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Reçu — 2 juillet 2026 Actualités numériques

Le disque ne tourne plus rond chez Sony

2 juillet 2026 à 15:27
PlayStation, c'était mieux avant
Le disque ne tourne plus rond chez Sony

Internet chambre la décision de Sony de mettre fin au support physique pour les PlayStation, treize ans après la célèbre vidéo où le constructeur se moquait de la politique anti-occasion de la Xbox One. Au-delà des moqueries, se pose la question de la préservation des jeux vidéo.

Sony empile les mauvaises nouvelles ces derniers jours. Entre la fin du support physique programmée pour janvier 2028, la fermeture des boutiques PS3 et Vita, et la suppression sans compensation des contenus du Studio Canal directement dans les bibliothèques des clients, le constructeur n’a pas eu le nez creux. Ça chambre sur internet, tandis que le rival Xbox a une opportunité en or de se faire bien voir, ce qui n’est pas si fréquent.

Qu’il est loin, le temps où Sony se moquait de Microsoft et de la Xbox One qui voulait cadenasser les disques de jeux derrière un DRM ultra-contraignant. En 2013, PlayStation mettait en ligne un « mode d’emploi officiel du jeu d’occasion » : une seule étape d’autant plus facile à suivre qu’il suffit de… donner le jeu physique.

La blague est restée dans les mémoires, et elle a beaucoup contribué à la bonne fortune de la PS4 alors que Microsoft buvait la tasse. Maintenant que PlayStation est, et de très loin, leader sur le marché de la console de salon, Sony a les coudées franches pour imposer son tempo et relever les murs de son jardin fermé au détriment des joueurs-consommateurs.

La tête dans le sable

On en a eu la preuve, et même de multiples preuves, cette semaine. Dans la seule journée d’hier, Sony a en effet scellé le sort des supports physiques pour les consoles PlayStation : c’en sera terminé en janvier 2028. Parmi les derniers à presser du Blu-ray à grande échelle, on retrouve le co-inventeur du format, un certain… Sony.

Même si cela fait des années maintenant que le physique a du plomb dans l’aile dans le secteur du jeu vidéo — ces supports ont déserté depuis longtemps le marché PC –, l’annonce a fait l’effet d’une bombe. Et comme souvent, c’est l’occasion pour d’autres entreprises de rebondir sur l’actualité, surtout si elles n’entretiennent qu’un lointain rapport avec le sujet. C’est le cas de Proton, qui a posté sur les réseaux sociaux une annonce majeure : à compter du 1er avril, tous ses services seront « entièrement physiques » !

« Proton Mail devient un service de lettres chiffrées remises en main propre par notre équipe, Pass se transforme en quelqu’un qui vous suit partout et se souvient de vos mots de passe à votre place, VPN vous transporte vers l’un de plus de 90 lieux pour naviguer comme un habitant du coin, Drive expédie un dossier à chaque utilisateur — des dossiers supplémentaires sont disponibles sur demande —, et Lumo AI envoie un employé intelligent chez vous pour répondre à vos questions, vous aider à travailler et dessiner des choses. »

Chez Domino’s Pizza, on passera aux pizzas dématérialisées, là aussi dès le 1er avril. « Les consommateurs pourront télécharger toute notre gamme de délicieux codes de pizza et, grâce au pouvoir de l’imagination, les savourer de manière entièrement virtuelle », écrit l’enseigne. Avantage : aucun risque de salir avec des miettes de pizza.

Beaucoup plus près du jeu vidéo, Evercade s’est offert une parodie du fameux mode d’emploi de Sony. Le fabricant de consoles rétro est connu pour ses cartouches comme dans l’ancien temps.

Aux yeux de nombreux joueurs, PlayStation a bien mérité ces moqueries. Sony semble d’ailleurs bien décidé à laisser passer la tempête, la tête solidement enfoncée dans le sable : le compte X (anciennement Twitter) est étrangement inactif depuis l’annonce de la fin du support physique, alors qu’il relaie toujours les dernières nouveautés PS. C’est une habitude chez PlayStation : l’activité des réseaux sociaux de la plateforme s’était tue pendant 72 heures après l’annonce de la fermeture du bien-aimé studio Bluepoint, comme le rappelle Pushsquare. Courage, fuyons !

Sony n’a pas arrangé ses bidons en annonçant en parallèle la fermeture par étapes des boutiques en ligne de la PS3 et de la Vita. Il ne sera plus possible d’acheter de jeux sur ces échoppes dans les prochains mois, mais fort généreusement les contenus achetés resteront disponibles au téléchargement pour une période indéterminée.

Quelles solutions pour préserver les jeux vidéo ?

Face à cette nouvelle offensive, la question de la préservation des jeux vidéo se pose donc très sérieusement. La fondation Video Game History a posté un communiqué déplorant le coup porté aux droits des consommateurs, au marché de l’occasion et aux créateurs de jeux. En revanche, la disparition programmée des supports physiques est déjà intégrée par les musées et les archivistes du jeu vidéo : « l’idée de ranger des disques sur une étagère ne constituera pas une solution durable pour préserver les nouveaux jeux ».

L’organisation américaine à but non lucratif collecte, archive et donne accès depuis janvier 2025 aux documents liés à l’industrie du jeu vidéo. Elle appelle l’ESA (Entertainment Software Association) à mettre en œuvre « de vraies solutions permettant aux archives et aux musées de préserver légalement des contenus uniquement numériques et de les rendre accessibles à la recherche. »

Le principal lobby de l’industrie du jeu vidéo aux États-Unis s’est opposé à plusieurs reprises aux efforts des archivistes qui militent pour une réforme des lois sur les protections contre les copies. « L’industrie doit réellement venir discuter de ce sujet, parce que demander aux musées de télécharger une copie de GTA VI en espérant qu’elle fonctionnera encore dans 50 ans n’est pas une solution de préservation. »

Chez Xbox, des jeux physiques, mais… dématérialisés

Sony s’est pris les pieds dans le tapis et va mettre du temps à retrouver les faveurs des joueurs les plus déçus et en colère de l’abandon du physique. Voilà une opportunité pour Xbox, qui par ailleurs aura son propre lot de mauvaises nouvelles à annoncer dans le courant de la semaine prochaine – plusieurs fermetures de studios et des centaines de licenciements sont en effet à craindre.

Microsoft travaillerait donc sur un système permettant de numériser une collection de jeux physiques. Selon The Verge, les galettes pour Xbox One et Xbox Series X seraient concernées ; il suffirait de les glisser dans une console et de les installer pour en obtenir une licence numérique, attachée au compte du joueur.

Cette licence fonctionnerait comme un jeu acheté sur le Xbox Store en ligne. Il serait possible d’y jouer en streaming avec le Xbox Cloud Gaming (si le jeu est compatible avec le service), et si c’est un titre Xbox Play Anywhere, on pourrait y accéder aussi sur PC. Cette signature étant liée au disque, il resterait possible de le prêter ou de le revendre.

Les futures consoles de salon, PS6 et projet Helix (la prochaine Xbox), risquent bien d’être complètement privées de lecteur de disques. Et rien ne dit que les constructeurs proposent des périphériques de lecture, comme Sony en vend pour la PS5. Ce système de « support physique dématérialisé » pourrait être une alternative intéressante – et toujours mieux que l’absence totale de solution de Sony.

Le disque ne tourne plus rond chez Sony

2 juillet 2026 à 15:27
PlayStation, c'était mieux avant
Le disque ne tourne plus rond chez Sony

Internet chambre la décision de Sony de mettre fin au support physique pour les PlayStation, treize ans après la célèbre vidéo où le constructeur se moquait de la politique anti-occasion de la Xbox One. Au-delà des moqueries, se pose la question de la préservation des jeux vidéo.

Sony empile les mauvaises nouvelles ces derniers jours. Entre la fin du support physique programmée pour janvier 2028, la fermeture des boutiques PS3 et Vita, et la suppression sans compensation des contenus du Studio Canal directement dans les bibliothèques des clients, le constructeur n’a pas eu le nez creux. Ça chambre sur internet, tandis que le rival Xbox a une opportunité en or de se faire bien voir, ce qui n’est pas si fréquent.

Qu’il est loin, le temps où Sony se moquait de Microsoft et de la Xbox One qui voulait cadenasser les disques de jeux derrière un DRM ultra-contraignant. En 2013, PlayStation mettait en ligne un « mode d’emploi officiel du jeu d’occasion » : une seule étape d’autant plus facile à suivre qu’il suffit de… donner le jeu physique.

La blague est restée dans les mémoires, et elle a beaucoup contribué à la bonne fortune de la PS4 alors que Microsoft buvait la tasse. Maintenant que PlayStation est, et de très loin, leader sur le marché de la console de salon, Sony a les coudées franches pour imposer son tempo et relever les murs de son jardin fermé au détriment des joueurs-consommateurs.

La tête dans le sable

On en a eu la preuve, et même de multiples preuves, cette semaine. Dans la seule journée d’hier, Sony a en effet scellé le sort des supports physiques pour les consoles PlayStation : c’en sera terminé en janvier 2028. Parmi les derniers à presser du Blu-ray à grande échelle, on retrouve le co-inventeur du format, un certain… Sony.

Même si cela fait des années maintenant que le physique a du plomb dans l’aile dans le secteur du jeu vidéo — ces supports ont déserté depuis longtemps le marché PC –, l’annonce a fait l’effet d’une bombe. Et comme souvent, c’est l’occasion pour d’autres entreprises de rebondir sur l’actualité, surtout si elles n’entretiennent qu’un lointain rapport avec le sujet. C’est le cas de Proton, qui a posté sur les réseaux sociaux une annonce majeure : à compter du 1er avril, tous ses services seront « entièrement physiques » !

« Proton Mail devient un service de lettres chiffrées remises en main propre par notre équipe, Pass se transforme en quelqu’un qui vous suit partout et se souvient de vos mots de passe à votre place, VPN vous transporte vers l’un de plus de 90 lieux pour naviguer comme un habitant du coin, Drive expédie un dossier à chaque utilisateur — des dossiers supplémentaires sont disponibles sur demande —, et Lumo AI envoie un employé intelligent chez vous pour répondre à vos questions, vous aider à travailler et dessiner des choses. »

Chez Domino’s Pizza, on passera aux pizzas dématérialisées, là aussi dès le 1er avril. « Les consommateurs pourront télécharger toute notre gamme de délicieux codes de pizza et, grâce au pouvoir de l’imagination, les savourer de manière entièrement virtuelle », écrit l’enseigne. Avantage : aucun risque de salir avec des miettes de pizza.

Beaucoup plus près du jeu vidéo, Evercade s’est offert une parodie du fameux mode d’emploi de Sony. Le fabricant de consoles rétro est connu pour ses cartouches comme dans l’ancien temps.

Aux yeux de nombreux joueurs, PlayStation a bien mérité ces moqueries. Sony semble d’ailleurs bien décidé à laisser passer la tempête, la tête solidement enfoncée dans le sable : le compte X (anciennement Twitter) est étrangement inactif depuis l’annonce de la fin du support physique, alors qu’il relaie toujours les dernières nouveautés PS. C’est une habitude chez PlayStation : l’activité des réseaux sociaux de la plateforme s’était tue pendant 72 heures après l’annonce de la fermeture du bien-aimé studio Bluepoint, comme le rappelle Pushsquare. Courage, fuyons !

Sony n’a pas arrangé ses bidons en annonçant en parallèle la fermeture par étapes des boutiques en ligne de la PS3 et de la Vita. Il ne sera plus possible d’acheter de jeux sur ces échoppes dans les prochains mois, mais fort généreusement les contenus achetés resteront disponibles au téléchargement pour une période indéterminée.

Quelles solutions pour préserver les jeux vidéo ?

Face à cette nouvelle offensive, la question de la préservation des jeux vidéo se pose donc très sérieusement. La fondation Video Game History a posté un communiqué déplorant le coup porté aux droits des consommateurs, au marché de l’occasion et aux créateurs de jeux. En revanche, la disparition programmée des supports physiques est déjà intégrée par les musées et les archivistes du jeu vidéo : « l’idée de ranger des disques sur une étagère ne constituera pas une solution durable pour préserver les nouveaux jeux ».

L’organisation américaine à but non lucratif collecte, archive et donne accès depuis janvier 2025 aux documents liés à l’industrie du jeu vidéo. Elle appelle l’ESA (Entertainment Software Association) à mettre en œuvre « de vraies solutions permettant aux archives et aux musées de préserver légalement des contenus uniquement numériques et de les rendre accessibles à la recherche. »

Le principal lobby de l’industrie du jeu vidéo aux États-Unis s’est opposé à plusieurs reprises aux efforts des archivistes qui militent pour une réforme des lois sur les protections contre les copies. « L’industrie doit réellement venir discuter de ce sujet, parce que demander aux musées de télécharger une copie de GTA VI en espérant qu’elle fonctionnera encore dans 50 ans n’est pas une solution de préservation. »

Chez Xbox, des jeux physiques, mais… dématérialisés

Sony s’est pris les pieds dans le tapis et va mettre du temps à retrouver les faveurs des joueurs les plus déçus et en colère de l’abandon du physique. Voilà une opportunité pour Xbox, qui par ailleurs aura son propre lot de mauvaises nouvelles à annoncer dans le courant de la semaine prochaine – plusieurs fermetures de studios et des centaines de licenciements sont en effet à craindre.

Microsoft travaillerait donc sur un système permettant de numériser une collection de jeux physiques. Selon The Verge, les galettes pour Xbox One et Xbox Series X seraient concernées ; il suffirait de les glisser dans une console et de les installer pour en obtenir une licence numérique, attachée au compte du joueur.

Cette licence fonctionnerait comme un jeu acheté sur le Xbox Store en ligne. Il serait possible d’y jouer en streaming avec le Xbox Cloud Gaming (si le jeu est compatible avec le service), et si c’est un titre Xbox Play Anywhere, on pourrait y accéder aussi sur PC. Cette signature étant liée au disque, il resterait possible de le prêter ou de le revendre.

Les futures consoles de salon, PS6 et projet Helix (la prochaine Xbox), risquent bien d’être complètement privées de lecteur de disques. Et rien ne dit que les constructeurs proposent des périphériques de lecture, comme Sony en vend pour la PS5. Ce système de « support physique dématérialisé » pourrait être une alternative intéressante – et toujours mieux que l’absence totale de solution de Sony.

Reçu — 1 juillet 2026 Actualités numériques

« Stop Killing Games » refuse le game over pour les jeux en fin de vie

1 juillet 2026 à 07:10
1-Up pour les vieux jeux
« Stop Killing Games » refuse le game over pour les jeux en fin de vie

Signée par plus d’un million d’Européens, la pétition « Stop Killing Games » a débouché sur une réponse a minima de la part de la Commission européenne : un code de conduite non contraignant pour l’industrie du jeu vidéo. Insuffisant, pour le représentant français de l’initiative citoyenne interrogé par Next.

Les jeux en fin de vie doivent-ils réellement mourir pour de bon… et laisser sur le carreau les joueurs qui les ont pourtant dûment achetés ? La question est d’autant plus importante que les jeux dépendent de plus en plus d’une connexion à des serveurs, y compris les jeux proposant une expérience solo. Contrairement aux titres hors ligne jouables à volonté (pour peu que le matériel soit compatible, ce qui est un autre problème), les jeux connectés peuvent être « débranchés » du jour au lendemain par les éditeurs.

The Crew droit dans le mur

En dehors de la problématique de la préservation des jeux vidéo, le point de vue consumériste est donc lui aussi parfaitement légitime. Il s’est exprimé fortement au travers de la pétition lancée par le mouvement « Stop Killing Games », créé en 2024 par Ross Scott, youtubeur américain et activiste de la préservation des jeux. Une initiative née en réponse à la fermeture, en mars 2024, des serveurs de The Crew, la simulation de course éditée par Ubisoft.

La pétition à l’échelle de l’Europe a atteint le million de signatures en juillet 2025, une mobilisation suffisamment importante pour que la Commission européenne soit officiellement saisie du sujet. La réponse de Bruxelles, publiée le 15 juin dernier, n’a pas été à la hauteur des attentes : il n’y aura pas de législation, mais un code de conduite va être élaboré avec l’industrie.

Cette décision est décevante aussi bien pour le collectif « Stop Killing Games » que pour les joueurs ayant signé la pétition citoyenne. Elle n’en était pas moins attendue. « C’est malheureusement ce à quoi nous nous attendions de la part de la Commission européenne », explique Brendan Fourdan, l’organisateur français de l’Initiative Citoyenne Européenne « Stop Destroying Videogames ».


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Claude Sonnet 5 : plus agentique, plus malin et bientôt plus cher

1 juillet 2026 à 06:02
Un Sonnet, pas une Fable
Claude Sonnet 5 : plus agentique, plus malin et bientôt plus cher

Anthropic a dévoilé une mise à jour importante pour son modèle « milieu de gamme » Sonnet, désormais proposé en version 5. Il gagne en capacités agentiques et il est proposé avec un rabais jusqu’à la fin de l’été.

Anthropic décline ses différents modèles en trois familles principales : Haiku, le plus rapide et le plus économique ; Sonnet, le polyvalent qui vise le meilleur compromis prix/vitesse/intelligence ; et Opus, le haut de gamme et donc, le plus cher. Le labo IA a également lancé Mythos, son modèle expérimental le plus avancé, dont la version « grand public », Fable, a été temporairement bloquée par l’administration Trump jusqu’au 30 juin (on y reviendra dans un autre article).

En attendant que Fable puisse faire l’objet d’un déploiement commercial à plus grande échelle, Anthropic a entrepris d’améliorer Sonnet qui passe de la version 4.6 à la 5 directement, probablement pour se caler sur la nomenclature des nouveaux modèles. Sonnet 5 est censé mieux gérer les tâches dites « agentiques » : planifier une suite d’actions, utiliser un navigateur, manipuler un terminal, écrire ou corriger du code, vérifier son propre travail, poursuivre une tâche sans s’arrêter trop tôt.

L’entreprise affirme que cette nouvelle version de Sonnet réduit l’écart avec Opus 4.8, le modèle supérieur actuel. Ce dernier se montre toujours plus performant que son petit frère comme le montrent les benchmarks d’Anthropic, que ce soit sur le code agentique (63,2 % sur SWE-bench Pro, contre 69,2 % pour Opus 4.8 par exemple). Cela n’en reste pas moins un gain substantiel par rapport à Sonnet 4.6, sur tous les plans.

Un rabais estival avant la douloureuse

Anthropic insiste beaucoup sur la partie prix : Sonnet 5 revient à 3 dollars par million de tokens en entrée et 15 $/M en sortie. C’est le même tarif que Sonnet 4.6, mais il y a un mais. Le modèle reprend le tokenizer inauguré par Opus 4.7 qui fait consommer davantage de tokens au modèle. Anthropic admet que Sonnet 5 peut brûler jusqu’à 35 % de tokens supplémentaires pour un même texte.

Résultat : utiliser le nouveau modèle Sonnet va coûter plus cher. Pour faire passer la pilule, Anthropic offre généreusement un rabais sur le token (2 $/M en entrée, 10 $/M en sortie), mais… jusqu’au 31 août. Opus 4.8 est toujours le plus onéreux, à 5 $/M en entrée, et 25 $/M en sortie.

Sur le plan de la sécurité, Anthropic affirme que les hallucinations de Sonnet 5 sont moins fréquentes. Le modèle est aussi présenté comme plus résistant que Sonnet 4.6 aux injections de prompts et à certaines requêtes malveillantes. La société reconnait néanmoins que sur certains tests de comportement indésirable, Opus 4.8 lui reste supérieur, tout comme (évidemment, pourrait-on dire) Mythos Preview.

Puisqu’on parle du champion toutes catégories de la cybersécurité, restons encore un peu sur le sujet. Sonnet 5 n’a pas été entraîné pour ce genre de tâches, il est donc beaucoup moins capable qu’Opus 4.8 ou Mythos 5. Anthropic l’a doté de garde-fous activés par défaut, mais qui restent moins stricts que ceux de Fable 5. « [Sonnet 5] peut effectuer certaines tâches de cybersécurité courantes et non nuisibles », explique l’entreprise, mais ses performances en matière de développement d’outils exploitant des vulnérabilités sont « largement inférieures » à celles des deux modèles hauts de gamme.

Sonnet 5 devient le modèle par défaut pour les utilisateurs gratuits et les abonnés Pro. Il est aussi disponible pour les clients Max, Team et Enterprise, ainsi que dans Claude Code et pour l’API.

Claude Sonnet 5 : plus agentique, plus malin et bientôt plus cher

1 juillet 2026 à 06:02
Un Sonnet, pas une Fable
Claude Sonnet 5 : plus agentique, plus malin et bientôt plus cher

Anthropic a dévoilé une mise à jour importante pour son modèle « milieu de gamme » Sonnet, désormais proposé en version 5. Il gagne en capacités agentiques et il est proposé avec un rabais jusqu’à la fin de l’été.

Anthropic décline ses différents modèles en trois familles principales : Haiku, le plus rapide et le plus économique ; Sonnet, le polyvalent qui vise le meilleur compromis prix/vitesse/intelligence ; et Opus, le haut de gamme et donc, le plus cher. Le labo IA a également lancé Mythos, son modèle expérimental le plus avancé, dont la version « grand public », Fable, a été temporairement bloquée par l’administration Trump jusqu’au 30 juin (on y reviendra dans un autre article).

En attendant que Fable puisse faire l’objet d’un déploiement commercial à plus grande échelle, Anthropic a entrepris d’améliorer Sonnet qui passe de la version 4.6 à la 5 directement, probablement pour se caler sur la nomenclature des nouveaux modèles. Sonnet 5 est censé mieux gérer les tâches dites « agentiques » : planifier une suite d’actions, utiliser un navigateur, manipuler un terminal, écrire ou corriger du code, vérifier son propre travail, poursuivre une tâche sans s’arrêter trop tôt.

L’entreprise affirme que cette nouvelle version de Sonnet réduit l’écart avec Opus 4.8, le modèle supérieur actuel. Ce dernier se montre toujours plus performant que son petit frère comme le montrent les benchmarks d’Anthropic, que ce soit sur le code agentique (63,2 % sur SWE-bench Pro, contre 69,2 % pour Opus 4.8 par exemple). Cela n’en reste pas moins un gain substantiel par rapport à Sonnet 4.6, sur tous les plans.

Un rabais estival avant la douloureuse

Anthropic insiste beaucoup sur la partie prix : Sonnet 5 revient à 3 dollars par million de tokens en entrée et 15 $/M en sortie. C’est le même tarif que Sonnet 4.6, mais il y a un mais. Le modèle reprend le tokenizer inauguré par Opus 4.7 qui fait consommer davantage de tokens au modèle. Anthropic admet que Sonnet 5 peut brûler jusqu’à 35 % de tokens supplémentaires pour un même texte.

Résultat : utiliser le nouveau modèle Sonnet va coûter plus cher. Pour faire passer la pilule, Anthropic offre généreusement un rabais sur le token (2 $/M en entrée, 10 $/M en sortie), mais… jusqu’au 31 août. Opus 4.8 est toujours le plus onéreux, à 5 $/M en entrée, et 25 $/M en sortie.

Sur le plan de la sécurité, Anthropic affirme que les hallucinations de Sonnet 5 sont moins fréquentes. Le modèle est aussi présenté comme plus résistant que Sonnet 4.6 aux injections de prompts et à certaines requêtes malveillantes. La société reconnait néanmoins que sur certains tests de comportement indésirable, Opus 4.8 lui reste supérieur, tout comme (évidemment, pourrait-on dire) Mythos Preview.

Puisqu’on parle du champion toutes catégories de la cybersécurité, restons encore un peu sur le sujet. Sonnet 5 n’a pas été entraîné pour ce genre de tâches, il est donc beaucoup moins capable qu’Opus 4.8 ou Mythos 5. Anthropic l’a doté de garde-fous activés par défaut, mais qui restent moins stricts que ceux de Fable 5. « [Sonnet 5] peut effectuer certaines tâches de cybersécurité courantes et non nuisibles », explique l’entreprise, mais ses performances en matière de développement d’outils exploitant des vulnérabilités sont « largement inférieures » à celles des deux modèles hauts de gamme.

Sonnet 5 devient le modèle par défaut pour les utilisateurs gratuits et les abonnés Pro. Il est aussi disponible pour les clients Max, Team et Enterprise, ainsi que dans Claude Code et pour l’API.

☕️ Apple veut sauver sa commission App Store devant la Cour suprême

1 juillet 2026 à 05:37


Ce n’est plus une saga, c’est une telenovela. Après avoir essuyé plusieurs refus de la part de la Cour suprême, Apple a fini par obtenir de la plus haute juridiction états-unienne l’examen d’une partie sensible du dossier Epic Games. En l’occurrence, la sanction pour violation d’une injonction judiciaire.

Illustration : Flock

La Cour suprême a donc accepté d’entendre l’appel d’Apple lors de sa prochaine session (elle débutera au mois d’octobre). Les juges vont examiner si les juridictions inférieures sont allées trop loin (PDF). On parle ici de la décision remontant à l’an dernier. La juge Yvonne Gonzalez Rogers, en charge de l’affaire Epic vs Apple, avait estimé que le constructeur avait enfreint une injonction imposée suite au procès entre les deux entreprises.

Apple a en effet l’obligation de laisser les développeurs mettre dans leurs applications des liens vers des moyens de paiement externes. Le groupe s’est exécuté, mais en se faisant tirer l’oreille en imposant une commission à hauteur de 27 % sur les achats effectués en dehors de l’App Store, dans les sept jours suivant un clic depuis l’app. Epic estimait que cela contournait complètement l’esprit de l’injonction : ce qu’Apple perdait d’un côté (sa dîme habituelle de 30 %), elle le récupérait de l’autre.

En décembre dernier, la juge s’était rangée du côté du plaignant en considérant qu’Apple n’avait pas respecté une décision de justice. La cour d’appel du 9e circuit – la juridiction directement inférieure à la Cour suprême – avait confirmé cette conclusion, tout en laissant Apple revenir devant Yvonne Gonzalez Rogers pour discuter du montant de la commission sur ces paiements externes.

Apple a rarement eu de chance devant la Cour suprême, mais cette fois, l’entreprise est parvenue à décrocher un examen. La Cour ne se penchera toutefois que sur la première question posée par Apple : une entreprise peut-elle être déclarée en violation d’une injonction pour en avoir enfreint « l’esprit », alors que le texte de cette injonction ne mentionne pas explicitement le comportement reproché ?

Apple avait deux arguments à faire entendre. Le premier est le seul retenu par la Cour (sur l’infraction supposée de l’injonction). Le second, qui portait sur la portée très large de cette injonction au-delà du seul cas Epic, reste en arrière-plan.

Par ailleurs, « les régulateurs du monde entier suivent cette affaire afin de déterminer quel taux de commission Apple peut appliquer aux achats concernés sur d’immenses marchés hors des États-Unis », a affirmé le constructeur dans un mémoire remis à la Cour suprême. Si la juridiction confirme les précédentes décisions judiciaires, Apple aurait beaucoup moins de marge pour réduire à quasi-néant l’attractivité des paiements externes sur le marché américain.

☕️ Apple veut sauver sa commission App Store devant la Cour suprême

1 juillet 2026 à 05:37


Ce n’est plus une saga, c’est une telenovela. Après avoir essuyé plusieurs refus de la part de la Cour suprême, Apple a fini par obtenir de la plus haute juridiction états-unienne l’examen d’une partie sensible du dossier Epic Games. En l’occurrence, la sanction pour violation d’une injonction judiciaire.

Illustration : Flock

La Cour suprême a donc accepté d’entendre l’appel d’Apple lors de sa prochaine session (elle débutera au mois d’octobre). Les juges vont examiner si les juridictions inférieures sont allées trop loin (PDF). On parle ici de la décision remontant à l’an dernier. La juge Yvonne Gonzalez Rogers, en charge de l’affaire Epic vs Apple, avait estimé que le constructeur avait enfreint une injonction imposée suite au procès entre les deux entreprises.

Apple a en effet l’obligation de laisser les développeurs mettre dans leurs applications des liens vers des moyens de paiement externes. Le groupe s’est exécuté, mais en se faisant tirer l’oreille en imposant une commission à hauteur de 27 % sur les achats effectués en dehors de l’App Store, dans les sept jours suivant un clic depuis l’app. Epic estimait que cela contournait complètement l’esprit de l’injonction : ce qu’Apple perdait d’un côté (sa dîme habituelle de 30 %), elle le récupérait de l’autre.

En décembre dernier, la juge s’était rangée du côté du plaignant en considérant qu’Apple n’avait pas respecté une décision de justice. La cour d’appel du 9e circuit – la juridiction directement inférieure à la Cour suprême – avait confirmé cette conclusion, tout en laissant Apple revenir devant Yvonne Gonzalez Rogers pour discuter du montant de la commission sur ces paiements externes.

Apple a rarement eu de chance devant la Cour suprême, mais cette fois, l’entreprise est parvenue à décrocher un examen. La Cour ne se penchera toutefois que sur la première question posée par Apple : une entreprise peut-elle être déclarée en violation d’une injonction pour en avoir enfreint « l’esprit », alors que le texte de cette injonction ne mentionne pas explicitement le comportement reproché ?

Apple avait deux arguments à faire entendre. Le premier est le seul retenu par la Cour (sur l’infraction supposée de l’injonction). Le second, qui portait sur la portée très large de cette injonction au-delà du seul cas Epic, reste en arrière-plan.

Par ailleurs, « les régulateurs du monde entier suivent cette affaire afin de déterminer quel taux de commission Apple peut appliquer aux achats concernés sur d’immenses marchés hors des États-Unis », a affirmé le constructeur dans un mémoire remis à la Cour suprême. Si la juridiction confirme les précédentes décisions judiciaires, Apple aurait beaucoup moins de marge pour réduire à quasi-néant l’attractivité des paiements externes sur le marché américain.

☕️ Google coupe le robinet des GIF Tenor

1 juillet 2026 à 05:09


Les GIF animés proposés dans Google Images, Google Messages et le clavier Gboard (sur mobile) proviennent de Tenor, une plateforme achetée en 2018 par le géant du web. Le moteur de recherche n’avait pas complètement verrouillé le service : une API permettait d’intégrer des images du catalogue de Tenor dans d’autres services en ligne, comme Twitter, Discord et d’autres.

Malheureusement, les bonnes choses ont une fin. L’API Tenor a été débranchée ce mardi 30 juin. Google refuse désormais les nouvelles inscriptions aux clés API et les nouvelles intégrations. Depuis hier, tous les contrats de distribution d’API sont résiliés, les intégrations actuelles qui utilisent l’interface de programmation sont hors service.

Capture d’écran Tenor

Les requêtes API provenant de sites web et de services en ligne n’ayant pas trouvé de solution de remplacement échouent, avec un message d’erreur en lieu et place de l’image animée. Les utilisateurs de ces plateformes ne peuvent plus y trouver d’images Tenor pour les partager ou les sauvegarder. Il faudra se rendre directement sur Tenor et utiliser les outils d’intégration maison.

ArsTechnica rapporte que Twitter a migré aux alentours de mi-juin. Discord, WhatsApp et Bluesky ont de leur côté choisi Klipy comme fournisseur de GIF. Ce qui est plutôt ironique quand on y pense : Klipy a en effet été cofondé par Frank Nawabi, le créateur de Tenor – la plateforme compte d’ailleurs parmi ses investisseurs un certain… Google, qui a mis au pot durant le dernier tour de table de la startup le 17 juin.

Google avait prévenu en janvier des changements à venir pour Tenor, « dans le cadre de nos efforts continus pour concentrer nos ressources sur l’amélioration de nos produits principaux ». Il est vrai que le mastodonte de la pub en ligne et de l’IA, qui n’a jamais vraiment su rentabiliser Tenor, est au bord de la faillite. Quoi qu’il en soit, le glas symbolique a sonné : Tenor API vient de rejoindre le cimetière de Google.

☕️ Google coupe le robinet des GIF Tenor

1 juillet 2026 à 05:09


Les GIF animés proposés dans Google Images, Google Messages et le clavier Gboard (sur mobile) proviennent de Tenor, une plateforme achetée en 2018 par le géant du web. Le moteur de recherche n’avait pas complètement verrouillé le service : une API permettait d’intégrer des images du catalogue de Tenor dans d’autres services en ligne, comme Twitter, Discord et d’autres.

Malheureusement, les bonnes choses ont une fin. L’API Tenor a été débranchée ce mardi 30 juin. Google refuse désormais les nouvelles inscriptions aux clés API et les nouvelles intégrations. Depuis hier, tous les contrats de distribution d’API sont résiliés, les intégrations actuelles qui utilisent l’interface de programmation sont hors service.

Capture d’écran Tenor

Les requêtes API provenant de sites web et de services en ligne n’ayant pas trouvé de solution de remplacement échouent, avec un message d’erreur en lieu et place de l’image animée. Les utilisateurs de ces plateformes ne peuvent plus y trouver d’images Tenor pour les partager ou les sauvegarder. Il faudra se rendre directement sur Tenor et utiliser les outils d’intégration maison.

ArsTechnica rapporte que Twitter a migré aux alentours de mi-juin. Discord, WhatsApp et Bluesky ont de leur côté choisi Klipy comme fournisseur de GIF. Ce qui est plutôt ironique quand on y pense : Klipy a en effet été cofondé par Frank Nawabi, le créateur de Tenor – la plateforme compte d’ailleurs parmi ses investisseurs un certain… Google, qui a mis au pot durant le dernier tour de table de la startup le 17 juin.

Google avait prévenu en janvier des changements à venir pour Tenor, « dans le cadre de nos efforts continus pour concentrer nos ressources sur l’amélioration de nos produits principaux ». Il est vrai que le mastodonte de la pub en ligne et de l’IA, qui n’a jamais vraiment su rentabiliser Tenor, est au bord de la faillite. Quoi qu’il en soit, le glas symbolique a sonné : Tenor API vient de rejoindre le cimetière de Google.

Reçu — 30 juin 2026 Actualités numériques

☕️ Apple tente de colmater les fuites autour de l’iPhone 18 Pro

30 juin 2026 à 15:48


Le vol de données subi par Tata Electronics se transforme en cauchemar pour Apple. Les documents confidentiels concernant les appareils du constructeur, tout particulièrement l’iPhone 18 Pro, ont dépassé les frontières du « dark web » pour se retrouver un peu partout sur internet. Au grand dam d’Apple.

L’entreprise californienne ferait ainsi la chasse très active aux fuites de Tata. Le sous-traitant indien, victime d’une cyberattaque il y a quelques semaines, s’est fait dérober de nombreux documents et fichiers confidentiels appartenant à ses clients, dont Tesla et Apple.

Le groupe de pirates qui serait à l’origine du vol de données, World Leaks, aurait mis en ligne plus de 200 000 fichiers sur le dark web. Dont des listes de composants et des photos de l’iPhone 18 Pro qui se sont retrouvées en accès libre ici et là sur Internet, comme le révèle Reuters. Des clips partagés sur X montrent une vidéo de ce qui est présenté comme l’iPhone 18 Pro soumis à un test de chute.

Les publications ont depuis été supprimés, sans qu’on sache si la demande venait d’Apple ou de Tata. Un fuiteur bien connu du milieu, Ice Universe, assure que le constructeur aurait « interdit les fuites sur Twitter ». Un de ses messages republiant les images a justement été retiré de X. L’internet n’oubliant jamais, ces documents sont visibles ailleurs, et il ne faut pas fouiller très longtemps : une simple recherche sur Reddit devrait étancher la soif des plus curieux.

Les images en question, qui remontent au début d’année, semblent indiquer que l’iPhone 18 Pro ressemblera beaucoup à son prédécesseur. Le smartphone, de couleur grise, en reprend le design industriel en plus uniforme (un seul ton de couleur), ainsi que le fameux plateau à l’arrière intégrant les trois capteurs photo. On trouve également des images de la carte mère, de la batterie, des capteurs photo, et de ce qui devrait être la puce A20 Pro (fabriquée par TSMC et a priori gravée avec le procédé 2 nm).

Pour Apple, ces documents en (quasi) libre-service sur internet sont susceptibles de ruiner le lancement de la nouvelle gamme d’iPhone 18 Pro cet automne. Une mauvaise nouvelle, après l’annonce de la hausse vertigineuse des prix de ses appareils la semaine dernière.

☕️ Apple tente de colmater les fuites autour de l’iPhone 18 Pro

30 juin 2026 à 15:48


Le vol de données subi par Tata Electronics se transforme en cauchemar pour Apple. Les documents confidentiels concernant les appareils du constructeur, tout particulièrement l’iPhone 18 Pro, ont dépassé les frontières du « dark web » pour se retrouver un peu partout sur internet. Au grand dam d’Apple.

L’entreprise californienne ferait ainsi la chasse très active aux fuites de Tata. Le sous-traitant indien, victime d’une cyberattaque il y a quelques semaines, s’est fait dérober de nombreux documents et fichiers confidentiels appartenant à ses clients, dont Tesla et Apple.

Le groupe de pirates qui serait à l’origine du vol de données, World Leaks, aurait mis en ligne plus de 200 000 fichiers sur le dark web. Dont des listes de composants et des photos de l’iPhone 18 Pro qui se sont retrouvées en accès libre ici et là sur Internet, comme le révèle Reuters. Des clips partagés sur X montrent une vidéo de ce qui est présenté comme l’iPhone 18 Pro soumis à un test de chute.

Les publications ont depuis été supprimés, sans qu’on sache si la demande venait d’Apple ou de Tata. Un fuiteur bien connu du milieu, Ice Universe, assure que le constructeur aurait « interdit les fuites sur Twitter ». Un de ses messages republiant les images a justement été retiré de X. L’internet n’oubliant jamais, ces documents sont visibles ailleurs, et il ne faut pas fouiller très longtemps : une simple recherche sur Reddit devrait étancher la soif des plus curieux.

Les images en question, qui remontent au début d’année, semblent indiquer que l’iPhone 18 Pro ressemblera beaucoup à son prédécesseur. Le smartphone, de couleur grise, en reprend le design industriel en plus uniforme (un seul ton de couleur), ainsi que le fameux plateau à l’arrière intégrant les trois capteurs photo. On trouve également des images de la carte mère, de la batterie, des capteurs photo, et de ce qui devrait être la puce A20 Pro (fabriquée par TSMC et a priori gravée avec le procédé 2 nm).

Pour Apple, ces documents en (quasi) libre-service sur internet sont susceptibles de ruiner le lancement de la nouvelle gamme d’iPhone 18 Pro cet automne. Une mauvaise nouvelle, après l’annonce de la hausse vertigineuse des prix de ses appareils la semaine dernière.

La France abandonne sa taxe sur les petits colis, l’Union européenne prend le relais

30 juin 2026 à 13:40
3 € par colis, et plus si affinités
La France abandonne sa taxe sur les petits colis, l’Union européenne prend le relais

À partir du mercredi 1ᵉʳ juillet, les « petits colis » provenant de Chine ou d’ailleurs vont coûter plus cher. Une taxe de 3 euros va en effet s’appliquer sur les colis d’un montant d’une valeur inférieure à 150 euros entrant dans l’Union européenne. Il s’agit d’une mesure temporaire, qui prendra fin dans deux ans.

L’exemption dite « de minimis », un dispositif qui exonère les envois de faible valeur de certains droits et taxes, va temporairement disparaitre pour les colis entrants dans l’Union européenne à partir du 1ᵉʳ juillet. Ce droit de douane sera de 3 euros sur les fameux petits colis (d’une valeur de moins de 150 euros) commandés auprès de fournisseurs situés en dehors de l’UE.

La mesure européenne va remplacer la taxe française de 2 euros mise en place début mars et qui s’est révélée être un fiasco sur toute la ligne. Pour échapper à cette dîme, les plateformes acheminent leurs marchandises non plus vers la France, mais en Belgique ou aux Pays-Bas où une telle taxe nationale n’existe pas…

« Comme nous sommes dans un marché unique, que nous travaillons avec nos partenaires européens, il ne se justifie plus de garder uniquement notre taxe petits colis », a expliqué le cabinet de Serge Papin, ministre du Commerce, à France Info. Ne restera donc, à partir de demain, que la taxe européenne.

Les plateformes de commerce en ligne et les consommateurs ne sont pas au bout de leurs peines. Car d’ici le mois de novembre, des frais de traitement européen doivent également s’appliquer, ce qui occasionnera un surcoût de 2 euros par colis. Dans les situations les plus simples, la taxe et les frais représenteront donc 5 euros.

La France voulait aller plus vite que la musique et s’est finalement brûlée les ailes. L’Hexagone espérait récolter 500 millions d’euros, or le rendement serait de 2,3 millions d’euros par mois selon le directeur général des Douanes cité par l’AFP. Il ajoute que la perte en volume serait de « l’ordre de 90 % depuis le 1ᵉʳ mars », avec 50 000 colis par jour au lieu de 500 000. Enfin, rien ne dit que les transferts repasseront par la France maintenant que ce droit de douane s’applique partout dans l’UE.

De minimis ad patres

Une nuance importante à garder en tête : le montant forfaitaire de 3 euros s’applique par catégorie de produit présente dans le colis, et non en fonction du nombre d’articles. Par exemple, un colis contenant 5 t-shirts sera taxé à hauteur de 3 euros. Mais si le colis contient 1 t-shirt et 1 montre, le montant est de 6 euros puisqu’il s’applique sur deux classifications douanières différentes (« vêtement » et « montre »).

Image : FedEx

L’UE explique qu’il ne s’agit pas d’une taxe sur les consommateurs : « [le dispositif] remplace une exonération douanière devenue obsolète et qui accorde, dans les faits, un avantage concurrentiel à certains modèles économiques. » En ligne de mire : Shein et Temu qui inondent les aéroports européens de leurs produits (pas toujours aux normes).

La facture refilée aux consommateurs

Quant à affirmer que ces 3 euros (ou plus) ne représentent pas une « taxe à la consommation », cela reste à voir. En principe, le droit de douane est acquitté par le vendeur ou l’importateur, et non par l’acheteur. Le consommateur ne peut être amené à le payer directement que dans de rares situations, lorsque son pays propose un système gratuit de déclaration douanière en ligne pour les particuliers.

Néanmoins, FedEx explique dans un document destiné à ses clients [PDF] qu’elle avancera le montant dû aux autorités au moment de l’importation, « puis en obtient le remboursement auprès du client ». Dans les faits, le coût risque donc fort d’être répercuté sur le consommateur final.

Quant aux accusations de protectionnisme en faveur des commerçants européens, l’UE balaie l’argument du revers de la main. L’objectif est de « rétablir des conditions de concurrence équitables », car les importations en lien avec le commerce en ligne ont « explosé ces dernières années » : près de 5,9 milliards d’articles en 2025.

Cette taxe 1 euro plus élevée que celle française risque également de réduire les volumes distribués par La Poste, et donc son activité globale. En octobre 2025, elle annonçait un accord avec Temu pour encadrer la collaboration commerciale entre les deux entreprises.

À cette occasion, comme le rappelle l’avocat Alexandre Archambault, La Poste chiffrait l’importance de la distribution de colis : 20 % proviennent d’Amazon, 20 % des plateformes chinoises. Et 80 % de la croissance sur ce marché est portée par les plateformes comme Alibaba, Shein, Temu et les autres. « Capter ces flux est donc une question de survie », plaidait la société. « Ils contribuent à la pérennité du groupe La Poste dans un contexte de chute des volumes de courrier, et participent au maintien de l’activité des facteurs ».

En octobre 2024 déjà, La Poste soulevait la question de la « montée des plateformes chinoises Temu et Shein, qui représentent 22 % des colis en Europe. C’était moins de 5 % il y a cinq ans ». À titre de comparaison, Amazon était à 21 % à l’époque.

Ce droit de douane s’appliquera jusqu’au 1ᵉʳ juillet 2028. Ensuite, les colis aujourd’hui concernés par l’exemption de minimis seront soumis aux droits de douane ordinaires, calculés selon la nature du produit importé.

La France abandonne sa taxe sur les petits colis, l’Union européenne prend le relais

30 juin 2026 à 13:40
3 € par colis, et plus si affinités
La France abandonne sa taxe sur les petits colis, l’Union européenne prend le relais

À partir du mercredi 1ᵉʳ juillet, les « petits colis » provenant de Chine ou d’ailleurs vont coûter plus cher. Une taxe de 3 euros va en effet s’appliquer sur les colis d’un montant d’une valeur inférieure à 150 euros entrant dans l’Union européenne. Il s’agit d’une mesure temporaire, qui prendra fin dans deux ans.

L’exemption dite « de minimis », un dispositif qui exonère les envois de faible valeur de certains droits et taxes, va temporairement disparaitre pour les colis entrants dans l’Union européenne à partir du 1ᵉʳ juillet. Ce droit de douane sera de 3 euros sur les fameux petits colis (d’une valeur de moins de 150 euros) commandés auprès de fournisseurs situés en dehors de l’UE.

La mesure européenne va remplacer la taxe française de 2 euros mise en place début mars et qui s’est révélée être un fiasco sur toute la ligne. Pour échapper à cette dîme, les plateformes acheminent leurs marchandises non plus vers la France, mais en Belgique ou aux Pays-Bas où une telle taxe nationale n’existe pas…

« Comme nous sommes dans un marché unique, que nous travaillons avec nos partenaires européens, il ne se justifie plus de garder uniquement notre taxe petits colis », a expliqué le cabinet de Serge Papin, ministre du Commerce, à France Info. Ne restera donc, à partir de demain, que la taxe européenne.

Les plateformes de commerce en ligne et les consommateurs ne sont pas au bout de leurs peines. Car d’ici le mois de novembre, des frais de traitement européen doivent également s’appliquer, ce qui occasionnera un surcoût de 2 euros par colis. Dans les situations les plus simples, la taxe et les frais représenteront donc 5 euros.

La France voulait aller plus vite que la musique et s’est finalement brûlée les ailes. L’Hexagone espérait récolter 500 millions d’euros, or le rendement serait de 2,3 millions d’euros par mois selon le directeur général des Douanes cité par l’AFP. Il ajoute que la perte en volume serait de « l’ordre de 90 % depuis le 1ᵉʳ mars », avec 50 000 colis par jour au lieu de 500 000. Enfin, rien ne dit que les transferts repasseront par la France maintenant que ce droit de douane s’applique partout dans l’UE.

De minimis ad patres

Une nuance importante à garder en tête : le montant forfaitaire de 3 euros s’applique par catégorie de produit présente dans le colis, et non en fonction du nombre d’articles. Par exemple, un colis contenant 5 t-shirts sera taxé à hauteur de 3 euros. Mais si le colis contient 1 t-shirt et 1 montre, le montant est de 6 euros puisqu’il s’applique sur deux classifications douanières différentes (« vêtement » et « montre »).

Image : FedEx

L’UE explique qu’il ne s’agit pas d’une taxe sur les consommateurs : « [le dispositif] remplace une exonération douanière devenue obsolète et qui accorde, dans les faits, un avantage concurrentiel à certains modèles économiques. » En ligne de mire : Shein et Temu qui inondent les aéroports européens de leurs produits (pas toujours aux normes).

La facture refilée aux consommateurs

Quant à affirmer que ces 3 euros (ou plus) ne représentent pas une « taxe à la consommation », cela reste à voir. En principe, le droit de douane est acquitté par le vendeur ou l’importateur, et non par l’acheteur. Le consommateur ne peut être amené à le payer directement que dans de rares situations, lorsque son pays propose un système gratuit de déclaration douanière en ligne pour les particuliers.

Néanmoins, FedEx explique dans un document destiné à ses clients [PDF] qu’elle avancera le montant dû aux autorités au moment de l’importation, « puis en obtient le remboursement auprès du client ». Dans les faits, le coût risque donc fort d’être répercuté sur le consommateur final.

Quant aux accusations de protectionnisme en faveur des commerçants européens, l’UE balaie l’argument du revers de la main. L’objectif est de « rétablir des conditions de concurrence équitables », car les importations en lien avec le commerce en ligne ont « explosé ces dernières années » : près de 5,9 milliards d’articles en 2025.

Cette taxe 1 euro plus élevée que celle française risque également de réduire les volumes distribués par La Poste, et donc son activité globale. En octobre 2025, elle annonçait un accord avec Temu pour encadrer la collaboration commerciale entre les deux entreprises.

À cette occasion, comme le rappelle l’avocat Alexandre Archambault, La Poste chiffrait l’importance de la distribution de colis : 20 % proviennent d’Amazon, 20 % des plateformes chinoises. Et 80 % de la croissance sur ce marché est portée par les plateformes comme Alibaba, Shein, Temu et les autres. « Capter ces flux est donc une question de survie », plaidait la société. « Ils contribuent à la pérennité du groupe La Poste dans un contexte de chute des volumes de courrier, et participent au maintien de l’activité des facteurs ».

En octobre 2024 déjà, La Poste soulevait la question de la « montée des plateformes chinoises Temu et Shein, qui représentent 22 % des colis en Europe. C’était moins de 5 % il y a cinq ans ». À titre de comparaison, Amazon était à 21 % à l’époque.

Ce droit de douane s’appliquera jusqu’au 1ᵉʳ juillet 2028. Ensuite, les colis aujourd’hui concernés par l’exemption de minimis seront soumis aux droits de douane ordinaires, calculés selon la nature du produit importé.

Microsoft vole au secours du Data Privacy Framework entre l’UE et les États-Unis

30 juin 2026 à 06:53
Microsoft tient à son pont de données
Microsoft vole au secours du Data Privacy Framework entre l’UE et les États-Unis

Microsoft veut avoir son mot à dire sur le Data Privacy Framework, autrement dit le cadre transatlantique qui permet aux entreprises américaines certifiées de recevoir des données personnelles transférées depuis l’Union européenne.

L’éditeur de Windows a obtenu de la Cour de justice de l’Union européenne l’autorisation d’intervenir officiellement dans l’affaire concernant le Data Privacy Framework. Il s’agit du mécanisme qui permet à des entreprises certifiées aux États-Unis de recevoir des données personnelles venues de l’UE.

Microsoft au chevet du robinet des données européennes

Le successeur du Privacy Shield, invalidé en 2020 dans l’arrêt Shrems II, a été adopté trois ans plus tard. Ce nouveau dispositif autorise de nouveau le transfert des données transatlantiques, après que les États-Unis se sont engagés sur des garanties supplémentaires.

Philippe Latombe avait attaqué le Data Privacy Framework devant le Tribunal de l’UE ; le jugement, rendu en septembre 2025, a validé la décision de la Commission européenne. Le député MoDem de Vendée avait alors saisi la Cour de justice de l’UE. Le pourvoi est toujours en discussion, mais la CJUE permet à Microsoft d’intervenir dans le dossier.

La Cour n’a pas dit que le cadre transatlantique de transfert des données était valide, ou invalide. Elle a simplement reconnu à l’éditeur états-unien un intérêt direct et actuel dans l’issue du dossier. Microsoft peut désormais déposer des observations écrites devant la Cour, soutenir juridiquement la position de la Commission européenne, participer à l’audience orale ou encore expliquer pourquoi le Data Privacy Framework est important pour ses activités et celles de ses clients.

« Ce pont juridique essentiel favorise la stabilité, des relations transatlantiques bénéfiques, la croissance économique et la prospérité, tout en maintenant de solides garanties en matière de vie privée. L’affaire Latombe vise à le démanteler », expliquent Jon Palmer, directeur juridique de Microsoft, et Cari Benn, directrice de la protection de la vie privée.

Sauver le soldat Data Privacy Framework

L’enjeu est de taille pour Microsoft. Le mastodonte américain vend en Europe des logiciels et des services infonuagiques (Azure) à des entreprises, administrations et organisations qui doivent transférer ou traiter des données de part et d’autre de l’Atlantique. Une remise en cause du Data Privacy Framework ne fermerait pas le robinet à données du jour au lendemain ; en revanche, cela créerait une incertitude juridique pour les clients européens et les fournisseurs américains.

Philippe Latombe fonde son action sur les risques qui pèsent sur l’indépendance et l’impartialité de la Data Protection Review Court mise en place aux États-Unis. Les Européens doivent pouvoir déposer plainte devant cette Cour d’examen de la protection des données. Plusieurs exemples récents ont montré que l’administration Trump et le président américain lui-même n’hésitent pas à exercer de fortes pressions sur les agences fédérales, les institutions indépendantes et certains contre-pouvoirs.

Max Schrems, de l’association noyb, a déjà fait tomber Safe Harbor (2015) et donc, le Privacy Shield. À l’époque de la décision du Tribunal de l’UE, le juriste avait estimé que le recours Latombe était très étroit, sans doute trop pour remporter l’adhésion de la justice européenne. Un autre recours plus large pourrait porter davantage contre le nouveau cadre entre l’UE et les États-Unis.

En mai 2025, Microsoft assurait l’Union européenne de son soutien, « inébranlable », selon le mot de Brad Smith, président du groupe, pour matérialiser et renforcer « l’interdépendance économique » entre les États-Unis et le vieux continent. Cela se concrétise par exemple par la promesse d’agir devant les tribunaux pour protéger la confidentialité des données européennes face aux demandes du gouvernement américain.

Microsoft vole au secours du Data Privacy Framework entre l’UE et les États-Unis

30 juin 2026 à 06:53
Microsoft tient à son pont de données
Microsoft vole au secours du Data Privacy Framework entre l’UE et les États-Unis

Microsoft veut avoir son mot à dire sur le Data Privacy Framework, autrement dit le cadre transatlantique qui permet aux entreprises américaines certifiées de recevoir des données personnelles transférées depuis l’Union européenne.

L’éditeur de Windows a obtenu de la Cour de justice de l’Union européenne l’autorisation d’intervenir officiellement dans l’affaire concernant le Data Privacy Framework. Il s’agit du mécanisme qui permet à des entreprises certifiées aux États-Unis de recevoir des données personnelles venues de l’UE.

Microsoft au chevet du robinet des données européennes

Le successeur du Privacy Shield, invalidé en 2020 dans l’arrêt Shrems II, a été adopté trois ans plus tard. Ce nouveau dispositif autorise de nouveau le transfert des données transatlantiques, après que les États-Unis se sont engagés sur des garanties supplémentaires.

Philippe Latombe avait attaqué le Data Privacy Framework devant le Tribunal de l’UE ; le jugement, rendu en septembre 2025, a validé la décision de la Commission européenne. Le député MoDem de Vendée avait alors saisi la Cour de justice de l’UE. Le pourvoi est toujours en discussion, mais la CJUE permet à Microsoft d’intervenir dans le dossier.

La Cour n’a pas dit que le cadre transatlantique de transfert des données était valide, ou invalide. Elle a simplement reconnu à l’éditeur états-unien un intérêt direct et actuel dans l’issue du dossier. Microsoft peut désormais déposer des observations écrites devant la Cour, soutenir juridiquement la position de la Commission européenne, participer à l’audience orale ou encore expliquer pourquoi le Data Privacy Framework est important pour ses activités et celles de ses clients.

« Ce pont juridique essentiel favorise la stabilité, des relations transatlantiques bénéfiques, la croissance économique et la prospérité, tout en maintenant de solides garanties en matière de vie privée. L’affaire Latombe vise à le démanteler », expliquent Jon Palmer, directeur juridique de Microsoft, et Cari Benn, directrice de la protection de la vie privée.

Sauver le soldat Data Privacy Framework

L’enjeu est de taille pour Microsoft. Le mastodonte américain vend en Europe des logiciels et des services infonuagiques (Azure) à des entreprises, administrations et organisations qui doivent transférer ou traiter des données de part et d’autre de l’Atlantique. Une remise en cause du Data Privacy Framework ne fermerait pas le robinet à données du jour au lendemain ; en revanche, cela créerait une incertitude juridique pour les clients européens et les fournisseurs américains.

Philippe Latombe fonde son action sur les risques qui pèsent sur l’indépendance et l’impartialité de la Data Protection Review Court mise en place aux États-Unis. Les Européens doivent pouvoir déposer plainte devant cette Cour d’examen de la protection des données. Plusieurs exemples récents ont montré que l’administration Trump et le président américain lui-même n’hésitent pas à exercer de fortes pressions sur les agences fédérales, les institutions indépendantes et certains contre-pouvoirs.

Max Schrems, de l’association noyb, a déjà fait tomber Safe Harbor (2015) et donc, le Privacy Shield. À l’époque de la décision du Tribunal de l’UE, le juriste avait estimé que le recours Latombe était très étroit, sans doute trop pour remporter l’adhésion de la justice européenne. Un autre recours plus large pourrait porter davantage contre le nouveau cadre entre l’UE et les États-Unis.

En mai 2025, Microsoft assurait l’Union européenne de son soutien, « inébranlable », selon le mot de Brad Smith, président du groupe, pour matérialiser et renforcer « l’interdépendance économique » entre les États-Unis et le vieux continent. Cela se concrétise par exemple par la promesse d’agir devant les tribunaux pour protéger la confidentialité des données européennes face aux demandes du gouvernement américain.

☕️ Tidal coupe le robinet des royalties pour la musique 100 % IA

30 juin 2026 à 06:29


Après d’autres services de streaming musical, Tidal a dévoilé sa politique relative à l’IA générative, qui prévoit la démonétisation des morceaux 100 % IA, et dans certains cas une suppression pure et simple. Mais la plateforme reste ouverte à cette technologie.

Tidal va démonétiser complètement la musique entièrement générée par IA. La priorité de la plateforme de streaming est de verser les redevances aux œuvres originales « directement produites, écrites et interprétées par des êtres humains ». Ce changement intervient alors que la filière débat toujours pour savoir si certaines musiques générées par IA doivent donner lieu à des royalties – par exemple, celles reposant sur des licences appropriées et équitables.

La musique générée par IA devra montrer patte blanche

Le service va continuer à accepter et héberger de la musique générée par IA. « Les artistes doivent être libres de créer à l’aide d’outils d’IA et les auditeurs doivent avoir la liberté de choisir le type de contenu qu’ils consomment », écrit l’entreprise. En revanche, au vu de l’afflux de ces contenus, Tidal serre la vis avec des normes plus strictes en matière d’intégrité.

Illustration : Flock

Par conséquent, les morceaux 100 % générés par IA seront signalés par des icônes et ce, à partir de la mi-juillet. Cet étiquetage s’étendra au fur et à mesure que les méthodes de détection de l’IA « gagneront en fiabilité ». Les distributeurs seront mis à contribution : ils vont en effet devoir identifier les contenus IA avant qu’ils n’arrivent sur la plateforme.

En plus de la démonétisation, Tidal affirme ne plus tolérer de musique IA exploitant la musique, le nom ou l’image d’une personne ou d’un groupe, « qui trompe les auditeurs ou nuit à la qualité de notre service ». Ces « activités frauduleuses », qui impliquent également des téléversements massifs ou une activité inhabituelle, seront bloquées ou supprimées là aussi à partir de la mi-juillet.

Tidal ne fait que suivre la vague ici. Spotify a lancé fin avril un badge « Verified » pour les artistes et les chansons qui ne sont pas générés par IA. Deezer est très actif sur le sujet : le service estime que 44 % des morceaux téléversés sur ses serveurs sont générés par IA… Néanmoins, très peu sont écoutés et quand c’est le cas, c’est souvent en lien avec des cas de fraude.

☕️ Tidal coupe le robinet des royalties pour la musique 100 % IA

30 juin 2026 à 06:29


Après d’autres services de streaming musical, Tidal a dévoilé sa politique relative à l’IA générative, qui prévoit la démonétisation des morceaux 100 % IA, et dans certains cas une suppression pure et simple. Mais la plateforme reste ouverte à cette technologie.

Tidal va démonétiser complètement la musique entièrement générée par IA. La priorité de la plateforme de streaming est de verser les redevances aux œuvres originales « directement produites, écrites et interprétées par des êtres humains ». Ce changement intervient alors que la filière débat toujours pour savoir si certaines musiques générées par IA doivent donner lieu à des royalties – par exemple, celles reposant sur des licences appropriées et équitables.

La musique générée par IA devra montrer patte blanche

Le service va continuer à accepter et héberger de la musique générée par IA. « Les artistes doivent être libres de créer à l’aide d’outils d’IA et les auditeurs doivent avoir la liberté de choisir le type de contenu qu’ils consomment », écrit l’entreprise. En revanche, au vu de l’afflux de ces contenus, Tidal serre la vis avec des normes plus strictes en matière d’intégrité.

Illustration : Flock

Par conséquent, les morceaux 100 % générés par IA seront signalés par des icônes et ce, à partir de la mi-juillet. Cet étiquetage s’étendra au fur et à mesure que les méthodes de détection de l’IA « gagneront en fiabilité ». Les distributeurs seront mis à contribution : ils vont en effet devoir identifier les contenus IA avant qu’ils n’arrivent sur la plateforme.

En plus de la démonétisation, Tidal affirme ne plus tolérer de musique IA exploitant la musique, le nom ou l’image d’une personne ou d’un groupe, « qui trompe les auditeurs ou nuit à la qualité de notre service ». Ces « activités frauduleuses », qui impliquent également des téléversements massifs ou une activité inhabituelle, seront bloquées ou supprimées là aussi à partir de la mi-juillet.

Tidal ne fait que suivre la vague ici. Spotify a lancé fin avril un badge « Verified » pour les artistes et les chansons qui ne sont pas générés par IA. Deezer est très actif sur le sujet : le service estime que 44 % des morceaux téléversés sur ses serveurs sont générés par IA… Néanmoins, très peu sont écoutés et quand c’est le cas, c’est souvent en lien avec des cas de fraude.

☕️ Des noms de profil dans WhatsApp, pour éviter de donner son numéro de téléphone

30 juin 2026 à 05:31


WhatsApp est devenu un outil indispensable de communication pour une bonne partie de la planète, mais certains aspects de la messagerie de Meta restent encore rudimentaires. C’est le cas pour se connecter avec un autre utilisateur : il faut partager son numéro de téléphone, une information qui revêt parfois un caractère très privé.

Tout finit par arriver : l’application va finalement proposer de se connecter avec un nom de profil, comme le fait Signal depuis 2024. Un utilisateur n’aura qu’à le donner à un correspondant pour qu’ils puissent communiquer. Le hic, c’est que WhatsApp est un monstre d’application, avec ses 3 milliards d’utilisateurs. Et évidemment, beaucoup de noms font doublon (et plus).

Image : WhatsApp

C’est pourquoi la plateforme ouvre, à partir de cette semaine, un guichet pour réserver un nom de profil, qui sera activé plus tard dans l’année. Le déploiement de cette fonction sera progressif « au cours des prochains mois », et WhatsApp ne précise pas quels pays seront les premiers servis. L’app enverra simplement une notification pour prévenir que la fonction est disponible pour votre appareil.

WhatsApp fait une fleur aux créateurs Facebook et Instagram, ainsi qu’aux petites entreprises et aux organisations. La messagerie réserve à ces utilisateurs la possibilité de demander le même nom de profil que sur les deux autres réseaux sociaux, dans un souci de continuité.

La sélection du nom de profil devra se faire dans les paramètres de l’app (Compte > Nom de profil). Un générateur sera proposé, pour ceux qui sèchent ou dont le nom a déjà été réservé par un autre. Le nom de profil doit en effet être unique.

Pas question de créer un annuaire : il ne sera pas possible de consulter les noms des utilisateurs. Dans le même ordre d’idée, l’application ne proposera aucune suggestion de contact. Et pour ceux qui veulent un surcroît de confidentialité, une clé facultative pourra être saisie en plus du nom de profil pour pouvoir vous joindre.

Réserver un nom de profil est optionnel, il restera possible de donner son numéro de téléphone comme depuis toujours.

☕️ Des noms de profil dans WhatsApp, pour éviter de donner son numéro de téléphone

30 juin 2026 à 05:31


WhatsApp est devenu un outil indispensable de communication pour une bonne partie de la planète, mais certains aspects de la messagerie de Meta restent encore rudimentaires. C’est le cas pour se connecter avec un autre utilisateur : il faut partager son numéro de téléphone, une information qui revêt parfois un caractère très privé.

Tout finit par arriver : l’application va finalement proposer de se connecter avec un nom de profil, comme le fait Signal depuis 2024. Un utilisateur n’aura qu’à le donner à un correspondant pour qu’ils puissent communiquer. Le hic, c’est que WhatsApp est un monstre d’application, avec ses 3 milliards d’utilisateurs. Et évidemment, beaucoup de noms font doublon (et plus).

Image : WhatsApp

C’est pourquoi la plateforme ouvre, à partir de cette semaine, un guichet pour réserver un nom de profil, qui sera activé plus tard dans l’année. Le déploiement de cette fonction sera progressif « au cours des prochains mois », et WhatsApp ne précise pas quels pays seront les premiers servis. L’app enverra simplement une notification pour prévenir que la fonction est disponible pour votre appareil.

WhatsApp fait une fleur aux créateurs Facebook et Instagram, ainsi qu’aux petites entreprises et aux organisations. La messagerie réserve à ces utilisateurs la possibilité de demander le même nom de profil que sur les deux autres réseaux sociaux, dans un souci de continuité.

La sélection du nom de profil devra se faire dans les paramètres de l’app (Compte > Nom de profil). Un générateur sera proposé, pour ceux qui sèchent ou dont le nom a déjà été réservé par un autre. Le nom de profil doit en effet être unique.

Pas question de créer un annuaire : il ne sera pas possible de consulter les noms des utilisateurs. Dans le même ordre d’idée, l’application ne proposera aucune suggestion de contact. Et pour ceux qui veulent un surcroît de confidentialité, une clé facultative pourra être saisie en plus du nom de profil pour pouvoir vous joindre.

Réserver un nom de profil est optionnel, il restera possible de donner son numéro de téléphone comme depuis toujours.

Reçu — 29 juin 2026 Actualités numériques

☕️ PlayStation va supprimer chez ses clients des films qu’ils ont pourtant achetés

29 juin 2026 à 13:54


Plus de 500 films et séries TV du catalogue du Studio Canal vont être supprimés de la bibliothèque des utilisateurs PlayStation ayant pourtant acheté ces contenus. Ils s’attendaient, en toute logique, à pouvoir y accéder pour toujours et à jamais. Ça ne sera plus le cas à compter du 1er septembre.

Une douche froide en temps de canicule, ça fait toujours du bien, mais celle-ci n’est pas la bienvenue. PlayStation a prévenu ses clients que les films et séries TV distribués par Studio Canal ne seront plus visibles à compter du 1er septembre. Pire : les contenus seront tout simplement supprimés des bibliothèques des utilisateurs. Malgré un achat en bonne et due forme…

Image : Sony

Cela représente 551 programmes, dont on trouvera la liste ici. Parmi les contenus concernés : Terminator 2, The Lost City of Z ou encore les deux dernières saisons de Versailles. Mais au-delà des contenus en eux-mêmes, ce qui frappe surtout c’est que ces films et ces séries seront purement et simplement supprimés, sans autre forme de procès.

Les films dématérialisés ne vous appartiennent pas

L’offre de location et d’achats de films et d’épisodes de séries TV a été retirée du PlayStation Store le 1er septembre 2021. Mais un DVD ou un Blu-ray acheté à cette époque pourra toujours être lu, pour peu qu’on possède une platine (ou une PS5 avec lecteur de disque). Ça ne sera plus le cas des contenus du Studio Canal.

Dans les conditions d’utilisation de PlayStation, l’article 13.5 stipule que l’achat d’un « produit numérique » (jeu, musique, film, abonnement) correspond à une « licence individuelle ». La plateforme ajoute : « cela signifie que vous pouvez utiliser un Produit numérique de la façon indiquée par la licence, mais que vous ne possédez pas le Produit numérique en question ».

Personne ne lit ces conditions, mais elles sont très claires sur la nature de l’achat : il s’agit d’une licence, pas d’une propriété pleine et entière. PlayStation peut ainsi suspendre « l’accès à certains ou à l’ensemble des Produits numériques » en cas de violation des conditions ou si le compte est considéré comme compromis. De même, si le compte ayant effectué l’achat est supprimé, clôturé ou suspendu, l’utilisateur « perdra l’accès au produit numérique et ne pourra plus l’utiliser ».

Il n’existe pas, en revanche, de clause explicite disant que PlayStation peut révoquer l’accès à un film acheté uniquement parce qu’un accord de licence avec un studio expire. Ce n’est pas la première fois que le service de Sony supprime ainsi des contenus directement dans les bibliothèques des utilisateurs suite à l’expiration d’un accord de licence. En décembre 2023, les contenus Discovery devaient disparaitre, avant qu’une bronca des utilisateurs ne pousse l’entreprise à faire machine arrière.

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