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F1 2026 – Miami Sprint : Norris et McLaren reviennent dans le jeu

2 mai 2026 à 16:44

Le retour après une longue pause

Après une longue interruption liée à l’annulation des GP de Bahreïn et d’Arabie Saoudite provoquée par le conflit en Iran, la F1 a repris ses droits aux USA en Floride, à Miami. Les écuries ont amené de nombreuses évolutions, comme Ferrari qui étrenne un nouveau package aérodynamique agressif (notamment au niveau des sidepods et de l’entrée des pontons) ou Red Bull qui a testé sa version de l’aileron arrière “macarena” inauguré par Ferrari. 

Mclaren reprend aussi du poil de la bête grâce à ses évolutions, après un début de saison difficile. Lando Norris a signé la pole des qualifs de la course sprint, devant ainsi le premier à battre Mercedes dans cet exercice depuis le début de la saison. Ferrari est un peu en retrait avec Leclerc 4e et Hamilton 7e, Ferrari étant visiblement à la traîne au niveau de la puissance moteur. Verstappen, 5e, revient aussi un peu dans la bataille, ce qui semble moins le cas pour Isack Hadjar. Pour Aston Martin, ça ne va pas mieux et le temps de Lance Stroll était même plus lent que la pole de la F2… 

Départ 

Les McLaren partent bien et Leclerc saute Antonelli. Derrière, c’est roues contre roues entre Verstappen et Hamilton, ça se touche même un peu sur les premiers esses, mais le néerlandais conserve l’avantage. Antonelli met la pression sur Leclerc. 

Tour 1 

Hamilton a déployé l’énergie pour passer Verstappen dans la ligne droite des stands. Antonelli reste agressif sur Leclerc, avec Russell en embuscade. Leclerc se plaint d’un Antonelli visiblement dangereux sur les batailles rapprochées.  

Tour 2  

Perez se bat avec Sainz et Lawson, la Cadillac semble plus en forme. Gasly a passé son équipier Colapinto pour la P8. 

Tour 4 

Ça se stabilise, les Mercedes sont encadrées par les Ferrari. Norris s’échappe un peu, avec 1.5 sur Piastri qui a lui-même 1.6 d’avance sur Leclerc. Le champion du monde réalise le meilleur tour. 

Tour 6 

Le train se forme…L’écart est plus net entre Verstappen, P7, eet Gasly, P8, qui est à plus de 4’’ de la Red Bull. 

Tour 7 

Hamilton est pressant sur Russell qui talonne lui-même Antonelli, alors que les 3 hommes de tête se détachent un peu. 

Russell fait les freins et double Antonelli à l’épingle, belle préparation de dépassement. 

Tour 8 

Verstappen plonge à mi-circuit et entraîne Hamilton hors-piste pour le passer. Mais Verstappen redonne la place à l’épingle, sans doute pour éviter une pénalité. Les deux voitures se toisent au ralenti un instant, Hamilton a peut-être craint un coup fourré comme à Jeddah en 2021 ! Ça fait plaisir de les revoir en bagarre. En attendant, les Mercedes en ont profité pour prendre le large…et Antonelli a repassé Russell.  

Tour 10 

Verstappen repasse Hamilton à l’épingle après un beau freinage parti de loin, et cette fois-ci c’est propre. 

Tour 11 

Norris mène avec 2.8 sur Piastri, qui est toujours suivi d’assez près par Leclerc.  Antonelli est à 3.3 de la Ferrari.  

Tour 13 

Leclerc reste à 1’’ de Piastri, on peut s’attendre à une offensive du monégasque. Derrière les écarts se sont formés entre chaque voiture, mais ils fluctuent aussi en focntion des stratégies de déploiement d’énergie des uns et des autres. 

Tour 15 

Hadjar talonne Colapinto pour la P10. Mais il n’y a aucun point à aller chercher. 

Tour 16 

Leclerc est à moins d’une demi-seconde de Piastri, mais la McLaren reprend de l’avance dans le secteur 2 sinueux. 

Tour 17 

Hadjar réussit un dépassement osé sur Colapinto dans le virage 4 rapide. Il doit défendre sur l’Alpine qui avait du jus dans la ligne droite. 

Tour 18 

Leclerc sort large sur un freinage et repasse au-delà de la seconde. Et il sort encore large à l’épingle, c’est sans doute trop tard maintenant pour attaquer Piastri. Il va se calmer. Verstappen revient fort sur Russell. 

Arrivée 

Victoire de Lando Norris, qui lance enfin sa saison. McLaren est de retour aux affaires et fait le doublé avec Piastri. Leclerc complète le podium devant Antonelli, Russell, Verstappen, Hamilton et Gasly. Les Ferrari ont semblé souffrir des pneus sur les derniers tours. Mercedes n’est plus aussi dominatrice et les écarts se sont resserrés, c’est donc plus rassurant.  

Antonelli prend une pénalité pour avoir trop souvent franchi les limites de piste, Russell et Verstappen sont donc P4 et P5 finalement.  

McLaren va-t-elle confirmer son retour en forme avec les qualifs du grand prix ? On le saura dès ce soir.

Classement

Pos.PiloteVoitureEcartArrêts
1Lando NorrisMcLaren Mercedes MCL4030m19.241s0
2Oscar PiastriMcLaren Mercedes MCL40+3.7660
3Charles LeclercFerrari SF-26+6.2510
4George RussellMercedes W17+12.9510
5Max VerstappenRed Bull RBPT Ford RB22+13.6390
6Kimi AntonelliMercedes W17+13.7770
7Lewis HamiltonFerrari SF-26+21.6650
8Pierre GaslyAlpine Mercedes A526+30.5250
9Isack HadjarRed Bull RBPT Ford RB22+35.3460
10Franco ColapintoAlpine Mercedes A526+36.9700
11Gabriel BortoletoAudi F1 R26+48.4380
12Esteban OconHaas Ferrari VF-26+56.9720
13Oliver BearmanHaas Ferrari VF-26+57.3650
14Carlos SainzWilliams Mercedes FW48+58.5040
15Liam LawsonRacing Bulls RBPT Ford VCARB 03+59.3580
16Fernando AlonsoAston Martin Honda AMR26+76.0670
17Sergio PérezCadillac Ferrari MAC-26+76.6910
18Lance StrollAston Martin Honda AMR26+77.6260
19Alex AlbonWilliams Mercedes FW48+88.1731
20Valtteri BottasCadillac Ferrari MAC-26+89.5970
21Nico HülkenbergAudi F1 R26DNS0
22Arvid LindbladRacing Bulls RBPT Ford VCARB 03DNS0

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Geely débarque en France : le géant discret lance ses premiers SUV, l’E5 et le Starray

2 mai 2026 à 15:30

Vous connaissez Volvo, Lotus, Polestar et Smart. Mais leur propriétaire commun, vous le connaissez ? C’est Geely. Et depuis le 29 avril 2026, ce mastodonte chinois ne se cache plus : il arrive en France sous son propre nom, avec deux SUV, un réseau qui se monte à toute vitesse, et des ambitions qui donnent le vertige.


Vous avez dit Geely?

Commençons par dissiper un malentendu. Geely n’est pas un inconnu de l’industrie automobile mondiale — loin de là. Ce groupe fondé en Chine, qui a écoulé 4,1 millions de véhicules sur son marché intérieur en 2025 et fête ses quarante ans cette année, est déjà le propriétaire ou co-propriétaire de Volvo, Lotus, Polestar, Smart (en coentreprise avec Mercedes), Zeekr et Lynk & Co. Autrement dit, du Geely, vous en avez probablement déjà croisé sans le savoir. 

C’est au Carrousel du Louvre à Paris que le constructeur a officialisé le lancement de sa marque éponyme en France, le 29 avril 2026. Un cadre qui ne manque pas d’ambition, à l’image du projet global comme nous l’explique Guillaume Calvar qui dirige le marketing de Geely Auto France.


Le E5 : le SUV électrique qui joue la carte de l’autonomie

Premier modèle de l’offensive française : le Geely E5, un SUV compact 100 % électrique. Avec ses 4,61 m de long, 1,90 m de large et 1,67 m de haut, il se positionne face aux Peugeot e‑3008, Citroën ë‑C5 Aircross et Kia EV5. Son design volontairement sobre repose sur une proue aux lignes épurées, des optiques fines surplombant une calandre pleine, des flancs lissés, des poignées affleurantes et une ligne de toit presque rectiligne destinée à maximiser l’espace arrière.

Côté look, on ne va pas se mentir : rien ne fait frémir, rien ne choque. C’est le syndrome du SUV chinois calibré pour plaire au plus grand nombre. Mais là où Geely frappe fort, c’est sous le capot — ou plutôt sous le plancher.

L’E5 repose sur un électromoteur de 218 ch alimenté par une batterie LFP de 60,2 kWh ou 68,4 kWh, pour une autonomie située entre 430 km et 475 km selon la finition. Les deux versions acceptent une charge rapide jusqu’à 160 kW DC, permettant un passage de 30 à 80 % en 20 minutes.

À bord, l’habitacle prolonge cette philosophie minimaliste avec un combiné numérique de 10,2 pouces et un écran tactile central de 15,4 pouces, complétés par une caméra 360°, la navigation connectée, l’accès et le démarrage sans clé. Un assistant vocal répondant à « Hi Geely » permet de contrôler jusqu’à 200 paramètres en dix langues.

Les prix de l’E5 en France : le modèle débute à 37 990 € et s’affiche à 41 990 € en finition haute, avec des offres de LLD de 399 à 439 € par mois. À noter que l’E5, importé de Chine, n’est pas éligible au bonus écologique ni aux aides CEE. Face à un Citroën ë‑C5 Aircross de 210 ch affiché à partir de 40 290 € — mais bonifiable — la comparaison mérite d’être nuancée.


Le Starray EM-i : le SUV familial qui remet le PHEV à sa place

Le deuxième modèle est le Geely Starray EM-i, un SUV hybride rechargeable plus long et clairement orienté famille. Avec ses 4,74 m de long, 1,91 m de large et 1,69 m de haut, il reprend les codes stylistiques de l’E5 mais les transpose dans un gabarit supérieur. Sa face avant adopte des optiques effilées reliées par un bandeau sombre et un bouclier plus massif, tandis que la poupe, plus structurée, est animée par de larges feux en C inversé.

Là encore, pas de révolution stylistique. Mais la vraie surprise vient de la motorisation. La motorisation hybride rechargeable associe un 4-cylindres 1.5 l essence de 99 ch à un moteur électrique de 217 ch, pour une puissance cumulée de 262 ch. Geely annonce jusqu’à 135 km d’autonomie électrique WLTP avec la plus grosse batterie de 29,8 kWh, ou 82 km avec la version de 18,4 kWh, et une autonomie cumulée pouvant atteindre 1 055 km.

Pour rappel, un Peugeot 3008 PHEV annonce 87 km en tout électrique, un Kia Sportage PHEV 70 km. Le Starray écrase ses concurrents européens sur ce terrain-là.

L’habitabilité arrière profite d’une hauteur sous pavillon de 1,20 m et d’un espace aux jambes très généreux. Le coffre propose 528 l sous cache-bagages et jusqu’à 2 065 l une fois les sièges rabattus.

Les prix du Starray EM-i : la gamme débute à 34 990 € et grimpe à 38 990 €, avec des offres de LLD de 366 à 419 € par mois. Une offre de lancement à 299 € par mois est également proposée sur les deux modèles.


Un réseau qui part à toute vitesse

C’est peut-être là le vrai pari de Geely en France. La marque ne veut pas répéter les erreurs de ses prédécesseurs chinois, ceux qui ont débarqué avec de belles voitures et zéro infrastructure. Le 29 avril 2026 marque les grands débuts de Geely Auto France. Les premiers contrats de distribution ont déjà été signés avec des groupes comme Auto Réal (Bordeaux, Toulouse, Perpignan), Baldassari (Marseille, Toulon, Fréjus), Como (Île-de-France), Elypse Autos (Mulhouse, Belfort, Épinal) et Select Auto (La Rochelle). La liste passera à 30 sites fin juin, 50 en septembre et 70 d’ici la fin de l’année.

Geely annonce vouloir disposer de 170 concessions à l’horizon 2028, avec un cap affiché de 5 % de part de marché en France d’ici à 2030. Sur un marché à 1,6 million de véhicules par an, cela représente environ 80 000 unités. Ambitieux ? Énorme, même.

Pour rassurer les futurs acheteurs, tous les véhicules sont assortis d’une garantie de 8 ans ou 200 000 km, assortie de trois ans d’assistance et dépannage. Un entrepôt de pièces de rechange a été ouvert dans le Nord, doublé d’un centre européen, afin de livrer les pièces à J+1 partout en France.


Notre avis, par leblogauto.com

Geely arrive en France avec les bons arguments sur le papier : une autonomie PHEV qui fait honte à la concurrence européenne, un E5 électrique bien équipé à prix serré, une garantie XXL et un réseau qui se monte vite. Le groupe sait faire des voitures de qualité — ses marques Volvo et Polestar en témoignent — et il a les reins solides pour tenir sur la durée.

Mais deux bémols s’imposent. D’abord, le design : sobre, voire transparent, les E5 et Starray ne se distinguent pas vraiment de la masse des SUV chinois qui envahissent le marché. Difficile de créer un coup de cœur avec des lignes aussi consensuelles. Ensuite, la question du bonus écologique : importés de Chine, ces modèles ne bénéficient d’aucune aide à l’achat, ce qui plombe mécaniquement leur compétitivité face à des modèles européens bonifiables.

Geely le sait et négocie déjà une production locale en Europe, notamment avec Ford en Espagne. Ce jour-là, la donne changera peut-être radicalement. En attendant, la marque a clairement choisi de jouer la carte du sérieux et de la durée. Pas de feu de paille, mais une offensive structurée, méthodique — à la Geely.

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Décès d’Alex Zanardi (1966-2026), l’incarnation du courage et de la persévérance

2 mai 2026 à 09:15
zanardi

La vie nous offre des modèles. Certaines personnes, par leur vie, leurs parcours et leur état d’esprit, incarnent des valeurs qui nous inspirent. S’il fallait définir Alessandro Zanardi par deux mots, ce serait courage et résilience. Nous devrions aussi ajouter le talent, car “Alex” en a eu, dans toutes ses vies. L’Italien vient de nous quitter à 59 ans.  

Galérien de la F1

Né à Bologne en octobre 1966, Alessandro Zanardi grandit dans un milieu modeste avec une maman couturière et un papa plombier. Mais dans cette région, surnommée la “Motor Valley”, les sirènes de la course automobile sont difficiles à repousser.  Cette passion est d’abord mal vue par sa famille, surtout après la mort de sa sœur aînée, Cristina, dans un accident de voiture en 1979.  

Après des années d’apprentissage en karting, Alex débute en 1988 dans la Formule 3 italienne au volant d’une Dallara-Alfa Romeo. Pendant trois saisons, il remporte quelques courses et frôle même le titre en 1990. En 1991, son passage en Formule 3000 constitue une nouvelle étape. Il termine vice-champion derrière Christian Fittipaldi et fait ses débuts en F1 avec l’écurie Jordan au grand prix d’Espagne, remplaçant Roberto Moreno. Sa carrière en Formule 1 se poursuit en 1992 chez Minardi et comme pilote d’essai avec Benetton, mais il n’a jamais les budgets pour rester en place. 

En 1993, il passe chez Lotus et connaît un premier gros accident à Spa, dans le Raidillon, qui l’oblige à interrompre sa saison. A 280 Km/h, sa monoplace, victime visiblement d’une défaillance de la suspension, percute violemment les glissière set tourbillonne avant de stopper dans les graviers.  Il revient en 1994, toujours avec Lotus, mais la voiture est décevante et, faute de gros sponsors, il ne trouve pas de volant pour 1995.  

La gloire aux USA

Après une année de transition en 1995, Zanardi tente l’aventure du championnat américain CART en 1996, qui est alors en plein essor. Il est engagé par l’écurie Chip Ganassi, l’une des meilleures du plateau qui dispose d’une Reynard-Honda, et c’est une révélation. Agressif, rapide, Zanardi termine 3e du championnat 1996 avec trois victoires, dont une remportée à Laguna Seca face à Bryan Herta à la suite d’un dépassement spectaculaire et très limite dans le virage du “corckscrew”, devenu légendaire depuis.

1997 PPG CART World Series. Laguna Seca, California, USA. 6-7 September 1997. Alessandro Zanardi (Chip Ganassi Racing/Reynard 97i Honda) 3rd position at the Corkscrew. World Copyright – LAT Photographic

En 1997, il devient champion et récidive en 1998, dominant la saison avec 8 victoires, dont une incroyable à Long Beach, où il remonte un tour de retard après un début de course catastrophique ! Alex est la superstar du CART. Ses performances lui ouvrent de nouveau les portes de la F1, en 1999, avec Williams. Mais c’est la douche froide : largement dominé par Ralf Schumacher, il manque aussi de réussite et se démotive. Il n’arrive pas à s’accoutumer aux pneus rainurés et termine la saison sans marquer un seul point. Williams ne le reconduit pas pour 2000. 

Le drame de 2001

C’est en 2001 qu’il fait son grand retour en CART, une année qui allait bouleverser sa vie le 15 septembre 2001, sur le Lausitzring en Allemagne : À treize tours de l’arrivée, l’Italien repasse par les stands pour un ravitaillement express, mais à la sortie des stands, il perd le contrôle de sa voiture, visiblement à cause de traces d’huile et part en tête-à-queue. Sa voiture traverse la piste ovale de travers et se retrouva exposée au moment précis où Patrick Carpentier et Alex Tagliani arrivaient à pleine vitesse. Le premier parvint à éviter l’impact, tandis que le second n’eut aucune possibilité de l’éviter. Le choc est dévastateur : la voiture de Tagliani percuta celle de Zanardi à l’avant, son point le plus vulnérable. La violence du choc fut telle qu’elle coupa littéralement la voiture en deux…mais aussi les jambes du pilote.  

Evacué en urgence vers l’hôpital de Berlin en état de choc hémorragique (il n‘avait plus qu’un litre de sang), il reste dans un coma artificiel pendant quatre jours, et son état critique lui vaut de recevoir l’extrême-onction.  Mais l’histoire d’Alex restait à écrire : son état s’améliore de jour en jour, surprenant même les médecins, et il affronte quinze opérations avec courage et ténacité. Il lui fallut accepter l’amputation des deux jambes, signe évident d’une vie à jamais bouleversée.

Commença alors une rééducation exigeante pour Zanardi, qui n’entama en rien sa passion pour le sport, la vitesse et les sports mécaniques, tout en le rendant encore plus célèbre face à son incroyable résilience : en 2003, il retourna sur le circuit allemand où il avait été victime de son terrible accident deux ans plus tôt, pour refaire symboliquement les 13 tours restants de la course de 2001 au volant d’une voiture spécialement modifiée. Les années suivantes, il continua à courir en GT et en WTCC, remportant même des courses de championnat du monde ainsi que le championnat italien de supertourisme 2005 sur une BMW adaptée à son handicap. Il participa encore en 2019 à une course de GT3.  

Champion handisport

 « Cet accident m’a offert l’opportunité de faire des choses que je n’aurais peut-être jamais pu tenter dans une autre vie. » C’est ainsi que Zanardi avait abordé sa seconde vie, lançant une carrière extraordinaire en handbike dont il devint l’un des athlètes les plus performants au monde. Ses débuts ont lieu en 2007 au marathon de New York, où il réalise une surprenante quatrième place. En 2010, il remporte le titre italien sur route, puis gagne en 2011 le marathon de New York, assortie d’un nouveau record de catégorie. Quelques mois plus tard, il a réitéré cet exploit à Rome, où il a non seulement remporté la course, mais a également établi un nouveau record du parcours.

2012 a marqué l’apogée de sa carrière paralympique. Aux Jeux de Londres, il remporte trois médailles : deux d’or, au contre-la-montre et à la course en ligne, et une d’argent au relais mixte. Les années suivantes, il continua de dominer la scène internationale : entre les Coupes du monde et les Championnats du monde, il s’adjugea les titres du contre-la-montre et de la course en ligne, souvent épaulé par ses coéquipiers au relais mixte. En 2016, il réitéra cet exploit aux Jeux olympiques de Rio : deux médailles d’or et une d’argent, à cinquante ans, démontrant une fois de plus son incroyable capacité d’adaptation, sa force et un caractère qui, de son propre aveu, lui permettait de se relever face à n’importe quel défi.   

Le sort s’acharne

Mais le destin semblait s’acharner sur lui. Le 19 juin 2020, lors d’un relais caritatif en handbike organisé pour soutenir la lutte contre le coronavirus, il fut victime d’un nouvel accident dramatique près de Pienza, sur la route SS146. Il perdit le contrôle de son véhicule et percuta un camion arrivant en sens inverse, qui n’aurait jamais dû se trouver là. Transporté d’urgence à l’hôpital de Sienne, il subit une neurochirurgie et une chirurgie maxillo-faciale complexes. Son état s’avéra critique, nécessitant son admission en soins intensifs avec un pronostic réservé.

Les jours suivants, il subit plusieurs interventions chirurgicales puis fut transféré dans un centre spécialisé de Lecco pour commencer sa rééducation, avant de regagner finalement son domicile pour y poursuivre sa convalescence. Depuis, loin des médias, Alex Zanardi est resté entouré par les siens, avant de nous quitter le 1er mai. Le même jour qu’une autre étoile, 32 ans plus tôt, qui se nommait Ayrton Senna.  

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