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Un premier test d’endurance “très encourageant” pour la SCG 007 LMH de Glickenhaus

3 juin 2021 à 09:03

Scuderia Cameron Glickenhaus a réalisé un test d’endurance de 30 heures avec sa SCG 007 LMH sur le circuit d’Aragon (Espagne) vendredi et samedi derniers. Visiblement, ce premier long test grandeur nature s’est bien déroulé, la voiture a pu rouler de manière régulière et a atteint les objectifs fixés avec seulement quelques problèmes mineurs.

Pipo Derani était l’un des six pilotes à tourner à bord du prototype non-hybride lors de ces deux jours. Le triple vainqueur des 12 Heures de Sebring est revenu sur ce moment particulier avec John Dagys, notre confrère américain de Sportscar365.

« En tant que pilote, vous êtes toujours à la recherche de détails en termes de performance, des points que vous pouvez améliorer et ainsi de suite », a expliqué Pipo Derani. « Cependant, ce n’était pas vraiment le but de ce test. Il s’agissait plutôt d’être capable de rouler, rouler toujours rouler et nous avons été capables de le faire. C’est très positif et encourageant. Cela nous donne bon espoir car il y a une chance que les 24 Heures du Mans cette année soient gagnées sur la fiabilité et non sur la vitesse pure. Bien sûr, il y a encore des choses à faire, mais c’est très encourageant que la voiture ait fonctionné comme elle l’a fait, et les choses qui ont cassé sont des éléments que nous pouvons facilement réparer. C’est plutôt positif dans ce domaine.”

@Scuderia Cameron Glickenhaus

Pipo Derani a déjà pu piloter la SCG 007 à Monza en mars dernier et il est donc en mesure de comparer l’évolution de l’auto en un peu plus de deux mois. “A Monza, certaines choses ne fonctionnaient pas, comme le traction control. Il y a eu un vrai bond en avant au niveau de ces systèmes même s’il y a encore beaucoup d’améliorations à faire. C’est bon signe de voir à quelle vitesse la voiture a évolué entre Monza et maintenant en termes d’électronique et de systèmes.”

De son côté, le propriétaire de Scuderia Cameron Glickenhaus, Jim Glickenhaus, a confirmé qu’aucun vrai problème n’avait été rencontré pendant les essais, le principal étant un câble cassé qui a cédé après 8 000 km d’utilisation entre les essais précédents de la voiture à Vallelunga, à Monza et en Espagne.

@Scuderia Cameron Glickenhaus

« Nous allons fabriquer un meilleur câble et le problème sera réglé », a déclaré Jim Glickenhaus. « Nous avons d’abord fait beaucoup de tours de sortie et de retour, juste pour tester si nous avions un problème. Nous avons effectué des ravitaillements, des changements de pneus et fait beaucoup de tests avec l’équipe. La voiture est très solide. Elle a tourné, tourné et fait 10 000 km au total (châssis n° 708). Cette auto va être complètement reconstruite et le châssis remplacé. Nous avons couru 24 heures comme si c’était une course, et les quatre dernières heures, nous l’avons changé (le câble). Nous avons enlevé le capot avant, simulé que nous avions un problème avec un ressort, etc… »

Le nouveau châssis, le n° 709, était également à Aragon et a été testé avant d’être envoyé à Portimão où Ryan Briscoe, Richard Westbrook et Romain Dumas (le seul absent des essais en raison des 1000 km du Castellet en GT World Challenge Europe) effectueront la première course WEC de la SGC 007.

Le châssis de remplacement du n°708 sera engagé aux 6 Heures de Monza, aux côtés de la voiture sœur. Il s’agit d’un châssis homologué “gen two”, plus léger de 20 kg que l’original qui a fait la plus grande partie des essais sur piste. « Nous avons pu, après le crash test, retirer 20 kg au châssis », a expliqué le patron. « Il n’y a pas de problème avec le châssis. C’est juste que maintenant que nous en avons un qui pèse 20 kilos de moins, cela nous permet d’équilibrer un peu mieux la voiture. La n°709 est déjà équipée de ce nouveau châssis. »

@Scuderia Cameron Glickenhaus

Aragon a aussi été la première sortie de la SCG 007 avec les nouveaux pneus LMH Michelin pour les roues motrices arrière. Ceux-ci sont différents de ceux utilisés par les Toyota GR010 Hybrides (quatre roues motrices) et les pneus LMH / LMP1 d’Alpine Endurance Team.

« J’ai fait des relais de course tout comme les d’autres pilotes », a expliqué Pipo Derani. « Nous avons pu combiner certains travaux sur les pneus, l’un utilisant les pneus de l’autre. A certains moments, nous avons eu des signes très encourageants et positifs de réelles performances. Et à d’autres moments, nous avons eu quelques doutes. Aragon est une piste très difficile dans ce domaine parce que les conditions de piste changent tellement. De plus, la chaleur change les sensations de la voiture, mais en général, c’était vraiment positif, parce que c’est un circuit extrêmement exigeant pour les pneus. »

Olivier Pla pendant le test @Scuderia Cameron Glickenhaus

Selon Glickenhaus, les pneus Michelin ont généralement bien fonctionné pendant la première moitié d’un double relais, mais les performances ont eu tendance à s’estomper plus rapidement que prévu au cours de la deuxième moitié. Il a également déclaré que Michelin avait apporté des pneus “nouvelle génération” qui pourraient potentiellement être utilisés par les voitures LMH à propulsion arrière après la saison WEC 2021 et que ceux-ci offraient moins de dégradation au cours d’une simulation de course.

Une seconde et demie d’écart avec les LMP2

Deux Oreca 07 (Risi Competizione et DragonSpeed) étaient également en essais, ce qui a permis à Jim Glickenhaus d’observer les performances de sa voiture directement contre les LMP2. Il a déclaré que la 007 LMH était environ “1,2 à 1,5 seconde” plus rapide que les LMP2 pendant la première moitié d’un double relais, mais que l’écart se réduisait considérablement pendant la deuxième. Cependant, il s’inquiète du fait que la marge dans le premier relais devrait être encore plus grande, afin de créer une stratification adéquate entre les deux classes de prototypes en course.

« À Aragon, nous étions nettement plus rapides de 1,5 seconde par rapport aux LMP2 pendant un relais, » a déclaré Jim Glickenhaus. « Mais, dans le deuxième relais avec les mêmes pneus, nous ne l’étions plus. C’est juste de la physique et personne ne peut regagner une seconde et demie. L’ACO le sait. Je pense que personne n’est choqué. Si vous écoutez les commentaires de Toyota quand ils disent qu’ils doivent avoir un écart plus important avec les LMP2 : c’est la réponse.”

@Scuderia Cameron Glickenhaus

Une bonne énergie au sein d’une équipe de pilotes expérimentés

Pipo Derani ainsi que tous les pilotes expérimentés aident au développement de la voiture, aux côtés du partenaire technique Podium Advanced Technologies et du partenaire opérationnel Joest Racing. L’équipe Glickenhaus réunit des pilotes qui ont remporté des victoires aux 24 heures du Mans, aux 24 Heures de Daytona et aux 12 Heures de Sebring.

« Il y a beaucoup de camaraderie pendant nos débriefings après les essais », a avoué le Brésilien. « Il semble y avoir une direction unique et collégiale au niveau de tout ce qui doit être fait et corrigé, afin d’avoir une voiture beaucoup plus facile à piloter pendant la course. C’est une très bonne chose, car cela pousse l’équipe à savoir exactement où elle doit travailler. Une fois que vous leur donnez cette direction et que vous voyez ce qu’ils ont été capables d’accomplir en si peu de temps, c’est très gratifiant, cela vous donne une bonne énergie. Vous sentez que vous faites partie de quelque chose qui peut être bon, et cette énergie pousse tout le monde à aller de l’avant. »

@Scuderia Cameron Glickenhaus

Ryo Hirakawa va tester la Toyota GR010 HYBRID à Portimão

2 juin 2021 à 11:50

Toyota Gazoo Racing vient d’annoncer que le vice-champion Super GT 2020, Ryo Hirakawa, pilotera la Toyota GR010 Hybrid Le Mans Hypercar à Portimao du 15 au 17 juin soit quelques jours après la 2e manche WEC de la saison (du 11 au 13 juin).

Le Japonais, champion 2017 de Super GT aux côtés de Nick Cassidy et triple vice-champion revient au volant d’un prototype après avoir disputé l’European Le Mans Series 2016 au sein de l’équipe Thiriet by TDS Racing puis avec DragonSpeed/G-Drive Racing en LMP2 en 2017. Il compte déjà trois victoires en ELMS et deux participations aux 24 Heures du Mans avec une 17e place en LMP2 comme meilleur résultat.

Estoril ELMS 2016

Ses courses en LMP2 étaient le résultat de son statut dans le programme Toyota Young Drivers, bien que cela ne se soit pas concrétisé par une course en LMP1, puisque Yuji Kunimoto a finalement été préféré à Hirakawa pour la troisième voiture de Toyota lors des 24 Heures du Mans 2017. Cependant il a déjà goûté à la catégorie reine en roulant à plusieurs reprises dans la Toyota TS050 Hybrid LMP1.

En raison des restrictions de quarantaine, le pilote de 27 ans manquera la prochaine manche de Super Formula à Sugo, qui aura lieu le week-end suivant son test.

Portimao : Beche remplace Duval chez Realteam Racing

1 juin 2021 à 20:09

Retenu en IMSA, Loïc Duval ne pourra pas défendre ses chances dans le baquet de l’Oreca 07/Realteam Racing aux 8H de Portimao, prochain rendez-vous WEC.

L’écurie suisse emmenée par TDS Racing pour la partie technique n’est pas allée chercher bien loin pour trouver un remplaçant à Loïc Duval. Mathias Beche a été appelé pour épauler Norman Nato et Esteban Garcia. Le Suisse a notamment remporté le titre European Le Mans Series 2012 avec Thiriet by TDS Racing.

Avant de se rendre au Portugal, Realteam Racing pointe à la deuxième place du championnat LMP2 Pro-Am à 7 longueurs de Racing Team Nederland, équipe elle aussi soutenue par TDS Racing.

Monza : 38 autos pour la dernière répétition avant Le Mans

1 juin 2021 à 17:08

Après Portimao à la mi-juin, le Championnat du Monde d’Endurance se rendra à Monza les 17 et 18 juillet. Le meeting italien servira de dernière répétition avant les 24 Heures du Mans. Le plateau général prend de la hauteur avec 38 autos attendues sur le tracé italien.

Faut-il s’attendre à quelques nouveautés ? La réponse est clairement oui. Glickenhaus Racing a bien inscrit ses deux 007 LMH dont la répartition des équipages reste à être confirmée.

On note des changements en LMP2. Risi Competizione fera débuter son Oreca 07 que se partageront Ryan Cullen, Oliver Jarvis et Felipe Nasr. Beitske Visser ne sera pas de la partie chez Richard Mille Racing où seules Tatiana Calderon et Sophia Flörsch sont attendues. On attend encore le troisième homme chez ARC Bratislava pour épauler Oliver Webb et Miro Konopka.

Les équipages repassent à deux en GTE-Pro sans renfort particulier. On compte pas moins de 17 autos en GTE-Am. David Fumanelli est annoncé comme troisième pilote sur la Ferrari 488 GTE/Kessel Racing avec Takeshi Kimura et Mikkel Jensen. La Ferrari 488 GTE/AF Corse #61 sera confiée à Simon Mann, Christoph Ulrich et un troisième pilote qui sera annoncé ultérieurement. Inception Racing fera débuter sa Ferrari 488 GTE pour Brendan Iribe, Ben Barnicoat et Ollie Milroy. C’est finalement Jeroen Bleekemolen qui sera en renfort sur la Ferrari 488 GTE/Rinaldi Racing.

Elle roule, elle roule la Glickenhaus…

29 mai 2021 à 10:03

Glickenhaus Racing poursuit son test d’endurance de 30 heures à Motorland Aragon avec sa 007 LMH.

“Les essais se passent pour le mieux”, a déclaré Jim Glickenhaus à Endurance-Info. “Nous avons juste connu un souci de câble qui s’est rompu à cause des vibrations. Nous l’avons changé avant de reprendre les essais. C’est la raison pour laquelle nous faisons ce test d’endurance sans reconstruire notre voiture de test depuis un moment.”

La 007 LMH partage la piste espagnole avec deux LMP2. “La stratification ne sera pas un problème”, a précisé Jim Glickenhaus.

Les brèves du vendredi…

28 mai 2021 à 21:00
  • On se prépare activement chez Scuderia Cameron Glickenhaus en vue de la manche WEC de Portimao… L’équipe américaine participe actuellement à un test d’endurance de 30 heures à Aragon qui se passe pour le moment très bien avec la #708. La #709 a subi un shakedown avant de se rendre au Portugal avec son trio de pilotes Romain Dumas, Richard Westbrook et Ryan Briscoe.

pic.twitter.com/D0D506HIV6

— Scuderia Cameron Glickenhaus (@Glickenhaus) May 27, 2021
  • Après plusieurs de ses collègues, c’était au tour hier de Kevin Magnussen de découvrir sa nouvelle équipe de 2022 qui évoluera en Le Mans Hypercar en WEC. Le pilote danois a en effet visité l’usine Peugeot Sport pour la première fois, moulé son baquet et fait du simulateur.
@Peugeot Sport
  • On vous rappelle que le week-end du 5 et 6 juin sera riche en événements sport mécanique entre la 3e manche ELMS au Paul Ricard, la 3e manche FFSA GT à Albi et les 24 Heures du Nürburgring. D’ailleurs, la célèbre classique allemande sera diffusée sur Auto Moto la Chaine à partir de 15 heures le samedi…Toujours chez Auto Moto la chaîne, il y aura également un document exclusif sur Rowe Racing, une émission spéciale d’avant course 24H Nurburg et les courses de FFSA GT aussi diffusées. Un super week-end en perspective !
  • Une belle et grosse journée de développement chez Duqueine Automotive hier. Le travail a tourné autour de la recherche et l’acquisition de datas aérodynamiques sur la Duqueine M30 D08 LMP3 avec Dino Lunardi au volant, le tout entre les avions… Deux exemplaires seront présents en ELMS et huit en Michelin Le Mans Cup du 4 au 6 juin prochains.
  • Aujourd’hui, vendredi 28 mai, on fête les 132 ans d’existence de Michelin, le célèbre manufacturier de pneumatiques français basé à Clermont Ferrand. Joyeux anniversaire à Bibendum !

Quelques changements sur la liste des engagés des 8 Heures de Portimão

28 mai 2021 à 12:56

La deuxième version de la liste des engagés des 8 Heures de Portimão, deuxième manche du FIA WEC qui se déroulera du 11 au 13 juin, laisse apparaitre quelques changements.

La nouvelle la plus importante est le forfait, pour la manche portugaise, de la Porsche 911 RSR-19 #46 de Team Project 1, suite aux dommages irréparables subis par la voiture lors de la première manche à Spa-Francorchamps. Par conséquent, l’équipe allemande se déplacera avec une seule Porsche, la #56 d’Egidio Perfetti, Matteo Cairoli et Riccardo Pera.

De plus, Mathias Beche a été désigné pour courir avec Realteam Racing. Le Suisse remplacera Loïc Duval, retenu chez Mustang Sampling en IMSA, dans l’équipe qui bénéficie du soutien opérationnel de TDS Racing. Il roulera sur l’Oreca 07 #70 avec Esteban Garcia et Norman Nato.

Une autre confirmation de pilote concerne l’équipe slovaque ARC Bratislava : le Britannique Tom Jackson rejoindra l’Anglais Oli Webb et le Slovaque Miroslav Konopka sur la Ligier JS P217 #44.

La liste est ICI

La Glickenhaus est prête à prendre la piste…

25 mai 2021 à 18:23

Elle est prête ! La Glickenhaus 007 LMH #709 a revêtu sa livrée rouge avant ses débuts en compétition.

Le constructeur américain va prendre part à un test d’endurance de 30 heures à Motorland Aragon. Les débuts en course sont prévus le mois prochain à Portimao où une seule auto sera en piste pour Romain Dumas, Richard Westbrook et Ryan Briscoe.

Le second châssis effectuera un tour de la Nordschleife avant les 24 Heures du Nürburgring avant de rejoindre le Festival of Speed de Goodwood.

Christian Deltombe team manager du programme WEC

18 mai 2021 à 16:49

Peugeot Sport peut désormais s’appuyer sur Christian Deltombe au poste de team manager du programme WEC en LMH.

Le Belge arrive de chez Hyundai Motorsport où il a officié durant deux ans en tant que consultant technique en WRC et WTCR. Sa relation avec le constructeur coréen s’est terminée en décembre 2020.

Christian Deltombe a déjà travaillé chez Peugeot Sport, trois ans sur le programme 208 WRX, cinq ans du temps de la 908 en LMP1, à chaque fois comme ingénieur. Entre les deux, le team manager WEC a été recruté par Marc VDS Racing Team en GT3. Christian Deltombe dirige depuis 17 ans CD Project srl (expertise en sport auto).

Audi et Porsche font confiance à Multimatic pour le châssis LMDh

18 mai 2021 à 16:19

Audi et Porsche officialisent leur collaboration avec Multimatic pour développer le châssis du prototype LMDh qui entrera en compétition en 2023. Le règlement de la classe LMDh stipule que les constructeurs doivent partir d’un des quatre châssis retenus par l’ACO, l’IMSA et la FIA : Multimatic, ORECA, Dallara, Ligier. 

« Multimatic est la solution la plus évidente et la plus logique pour nous », a déclaré Fritz Enzinger, vice-président de Porsche Motorsport. « Nous connaissons cette entreprise très respectée et son équipe de professionnels expérimentés depuis de nombreuses années et nous sommes absolument convaincus de la qualité de leur travail. Nous n’avons pas à mettre en place une toute nouvelle relation avec eux. C’est vital et c’est exactement ce dont nous avons besoin lors du développement d’une nouvelle voiture de course. Il est impératif que nous éliminions les pertes pour être en mesure de faire un travail parfait et de fournir rapidement ce dont nous avons besoin. »

Porsche, qui va s’appuyer sur Penske Motorsport, peut profiter de la proximité avec Multimatic. Les deux entités sont basées à Mooresville en Caroline du Nord. 

« Ce partenariat avec Porsche Motorsport est l’aboutissement de 30 ans de développement de notre expertise dans le domaine de l’ingénierie et du développement de véhicules de compétition », a confié Larry Holt, vice-président exécutif de Multimatic. « Le concept LMDh et la convergence des règles entre les championnats WEC et IMSA sont sans précédent, et l’engagement de Multimatic envers le tout nouveau modèle est tout-en-un. La collaboration s’est déjà avérée transparente et l’enthousiasme de l’équipe est palpable à chaque réunion. Je suis également ravi de l’annonce récente de Porsche Penske Motorsport car nous entretenons une longue relation avec Roger Penske et son équipe, en tant que collaborateur et concurrent. Je ne vois pas de meilleure équipe que notre voisin de Caroline du Nord pour faire campagne avec les nouvelles voitures. » 

Porsche et Multimatic collaborent déjà sur la nouvelle 911 GT3 Cup. Multimatic fournit les amortisseurs de la 992 Cup, tandis que des composants de suspension ont été installés dans la 919 Hybrid Evo qui a roulé en 2018, mais aussi sur les Porsche 99X (Formula E) et 911 RSR. 

Portimao : 33 autos sur la liste des engagés !

17 mai 2021 à 20:28

Après Spa-Francorchamps, le FIA WEC se rendra à Portimao (Portugal) le mois prochain (13 juin) à l’occasion du deuxième rendez-vous de l’année sur une course d’un format de 8 heures. La liste des engagés fait état de 33 autos.

La nouveauté de la catégorie Hypercar est l’arrivée de la Glickenhaus 007 LMH confiée à Romain Dumas, Richard Westbrook et Ryan Briscoe.

Onze LMP2 sont attendues au Portugal. On attend encore le remplaçant de Loïc Duval chez Realteam Racing. Le Français sera retenu par d’autres obligations en IMSA aux Etats-Unis. Le troisième homme chez ARC Bratislava pour épauler Miro Konopka et Oliver Webb n’est pas encore connu.

Du côté du GTE-Pro, Porsche GT Team fera rouler trois pilotes dans ses deux 911 RSR avec Fred Mako sur la #91 et Michael Christensen sur la #92.

Après les déboires rencontrés en Belgique, Team Project 1 fera à nouveau confiance à Axcil Jefferies, Anders Buchardt et Dennis Olsen sur la Porsche 911 RSR #46. Kessel Racing engage une Ferrari 488 GTE pour Takeshi Kimura, Mikkel Jensen et David Fumanelli. L’équipage de la Porsche 911 RSR/Dempsey-Proton Racing #88 est remanié. Julien Andlauer sera rejoint par Dominique Bastien et Marco Seefried.

La liste des engagés est ici

Portimao : le trio de la Glickenhaus 007 LMH constitué

15 mai 2021 à 13:03

On connaît désormais l’équipage de la Glickenhaus 007 LMH #709 pour les 8H de Portimao. Romain Dumas, Ryan Briscoe et Richard Westbrook se partageront le volant du prototype Hypercar au Portugal. Les trois pilotes ont déjà roulé en essais privés en Italie.

La #708, qui débutera à Monza lors du rendez-vous WEC suivant, sera annoncé sous peu. Le châssis va prendre part à un test d’endurance à Motorland Aragon de 30 heures avant de boucler un tour de démonstration sur la Nordschleife à l’occasion des 24 Heures du Nürburgring. Place ensuite au Festival of Speed de Goodwood avant les débuts en WEC à Monza.

Gustavo Menezes : “Le niveau de fiabilité de la Glickenhaus est très surprenant pour un nouveau programme !”

15 mai 2021 à 12:00

Gustavo Menezes est présent au Red Bull Ring pour la 2e manche ELMS de la saison 2021. Il roule chez DragonSpeed sur l’Oreca 07 #21 en compagnie de Henrik Hedman et Ben Hanley. Endurance Info a pu le rencontrer pour parler LMP2 bien sûr, mais aussi de son programme WEC avec Glickenhaus Racing et de son nouveau statut de pilote officiel Peugeot en Hypercar !

Depuis combien de temps n’avez-vous pas roulé car on ne vous avait pas encore vu en 2021 ?

« En fait, je n’ai plus roulé depuis les 24 Heures du Mans 2020 avec la Rebellion en LMP1. Je dois bien avouer que je suis très content d’être là au Red Bull Ring en LMP2 ce week-end. Je suis reconnaissant envers Elton, qui est un bon ami, et DragonSpeed qui m’ont demandé de venir. Ce ne fut pas facile d’organiser mon programme cette année. Rien n’est évident d’ailleurs avec cette pandémie, le fait que le programme Rebellion se termine tard en 2020. »

Vous n’étiez en plus pas revenu en ELMS depuis 2018. Comment voyez-vous le plateau LMP2 quelques années plus tard ?

« Le sport automobile fonctionne par vague, cela comprend des périodes fastes et d’autres moins. Je suis ravi de voir à quel point l’ELMS est solide et fort dorénavant. C’est une série qui va dans la bonne direction. Depuis que je n‘étais pas revenu, je trouve que le niveau des Silver n’a cessé d’augmenter. Certains pilotes utilisent maintenant leur budget, non pas pour faire de la monoplace mais pour venir en endurance. Je trouve cela intéressant et c’est aussi pour cela que le niveau est monté d’un cran. C’est bon pour le futur avec les Le Mans Hypercars et le LMDh. Je ne sais pas s’il y aura beaucoup de baquets libres car il y aura beaucoup de pilotes sur le marché, mais ce seront des places pour des professionnels dans la catégorie reine. Je pense donc que c’est bien de voir ces jeunes pilotes s’investir, au niveau de leur carrière, en Endurance. C’est une bonne idée de venir en ELMS et y passer du temps car les courses sont belles et disputées. »

Votre principal programme cette année est en Le Mans Hypercar avec Glickenhaus Racing. Comment est la voiture à piloter ? Quelle est l’avancée du développement ?

« Pour être honnête, je n’ai pas passé encore énormément de temps dans la voiture. Je dirais environ deux jours seulement et la plupart du temps c’était sous la pluie. Il est donc encore trop tôt pour moi pour donner un ressenti sur l’auto la voiture par rapport à ce que j’ai pu connaitre par le passé. Je peux, par contre, dire que l’équipe travaille d’arrache pied pour être prête. Malheureusement, nous n’avons pas pu aller à Spa, une seule auto sera à Portimao, mais le but ultime est Le Mans. La fiabilité de la voiture a été très bonne jusqu’à maintenant, je dirais même très surprenant pour un nouveau programme comme celui là. C’est une bonne chose en vue d’une course comme les 24 Heures du Mans où la survie est très importante. Il sera important de voir nos performances par rapport aux Toyota. Cependant, avant Le Mans, je pense que l’on n’en saura pas plus à cause de la politique de la BOP. Jim Glickenhaus est clair avec ses ambitions, il ne cache absolument rien. Il veut juste vivre sa passion pour la course automobile. Je pense que ce sera au Mans que chacun montrera vraiment ce qu’il a et ce ne sera qu’à ce moment là que nous pourrons situer la Glickenhaus ! »

Justement, avez-vous regardé la course des Toyota aux 6 Heures de Spa WEC ?

« Oui, ce n’a pas eu l’air facile, pas aisée à piloter en tout cas ! On voyait bien que les pilotes faisaient leur maximum. C’était aussi intéressant de voir le rythme de l’Alpine A480, elle n’était pas si loin que cela, mais je pense que la BoP a besoin d’être réglée par rapport à la consommation d’essence et les arrêts au stand. Cependant, ce n’était que la première course, Le Mans sera la 4e ! C’était dommage de voir les LMP2 si proches, mais après en avoir piloté une aujourd’hui, avoir cette expérience “de l’autre côté”, j’estime qu’il ne serait pas juste de ralentir encore ces autos. Après avoir testé, je dois dire que c’est assez difficile comme cela à piloter, en particulier au niveau de la puissance en moins. Il aurait peut être été bon d’avoir plus de performance du côté des Hypercar au niveau du règlement, mais il est un peu tard maintenant pour tout cela. Nous allons donc faire de notre mieux avec ce que nous avons. »

L’autre fait majeur pour vous est votre premier contrat usine avec Peugeot en Le Mans Hypercar. On vous imagine très content…

« Tout à fait ! Devenir un jour pilote officiel usine a été mon but, mon rêve depuis que j’ai débuté en Formule Junior. J’avoue que ce fut un joli cadeau d’anniversaire. Débuter les vacances de Noël en apprenant que les prochaines années de ma carrière sont déjà organisées, c’est génial. Ce sera avec un constructeur célèbre et, en plus, français, rouler au Mans sera très spécial avec eux. J’en avais déjà eu un petit avant goût quand j’ai gagné Le Mans avec Alpine en LMP2, mais là ce sera pour la victoire au général en Le Mans Hypercar. Un moment particulier pour moi, c’est certain, je suis tellement excité. J’étais encore chez Peugeot hier (lire mercredi). Je peux vous dire qu’ils sont à fond sur ce programme et qu’ils travaillent au maximum sur ce retour en Endurance. »

@Peugeot Sport

Vous avez déjà été chez Peugeot Sport à deux reprises. Qu’avez-vous fait ?

«  Ce sont les premières étapes du développement mais ils font des pas de géant, les progrès sont évidents. Pour le moment, je suis surtout là pour connaitre les membres de l’équipe, passer des examens physiques, faire du simulateur. Nous commençons à construire notre relation pas à pas. C’et une bonne chose d’avoir un an devant nous car ce n’est pas dans la précipitation. Nous avons le temps de nous rendre à l’usine, de faire connaissance avec les gens, ce qui fait que lorsque la voiture sera sur ses roues et inscrite en course, nous aurons alors construit une famille. »

On imagine que cela n’a rien à avoir avec ce que vous avez connu dans vos précédentes équipes…

«C’est complètement différent en effet. Même avec Glickenhaus, c’est différent car même si cela concerne la même catégorie, les trajectoires ne sont pas les mêmes. Je ne parle pas de performance ici car, dans ces deux structures, le but est toujours de gagner. Mais une hybridation d’un coté, pas de l’autre, un côté plus familial chez l’un que j’adore et plus un programme usine chez l’autre. Ce sont deux univers différents, mais c’est très excitant… »   

@Peugeot Sport

Une seule Glickenhaus 007 LMH à Portimao

11 mai 2021 à 14:10

Glickenhaus Racing alignera une seule 007 LMH à Portimao à la mi-juin. Avant cela, le constructeur américain va prendre part à un test d’endurance de 30 heures sur le circuit de Motorland Aragon.

Contacté par Endurance-Info, Jim Glickenhaus nous a confirmé que la #708 prendra part au test de 30 heures en Espagne. La #709 effectuera quant à elle son déverminage à Motorland Aragon avant de prendre part aux 8H de Portimao le mois prochain.

La #708 roulera sur la Nordschleife début juin pour un tour de démonstration avant d’être complètement reconstruite pour se rendre ensuite au Festival of Speed de Goodwood.

Les deux 007 LMH prendront part à la manche WEC de Monza en juillet.

Esteban Garcia (Realteam Racing) : “Le LMP2 est une sacrée marche”

11 mai 2021 à 14:00

Esteban Garcia débute en LMP2 et le pilote suisse a décidé de s’attaquer directement au WEC ! Il roule sur l’Oreca 07 #70 de Realteam Racing qui est couvée par TDS Racing, la structure de Xavier Combet et Jacques Morello. Il est entouré de deux “top guns” de la discipline, Loïc Duval et Norman Nato. Endurance-Info a pu rencontrer ce pilote afin de faire plus amples connaissances avec lui.

Les amateurs d’Endurance vous connaissent peu. Comment êtes-vous arrivé en sport automobile et en WEC en particulier ?

« J’ai débuté en Formule Renault avec des amis gentlemen drivers. Nous avons fait quelques courses en VdeV puis en Ultimate Cup Series. A partir de 2018, j’ai commencé à rouler en LMP3 dans ces deux même championnats. J’ai alors décidé de passer en ELMS, toujours en LMP3, en 2019 et 2020 avec David Droux. L’an dernier, nous avons fini 3e de notre catégorie, raison pour laquelle je me suis dit que cette saison je devais passer à l’étape supérieure et viser le Graal, c’est-à-dire les 24 Heures du Mans. Pour être certain d’y participer, je suis passé en LMP2 ce qui représente une vraie marche pour moi. Je me suis dit, tant qu’à faire autant disputer le WEC ! »   

Pourquoi ne pas être passé par l’étape LMP2 en ELMS avant de basculer en WEC ?

« J’y pensais déjà depuis un certain temps. Il y a encore quatre ou cinq mois, nous ne savions pas si nous allions disputer l’ELMS ou le WEC. Cela s’est fait au gré de mes rencontres. J’ai parlé avec des pilotes professionnels et ai rencontré Norman et Loïc. J’avais aussi pas mal discuté avec TDS Racing. Je me suis alors dit que j’avais les hommes et la structure pour faire le WEC. Nous avons essayé de tout mettre bout à bout pour que cela nous amène naturellement sur le WEC. »

Comment se passent vos premiers pas en LMP2 ?

«On m’a toujours dit qu’une LMP2 était plus facile à piloter qu’une LMP3. Je me disais, c’est bien gentil tout cela, mais cela va quand même beaucoup plus vite, il y a plus de chevaux et plus d’aéro aussi. En même temps quand on a suivi la filière aéro Formule Renault / LMP3, il est assez logique de finir en LMP2. Mes premiers pas ont été positifs, nous avons fait des essais concluants à Barcelone. Les écarts que j’avais avec les pilotes pros étaient plutôt bons et encourageants. C’est à ce moment là que je me suis dit que je devais confirmer le WEC. Nous avons refait d’autres entrainements, deux fois à Barcelone, une fois à Portimao. Cela m’a aidé à engranger de l’expérience avec la LMP2 car il est vrai que c’est une sacrée marche par rapport à la LMP3. » 

(les trois hommes sont montés sur le podium Pro Am pour leur première course WEC ensemble)

Changement de têtes donc autour de vous. David Droux ne roule plus mais il est par contre pilote de réserve…

« Tout à fait ! J’ai eu une superbe expérience avec David. Nous avons roulé en LMP3 pendant deux ans. Cela s’est très bien passé avec, en plus, cette 3e place au championnat ELMS. Nous avons remporté la manche du Castellet 240. Ce fut vraiment un moment magique. Maintenant, place à la LMP2, au WEC et les 24 Heures du Mans. La question s’est aussi posée sur cette course. Pour participer et faire un résultat, avoir deux pilotes débutants aux 24 Heures (Esteban et David, ndlr), cela pouvait être un peu plus compliqué ! C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de construire l’équipe de Realteam Racing avec deux pilotes confirmés. D’un côté Loïc (Duval), son palmarès parle pour lui ! Il a disputé neuf fois les 24 Heures du Mans et il les a gagnées. Norman a aussi de l’expérience en LMP1 avec Rebellion Racing et il a fait trois fois Le Mans. C’est un avantage pour moi, ils m’apportent énormément car ils partagent toute leur expérience. David sera donc pilote de réserve car je ne l’oublie pas. Après, s’il arrive quoique ce soit à l’un des pilotes, il est important d’avoir quelqu’un qui connait déjà l’Oreca 07 de l’équipe et qui roule bien. C’est un pilote émérite. Donc longue vie à Realteam Racing et on verra bien ce qui se passera dans les années futures.»  

Justement, Loïc et Norman, sur quels points / secteurs insistent-ils auprès de vous ?  

« Le premier, c’est le sens de l’humour (rire). Un de nos paramètres est qu’aucun d’entre nous ne se prend au sérieux. C’est aussi quelque chose que j’apprécie, une certaine humilité chez ces champions. Cela donne une belle cohésion entre nous, l’énergie passe et c’est important »

© Clément Marin

Vous parlez beaucoup des 24 Heures du Mans. Que représente cette course pour vous ?

« C’est un rêve d’enfant pour moi et c’est aussi la course que tout pilote rêve de gagner. J’ai 50 ans, il était temps, je pense, de passer à cette étape. C’est un objectif que je me suis fixé il y a longtemps, déjà lorsque j’ai commencé la Formule Renault. On m’a souvent découragé : on me disait que cela allait être compliqué, que si je voulais vraiment disputer les 24 Heures du Mans, il vaudrait mieux les faire en GTE Am et non en LMP2. Je suis heureux de constater que l’ACO a franchi une étape en créant ce championnat Pro Am en LMP2. »

Sur l’aile de requin de votre Oreca 07, il est écrit Hydrogène. Pourquoi ?

« C’est aussi un rêve, je rêve que d’ici une dizaine d’années on roule tous en hydrogène. On fait un sport qui n’est malheureusement pas durable, qui n’est pas très vert. On s’est posé la question. Nous avons dans notre ADN l’idée d’être le plus durable possible. Dans la société que je gère, il y avait la possibilité soit de ne pas faire de sport automobile car ce n’est pas durable, soit d’en faire et de s’engager dans une voie qui parait excellente, la voie du futur : la filière hydrogène. Je pense que c’est une technologie qui pourra être emmenée aux 24 Heures du Mans. Comme nous sommes une écurie de course, je pense qu’il est aussi important que des équipes s’inscrivent pour motiver les autres à passer le pas, à franchir certaines étapes avant de pouvoir assimiler cette nouvelle énergie que peut être l’hydrogène pour la course automobile. Il faut rendre notre sport durable et faire en sorte que nous puissions continuer malgré les implications énergétiques que nous pouvons avoir pour le futur. »

Antonio Garcia (Corvette, part 2) : “Je pense que la C8.R sera meilleure que la C7.R aux 24 Heures du Mans !”

7 mai 2021 à 14:02

Suite de notre entretien avec le pilote officiel Corvette Racing qui a disputé les 6 Heures de Spa Francorchamps, première manche WEC de la saison. L’homme se fait extrêmement rare dans les media et en Europe, mais il est revenu pour nous sur la première course de la C8.R en WEC et sur les 24 Heures du Mans…

Comment se sont passées vos 6 Heures de Spa ?

« Vous voulez évidemment toujours être un peu plus haut, mais nous savions que la compétition allait être très relevée ici. Il nous manque quelques éléments comme savoir utiliser les pneus sortant des cabines de chauffe. Nous étions ici pour apprendre et obtenir autant d’informations que possible. Tout ce que nous avons pu récupérer sera précieux pour moi et pour l’équipe. Nous avons appris beaucoup de choses. Comme cela s’est produit il y a quelques années à Sebring lorsque nous avons participé à une course du WEC, il est bon de courir dans ce championnat pour que tout le monde prenne conscience des règlements et de la façon de se comporter dans cette série. C’est très différent de l’IMSA. Il est toujours bon d’avoir un bon “shakedown” et d’apprendre tout ce qui compte. C’était donc une expérience très précieuse en vue des 24 Heures du Mans. »

Vous aurez été le dernier à rouler avec Olivier Gavin, pilote avec lequel vous avez été peu associé par le passé…

« Je voulais vraiment que nous terminions sur le podium pour Oliver. C’était mon principal objectif pendant toute la course, même si nous savions que monter sur la première marche était presque impossible. Mais être là-haut aurait été super sympa. J’ai donné tout ce que j’avais pour y arriver. Ce n’était pas assez, c’est sûr, mais c’était bien de partager une Corvette avec lui pour une fois. J’aurais aimé lui offrir un meilleur résultat. C’est un pilote de légende et historique de Corvette Racing. Je suis heureux d’avoir pu faire cette course avec lui ! »

Allez-vous disputer d’autres courses avant les 24 Heures du Mans comme cela avait été annoncé pour le Portugal ? Portimão ? Monza ? Aucune des deux ?

« Je ne sais pas. Le souci est que Detroit a été replacé et que cela tombe en même temps que le report de la manche WEC de Portimão. Ensuite, nous devons enchaîner avec les deux courses de Watkins Glen (les 27 juin et 2 juillet). Ce sera ensuite Lime Rock qui tombe en même temps que la manche WEC de Monza. Avant les 24 Heures du Mans, nous devons disputer cinq courses IMSA (avec Road America en plus, ndlr). Je ne nous vois pas faire tout cela plus l’Europe. Ce serait difficile, nous n’avons pas de double équipe pour rouler à la fois aux USA et ici !

Donc, je ne pense pas que nous serons capables de doubler nos effectifs pour disputer ces épreuves. Il faut que nous regardions attentivement les calendriers. Pour ma part, je suis focalisé sur les manches IMSA et je l’étais pour faire Portimão et Spa. Maintenant, Portimao a été déplacé et je ne sais pas ce qu’il va se passer. Cependant, une nouvelle fois, ce sera à l’équipe dirigeante de Corvette Racing de prendre la décision et d’annoncer ce que nous faisons.»  

Les 24 Heures du Mans approchent. Vous étiez très certainement déçu de ne pas courir en 2020 à cause de la pandémie de la Covid. Comment voyez-vous la course avec votre nouvelle voiture ? Pensez-vous que la piste du Mans conviendra à la C8.R ?

« Je le pense vraiment ! La C8.R est bien sûr une évolution de la C7.R. Nous avons gagné avec cette auto en 2015 (# 64 Corvette d’Oliver Gavin, Tommy Milner et Jordan Taylor) et étions en mesure de l’emporter en 2019 lors de notre dernière venue. Je m’attends à être plus heureux avec la voiture là bas, je pense que la C8.R sera meilleure que la C7.R aux 24 Heures du Mans. Je suis heureux d’y retourner avec cette nouvelle auto et de pouvoir à nouveau rouler sur ce tracé.

2020 est dernière nous, ce fut une saison spéciale, mais j’étais ravi de pouvoir rouler et disputer la saison IMSA en totalité. Rater Le Mans n’était vraiment pas idéal, nous aurions aimé y être, mais ce n’était pas envisageable pour Corvette Racing avec cette pandémie. On ne peut pas toujours faire ce que l’on veut. Ce fut néanmoins une année extraordinaire, mais il a fallu s’adapter à tout ce qui est arrivé. Une chose est certaine, je suis impatient de pouvoir disputer une nouvelle édition des 24 Heures du Mans ! »

La dernière apparition de Corvette au Mans, c’était en 2019
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