Alors que le Grand Nord attise les convoitises, notamment de la Chine, des États-Unis et de la Russie, la Commission européenne a dévoilé, mardi 20 octobre, son plan pour accroître sa présence dans cette région devenue hautement stratégique. Entre surveillance renforcée, nouvelles routes maritimes et extraction minière, Bruxelles entend elle aussi jouer les premiers rôles.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en compagnie de la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, et du chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, à Qoornoq (Groenland, territoire autonome du Danemark), le 6 septembre 2026.
Dans une Libye gouvernée par deux gouvernements rivaux, la Turquie a réussi à s’arroger le soutien des deux parties, au sujet d’un accord maritime. Le ralliement du clan du maréchal Haftar dans l’Est, qui a ratifié le texte mardi 20 octobre, conforte Ankara dans ses revendications en Méditerranée orientale et sa stratégie d’opposition frontale avec ses voisins grec et chypriote.
Saddam Haftar (à gauche), fils du maréchal Khalifa Haftar qui domine l’Est de la Libye, est ici photographié au côté du ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, le 24 juillet 2026 lors d’une visite officielle en Turquie.