fichiers téléversés par l’équipe (et ceux générés par ChatGPT) sont sauvegardés dans le Space pour que chacun y ait accès.

L’offre comprend pour le moment un traitement de texte, Pages, et un outil de création de diapositives (ce dernier étant encore en développement). Space est proposé dès aujourd’hui aux abonnés Pro, Business Premium et Enterprise.

Tout comme celui de Muse, le succès de Jev n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. OpenAI a donc levé le voile sur l’API Decisions, qui repose sur Luna (le modèle meilleur marché de la gamme). Peu de détails ont été révélés, mais cette interface de programmation n’est pas un modèle qui répond directement à la question de l’utilisateur. C’est un outil qui indique le niveau de confiance dans un choix entre plusieurs réponses et actions fournis par le développeur. L’API est en aperçu limité à l’heure actuelle, OpenAI donnera davantage de détails au moment opportun.

Codex a aussi été à la fête, avec plusieurs nouveautés importantes. À commencer par des environnements de développement cloud réutilisables ; ces derniers peuvent être partagés au sein d’une équipe avec un système de réglages et de permissions. L’interface en ligne de commande peut désormais être pilotée à la voix, parce que pourquoi pas.

Dans l’app Codex (en fait ChatGPT avec une moustache), la revue de code a été revue et améliorée. Elle peut résumer les changements, répondre à des questions sur les problèmes qui pourraient se poser avant de commenter une pull request ou une merge request, et ces revues de code peuvent être lancées pendant que le développeur n’est pas devant sa machine.

GPT-6.1 Sol veut se rapprocher d’Astra

OpenAI a enfin profité de l’occasion pour dévoiler GPT-6.1 Sol, le modèle IA intermédiaire entre le puissant Astra et le moins cher Luna qui en sont tous deux restés à GPT-6 (ça ne va pas durer). L’entreprise promet un gain de performances important sur des tâches comme l’écriture de code et le déboggage par rapport à GPT-6 Sol, ainsi que sur la compréhension des documents et l’exécution de plusieurs tâches.

Dans plusieurs des évaluations, GPT-6.1 Sol s’approcherait même des capacités de GPT-6 Astra « à un coût substantiellement moins élevé ». Les prix, parlons-en : 2 dollars pour un million de tokens en entrée, 10 dollars en sortie, soit les mêmes tarifs que Sonnet 5.5, et 0,10 dollar pour un million de tokens d’entrée mis en cache (moitié moins cher que le dernier Sonnet). Le modèle est en phase de déploiement dès aujourd’hui pour les abonnés Plus, Pro, Business, Enterprise et Edu, ainsi que dans l’API.

Il va bien falloir financer cette tempête de nouvelles fonctionnalités ! OpenAI a donc dévoilé un nouvel abonnement qui coûte la bagatelle de 500 dollars par mois. Il comprend l’accès à un mode « UltraFast » (vitesse maximale) pour ChatGPT Work et Codex, ils pourront carburer à 300 tokens par seconde (la vitesse UltraFast est aussi proposée aux utilisateurs de l’API).

L’entreprise a également rouvert les inscriptions à la formule à 200 dollars par mois qui avait été fermée durant quelques semaines après le lancement de GPT-6 Astra. Un abonnement désormais moins intéressant : l’usage Codex et Work passe à 10 fois celui des abonnés Plus (20 dollars) alors que l’enveloppe était de 20 fois auparavant. Les abonnés actuels conserveront leurs limites actuelles pendant un certain temps.

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Muse peut donner votre adresse à n’importe qui ou fouiller vos messages sans permission

La vie privée, concept de vieux con ?
Muse peut donner votre adresse à n’importe qui ou fouiller vos messages sans permission

Meta a récemment lancé son agent IA, Muse. Mais des utilisateurs se plaignent qu’il agit de façon problématique concernant leurs données personnelles, en livrant par exemple une adresse postale ou en analysant des messages auxquels il ne devrait pas avoir accès.

Muse, qui, de l’aveu même du responsable produit chez Meta Superintelligence Labs est très grandement inspiré d’OpenClaw, semble avoir les mêmes problèmes considérant les informations de ses utilisateurs : une propension à les utiliser sans vergogne, sans en avoir la permission.

Côté OpenClaw, les utilisateurs étaient prévenus. La documentation du projet open source expliquait clairement que l’agent IA mis en place pouvait utiliser des données pour faire tout et n’importe quoi et même écrivait noir sur blanc qu’il « n’y a pas de configuration « parfaitement sécurisée » ». Quelques temps après sa sortie, NVIDIA proposait même un projet nommé NemoClaw qui essayait de canaliser OpenClaw.

Un rendez-vous avec un inconnu à votre adresse sans que vous soyez au courant

Mais, avec Muse, Meta a passé un cap en proposant le même genre d’agent en version grand public. On pourrait s’attendre, avec ce genre de version, que le côté « à vos risques et péril » s’efface. Cela ne semble pas le cas.

Pourtant, dans la FAQ accompagnant Muse, à la question « Muse me demande-t-elle mon accord avant d’agir en mon nom ? », Meta répond « Oui. Muse est conçue pour vous demander votre autorisation avant d’effectuer certaines actions, comme envoyer des messages, effectuer des achats ou partager des informations avec une application connectée. Vous pouvez choisir d’autoriser une action une seule fois, de l’autoriser systématiquement ou de la refuser ».

Mais il est difficile pour Meta de prévoir toutes les actions qui doivent passer sous la fourche caudine de la restriction de la divulgation d’informations privées.

Ainsi, comme le raconte sur Threads l’utilisateur Matt Robb, il a laissé Muse gérer pour lui toute la discussion pour la vente d’un de ses claviers sur Facebook Marketplace. Sauf que l’agent IA de Meta a proposé un prix cassé et donné rendez-vous chez lui à l’acheteur sans que Matt Robb ne le sache. Celui-ci n’était pas physiquement présent et donc l’acheteur est reparti bredouille, après s’être déplacé et avoir attendu une vingtaine de minutes. Surtout, comme il l’indique au Guardian, si Matt Robb avait indiqué son adresse sur son annonce dans le Marketplace, il n’avait pas autorisé Muse à la partager à d’éventuels acheteurs.

Des messages consultés et stockés au mépris du refus de l’utilisateur

Mais ce n’est pas tout. Le journaliste de Inc., Jason Aten, a testé Muse sur son iPhone et son Mac. Et il s’est rendu compte que l’agent utilisait du contenu provenant de ses conversations sur l’application Messages d’Apple, sans y être autorisé. Et ce malgré le choix explicite de ne pas laisser à Muse d’accès à ses messages mais aussi à son agenda et à d’autres informations personnelles.

Après avoir demandé à l’outil, celui-ci a généré une réponse suggérant que Muse récupérait les données dans les notifications : « Lorsqu’une notification s’affiche sur votre Mac appairé, le texte de cette notification m’est transmis – en gros, ce que vous verriez dans la bannière elle-même », puis un autre assurant : « Je ne peux pas ouvrir ton application Messages, faire défiler les fils de discussion ni consulter l’historique. Je ne vois que le flux des notifications entrantes, je n’ai pas accès à tes messages ». Sauf qu’un message généré par un agent IA, même sur son fonctionnement, n’est pas forcément vrai.

En creusant un peu dans les fichiers de Muse, Jason Aten a bien repéré que Muse avait synchronisé 187 462 lignes issues de la base de données de Message. Dans un post sur Threads, il partage un extrait d’un fichier montrant que les données proviennent bien de l’application Messages. L’utilisateur affirme qu’il n’avait pas activé l’accès complet à son disque dur pour Muse, tandis que Meta n’a pas répondu à ses questions.

David Singleton, le responsable des Meta Superintelligence Labs, a de son côté promis que Muse avait été conçue « en accordant une grande importance à la sécurité et à la confidentialité ». « L’intégration de Messages dans l’application Muse pour Mac est facultative. Votre application Muse ne peut lire le contenu de Messages que si l’accès complet au disque au niveau du système macOS est accordé et si le connecteur Messages est activé », a-t-il ajouté. Comme dit plus haut, Jason Aten assure ne pas l’avoir activé.

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Muse peut donner votre adresse à n’importe qui ou fouiller vos messages sans permission

La vie privée, concept de vieux con ?
Muse peut donner votre adresse à n’importe qui ou fouiller vos messages sans permission

Meta a récemment lancé son agent IA, Muse. Mais des utilisateurs se plaignent qu’il agit de façon problématique concernant leurs données personnelles, en livrant par exemple une adresse postale ou en analysant des messages auxquels il ne devrait pas avoir accès.

Muse, qui, de l’aveu même du responsable produit chez Meta Superintelligence Labs est très grandement inspiré d’OpenClaw, semble avoir les mêmes problèmes considérant les informations de ses utilisateurs : une propension à les utiliser sans vergogne, sans en avoir la permission.

Côté OpenClaw, les utilisateurs étaient prévenus. La documentation du projet open source expliquait clairement que l’agent IA mis en place pouvait utiliser des données pour faire tout et n’importe quoi et même écrivait noir sur blanc qu’il « n’y a pas de configuration « parfaitement sécurisée » ». Quelques temps après sa sortie, NVIDIA proposait même un projet nommé NemoClaw qui essayait de canaliser OpenClaw.

Un rendez-vous avec un inconnu à votre adresse sans que vous soyez au courant

Mais, avec Muse, Meta a passé un cap en proposant le même genre d’agent en version grand public. On pourrait s’attendre, avec ce genre de version, que le côté « à vos risques et péril » s’efface. Cela ne semble pas le cas.

Pourtant, dans la FAQ accompagnant Muse, à la question « Muse me demande-t-elle mon accord avant d’agir en mon nom ? », Meta répond « Oui. Muse est conçue pour vous demander votre autorisation avant d’effectuer certaines actions, comme envoyer des messages, effectuer des achats ou partager des informations avec une application connectée. Vous pouvez choisir d’autoriser une action une seule fois, de l’autoriser systématiquement ou de la refuser ».

Mais il est difficile pour Meta de prévoir toutes les actions qui doivent passer sous la fourche caudine de la restriction de la divulgation d’informations privées.

Ainsi, comme le raconte sur Threads l’utilisateur Matt Robb, il a laissé Muse gérer pour lui toute la discussion pour la vente d’un de ses claviers sur Facebook Marketplace. Sauf que l’agent IA de Meta a proposé un prix cassé et donné rendez-vous chez lui à l’acheteur sans que Matt Robb ne le sache. Celui-ci n’était pas physiquement présent et donc l’acheteur est reparti bredouille, après s’être déplacé et avoir attendu une vingtaine de minutes. Surtout, comme il l’indique au Guardian, si Matt Robb avait indiqué son adresse sur son annonce dans le Marketplace, il n’avait pas autorisé Muse à la partager à d’éventuels acheteurs.

Des messages consultés et stockés au mépris du refus de l’utilisateur

Mais ce n’est pas tout. Le journaliste de Inc., Jason Aten, a testé Muse sur son iPhone et son Mac. Et il s’est rendu compte que l’agent utilisait du contenu provenant de ses conversations sur l’application Messages d’Apple, sans y être autorisé. Et ce malgré le choix explicite de ne pas laisser à Muse d’accès à ses messages mais aussi à son agenda et à d’autres informations personnelles.

Après avoir demandé à l’outil, celui-ci a généré une réponse suggérant que Muse récupérait les données dans les notifications : « Lorsqu’une notification s’affiche sur votre Mac appairé, le texte de cette notification m’est transmis – en gros, ce que vous verriez dans la bannière elle-même », puis un autre assurant : « Je ne peux pas ouvrir ton application Messages, faire défiler les fils de discussion ni consulter l’historique. Je ne vois que le flux des notifications entrantes, je n’ai pas accès à tes messages ». Sauf qu’un message généré par un agent IA, même sur son fonctionnement, n’est pas forcément vrai.

En creusant un peu dans les fichiers de Muse, Jason Aten a bien repéré que Muse avait synchronisé 187 462 lignes issues de la base de données de Message. Dans un post sur Threads, il partage un extrait d’un fichier montrant que les données proviennent bien de l’application Messages. L’utilisateur affirme qu’il n’avait pas activé l’accès complet à son disque dur pour Muse, tandis que Meta n’a pas répondu à ses questions.

David Singleton, le responsable des Meta Superintelligence Labs, a de son côté promis que Muse avait été conçue « en accordant une grande importance à la sécurité et à la confidentialité ». « L’intégration de Messages dans l’application Muse pour Mac est facultative. Votre application Muse ne peut lire le contenu de Messages que si l’accès complet au disque au niveau du système macOS est accordé et si le connecteur Messages est activé », a-t-il ajouté. Comme dit plus haut, Jason Aten assure ne pas l’avoir activé.

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Pangram sait-il vraiment détecter les textes IA ? Notre test sur plus de 1 000 articles

On peut tromper 1 000 fois un détecteur, mais pas 1 000 détecteurs une fois
Pangram sait-il vraiment détecter les textes IA ? Notre test sur plus de 1 000 articles

Après les tests sur les détecteurs à poids ouverts, passons à un modèle commercial qui fait beaucoup parler de lui : Pangram. Nous lui avons envoyé des centaines d’articles, soit rédigés à 100 % par des humains (depuis notre base de données), soit générés par des IA.

Quasiment 100 % de réussite sur les articles écrits par des humains

En tout, 460 articles humains ont été soumis au détecteur. Pangram en a détecté 450 comme totalement humains, 9 comme principalement humains mais avec quelques passages signalés comme étant GenAI et enfin un seul faux positif identifié comme étant surtout écrit par une IA.

Dans les 460 textes, une trentaine de textes n’avaient jamais été publiés sur Internet, impossible donc pour Pangram d’en trouver la moindre trace (ce sont des brouillons finalisés de certains articles). Gardez en tête un élément important de notre analyse : elle repose sur un corpus d’articles techniques.

  • Bilan : 459 textes sur 460 sont bien étiquetés humains.

95 % de réussite sur notre corpus de textes GenAI

Sur les textes générés par IA nous avons multiplié les analyses. Nous avons utilisé 350 textes différents générés par IA, mais au total 570 articles ont été soumis au détecteur Pangram. Il y a parfois plusieurs variantes d’un même texte pour essayer de comprendre les mécanismes du détecteur. Nous y reviendrons.


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On a soumis plus de 5 000 textes à 75 détecteurs d’IA gratuits : un constat d’échec

Détecte moi si tu peux
On a soumis plus de 5 000 textes à 75 détecteurs d’IA gratuits : un constat d’échec

La détection de textes générés par IA est sur toutes les lèvres depuis l’affaire du livre de Thélyson Orélien. Chez Next, nous avons décidé de voir ce qu’il en était avec des milliers de nos articles, écrits à 100 % par des humains ! Dans cette première partie, nous passons au crible 75 détecteurs gratuits.

Next s’engage de manière forte sur l’utilisation de l’IA générative : aucun de nos articles n’est rédigé tout ou partie avec des IA génératives. Nous allons très prochainement publier une charte précise sur le sujet, mais ce n’est pas l’objet du jour.

Cette première partie de notre dossier permet de poser les bases : comment sont étiquetés nos 5 000 articles, quels sont les détecteurs utilisés et surtout ce que la détection implique. Car, oui, c’est une histoire de compromis entre les vraies et les fausses détections ; et il n’est pas toujours facile de placer le curseur au bon endroit.

5 000 textes passés au crible de 75 détecteurs

Pour nos tests, nous avons plus de 5 000 textes étiquetés ainsi : 4 000 articles écrits à 100 % par des humains (actus Next) et plus de 1 000 générés par des IA. Première limite : notre corpus de textes comprend donc des articles techniques, avec la patte et l’angle Next.

Nous avons généré entre 150 et 200 articles par modèle Anthropic, OpenAI, Google, Mistral et Qwen. La moitié environ est générée depuis des réécritures d’un article humain, l’autre moitié inventée à partir d’un titre et du chapô.

Nous avons ensuite testé environ 70 combinaisons de détecteurs d’IA. Dans le détail, il y a cinq classifieurs autonomes : AI Text Detector, RoBERTa AI Text Detection (de fakespot), ChatGPT Detector RoBERTa, RoBERTa OpenAI Detector et RADAR Vicuna-7B.

Nous avons également une dizaine de méthodes statistiques (Binoculars, Fast-DetectGPT, log-vraisemblance, GLTR, entropie…) avec sept modèles de langage (Qwen, Llama, Gemma, Mistral…). On parle dans ce cas de détecteurs statistiques (ou zero-shot) : ils utilisent un modèle de langage pour estimer à quel point un texte est prévisible, et donc potentiellement généré par IA.

Les 5 classifieurs et les 70 combinaisons de détecteurs statistiques sont tous exécutés sur les 5 000 articles, dans un VPS géré par nos soins, avec un A10 de NVIDIA (cela a tout de même nécessité près de 10 heures de calcul). Font-ils mieux qu’un pile ou face ?

TPR, FPR, AUROC : des notions importantes pour comprendre la suite !


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☕️ Claude Sonnet 5.5 : plus rapide, plus efficace, mais pas moins cher



La petite famille Claude 5.5 d’Anthropic s’agrandit. Après Opus 5.5 qui fait figure de modèle grand public le plus puissant de l’entreprise, voici venir Sonnet 5.5. Présenté comme un « complément plus rapide et moins coûteux » à son grand frère, le nouveau modèle est le premier de la gamme Sonnet à battre Pokémon Rouge uniquement en se basant sur des captures d’écran, c’est dire la performance.

Image : Anthropic

Les benchmarks fournis par Anthropic montrent que, sans trop de surprise, Sonnet 5.5 bat Sonnet 5 sur tous les tests de manière plus ou moins prononcée. C’est notamment le cas en programmation agentique avec 70,6 % sur Terminal-Bench 4.0 en effort Max, ce qui est même mieux qu’Opus 5.5 (66,4 %). Ce dernier fait en revanche mieux sur tous les autres benchs, ce qui semble logique. Sonnet 5.5 se débrouille aussi plutôt bien en utilisation d’ordinateur et en reconnaissance de graphiques.

Avec un niveau d’effort faible ou moyen, le modèle dépasse le meilleur score de Sonnet 5 pour un coût par tâche environ dix inférieur. Hélas, contrairement à Opus 5.5 qui a eu droit à une baisse de prix bienvenue, ce n’est pas le cas de Sonnet 5.5 qui conserve la même grille que son prédécesseur : 2 dollars par million de tokens en entrée et 10 dollars en sortie et 0,20 dollar pour la lecture d’un million de tokens en cache.

Le modèle se voulant cependant plus performant, il est censé réaliser les tâches demandées avec moins de tokens, avec des réponses générées plus de 30 % plus rapidement. Sonnet 5.5 est disponible immédiatement sur toutes les plateformes, y compris l’API, sans rétention de données.

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☕️ Claude Sonnet 5.5 : plus rapide, plus efficace, mais pas moins cher



La petite famille Claude 5.5 d’Anthropic s’agrandit. Après Opus 5.5 qui fait figure de modèle grand public le plus puissant de l’entreprise, voici venir Sonnet 5.5. Présenté comme un « complément plus rapide et moins coûteux » à son grand frère, le nouveau modèle est le premier de la gamme Sonnet à battre Pokémon Rouge uniquement en se basant sur des captures d’écran, c’est dire la performance.

Image : Anthropic

Les benchmarks fournis par Anthropic montrent que, sans trop de surprise, Sonnet 5.5 bat Sonnet 5 sur tous les tests de manière plus ou moins prononcée. C’est notamment le cas en programmation agentique avec 70,6 % sur Terminal-Bench 4.0 en effort Max, ce qui est même mieux qu’Opus 5.5 (66,4 %). Ce dernier fait en revanche mieux sur tous les autres benchs, ce qui semble logique. Sonnet 5.5 se débrouille aussi plutôt bien en utilisation d’ordinateur et en reconnaissance de graphiques.

Avec un niveau d’effort faible ou moyen, le modèle dépasse le meilleur score de Sonnet 5 pour un coût par tâche environ dix inférieur. Hélas, contrairement à Opus 5.5 qui a eu droit à une baisse de prix bienvenue, ce n’est pas le cas de Sonnet 5.5 qui conserve la même grille que son prédécesseur : 2 dollars par million de tokens en entrée et 10 dollars en sortie et 0,20 dollar pour la lecture d’un million de tokens en cache.

Le modèle se voulant cependant plus performant, il est censé réaliser les tâches demandées avec moins de tokens, avec des réponses générées plus de 30 % plus rapidement. Sonnet 5.5 est disponible immédiatement sur toutes les plateformes, y compris l’API, sans rétention de données.

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