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Reçu — 2 juillet 2026 Actualités numériques

Le disque ne tourne plus rond chez Sony

2 juillet 2026 à 15:27
PlayStation, c'était mieux avant
Le disque ne tourne plus rond chez Sony

Internet chambre la décision de Sony de mettre fin au support physique pour les PlayStation, treize ans après la célèbre vidéo où le constructeur se moquait de la politique anti-occasion de la Xbox One. Au-delà des moqueries, se pose la question de la préservation des jeux vidéo.

Sony empile les mauvaises nouvelles ces derniers jours. Entre la fin du support physique programmée pour janvier 2028, la fermeture des boutiques PS3 et Vita, et la suppression sans compensation des contenus du Studio Canal directement dans les bibliothèques des clients, le constructeur n’a pas eu le nez creux. Ça chambre sur internet, tandis que le rival Xbox a une opportunité en or de se faire bien voir, ce qui n’est pas si fréquent.

Qu’il est loin, le temps où Sony se moquait de Microsoft et de la Xbox One qui voulait cadenasser les disques de jeux derrière un DRM ultra-contraignant. En 2013, PlayStation mettait en ligne un « mode d’emploi officiel du jeu d’occasion » : une seule étape d’autant plus facile à suivre qu’il suffit de… donner le jeu physique.

La blague est restée dans les mémoires, et elle a beaucoup contribué à la bonne fortune de la PS4 alors que Microsoft buvait la tasse. Maintenant que PlayStation est, et de très loin, leader sur le marché de la console de salon, Sony a les coudées franches pour imposer son tempo et relever les murs de son jardin fermé au détriment des joueurs-consommateurs.

La tête dans le sable

On en a eu la preuve, et même de multiples preuves, cette semaine. Dans la seule journée d’hier, Sony a en effet scellé le sort des supports physiques pour les consoles PlayStation : c’en sera terminé en janvier 2028. Parmi les derniers à presser du Blu-ray à grande échelle, on retrouve le co-inventeur du format, un certain… Sony.

Même si cela fait des années maintenant que le physique a du plomb dans l’aile dans le secteur du jeu vidéo — ces supports ont déserté depuis longtemps le marché PC –, l’annonce a fait l’effet d’une bombe. Et comme souvent, c’est l’occasion pour d’autres entreprises de rebondir sur l’actualité, surtout si elles n’entretiennent qu’un lointain rapport avec le sujet. C’est le cas de Proton, qui a posté sur les réseaux sociaux une annonce majeure : à compter du 1er avril, tous ses services seront « entièrement physiques » !

« Proton Mail devient un service de lettres chiffrées remises en main propre par notre équipe, Pass se transforme en quelqu’un qui vous suit partout et se souvient de vos mots de passe à votre place, VPN vous transporte vers l’un de plus de 90 lieux pour naviguer comme un habitant du coin, Drive expédie un dossier à chaque utilisateur — des dossiers supplémentaires sont disponibles sur demande —, et Lumo AI envoie un employé intelligent chez vous pour répondre à vos questions, vous aider à travailler et dessiner des choses. »

Chez Domino’s Pizza, on passera aux pizzas dématérialisées, là aussi dès le 1er avril. « Les consommateurs pourront télécharger toute notre gamme de délicieux codes de pizza et, grâce au pouvoir de l’imagination, les savourer de manière entièrement virtuelle », écrit l’enseigne. Avantage : aucun risque de salir avec des miettes de pizza.

Beaucoup plus près du jeu vidéo, Evercade s’est offert une parodie du fameux mode d’emploi de Sony. Le fabricant de consoles rétro est connu pour ses cartouches comme dans l’ancien temps.

Aux yeux de nombreux joueurs, PlayStation a bien mérité ces moqueries. Sony semble d’ailleurs bien décidé à laisser passer la tempête, la tête solidement enfoncée dans le sable : le compte X (anciennement Twitter) est étrangement inactif depuis l’annonce de la fin du support physique, alors qu’il relaie toujours les dernières nouveautés PS. C’est une habitude chez PlayStation : l’activité des réseaux sociaux de la plateforme s’était tue pendant 72 heures après l’annonce de la fermeture du bien-aimé studio Bluepoint, comme le rappelle Pushsquare. Courage, fuyons !

Sony n’a pas arrangé ses bidons en annonçant en parallèle la fermeture par étapes des boutiques en ligne de la PS3 et de la Vita. Il ne sera plus possible d’acheter de jeux sur ces échoppes dans les prochains mois, mais fort généreusement les contenus achetés resteront disponibles au téléchargement pour une période indéterminée.

Quelles solutions pour préserver les jeux vidéo ?

Face à cette nouvelle offensive, la question de la préservation des jeux vidéo se pose donc très sérieusement. La fondation Video Game History a posté un communiqué déplorant le coup porté aux droits des consommateurs, au marché de l’occasion et aux créateurs de jeux. En revanche, la disparition programmée des supports physiques est déjà intégrée par les musées et les archivistes du jeu vidéo : « l’idée de ranger des disques sur une étagère ne constituera pas une solution durable pour préserver les nouveaux jeux ».

L’organisation américaine à but non lucratif collecte, archive et donne accès depuis janvier 2025 aux documents liés à l’industrie du jeu vidéo. Elle appelle l’ESA (Entertainment Software Association) à mettre en œuvre « de vraies solutions permettant aux archives et aux musées de préserver légalement des contenus uniquement numériques et de les rendre accessibles à la recherche. »

Le principal lobby de l’industrie du jeu vidéo aux États-Unis s’est opposé à plusieurs reprises aux efforts des archivistes qui militent pour une réforme des lois sur les protections contre les copies. « L’industrie doit réellement venir discuter de ce sujet, parce que demander aux musées de télécharger une copie de GTA VI en espérant qu’elle fonctionnera encore dans 50 ans n’est pas une solution de préservation. »

Chez Xbox, des jeux physiques, mais… dématérialisés

Sony s’est pris les pieds dans le tapis et va mettre du temps à retrouver les faveurs des joueurs les plus déçus et en colère de l’abandon du physique. Voilà une opportunité pour Xbox, qui par ailleurs aura son propre lot de mauvaises nouvelles à annoncer dans le courant de la semaine prochaine – plusieurs fermetures de studios et des centaines de licenciements sont en effet à craindre.

Microsoft travaillerait donc sur un système permettant de numériser une collection de jeux physiques. Selon The Verge, les galettes pour Xbox One et Xbox Series X seraient concernées ; il suffirait de les glisser dans une console et de les installer pour en obtenir une licence numérique, attachée au compte du joueur.

Cette licence fonctionnerait comme un jeu acheté sur le Xbox Store en ligne. Il serait possible d’y jouer en streaming avec le Xbox Cloud Gaming (si le jeu est compatible avec le service), et si c’est un titre Xbox Play Anywhere, on pourrait y accéder aussi sur PC. Cette signature étant liée au disque, il resterait possible de le prêter ou de le revendre.

Les futures consoles de salon, PS6 et projet Helix (la prochaine Xbox), risquent bien d’être complètement privées de lecteur de disques. Et rien ne dit que les constructeurs proposent des périphériques de lecture, comme Sony en vend pour la PS5. Ce système de « support physique dématérialisé » pourrait être une alternative intéressante – et toujours mieux que l’absence totale de solution de Sony.

Le disque ne tourne plus rond chez Sony

2 juillet 2026 à 15:27
PlayStation, c'était mieux avant
Le disque ne tourne plus rond chez Sony

Internet chambre la décision de Sony de mettre fin au support physique pour les PlayStation, treize ans après la célèbre vidéo où le constructeur se moquait de la politique anti-occasion de la Xbox One. Au-delà des moqueries, se pose la question de la préservation des jeux vidéo.

Sony empile les mauvaises nouvelles ces derniers jours. Entre la fin du support physique programmée pour janvier 2028, la fermeture des boutiques PS3 et Vita, et la suppression sans compensation des contenus du Studio Canal directement dans les bibliothèques des clients, le constructeur n’a pas eu le nez creux. Ça chambre sur internet, tandis que le rival Xbox a une opportunité en or de se faire bien voir, ce qui n’est pas si fréquent.

Qu’il est loin, le temps où Sony se moquait de Microsoft et de la Xbox One qui voulait cadenasser les disques de jeux derrière un DRM ultra-contraignant. En 2013, PlayStation mettait en ligne un « mode d’emploi officiel du jeu d’occasion » : une seule étape d’autant plus facile à suivre qu’il suffit de… donner le jeu physique.

La blague est restée dans les mémoires, et elle a beaucoup contribué à la bonne fortune de la PS4 alors que Microsoft buvait la tasse. Maintenant que PlayStation est, et de très loin, leader sur le marché de la console de salon, Sony a les coudées franches pour imposer son tempo et relever les murs de son jardin fermé au détriment des joueurs-consommateurs.

La tête dans le sable

On en a eu la preuve, et même de multiples preuves, cette semaine. Dans la seule journée d’hier, Sony a en effet scellé le sort des supports physiques pour les consoles PlayStation : c’en sera terminé en janvier 2028. Parmi les derniers à presser du Blu-ray à grande échelle, on retrouve le co-inventeur du format, un certain… Sony.

Même si cela fait des années maintenant que le physique a du plomb dans l’aile dans le secteur du jeu vidéo — ces supports ont déserté depuis longtemps le marché PC –, l’annonce a fait l’effet d’une bombe. Et comme souvent, c’est l’occasion pour d’autres entreprises de rebondir sur l’actualité, surtout si elles n’entretiennent qu’un lointain rapport avec le sujet. C’est le cas de Proton, qui a posté sur les réseaux sociaux une annonce majeure : à compter du 1er avril, tous ses services seront « entièrement physiques » !

« Proton Mail devient un service de lettres chiffrées remises en main propre par notre équipe, Pass se transforme en quelqu’un qui vous suit partout et se souvient de vos mots de passe à votre place, VPN vous transporte vers l’un de plus de 90 lieux pour naviguer comme un habitant du coin, Drive expédie un dossier à chaque utilisateur — des dossiers supplémentaires sont disponibles sur demande —, et Lumo AI envoie un employé intelligent chez vous pour répondre à vos questions, vous aider à travailler et dessiner des choses. »

Chez Domino’s Pizza, on passera aux pizzas dématérialisées, là aussi dès le 1er avril. « Les consommateurs pourront télécharger toute notre gamme de délicieux codes de pizza et, grâce au pouvoir de l’imagination, les savourer de manière entièrement virtuelle », écrit l’enseigne. Avantage : aucun risque de salir avec des miettes de pizza.

Beaucoup plus près du jeu vidéo, Evercade s’est offert une parodie du fameux mode d’emploi de Sony. Le fabricant de consoles rétro est connu pour ses cartouches comme dans l’ancien temps.

Aux yeux de nombreux joueurs, PlayStation a bien mérité ces moqueries. Sony semble d’ailleurs bien décidé à laisser passer la tempête, la tête solidement enfoncée dans le sable : le compte X (anciennement Twitter) est étrangement inactif depuis l’annonce de la fin du support physique, alors qu’il relaie toujours les dernières nouveautés PS. C’est une habitude chez PlayStation : l’activité des réseaux sociaux de la plateforme s’était tue pendant 72 heures après l’annonce de la fermeture du bien-aimé studio Bluepoint, comme le rappelle Pushsquare. Courage, fuyons !

Sony n’a pas arrangé ses bidons en annonçant en parallèle la fermeture par étapes des boutiques en ligne de la PS3 et de la Vita. Il ne sera plus possible d’acheter de jeux sur ces échoppes dans les prochains mois, mais fort généreusement les contenus achetés resteront disponibles au téléchargement pour une période indéterminée.

Quelles solutions pour préserver les jeux vidéo ?

Face à cette nouvelle offensive, la question de la préservation des jeux vidéo se pose donc très sérieusement. La fondation Video Game History a posté un communiqué déplorant le coup porté aux droits des consommateurs, au marché de l’occasion et aux créateurs de jeux. En revanche, la disparition programmée des supports physiques est déjà intégrée par les musées et les archivistes du jeu vidéo : « l’idée de ranger des disques sur une étagère ne constituera pas une solution durable pour préserver les nouveaux jeux ».

L’organisation américaine à but non lucratif collecte, archive et donne accès depuis janvier 2025 aux documents liés à l’industrie du jeu vidéo. Elle appelle l’ESA (Entertainment Software Association) à mettre en œuvre « de vraies solutions permettant aux archives et aux musées de préserver légalement des contenus uniquement numériques et de les rendre accessibles à la recherche. »

Le principal lobby de l’industrie du jeu vidéo aux États-Unis s’est opposé à plusieurs reprises aux efforts des archivistes qui militent pour une réforme des lois sur les protections contre les copies. « L’industrie doit réellement venir discuter de ce sujet, parce que demander aux musées de télécharger une copie de GTA VI en espérant qu’elle fonctionnera encore dans 50 ans n’est pas une solution de préservation. »

Chez Xbox, des jeux physiques, mais… dématérialisés

Sony s’est pris les pieds dans le tapis et va mettre du temps à retrouver les faveurs des joueurs les plus déçus et en colère de l’abandon du physique. Voilà une opportunité pour Xbox, qui par ailleurs aura son propre lot de mauvaises nouvelles à annoncer dans le courant de la semaine prochaine – plusieurs fermetures de studios et des centaines de licenciements sont en effet à craindre.

Microsoft travaillerait donc sur un système permettant de numériser une collection de jeux physiques. Selon The Verge, les galettes pour Xbox One et Xbox Series X seraient concernées ; il suffirait de les glisser dans une console et de les installer pour en obtenir une licence numérique, attachée au compte du joueur.

Cette licence fonctionnerait comme un jeu acheté sur le Xbox Store en ligne. Il serait possible d’y jouer en streaming avec le Xbox Cloud Gaming (si le jeu est compatible avec le service), et si c’est un titre Xbox Play Anywhere, on pourrait y accéder aussi sur PC. Cette signature étant liée au disque, il resterait possible de le prêter ou de le revendre.

Les futures consoles de salon, PS6 et projet Helix (la prochaine Xbox), risquent bien d’être complètement privées de lecteur de disques. Et rien ne dit que les constructeurs proposent des périphériques de lecture, comme Sony en vend pour la PS5. Ce système de « support physique dématérialisé » pourrait être une alternative intéressante – et toujours mieux que l’absence totale de solution de Sony.

Reçu — 26 juin 2026 Actualités numériques

[MàJ] OpenAI lance vraiment GPT-5.6 Sol, Terra et Luna

9 juillet 2026 à 17:23
GPT-5.6 derrière un cordon de sécurité
[MàJ] OpenAI lance vraiment GPT-5.6 Sol, Terra et Luna

Sol, Terra et Luna : les trois versions de GPT-5.6 sont maintenant disponibles, après quelques semaines de purgatoire à la Maison Blanche.

Mise à jour, 9/07 — Après quelques semaines en accès limité, GPT-5.6 a reçu le feu vert de l’administration Trump pour être lancé auprès du grand public.

Article original, 26/06 — GPT-5.6 est finalement disponible, deux mois après la précédente version du grand modèle de langage d’OpenAI. Enfin, disponible… façon de parler. En vertu d’un décret du président Trump, l’entreprise limite le déploiement à quelques organisations et entreprises triées sur le volet. Le labo IA espère pouvoir distribuer le modèle aussi largement que possible « dans les prochaines semaines ».

Une situation loin d’être idéale et qui ne fait pas les affaires d’OpenAI. « Nous ne pensons pas que ce type de processus d’accès gouvernemental doive devenir la norme à long terme », écrit la société. « Il prive des meilleurs outils les utilisateurs, les développeurs, les entreprises, les défenseurs en cybersécurité et les partenaires internationaux qui en ont besoin », ajoute-t-elle. OpenAI dit continuer de travailler avec l’administration Trump pour améliorer le cadre prévu du décret présidentiel sur la cybersécurité.

GPT-5.6 : un modèle à voir de loin

Dont acte, il faudra donc se contenter de GPT-5.5 pendant quelques temps avant de pouvoir juger de son successeur sur pièces. Ou plutôt, de ses successeurs car OpenAI a opté pour trois versions de son modèle :

  • GPT-5.6 Sol est présenté comme le modèle le plus puissant du lot. OpenAI assure qu’il est le plus calé pour les tâches les plus complexes, comme le code, les raisonnements longs, la biologie, la cybersécurité et les usages agentiques. Sol reçoit également les garde-fous les plus costauds (on va y revenir).
  • GPT-5.6 Terra est le modèle intermédiaire, pensé pour les usages quotidiens avec un équilibre entre performances et coûts. Ses performances devraient le mettre au niveau de GPT-5.5, tout en étant deux fois moins cher, promet OpenAI.
  • GPT-5.6 Luna est le modèle rapide et abordable de la gamme. Il se destine aux usages où la vitesse et le prix comptent davantage que les performances brutes.

On pourra voir dans cette gamme un certain alignement avec Anthropic et ses modèles Haiku, Sonnet et Opus.

Deux modes de consommation sont proposées : « max », qui donne à GPT-5.6 Sol davantage de temps pour raisonner sur des tâches complexes. Et « ultra », qui mobilise plusieurs agents capables de travailler en parallèle sur des tâches plus lourdes.

GPT-5.6 Sol se veut donc particulièrement performant sur les tâches liées au code. Sur le benchmark Terminal‑Bench 2.1, les versions standard et Ultra affichent des scores légèrement supérieurs à celles de Mythos 5. Mais OpenAI insiste surtout sur les capacités du modèle pour la cybersécurité (recherche de vulnérabilités et leur exploitation). Sol rivalise avec Mythos Preview sur ExploitBench, en n’utilisant qu’un tiers des tokens en sortie.

La sécurité en bandoulière

Ces super-pouvoirs sont sévèrement encadrés, tient à rassurer OpenAI. Toute la chaîne de sécurité autour de GPT-5.6 Sol a été renforcée, avec des garde-fous directement entraînés dans le modèle, des systèmes de détection en temps réel, des contrôles au niveau des comptes et un accès différencié en fonction des usages.

Il s’agit de compliquer la vie des pirates qui voudraient exploiter ces capacités pour pénétrer par effraction dans des infrastructures sensibles. Mais sans bloquer pour autant les travaux légitimes de recherche et de correction de failles, de débug ou de formation. OpenAI ajoute que certaines activités peuvent entraîner une vérification au niveau du compte, pour distinguer un usage défensif licite d’un comportement malveillant répété.

« Lors d’évaluations portant sur Chromium et Firefox, [GPT-5.6 Sol] a identifié des bugs et des éléments pouvant servir à construire un exploit, mais il n’a pas été capable de produire seul une chaîne d’exploitation complète et fonctionnelle dans les conditions testées. »

OpenAI insiste tout particulièrement sur le travail mené pour contrer les tentatives de jailbreak, qui poussent les modèles à contourner leurs mesures de sécurité. Plus de 700 000 heures de calcul (en équivalent GPU A100) ont été consacrées à du red teaming automatisé : les propres modèles d’OpenAI ont tenté de chercher des failles dans les garde-fous.

Il s’agissait de détecter des jailbreaks « universels » qui peuvent fonctionner dans toute sorte de contextes, pas uniquement sur une requête précise. Des experts humains sont également mobilisés, et les tests se poursuivent durant la phase d’aperçu. Les premiers testeurs pourront d’ailleurs buter sur des restrictions qui bloqueront ou refuseront certaines demandes. D’autres requêtes prendront davantage de temps de traitement, afin de procéder à des examens de sécurité supplémentaires.

Tokens raisonnables

Les tarifs intéresseront les entreprises qui font bûcher les agents IA pour produire du code et qui voient les factures s’alourdir invariablement. La grille des prix de GPT-5.6 est la suivante :

  • GPT-5.6 Sol : 5 $/1 million de tokens en entrée ; 30 $/1M en sortie ;
  • GPT-5.6 Terra : 2,50 $/1M en entrée ; 15 $/1M en sortie ;
  • GPT-5.6 Luna : 1 $/1M en entrée ; 6 $/1M en sortie.

Sol a ceci d’intéressant que ses tarifs sont identiques à ceux de GPT-5.5. Quant à Terra, ils sont tout simplement deux fois moins chers, pour des performances annoncées comme similaires. Un caillou dans le jardin d’Anthropic, dont les derniers modèles se montrent très gourmands.

OpenAI ajoute que GPT-5.6 Sol pourra tourner sur l’infrastructure Cerebras avec une vitesse pouvant atteindre 750 tokens par seconde. De quoi offrir des temps de réponses beaucoup plus rapides pour les clients professionnels exigeants disposant des ressources financières nécessaires.

GPT-5.6 améliore aussi le « cache de requêtes », un mécanisme présent depuis octobre 2024 chez OpenAI qui permet de réduire les coûts quand un développeur réutilise plusieurs fois le même contexte dans ses requêtes. Le nouveau modèle conserve les éléments réutilisables d’une requête pendant au moins 30 minutes ; l’écriture dans le cache coûte 1,25 fois plus cher, mais la lecture (la réutilisation) bénéfice de 90 % de remise. C’était 50 % au lancement de cette fonction. Par ailleurs, les développeurs pourront mieux découper leurs prompts pour choisir les parties à garder en cache et à réutiliser ensuite.

[MàJ] OpenAI lance vraiment GPT-5.6 Sol, Terra et Luna

9 juillet 2026 à 17:23
GPT-5.6 derrière un cordon de sécurité
[MàJ] OpenAI lance vraiment GPT-5.6 Sol, Terra et Luna

Sol, Terra et Luna : les trois versions de GPT-5.6 sont maintenant disponibles, après quelques semaines de purgatoire à la Maison Blanche.

Mise à jour, 9/07 — Après quelques semaines en accès limité, GPT-5.6 a reçu le feu vert de l’administration Trump pour être lancé auprès du grand public.

Article original, 26/06 — GPT-5.6 est finalement disponible, deux mois après la précédente version du grand modèle de langage d’OpenAI. Enfin, disponible… façon de parler. En vertu d’un décret du président Trump, l’entreprise limite le déploiement à quelques organisations et entreprises triées sur le volet. Le labo IA espère pouvoir distribuer le modèle aussi largement que possible « dans les prochaines semaines ».

Une situation loin d’être idéale et qui ne fait pas les affaires d’OpenAI. « Nous ne pensons pas que ce type de processus d’accès gouvernemental doive devenir la norme à long terme », écrit la société. « Il prive des meilleurs outils les utilisateurs, les développeurs, les entreprises, les défenseurs en cybersécurité et les partenaires internationaux qui en ont besoin », ajoute-t-elle. OpenAI dit continuer de travailler avec l’administration Trump pour améliorer le cadre prévu du décret présidentiel sur la cybersécurité.

GPT-5.6 : un modèle à voir de loin

Dont acte, il faudra donc se contenter de GPT-5.5 pendant quelques temps avant de pouvoir juger de son successeur sur pièces. Ou plutôt, de ses successeurs car OpenAI a opté pour trois versions de son modèle :

  • GPT-5.6 Sol est présenté comme le modèle le plus puissant du lot. OpenAI assure qu’il est le plus calé pour les tâches les plus complexes, comme le code, les raisonnements longs, la biologie, la cybersécurité et les usages agentiques. Sol reçoit également les garde-fous les plus costauds (on va y revenir).
  • GPT-5.6 Terra est le modèle intermédiaire, pensé pour les usages quotidiens avec un équilibre entre performances et coûts. Ses performances devraient le mettre au niveau de GPT-5.5, tout en étant deux fois moins cher, promet OpenAI.
  • GPT-5.6 Luna est le modèle rapide et abordable de la gamme. Il se destine aux usages où la vitesse et le prix comptent davantage que les performances brutes.

On pourra voir dans cette gamme un certain alignement avec Anthropic et ses modèles Haiku, Sonnet et Opus.

Deux modes de consommation sont proposées : « max », qui donne à GPT-5.6 Sol davantage de temps pour raisonner sur des tâches complexes. Et « ultra », qui mobilise plusieurs agents capables de travailler en parallèle sur des tâches plus lourdes.

GPT-5.6 Sol se veut donc particulièrement performant sur les tâches liées au code. Sur le benchmark Terminal‑Bench 2.1, les versions standard et Ultra affichent des scores légèrement supérieurs à celles de Mythos 5. Mais OpenAI insiste surtout sur les capacités du modèle pour la cybersécurité (recherche de vulnérabilités et leur exploitation). Sol rivalise avec Mythos Preview sur ExploitBench, en n’utilisant qu’un tiers des tokens en sortie.

La sécurité en bandoulière

Ces super-pouvoirs sont sévèrement encadrés, tient à rassurer OpenAI. Toute la chaîne de sécurité autour de GPT-5.6 Sol a été renforcée, avec des garde-fous directement entraînés dans le modèle, des systèmes de détection en temps réel, des contrôles au niveau des comptes et un accès différencié en fonction des usages.

Il s’agit de compliquer la vie des pirates qui voudraient exploiter ces capacités pour pénétrer par effraction dans des infrastructures sensibles. Mais sans bloquer pour autant les travaux légitimes de recherche et de correction de failles, de débug ou de formation. OpenAI ajoute que certaines activités peuvent entraîner une vérification au niveau du compte, pour distinguer un usage défensif licite d’un comportement malveillant répété.

« Lors d’évaluations portant sur Chromium et Firefox, [GPT-5.6 Sol] a identifié des bugs et des éléments pouvant servir à construire un exploit, mais il n’a pas été capable de produire seul une chaîne d’exploitation complète et fonctionnelle dans les conditions testées. »

OpenAI insiste tout particulièrement sur le travail mené pour contrer les tentatives de jailbreak, qui poussent les modèles à contourner leurs mesures de sécurité. Plus de 700 000 heures de calcul (en équivalent GPU A100) ont été consacrées à du red teaming automatisé : les propres modèles d’OpenAI ont tenté de chercher des failles dans les garde-fous.

Il s’agissait de détecter des jailbreaks « universels » qui peuvent fonctionner dans toute sorte de contextes, pas uniquement sur une requête précise. Des experts humains sont également mobilisés, et les tests se poursuivent durant la phase d’aperçu. Les premiers testeurs pourront d’ailleurs buter sur des restrictions qui bloqueront ou refuseront certaines demandes. D’autres requêtes prendront davantage de temps de traitement, afin de procéder à des examens de sécurité supplémentaires.

Tokens raisonnables

Les tarifs intéresseront les entreprises qui font bûcher les agents IA pour produire du code et qui voient les factures s’alourdir invariablement. La grille des prix de GPT-5.6 est la suivante :

  • GPT-5.6 Sol : 5 $/1 million de tokens en entrée ; 30 $/1M en sortie ;
  • GPT-5.6 Terra : 2,50 $/1M en entrée ; 15 $/1M en sortie ;
  • GPT-5.6 Luna : 1 $/1M en entrée ; 6 $/1M en sortie.

Sol a ceci d’intéressant que ses tarifs sont identiques à ceux de GPT-5.5. Quant à Terra, ils sont tout simplement deux fois moins chers, pour des performances annoncées comme similaires. Un caillou dans le jardin d’Anthropic, dont les derniers modèles se montrent très gourmands.

OpenAI ajoute que GPT-5.6 Sol pourra tourner sur l’infrastructure Cerebras avec une vitesse pouvant atteindre 750 tokens par seconde. De quoi offrir des temps de réponses beaucoup plus rapides pour les clients professionnels exigeants disposant des ressources financières nécessaires.

GPT-5.6 améliore aussi le « cache de requêtes », un mécanisme présent depuis octobre 2024 chez OpenAI qui permet de réduire les coûts quand un développeur réutilise plusieurs fois le même contexte dans ses requêtes. Le nouveau modèle conserve les éléments réutilisables d’une requête pendant au moins 30 minutes ; l’écriture dans le cache coûte 1,25 fois plus cher, mais la lecture (la réutilisation) bénéfice de 90 % de remise. C’était 50 % au lancement de cette fonction. Par ailleurs, les développeurs pourront mieux découper leurs prompts pour choisir les parties à garder en cache et à réutiliser ensuite.

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