Alors que l’Union européenne s’était engagée vers la fin des ventes de voitures neuves à moteur thermique en 2035, un accord passé entre la France et l'Allemagne vient de modifier discrètement les règles du jeu. Décryptage.
Le site officiel de Tesla ne montre aucune image de l'interface du Roadster. Mais des personnes présentes sur place lors de la présentation ont pu découvrir et utiliser l'écran d'infodivertissement.
Tesla a présenté le nouveau Roadster, après 9 ans d'attente, avec un design complètement revu et des performances de haut vol, littéralement. Voici les photos spectaculaires du nouveau bolide 100 % électrique qui arrivera en 2028.
Dans le cadre de son nouveau plan d’électrification, le gouvernement renforce son soutien aux quadricycles électriques avec une aide pouvant atteindre 2 000 euros. Mais les critères d’éligibilité risquent d’en exclure plusieurs modèles populaires.
Le Tesla Roadster nouvelle génération, c’est l’Arlésienne ! Présenté il y a 9 ans (!) la deuxième génération connait une nouvelle présentation grandiloquente comme Musk sait les faire et change radicalement de style pour une sortie de Lamborghini Murcielago.
Une fusée sur roues
Hier soir, Porsche dévoilait le concept Mission S qui annonce une nouvelle voiture à moteur central au-dessus de la 911 ainsi qu’un nouveau langage stylistique. Peu après, Tesla a fait le show (sur un centre de tests de Space X) avec une voiture propulsée par des gaz froids ou capable de rouler au plafond…enfin presque.
Le nouveau roadster inaugure surtout un tout nouveau design. On se plaint souvent que les Tesla ont « la même tronche » depuis le lancement, là au moins cela change. Il est très anguleux ce roadster. A l’avant, les feux à LED sont positionnés en haut de petits triangles escamotables (pop down), eux-mêmes dans de plus grands triangles de carrosserie. De l’avant, on pourrait lui mettre un badge Lamborghini sans souci. Il y a pire comme comparaison.
Un design qui change enfin
Mais il n’y a pas que cela qui rappelle la marque de Sant’Agata Bolognese. Les ailes en élitres (déjà là en 2017), mais aussi le profil acéré avec cette « vague » faite par l’aile avant. Quand à l’arrière, il est lissé, dépouillé. C’est sculptural presque. Surtout dans cette couleur Blanc Ano qui « s’inspire des techniques aérospatiales qui assurent une protection contre les rayons UV et les températures cryogéniques lors de l’exposition aux conditions extrêmes de l’espace, ainsi qu’une dissipation électrostatique et une résistance à la corrosion afin de protéger les fusées pendant les phases de pré-lancement et de récupération. »
Le Roadster a de l’aérodynamique active. C’est le cas de l’aileron énorme qui se déploie au-dessus de la ligne lumineuse qui sert de feux arrière. On notera aussi l’énorme diffuseur et…des sorties tubulaires.
Mais non ! Ce Tesla Roadster est bien 100 % électrique. Alors quoi ? Si vous vous souvenez, en 2017, Musk parlait de mettre des fusées à sa voiture (il l’avait même envoyée dans l’espace avec une fusée justement). Eh bien nous y sommes !
Trois versions aux capacités différentes
Tesla présente trois configurations pour son Roadster : Performance, Thrust et Rocket. Toutes reposent sur une architecture à deux places, à l’exception de la version Rocket, qui ne dispose que d’un siège.
La version Performance, proposée sur réservation, associe une aérodynamique active à un système d’aspiration multimode destiné à augmenter l’appui. Le constructeur indique que ce dispositif doit améliorer les performances sur route comme sur circuit.
La variante Thrust, annoncée en édition limitée, ajoute donc des propulseurs à gaz froid à l’arrière. Tesla lui attribue une accélération de 0 à 100 km/h en moins d’une seconde. Cette configuration associe les propulseurs au système d’aspiration multimode.
La version Rocket va plus loin. Accessible uniquement sur invitation, elle intègre des propulseurs répartis autour du véhicule. Selon Tesla, ils permettent une accélération vers l’avant et vers le haut, ainsi qu’un mouvement de rotation latéral. Le constructeur affirme que cette configuration peut permettre au Roadster de voler… On est à deux doigts du jet-pack des JO de Los Angeles 1984 (la Rocket Belt de Bell Aerosystems).
Un système d’aspiration pour augmenter l’appui
Le Roadster doit notamment s’appuyer sur un système de ventilation et d’étanchéité au sol. Celui-ci aspire l’air situé sous la voiture afin de générer une force d’appui importante. C’est un système que l’on connait en sport automobile depuis longtemps et les F1 modernes l’ont remis au goût du jour.
Des ventilateurs motorisés et des ailerons actifs complètent le dispositif. Tesla explique que cet ensemble doit optimiser la traction et la vitesse en virage, y compris lorsque le véhicule roule à très faible allure. Le constructeur affirme que l’aspiration peut être suffisante pour maintenir la voiture à l’envers, même à l’arrêt. On a déjà vu cela avec la McMurtry Spéirling qui a démontré qu’elle roulait à l’envers. Elle aussi électrique, et qui fait le 0 à 100 km/h en 1,4 seconde. Ridicule ! Bouh ! C’est nul !
Des propulseurs à gaz froid pour la version Thrust
Mais, les propulseurs à gaz froid constituent l’autre particularité mise en avant par Tesla. Dans leur nouvelle génération, ils utilisent des actionneurs entièrement électriques afin de contrôler précisément la poussée et d’effectuer des ajustements en une fraction de seconde.
Le constructeur présente ce dispositif comme un moyen de stabiliser le véhicule en vol. Il prévoit son intégration à l’arrière de la version Thrust, tandis que la version Rocket en disposerait tout autour de la voiture. Rien que sur la Thrust cela fait son effet et c’est ce que cherche Elon Musk, for sure.
Des matériaux légers et un habitacle spécifique
Forcément, pour accélérer très fort et « voler », il faut de la légèreté. Tesla indique avoir cherché à réduire la masse du Roadster grâce à plusieurs choix techniques. La position fixe du siège, les commandes manuelles et l’utilisation de matériaux légers doivent contribuer à cet objectif. Oui oui, un siège fixe, comme en sport auto tiens. Le magnésium, le titane et la fibre de carbone figurent parmi les matériaux cités. Ah ben comme en sport automobile aussi.
La direction, mais aussi accélérateur et frein sont « by-wire », sans liaison mécanique. L’habitacle associe une sellerie blanche à des détails en micro-daim gris (de la suédine, du plastique en somme). Les sièges comportent des renforts dans ce matériau et des perforations inspirées des lignes de vitesse.
Une disponibilité soumise à des restrictions
Tout cela, c’est bien beau, mais on ne parle même pas d’autonomie, de puissance, ou de vmax. Non, on fait le show, on enfume (même si ce sont des gaz froid).
Les trois configurations ne sont pas proposées selon les mêmes modalités. La version Performance est disponible sur réservation, la Thrust est annoncée en série limitée et la Rocket est accessible uniquement sur invitation. Tesla précise également que la version Rocket peut ne pas être disponible dans toutes les régions… Tu m’étonnes John !
Le constructeur avertit enfin que la version Rocket n’est pas approuvée pour une utilisation sur la voie publique. La disponibilité des équipements dépend par ailleurs des exigences légales et de la réglementation en vigueur dans chaque région.
Notre avis, par leblogauto.com
Elle est belle cette nouvelle Tesla Roadster. Enfin c’est un avis. Elle revient à la simplicité des Lamborghini qui ont relancé la marque au taureau. Sinon pour le reste ? Elon a encore fait du Elon… de l’esbrouffe, de la promesse en l’air, des choses WAOUH ! qui ne servent strictement à rien. Mais cela donne envie de le suivre.
Il est de ces gens-là comme était Steve Jobs. Des vendeurs de vents que l’on suit au bout du monde. Il n’empêche que depuis 2017, on nous la promis combien de fois la Roadster ? Une génération automobile est passé et ceux qui ont suivi Tesla aveuglément n’ont toujours rien vu venir.
Allez, on est mauvaise langue, le patron a annoncé une mise en production en 2028. Bon, en 2017, il était question d’une mise en production en 2019/2020. Tant qu’il y aura des pigeons. Sinon Tesla fait de bonnes voitures électriques aux performances désormais égalées par d’autres. Est-ce que le Roadster permet de conserver une part de magie et faire briller les yeux des grands enfant quinquagénaires ?
Ce show, surtout la voiture qui saute par dessus un Tesla Semi cela fait très David Copperfield. Pour le prix ? Pas officiel. La réservation du Tesla Roadster est à 5 000 € tout de suite et 45 000 € dans les 10 jours qui suivent pour une « simple » performance. La Thrust c’est 5 000 + 245 000 dans les 10 jours. Gloups !
Les ventes de Tesla fabriquées à Shanghai progressent de 5 % en septembre, à 95 366 unités, portées par la reprise en Europe.
Les ventes de véhicules électriques Tesla fabriqués en Chine ont augmenté de 5 % sur un an en septembre, après une hausse de 3,6 % en août, selon Reuters. Cette progression s’appuie sur la poursuite de la reprise des ventes du constructeur américain en Europe. Les chiffres, publiés vendredi 9 octobre par l’Association chinoise des voitures particulières (CPCA), portent sur les livraisons des Model 3 et Model Y sortis de l’usine de Shanghai, exportations comprises.
95 366 livraisons : un onzième mois consécutif de hausse
Les livraisons de Model 3 et de Model Y produits à Shanghai, y compris les exportations vers l’Europe, la région Asie-Pacifique et le Canada, ont atteint 95 366 unités en septembre, contre 90 812 un an plus tôt. Il s’agit du onzième mois consécutif de gains annuels pour le site, ce qui confirme la régularité de la dynamique engagée par le constructeur.
Sur l’ensemble du troisième trimestre, les ventes de véhicules électriques construits à Shanghai affichent une croissance annuelle de 13,7 %, selon les calculs de Reuters établis à partir des chiffres de la CPCA. L’usine chinoise joue ainsi un rôle clé dans l’approvisionnement de plusieurs marchés internationaux, au-delà du seul marché domestique.
Europe : des immatriculations en hausse dans plusieurs marchés
Les nouvelles immatriculations de Tesla ont augmenté le mois dernier dans plusieurs marchés européens, prolongeant la reprise des ventes régionales du constructeur. Cette tendance contribue directement aux bons chiffres de septembre, puisque les exportations de Shanghai alimentent une partie de la demande du continent.
À l’échelle mondiale, les livraisons de Tesla ont reculé de 2,1 % sur un an au troisième trimestre, après un niveau record au troisième trimestre 2025. Elles ont toutefois dépassé les prévisions, ce qui place le constructeur sur la voie d’un retour à la croissance annuelle après deux années de baisse.
Remises en Chine : une concurrence toujours intense
Sur le marché chinois, le plus grand marché automobile du monde, Tesla propose jusqu’à la fin octobre des remises sur le paiement final : 7 000 yuans (environ 1 044 dollars) sur certaines variantes du Model Y et 5 000 yuans sur toutes les variantes du Model 3. Ces mesures commerciales témoignent d’une concurrence qui reste intense dans le pays.
Notre avis, par leblogauto.com
Les données de la CPCA montrent une trajectoire stable pour Tesla à Shanghai : onze mois de hausse annuelle, +5 % en septembre et +13,7 % sur le trimestre. La reprise européenne soutient ces volumes, tandis que les livraisons mondiales, en recul de 2,1 %, restent comparées à un troisième trimestre 2025 record. Les remises proposées en Chine rappellent que la demande y reste disputée.
Pour sa présentation du siècle, Tesla a montré les capacités de vol de son nouveau Roadster. Seule la version Rocket aura droit à des propulseurs pour s'envoler, mais elle ne sera pas homologuée pour la route. Quid des autres modèles ? Seront-ils aussi autorisés à rouler ?
Entre un système de ventilateurs qui colle la voiture au sol et des tuyères à gaz froid héritées de SpaceX pour exécuter des vrilles en l'air, Tesla repousse les limites de la physique avec le Roadster. Mais comment fonctionne réellement l'arsenal mécanique de la bête ?
Après les tonneaux dans les airs, place aux questions pratiques. Peut-on vraiment s’offrir le Tesla Roadster présenté par Elon Musk depuis la France ? Tesla permet déjà de réserver son nouveau Roadster avec deux versions proposées sur son site, moyennant un acompte.
Exit les promesses de 2017 : le Tesla Roadster change radicalement de design, perd la moitié de son autonomie annoncée et abandonne ses quatre places. Tesla promet désormais une production en 2028, avec trois déclinaisons toujours plus délirantes.