Le bruit de fond d’Internet : après la tempête IPv4, le désert IPv6
Le calme après la tempête
Pour vivre heureux, vivons cachés. C’est un peu le proverbe qu’on pourrait appliquer à des serveurs sur Internet : passer en IPv6 seulement permet de limiter drastiquement le bruit de fond d’Internet, les milliers/millions de sondes et autres bots qui passent chaque jour interroger les serveurs. Nous avons mesuré le phénomène, avec un serveur ouvert à toutes les connexions IPv6 pendant plusieurs jours.
Il y a un peu plus d’un mois, nous avions mis en place un VPS avec un honeypot (ou pot de miel) – T-Pot – afin d’enregistrer toutes les demandes de connexions au serveur. Suivant les cas, il peut même faire semblant d’en accepter certaines pour voir ce que les bots et/ou pirates tentent comme attaques.
En IPv4, les chiffres ont quelque chose d’affolant : notre serveur fraichement installé et référencé nulle part était « visité » 100 000 fois par jour. Lors d’un autre test, nous avions mesuré en moyenne pas moins de 4 000 attaques par jour sur le port 22 (connexion SSH).
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Serveur en IPv6 : c’est calme, très calme, très très calme !
Mais qu’en est-il en IPv6 ? La question était soulevée dans les commentaires. Next y répond, avec une nouvelle installation de T-Pot n’écoutant qu’en IPv6. Pour avoir une base de comparaison identique, nous avons repris le même serveur que pour nos tests en IPv4, mais en limitant la partie réseau externe à l’IPv6. OVHcloud, comme la plupart des hébergeurs, propose les deux types d’adresse IP pour un serveur.















