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OpenAI sort sa fonction « recall » s’appuyant sur l’historique du clavier, des clics, etc.

14 août 2026 à 09:43
Un keylogger plutôt que des captures d'écran 🤔
OpenAI sort sa fonction « recall » s’appuyant sur l’historique du clavier, des clics, etc.

L’entreprise de Sam Altman a mis en place une fonction qu’elle appelle « Computer History » mais qui a le même but que le Recall de Microsoft : enregistrer toutes les actions de l’utilisateur pour pouvoir ensuite les lui rappeler plus facilement. Au lieu de se baser sur des captures d’écran, cette fonctionnalité loggue toutes les actions de l’utilisateur puis les résume.

« ChatGPT est désormais capable de mémoriser votre activité sur les applications et les sites web de votre ordinateur », se vante OpenAI dans un tweet présentant son système, appelé « Computer History », qui permet à ChatGPT de s’appuyer sur toutes les actions de l’utilisateur pour lui rappeler ce qu’il a fait sur son ordinateur.

ChatGPT can now remember your activity across the apps and websites on your computer.

With Computer History in the desktop app, future interactions feel more personalized and require less explanation. pic.twitter.com/WHZPxPp31R

— OpenAI (@OpenAI) August 13, 2026

Il y a deux ans, Microsoft a dévoilé Windows Recall, une fonction chargée d’enregistrer tout ce qui se passe sur l’ordinateur pour le régurgiter en cas de recherche. Basée sur une multitude de captures d’écran, elle est décriée quasiment depuis son annonce en 2024 pour les nombreuses questions sur la vie privée qu’elle pose, notamment sur les données sensibles. Activée au départ par défaut, Microsoft a relancé son projet en avril dernier en revoyant l’architecture de sécurité de la fonction et en la laissant maintenant éteinte par défaut.

Un recall pour macOS désactivé par défaut

L’entreprise de Sam Altman semble vouloir suivre les pas de Microsoft en lançant son « Computer History ». Cette fonctionnalité « transforme votre activité sur les applications et les sites web en souvenirs et en une chronologie que ChatGPT et Codex peuvent consulter », explique OpenAI. « Vous pouvez poser des questions en langage naturel sur vos travaux récents, reprendre là où vous vous êtes arrêté, identifier des tendances dans votre façon de travailler et transformer des processus récurrents en compétences ou en automatisations », ajoute l’entreprise.

Mais elle s’appuie sur l’expérience de son concurrent en espérant ne pas (trop) subir de critiques. D’abord, OpenAI ne marche pas sur les platebandes de Microsoft pour l’instant et propose son « Computer History » pour les seuls utilisateurs de macOS (ceux qui sont situés dans l’Espace économique européen, en Suisse ou au Royaume-Uni ne sont pas encore concernés). Computer History est disponible pour les utilisateurs de ChatGPT Pro, Business et Enterprise, mais est désactivée par défaut.

Pas de capture d’écran, mais de la surveillance des clics, de la saisie de clavier, etc.

Ensuite, Computer History ne s’appuie pas sur des captures d’écran. OpenAI avait bien sorti en avril une fonction pour Codex nommée « Chronicle Research Preview » qui, elle, utilisait des captures d’écran, mais celle-ci a été abandonnée. La page du site web d’OpenAI expliquant cette fonction redirige maintenant l’utilisateur vers celle de « Computer History ». « Computer History remplace l’ancienne fonctionnalité Chronicle Research Preview, mais il s’agit d’un système entièrement repensé et non d’un simple changement de nom », précise d’ailleurs l’entreprise.

Mais alors, sur quoi s’appuie la nouvelle fonction de ChatGPT ? OpenAI explique qu’elle « génère un flux d’événements d’interaction à partir des applications et des sites web autorisés ». « Ces événements peuvent inclure les clics, la saisie au clavier, les raccourcis clavier, les changements d’application et le contexte que macOS met à disposition via son système d’accessibilité », ajoute-t-elle. Bref, Computer History enregistre toutes les activités de l’utilisateur effectuées via les applications et sites qu’il a lui-même listés. Il n’est pas sûr que ça rassure vraiment les utilisateurs. La fonction « transforme périodiquement ces événements en résumés textuels et en fichiers stockés en mémoire locale ».

OpenAI précise que les fichiers de logs temporaires bruts sont conservés pendant 48 h maximum, mais les fichiers générés ensuite restent sur l’ordinateur « jusqu’à ce que vous les supprimiez ou les effaciez, et vous pouvez les consulter dans la chronologie de l’historique ».

Des données traitées sur les serveurs d’OpenAI

Mais l’entreprise ajoute aussi que les fichiers de logs sont traités « sur ses serveurs afin de générer des souvenirs ». Ainsi, les données de toutes les interactions de l’utilisateur ne restent pas en local.

« OpenAI ne conserve pas ces fichiers d’événements après leur traitement, sauf si la loi l’exige, et ne les utilise pas à des fins d’entraînement », explique encore l’entreprise. Il faudra faire particulièrement attention, par contre, lors de l’utilisation de la fonctionnalité dans le chat. Puisque les résultats peuvent, eux, être utilisés par OpenAI pour l’entrainement de ses modèles si vous l’autorisez dans les options de contrôle de données.

Enfin, OpenAI précise que cette fonctionnalité augmente les risques d’injection de prompt provenant du contenu des applications et des sites web et qu’elle consomme des tokens lorsqu’elle résume l’activité de l’utilisateur et génère les fichiers qu’elle utilise ensuite.

OpenAI sort sa fonction « recall » s’appuyant sur l’historique du clavier, des clics, etc.

14 août 2026 à 09:43
Un keylogger plutôt que des captures d'écran 🤔
OpenAI sort sa fonction « recall » s’appuyant sur l’historique du clavier, des clics, etc.

L’entreprise de Sam Altman a mis en place une fonction qu’elle appelle « Computer History » mais qui a le même but que le Recall de Microsoft : enregistrer toutes les actions de l’utilisateur pour pouvoir ensuite les lui rappeler plus facilement. Au lieu de se baser sur des captures d’écran, cette fonctionnalité loggue toutes les actions de l’utilisateur puis les résume.

« ChatGPT est désormais capable de mémoriser votre activité sur les applications et les sites web de votre ordinateur », se vante OpenAI dans un tweet présentant son système, appelé « Computer History », qui permet à ChatGPT de s’appuyer sur toutes les actions de l’utilisateur pour lui rappeler ce qu’il a fait sur son ordinateur.

ChatGPT can now remember your activity across the apps and websites on your computer.

With Computer History in the desktop app, future interactions feel more personalized and require less explanation. pic.twitter.com/WHZPxPp31R

— OpenAI (@OpenAI) August 13, 2026

Il y a deux ans, Microsoft a dévoilé Windows Recall, une fonction chargée d’enregistrer tout ce qui se passe sur l’ordinateur pour le régurgiter en cas de recherche. Basée sur une multitude de captures d’écran, elle est décriée quasiment depuis son annonce en 2024 pour les nombreuses questions sur la vie privée qu’elle pose, notamment sur les données sensibles. Activée au départ par défaut, Microsoft a relancé son projet en avril dernier en revoyant l’architecture de sécurité de la fonction et en la laissant maintenant éteinte par défaut.

Un recall pour macOS désactivé par défaut

L’entreprise de Sam Altman semble vouloir suivre les pas de Microsoft en lançant son « Computer History ». Cette fonctionnalité « transforme votre activité sur les applications et les sites web en souvenirs et en une chronologie que ChatGPT et Codex peuvent consulter », explique OpenAI. « Vous pouvez poser des questions en langage naturel sur vos travaux récents, reprendre là où vous vous êtes arrêté, identifier des tendances dans votre façon de travailler et transformer des processus récurrents en compétences ou en automatisations », ajoute l’entreprise.

Mais elle s’appuie sur l’expérience de son concurrent en espérant ne pas (trop) subir de critiques. D’abord, OpenAI ne marche pas sur les platebandes de Microsoft pour l’instant et propose son « Computer History » pour les seuls utilisateurs de macOS (ceux qui sont situés dans l’Espace économique européen, en Suisse ou au Royaume-Uni ne sont pas encore concernés). Computer History est disponible pour les utilisateurs de ChatGPT Pro, Business et Enterprise, mais est désactivée par défaut.

Pas de capture d’écran, mais de la surveillance des clics, de la saisie de clavier, etc.

Ensuite, Computer History ne s’appuie pas sur des captures d’écran. OpenAI avait bien sorti en avril une fonction pour Codex nommée « Chronicle Research Preview » qui, elle, utilisait des captures d’écran, mais celle-ci a été abandonnée. La page du site web d’OpenAI expliquant cette fonction redirige maintenant l’utilisateur vers celle de « Computer History ». « Computer History remplace l’ancienne fonctionnalité Chronicle Research Preview, mais il s’agit d’un système entièrement repensé et non d’un simple changement de nom », précise d’ailleurs l’entreprise.

Mais alors, sur quoi s’appuie la nouvelle fonction de ChatGPT ? OpenAI explique qu’elle « génère un flux d’événements d’interaction à partir des applications et des sites web autorisés ». « Ces événements peuvent inclure les clics, la saisie au clavier, les raccourcis clavier, les changements d’application et le contexte que macOS met à disposition via son système d’accessibilité », ajoute-t-elle. Bref, Computer History enregistre toutes les activités de l’utilisateur effectuées via les applications et sites qu’il a lui-même listés. Il n’est pas sûr que ça rassure vraiment les utilisateurs. La fonction « transforme périodiquement ces événements en résumés textuels et en fichiers stockés en mémoire locale ».

OpenAI précise que les fichiers de logs temporaires bruts sont conservés pendant 48 h maximum, mais les fichiers générés ensuite restent sur l’ordinateur « jusqu’à ce que vous les supprimiez ou les effaciez, et vous pouvez les consulter dans la chronologie de l’historique ».

Des données traitées sur les serveurs d’OpenAI

Mais l’entreprise ajoute aussi que les fichiers de logs sont traités « sur ses serveurs afin de générer des souvenirs ». Ainsi, les données de toutes les interactions de l’utilisateur ne restent pas en local.

« OpenAI ne conserve pas ces fichiers d’événements après leur traitement, sauf si la loi l’exige, et ne les utilise pas à des fins d’entraînement », explique encore l’entreprise. Il faudra faire particulièrement attention, par contre, lors de l’utilisation de la fonctionnalité dans le chat. Puisque les résultats peuvent, eux, être utilisés par OpenAI pour l’entrainement de ses modèles si vous l’autorisez dans les options de contrôle de données.

Enfin, OpenAI précise que cette fonctionnalité augmente les risques d’injection de prompt provenant du contenu des applications et des sites web et qu’elle consomme des tokens lorsqu’elle résume l’activité de l’utilisateur et génère les fichiers qu’elle utilise ensuite.

Microsoft fait le ménage dans Copilot et range la mascotte Mico au placard

14 août 2026 à 06:05
Mico bye bye
Microsoft fait le ménage dans Copilot et range la mascotte Mico au placard

Grand ménage en cours chez Microsoft. L’éditeur a annoncé un coup de balai pour Copilot, qui va perdre des fonctions jugées inutiles – comme la fameuse mascotte Mico oubliée de tous –, tout en se rapprochant du concept de « superapp ».

Les « superapps », tous les acteurs IA n’ont plus que ça à la bouche. OpenAI a fondu ChatGPT dans Codex (à moins que ce ne soit l’inverse), avec à la clé une certaine confusion dans les fonctionnalités. Anthropic a installé au chausse-pied Cowork dans son application Chat, tandis que l’app Gemini embarque des capacités agentiques.

Et pourquoi pas Copilot ? Microsoft a annoncé un ménage estival pour son chatbot, qui se décline dans une pléthore de versions et se noie sous des fonctions pas franchement pertinentes ni très utilisées. Une rumeur annonçait début juin la volonté de l’éditeur de réduire cette cacophonie : c’est désormais officiel.

Dégraisser le mammouth Copilot

Cela passe par la fusion de l’application Copilot pour le grand public avec celle destinée à Microsoft 365. Les utilisateurs pourront toujours générer du texte et des images, mais aussi accéder aux fichiers, aux contenus et aux logiciels bureautiques d’Office. Il est possible de se connecter dans cette nouvelle app Copilot avec un compte personnel, d’école ou professionnel pour avoir accès à ses courriels, son agenda et ses documents stockés dans le nuage.

Microsoft liste beaucoup de cas en fonction des connexions et des documents, un petit tour sur la page d’explication ne sera pas de trop pour votre cas particulier. L’éditeur met aussi au rebut plusieurs fonctions Copilot : les discussions de groupe ne seront plus disponibles à partir du 18 août. Ce sera aussi le cas de la fonction de création et d’accès aux podcasts.

Plus étonnant, la recherche approfondie fait aussi ses valises pour les comptes grand public. Seuls les utilisateurs Microsoft 365 Premium y auront droit. Les recherches approfondies générées jusqu’au 18 août resteront disponibles par la suite, via l’historique des discussions.

Microsoft retire aussi de la circulation les Copilot Labs, un programme qui permettait de tester des fonctions IA expérimentales. Les contenus qui ont pu être créés sur cette plateforme (clips audio, objets 3D) ne seront plus accessibles.

Enfin, et ce sera probablement un déchirement pour la poignée d’utilisateurs qui s’en servait, Mico va disparaître du mode vocal de Copilot. Ce petit blob animé, dévoilé en octobre dernier, devait donner une « personnalité » amicale au chatbot. Manifestement, le succès n’a pas été au rendez-vous, la fonction est restée au stade de bêta.

Mico continuera cependant de traîner sa carcasse, mais uniquement dans le mode d’apprentissage de Copilot où l’IA agit davantage en tuteur en direct qu’en assistant. Le mode vocal de Copilot demeure lui bien en place.

Microsoft fait le ménage dans Copilot et range la mascotte Mico au placard

14 août 2026 à 06:05
Mico bye bye
Microsoft fait le ménage dans Copilot et range la mascotte Mico au placard

Grand ménage en cours chez Microsoft. L’éditeur a annoncé un coup de balai pour Copilot, qui va perdre des fonctions jugées inutiles – comme la fameuse mascotte Mico oubliée de tous –, tout en se rapprochant du concept de « superapp ».

Les « superapps », tous les acteurs IA n’ont plus que ça à la bouche. OpenAI a fondu ChatGPT dans Codex (à moins que ce ne soit l’inverse), avec à la clé une certaine confusion dans les fonctionnalités. Anthropic a installé au chausse-pied Cowork dans son application Chat, tandis que l’app Gemini embarque des capacités agentiques.

Et pourquoi pas Copilot ? Microsoft a annoncé un ménage estival pour son chatbot, qui se décline dans une pléthore de versions et se noie sous des fonctions pas franchement pertinentes ni très utilisées. Une rumeur annonçait début juin la volonté de l’éditeur de réduire cette cacophonie : c’est désormais officiel.

Dégraisser le mammouth Copilot

Cela passe par la fusion de l’application Copilot pour le grand public avec celle destinée à Microsoft 365. Les utilisateurs pourront toujours générer du texte et des images, mais aussi accéder aux fichiers, aux contenus et aux logiciels bureautiques d’Office. Il est possible de se connecter dans cette nouvelle app Copilot avec un compte personnel, d’école ou professionnel pour avoir accès à ses courriels, son agenda et ses documents stockés dans le nuage.

Microsoft liste beaucoup de cas en fonction des connexions et des documents, un petit tour sur la page d’explication ne sera pas de trop pour votre cas particulier. L’éditeur met aussi au rebut plusieurs fonctions Copilot : les discussions de groupe ne seront plus disponibles à partir du 18 août. Ce sera aussi le cas de la fonction de création et d’accès aux podcasts.

Plus étonnant, la recherche approfondie fait aussi ses valises pour les comptes grand public. Seuls les utilisateurs Microsoft 365 Premium y auront droit. Les recherches approfondies générées jusqu’au 18 août resteront disponibles par la suite, via l’historique des discussions.

Microsoft retire aussi de la circulation les Copilot Labs, un programme qui permettait de tester des fonctions IA expérimentales. Les contenus qui ont pu être créés sur cette plateforme (clips audio, objets 3D) ne seront plus accessibles.

Enfin, et ce sera probablement un déchirement pour la poignée d’utilisateurs qui s’en servait, Mico va disparaître du mode vocal de Copilot. Ce petit blob animé, dévoilé en octobre dernier, devait donner une « personnalité » amicale au chatbot. Manifestement, le succès n’a pas été au rendez-vous, la fonction est restée au stade de bêta.

Mico continuera cependant de traîner sa carcasse, mais uniquement dans le mode d’apprentissage de Copilot où l’IA agit davantage en tuteur en direct qu’en assistant. Le mode vocal de Copilot demeure lui bien en place.

☕️ Apple prépare un système pour prouver qu’une photo vient bien d’un iPhone

12 août 2026 à 06:47


Progrès de l’IA générative aidant, il est bien difficile désormais de distinguer à coup sûr une photo réelle d’une image photoréaliste générée par intelligence artificielle. Et même le vieux truc de compter les doigts ne marche plus : les IA ne font en effet (presque) plus d’erreurs anatomiques.

Les acteurs de l’IA ont mis au point des systèmes permettant à des outils de repérer une image générée ou modifiée par IA. Plusieurs technologies sont disponibles, comme le filigrane SynthID de Google DeepMind, les Content Credentials de la coalition C2PA, Meta a mis en place ses propres étiquettes « AI info »… Tout cela ressemble un peu au fameux strip de xkcd sur les standards. Pourquoi ne pas en ajouter un autre ? Apple y travaille ! Mais cette fois, pour authentifier une vraie photo.

Dans le code de la bêta 5 d’iOS 27, 9to5Mac a déniché des références à une nouveauté en développement : Apple Reference Image. Cette fonction devrait servir à authentifier la source d’une photo en utilisant des données liées aux capteurs photo de l’iPhone qui a servi à l’enregistrer.

Ce panneau de confidentialité apparaitra lors de l’activation de la fonction Apple Reference Image. L’option sera disponible dans les réglages Appareil photo d’iOS. Image : 9to5Mac

Apple Reference Image n’est pas activée par défaut. Il revient à l’utilisateur de le faire dans l’application Appareil photo. Il faut ensuite demander à authentifier la photo prise, ce qui nécessite l’envoi des données brutes de l’image, les métadonnées et des informations matérielles au Private Cloud Compute (PCC) d’Apple.

Cette architecture serveur a été mise en place par le constructeur pour les fonctions d’Apple Intelligence à traiter en ligne, un système censé protéger la confidentialité des utilisateurs. De la sorte, Apple affirme ne pas pouvoir accéder à l’image en elle-même. Durant cette phase d’authentification, un identifiant unique est attaché à la photo.

Si Apple détermine que le capteur photo a été compromis, elle peut révoquer les précédentes authentifications associées avec ce composant. Les photos authentifiées par le système Apple Reference Image peuvent ensuite être partagées ; les iPhone destinataires (on imagine que ça fonctionnera aussi avec les iPad et les Mac) pourront vérifier l’authenticité des documents en local, sans avoir à communiquer avec Apple.

En fonction de la méthode de partage utilisée (via iMessage, AirDrop, etc.), les informations pourraient varier et indiquer si l’image est une version originale, modifiée ou authentifiée. Si l’utilisateur choisit de partager « toutes les données des photos », le transfert pourrait inclure des identifiants matériels uniques.

9to5Mac ajoute une autre découverte : une option « Transfer with Provenance » pour les transferts USB de photos authentifiées vers un Mac ou un PC. Les images en question embarqueront les données Apple Reference. Au vu des efforts à déployer pour authentifier une image (choisir un mode spécifique et transférer des données à Apple), ce système devrait rester cantonné à une poignée d’usages restreints.

☕️ Apple prépare un système pour prouver qu’une photo vient bien d’un iPhone

12 août 2026 à 06:47


Progrès de l’IA générative aidant, il est bien difficile désormais de distinguer à coup sûr une photo réelle d’une image photoréaliste générée par intelligence artificielle. Et même le vieux truc de compter les doigts ne marche plus : les IA ne font en effet (presque) plus d’erreurs anatomiques.

Les acteurs de l’IA ont mis au point des systèmes permettant à des outils de repérer une image générée ou modifiée par IA. Plusieurs technologies sont disponibles, comme le filigrane SynthID de Google DeepMind, les Content Credentials de la coalition C2PA, Meta a mis en place ses propres étiquettes « AI info »… Tout cela ressemble un peu au fameux strip de xkcd sur les standards. Pourquoi ne pas en ajouter un autre ? Apple y travaille ! Mais cette fois, pour authentifier une vraie photo.

Dans le code de la bêta 5 d’iOS 27, 9to5Mac a déniché des références à une nouveauté en développement : Apple Reference Image. Cette fonction devrait servir à authentifier la source d’une photo en utilisant des données liées aux capteurs photo de l’iPhone qui a servi à l’enregistrer.

Ce panneau de confidentialité apparaitra lors de l’activation de la fonction Apple Reference Image. L’option sera disponible dans les réglages Appareil photo d’iOS. Image : 9to5Mac

Apple Reference Image n’est pas activée par défaut. Il revient à l’utilisateur de le faire dans l’application Appareil photo. Il faut ensuite demander à authentifier la photo prise, ce qui nécessite l’envoi des données brutes de l’image, les métadonnées et des informations matérielles au Private Cloud Compute (PCC) d’Apple.

Cette architecture serveur a été mise en place par le constructeur pour les fonctions d’Apple Intelligence à traiter en ligne, un système censé protéger la confidentialité des utilisateurs. De la sorte, Apple affirme ne pas pouvoir accéder à l’image en elle-même. Durant cette phase d’authentification, un identifiant unique est attaché à la photo.

Si Apple détermine que le capteur photo a été compromis, elle peut révoquer les précédentes authentifications associées avec ce composant. Les photos authentifiées par le système Apple Reference Image peuvent ensuite être partagées ; les iPhone destinataires (on imagine que ça fonctionnera aussi avec les iPad et les Mac) pourront vérifier l’authenticité des documents en local, sans avoir à communiquer avec Apple.

En fonction de la méthode de partage utilisée (via iMessage, AirDrop, etc.), les informations pourraient varier et indiquer si l’image est une version originale, modifiée ou authentifiée. Si l’utilisateur choisit de partager « toutes les données des photos », le transfert pourrait inclure des identifiants matériels uniques.

9to5Mac ajoute une autre découverte : une option « Transfer with Provenance » pour les transferts USB de photos authentifiées vers un Mac ou un PC. Les images en question embarqueront les données Apple Reference. Au vu des efforts à déployer pour authentifier une image (choisir un mode spécifique et transférer des données à Apple), ce système devrait rester cantonné à une poignée d’usages restreints.

☕️ Google Play Store accueille de nouveau la boutique tierce Aptoide aux États-Unis

11 août 2026 à 13:39


L’histoire repasse les plats. Aptoide, la boutique d’apps Android, est de retour dans le Play Store plus de 15 ans après en avoir été retirée. Il restait possible d’installer le magasin alternatif mais en sideloading, en téléchargeant l’APK de l’application puis en l’installant à la main.

Les choses ont cependant bien changé depuis pour la plateforme mobile de Google. Suite à la défaite du géant du web face à Epic Games, le Play Store a revu son fonctionnement de fond en comble : la boutique officielle peut distribuer ses concurrents via le programme Play Catalog Access. Et Aptoide profite donc de l’occasion pour être la première du genre à en profiter, pour le moment aux États-Unis.

Aptoide est une boutique spécialisée dans les jeux. Créée en 2009, elle compte 25 millions d’utilisateurs actifs chaque mois, et son catalogue contient plus de 400 000 applications Android. « Les utilisateurs bénéficient de plus de choix, les développeurs disposent de nouvelles opportunités de distribution, et Android devient un écosystème plus ouvert et plus concurrentiel », se réjouit Paulo Trezentos, cofondateur et directeur général d’Aptoide.

Pour la boutique, cette ouverture du Play Store à la concurrence réduit les obstacles à la distribution d’applications. Aptoide estime que sa présence sur la boutique officielle, et celle à venir d’autres magasins, seront de nature à « encourager l’innovation (…) tout en élargissant les opportunités pour les développeurs qui recherchent des alternatives à un canal de distribution unique. »

Aptoide entend aussi préserver la sécurité des utilisateurs. L’entreprise affirme avoir, ces quinze dernières années, renforcé et sécurisé ses infrastructures, notamment dans la détection de malwares, l’examen et la validation des apps, la vérification des développeurs et la détection d’applications malveillantes avant qu’elles soient distribuées. Il vaudra mieux éviter la redite de la fuite de données de 2020, qui avait exposé les informations de 20 millions de comptes…

Le programme Play Catalog Access, ouvert le 22 juillet, ne concerne que les États-Unis. Pour le reste du monde, Google propose le Registered App Stores qui simplifie le sideloading pour les boutiques tierces répondant à des critères de qualité et de sécurité. Ce programme sera lancé d’ici la fin de l’année. Dans la crémerie d’en face, c’est-à-dire sur iOS, Aptoide fait partie des boutiques alternatives à l’App Store que les utilisateurs européens peuvent installer sur leurs iPhone.

Le mois dernier, à l’occasion de l’énième amende infligée à Google, la Commission européenne a indiqué qu’elle allait étudier les changements annoncés par l’entreprise pour déterminer la suite du dossier sur les restrictions imposées aux développeurs dans le Play Store.

☕️ Google Play Store accueille de nouveau la boutique tierce Aptoide aux États-Unis

11 août 2026 à 13:39


L’histoire repasse les plats. Aptoide, la boutique d’apps Android, est de retour dans le Play Store plus de 15 ans après en avoir été retirée. Il restait possible d’installer le magasin alternatif mais en sideloading, en téléchargeant l’APK de l’application puis en l’installant à la main.

Les choses ont cependant bien changé depuis pour la plateforme mobile de Google. Suite à la défaite du géant du web face à Epic Games, le Play Store a revu son fonctionnement de fond en comble : la boutique officielle peut distribuer ses concurrents via le programme Play Catalog Access. Et Aptoide profite donc de l’occasion pour être la première du genre à en profiter, pour le moment aux États-Unis.

Aptoide est une boutique spécialisée dans les jeux. Créée en 2009, elle compte 25 millions d’utilisateurs actifs chaque mois, et son catalogue contient plus de 400 000 applications Android. « Les utilisateurs bénéficient de plus de choix, les développeurs disposent de nouvelles opportunités de distribution, et Android devient un écosystème plus ouvert et plus concurrentiel », se réjouit Paulo Trezentos, cofondateur et directeur général d’Aptoide.

Pour la boutique, cette ouverture du Play Store à la concurrence réduit les obstacles à la distribution d’applications. Aptoide estime que sa présence sur la boutique officielle, et celle à venir d’autres magasins, seront de nature à « encourager l’innovation (…) tout en élargissant les opportunités pour les développeurs qui recherchent des alternatives à un canal de distribution unique. »

Aptoide entend aussi préserver la sécurité des utilisateurs. L’entreprise affirme avoir, ces quinze dernières années, renforcé et sécurisé ses infrastructures, notamment dans la détection de malwares, l’examen et la validation des apps, la vérification des développeurs et la détection d’applications malveillantes avant qu’elles soient distribuées. Il vaudra mieux éviter la redite de la fuite de données de 2020, qui avait exposé les informations de 20 millions de comptes…

Le programme Play Catalog Access, ouvert le 22 juillet, ne concerne que les États-Unis. Pour le reste du monde, Google propose le Registered App Stores qui simplifie le sideloading pour les boutiques tierces répondant à des critères de qualité et de sécurité. Ce programme sera lancé d’ici la fin de l’année. Dans la crémerie d’en face, c’est-à-dire sur iOS, Aptoide fait partie des boutiques alternatives à l’App Store que les utilisateurs européens peuvent installer sur leurs iPhone.

Le mois dernier, à l’occasion de l’énième amende infligée à Google, la Commission européenne a indiqué qu’elle allait étudier les changements annoncés par l’entreprise pour déterminer la suite du dossier sur les restrictions imposées aux développeurs dans le Play Store.

Microsoft Edge enterre à son tour Manifest V2

10 août 2026 à 06:56
Les bloqueurs de pubs sur les nerfs
Microsoft Edge enterre à son tour Manifest V2

Edge va marcher dans les pas de Chrome, en abandonnant Manifest V2 pour la version 3 du format technique des extensions de navigateur. La transition est programmée pour ce mois, ce qui signifie qu’uBlock Origin et quelques autres extensions ne pourront plus fonctionner dans le navigateur de Microsoft.

Dans les prochains jours, les utilisateurs d’Edge vont opérer la transhumance vers Manifest V3. Microsoft va prévenir tous ceux qui utilisent encore des extensions au format MV2, puis elles seront désactivées par défaut progressivement. La transition devrait être achevée d’ici la fin de cette année (début 2027 pour les machines gérées en entreprise).

Un enterrement de dernière classe

Manifest est un cahier des charges qui définit ce que les extensions ont le droit de faire, sur quels sites elles peuvent agir, les scripts qu’elles peuvent lancer, les API du navigateur utilisées. Ces règles techniques sont donc essentielles, et la MV3 annoncée par Google en 2018 resserre les règles de sécurité. Certains changements, comme la suppression de l’API Web Request, ont fait couler beaucoup d’encre et pour cause : l’interface de programmation est (ou était) très utilisée par les bloqueurs de publicité pour modifier à la volée les requêtes vers un nom de domaine.

Si l’usage que font les bloqueurs de cette API est légitime, Google a estimé que Web Request pose aussi des problèmes de sécurité, par exemple pour espionner les communications. Le géant du web a bien proposé un remplaçant, Declarative Net Request, mais ce dernier empêche les bloqueurs d’analyser ce qui circule en temps réel et d’accéder à du code distant.

De fait, ces extensions se montrent moins efficaces en MV3. Certaines mauvaises langues ont même estimé qu’avec cette nouvelle version, Google souhaitait surtout faire un sort à des extensions qui l’empêchent d’engranger les subsides de la pub. L’entreprise a longtemps rongé son frein avant d’imposer Manifest V3 dans Chrome, le temps que tous les acteurs et développeurs se mettent au diapason.

Finalement, début juin, Chrome et l’écosystème Chromium entraient dans la phase finale de la transition vers Manifest V3. Et c’est désormais le cas aussi d’Edge. Microsoft, qui rappelle l’engagement pris en faveur de la nouvelle version dès 2020, explique que 95 % des extensions les plus utilisées dans son navigateur sont compatibles MV3.

Edge bascule dans MV3

L’éditeur n’a en fait compté que 58 extensions MV2 dans la boutique d’Edge ayant encore un « usage significatif ». Seules trois d’entre elles ne disposent pas déjà d’une déclinaison MV3. « La très grande majorité des extensions de tous types, des gestionnaires de mots de passe aux VPN en passant par les bloqueurs de publicité, ont réussi leur transition vers Manifest V3 sans perte de fonctionnalités pour les utilisateurs », affirme l’entreprise.

uBlock Origin, qui est un des gros perdants de l’histoire, a bien lancé une version Lite compatible MV3. Mais son développeur Raymond Hill a prévenu qu’elle est trop différente pour remplacer automatiquement l’original. La nouvelle extension est, en général, moins efficace face aux sites utilisant des mécanismes anti-bloqueurs, plusieurs capacités de filtrage de uBlock Origin ne pouvant pas être portées vers MV3.

Les développeurs qui ont encore une extension MV2 vont aussi recevoir une alerte de Microsoft ; ils seront contactés par les équipes de l’éditeur en cas de besoin d’un coup de main pour la migration.

Les utilisateurs qui ne jurent que par MV2 peuvent toujours se tourner vers Firefox, qui ne prévoit pas d’abandonner ces extensions. La situation est plus diffuse pour les autres navigateurs Chromium : Brave a annoncé un support limité des extensions MV2, et Opera a indiqué que ces extensions restent utilisables « pour le moment ».

Microsoft Edge enterre à son tour Manifest V2

10 août 2026 à 06:56
Les bloqueurs de pubs sur les nerfs
Microsoft Edge enterre à son tour Manifest V2

Edge va marcher dans les pas de Chrome, en abandonnant Manifest V2 pour la version 3 du format technique des extensions de navigateur. La transition est programmée pour ce mois, ce qui signifie qu’uBlock Origin et quelques autres extensions ne pourront plus fonctionner dans le navigateur de Microsoft.

Dans les prochains jours, les utilisateurs d’Edge vont opérer la transhumance vers Manifest V3. Microsoft va prévenir tous ceux qui utilisent encore des extensions au format MV2, puis elles seront désactivées par défaut progressivement. La transition devrait être achevée d’ici la fin de cette année (début 2027 pour les machines gérées en entreprise).

Un enterrement de dernière classe

Manifest est un cahier des charges qui définit ce que les extensions ont le droit de faire, sur quels sites elles peuvent agir, les scripts qu’elles peuvent lancer, les API du navigateur utilisées. Ces règles techniques sont donc essentielles, et la MV3 annoncée par Google en 2018 resserre les règles de sécurité. Certains changements, comme la suppression de l’API Web Request, ont fait couler beaucoup d’encre et pour cause : l’interface de programmation est (ou était) très utilisée par les bloqueurs de publicité pour modifier à la volée les requêtes vers un nom de domaine.

Si l’usage que font les bloqueurs de cette API est légitime, Google a estimé que Web Request pose aussi des problèmes de sécurité, par exemple pour espionner les communications. Le géant du web a bien proposé un remplaçant, Declarative Net Request, mais ce dernier empêche les bloqueurs d’analyser ce qui circule en temps réel et d’accéder à du code distant.

De fait, ces extensions se montrent moins efficaces en MV3. Certaines mauvaises langues ont même estimé qu’avec cette nouvelle version, Google souhaitait surtout faire un sort à des extensions qui l’empêchent d’engranger les subsides de la pub. L’entreprise a longtemps rongé son frein avant d’imposer Manifest V3 dans Chrome, le temps que tous les acteurs et développeurs se mettent au diapason.

Finalement, début juin, Chrome et l’écosystème Chromium entraient dans la phase finale de la transition vers Manifest V3. Et c’est désormais le cas aussi d’Edge. Microsoft, qui rappelle l’engagement pris en faveur de la nouvelle version dès 2020, explique que 95 % des extensions les plus utilisées dans son navigateur sont compatibles MV3.

Edge bascule dans MV3

L’éditeur n’a en fait compté que 58 extensions MV2 dans la boutique d’Edge ayant encore un « usage significatif ». Seules trois d’entre elles ne disposent pas déjà d’une déclinaison MV3. « La très grande majorité des extensions de tous types, des gestionnaires de mots de passe aux VPN en passant par les bloqueurs de publicité, ont réussi leur transition vers Manifest V3 sans perte de fonctionnalités pour les utilisateurs », affirme l’entreprise.

uBlock Origin, qui est un des gros perdants de l’histoire, a bien lancé une version Lite compatible MV3. Mais son développeur Raymond Hill a prévenu qu’elle est trop différente pour remplacer automatiquement l’original. La nouvelle extension est, en général, moins efficace face aux sites utilisant des mécanismes anti-bloqueurs, plusieurs capacités de filtrage de uBlock Origin ne pouvant pas être portées vers MV3.

Les développeurs qui ont encore une extension MV2 vont aussi recevoir une alerte de Microsoft ; ils seront contactés par les équipes de l’éditeur en cas de besoin d’un coup de main pour la migration.

Les utilisateurs qui ne jurent que par MV2 peuvent toujours se tourner vers Firefox, qui ne prévoit pas d’abandonner ces extensions. La situation est plus diffuse pour les autres navigateurs Chromium : Brave a annoncé un support limité des extensions MV2, et Opera a indiqué que ces extensions restent utilisables « pour le moment ».

Modernisation et performances de Windows 11 : Microsoft a encore des choses à dire

10 août 2026 à 06:03
Aux grands maux les grands mots
Modernisation et performances de Windows 11 : Microsoft a encore des choses à dire

Plusieurs publications récentes montrent encore un peu plus la manière dont Microsoft négocie le virage actuel de Windows 11. Outre des explications sur la complexité d’une modernisation à marche forcée pour des raisons d’héritage, l’entreprise a lancé plusieurs composants dédiés aux performances.

L’initiative K2 de Microsoft bat son plein. Elle vise à redorer le blason d’un Windows 11 qui n’a jamais fait rêver et a été accusé de nombreux maux. Souvent considéré comme vorace en ressources (parfois à tort), le système s’est surtout signalé par une interface rigide, le retrait de fonctions, une personnalisation moindre et toujours plus de fonctions dopées à l’IA. Le système est aussi l’incarnation du retrait de Windows 10, même si l’Europe a droit à quelques facilités sur ce point.

Depuis le début de l’année, Microsoft communique abondamment sur des améliorations en préparation pour son système. Personnalisation, performances, recul de l’IA, fiabilité, applications natives et autres sujets sont poussés depuis des mois, avec déjà certaines améliorations distribuées depuis peu. Dans ce domaine, la mise à jour 26H2 attendue cet automne devrait marquer un tournant, mais l’effort doit se prolonger au-delà.

Modernisation : c’est « compliqué »

Le plus gros problème de Microsoft est aussi la principale force de Windows depuis longtemps : sa compatibilité descendante. La possibilité de faire tourner un vieux logiciel est un point fort auquel l’entreprise ne veut pas renoncer. Malheureusement, pour cette même raison, Windows 11 se « coltine » encore aujourd’hui de nombreux pans de code hérité.

Marcus Ash, vice-président de Microsoft chargé de la conception et de la recherche au sein de la division Windows & Appareils, a abordé ce point dans une interview donnée à Windows Central. Le responsable s’est dit fier de la compatibilité générale de Windows avec les outils et flux de travail hérités, ce qui empêcherait l’entreprise de se précipiter pour tout moderniser, sans s’assurer d’abord que les remplaçants conservent le même niveau fonctionnel.

Ce bon vieux Regedit

Difficile cependant d’accuser Microsoft de précipitation. Comme le rappellent nos confrères, la modernisation du panneau de configuration a commencé avec Windows 8 il y a 13 ans et n’est toujours pas terminée. Le panneau des Paramètres est pratiquement complet, mais l’ancien Panneau de configuration est toujours là, même si « planqué ».

Marcus Ash a répondu sur ce point : « C’est pour ça que des éléments comme le Panneau de configuration sont complexes, car si un client a un pilote ou possède quelque chose qui dépend de cette fonction héritée, il faut faire attention à ne pas rompre cette promesse de compatibilité ». Il explique que les zones de l’ancien panneau sont désactivées l’une après l’autre, au fur et à mesure que les versions « modernes » sont éprouvées. Comment les zones à moderniser sont-elles choisies ? Un mélange d’utilisation, de télémétrie et de retours des clients, selon Marcus Ash.

Le responsable indique que le travail actuel ne concerne pas que des éléments courants comme l’Explorateur. Des outils plus spécialisés comme l’Éditeur du Registre commencent à être examinés. Il laisse surtout entendre qu’une bonne partie de la démarche en cours passe aussi par la modernisation des outils et frameworks impliqués. L’entreprise a clairement indiqué que l’avenir des interfaces passait par WinUI 3, qui est d’ailleurs devenu WinUI « tout court » pour faire passer le message.

Un serveur MCP pour les performances ? Même pas peur

Autres annonces intéressantes ces derniers jours, l’apparition en préversions publiques de plusieurs composants dédiés aux performances. Microsoft semble décidée à simplifier l’analyse des performances sur Windows en partant d’un constat : le système ETW (Event Tracing for Windows) et l’outil WPA (Windows Performance Analyzer) sont peut-être puissants, mais ils ne peuvent être exploités que par des personnes ayant de très bonnes connaissances dans ce domaine.

ETW est un système intégré à Windows chargé de garder des traces de tout ce qui est accompli en matière de processus. Des journaux gardent ainsi les traces de nombreux évènements : quel programme démarre, quand un processus utilise le CPU, quand une application lit ou écrit sur le disque, quand un pilote intervient, etc. Si vous ouvrez l’Observateur d’évènements, ses informations proviennent de cette infrastructure. De son côté, WPA fait partie du Windows Performance Toolkit. Technique, il se destine surtout aux développeurs, ingénieurs, administrateurs système et spécialistes des performances.

Ce que propose Microsoft ? D’abord WPA MCP, un serveur MCP permettant de récolter les ressources générées par ETW pour les confier à un agent (Copilot ou tout autre agent compatible MCP). Puisque les traces peuvent contenir de grandes quantités de données, l’idée est de permettre à un plus grand nombre de personnes de se pencher sur les performances via des questions en langage naturel de type « Cette application me semble lente, pourquoi ? ».

L’outil se destine prioritairement aux développeurs, pour baisser le niveau exigé habituellement sur les questions de performances. Les questions peuvent donc être posées en langage naturel, avec un accès plus rapide à tout ce qui peut être pertinent, comme les tableaux WPA, des graphs ou des plages de temps. Les résultats peuvent également remonter les activités coûteuses en CPU, les délais dans les entrées, les régressions et autres. Selon Microsoft, l’idée générale est de pouvoir passer rapidement d’une exploration des traces à des actions concrètes.

Interface ou ligne de commande

Un autre serveur MCP est proposé, cette fois spécifique à ETW et décrit par Microsoft comme un « compagnon » du premier. Il en est le pendant headless : il ne propose pas d’interface graphique ni d’éléments visuels. Il est fait pour être utilisé depuis un terminal, avec des scripts et agents. Les deux serveurs utilisent la même couche de données, les résultats d’analyse étant largement les mêmes. La préversion publique de ce serveur MCP pour ETW est cependant limitée à GitHub Copilot CLI pour l’instant.

Les deux serveurs sont faits pour répondre à des questions précises ou plus générales comme « Pourquoi la machine est-elle lente ? ». Plus besoin de connaitre l’organisation interne de WPA pour lancer une enquête, l’intention étant – théoriquement – comprise par le LLM utilisé. L’IA sert donc dans un domaine où elle brille habituellement : la découverte de corrélations.

Microsoft avertit toutefois que les résultats renvoyés peuvent être erronés ou incomplets et doivent en conséquence être comparés aux données originales. L’entreprise indique d’ailleurs que les questions ont tout intérêt à se poursuivre après les résultats pour demander des preuves.

Modernisation et performances de Windows 11 : Microsoft a encore des choses à dire

10 août 2026 à 06:03
Aux grands maux les grands mots
Modernisation et performances de Windows 11 : Microsoft a encore des choses à dire

Plusieurs publications récentes montrent encore un peu plus la manière dont Microsoft négocie le virage actuel de Windows 11. Outre des explications sur la complexité d’une modernisation à marche forcée pour des raisons d’héritage, l’entreprise a lancé plusieurs composants dédiés aux performances.

L’initiative K2 de Microsoft bat son plein. Elle vise à redorer le blason d’un Windows 11 qui n’a jamais fait rêver et a été accusé de nombreux maux. Souvent considéré comme vorace en ressources (parfois à tort), le système s’est surtout signalé par une interface rigide, le retrait de fonctions, une personnalisation moindre et toujours plus de fonctions dopées à l’IA. Le système est aussi l’incarnation du retrait de Windows 10, même si l’Europe a droit à quelques facilités sur ce point.

Depuis le début de l’année, Microsoft communique abondamment sur des améliorations en préparation pour son système. Personnalisation, performances, recul de l’IA, fiabilité, applications natives et autres sujets sont poussés depuis des mois, avec déjà certaines améliorations distribuées depuis peu. Dans ce domaine, la mise à jour 26H2 attendue cet automne devrait marquer un tournant, mais l’effort doit se prolonger au-delà.

Modernisation : c’est « compliqué »

Le plus gros problème de Microsoft est aussi la principale force de Windows depuis longtemps : sa compatibilité descendante. La possibilité de faire tourner un vieux logiciel est un point fort auquel l’entreprise ne veut pas renoncer. Malheureusement, pour cette même raison, Windows 11 se « coltine » encore aujourd’hui de nombreux pans de code hérité.

Marcus Ash, vice-président de Microsoft chargé de la conception et de la recherche au sein de la division Windows & Appareils, a abordé ce point dans une interview donnée à Windows Central. Le responsable s’est dit fier de la compatibilité générale de Windows avec les outils et flux de travail hérités, ce qui empêcherait l’entreprise de se précipiter pour tout moderniser, sans s’assurer d’abord que les remplaçants conservent le même niveau fonctionnel.

Ce bon vieux Regedit

Difficile cependant d’accuser Microsoft de précipitation. Comme le rappellent nos confrères, la modernisation du panneau de configuration a commencé avec Windows 8 il y a 13 ans et n’est toujours pas terminée. Le panneau des Paramètres est pratiquement complet, mais l’ancien Panneau de configuration est toujours là, même si « planqué ».

Marcus Ash a répondu sur ce point : « C’est pour ça que des éléments comme le Panneau de configuration sont complexes, car si un client a un pilote ou possède quelque chose qui dépend de cette fonction héritée, il faut faire attention à ne pas rompre cette promesse de compatibilité ». Il explique que les zones de l’ancien panneau sont désactivées l’une après l’autre, au fur et à mesure que les versions « modernes » sont éprouvées. Comment les zones à moderniser sont-elles choisies ? Un mélange d’utilisation, de télémétrie et de retours des clients, selon Marcus Ash.

Le responsable indique que le travail actuel ne concerne pas que des éléments courants comme l’Explorateur. Des outils plus spécialisés comme l’Éditeur du Registre commencent à être examinés. Il laisse surtout entendre qu’une bonne partie de la démarche en cours passe aussi par la modernisation des outils et frameworks impliqués. L’entreprise a clairement indiqué que l’avenir des interfaces passait par WinUI 3, qui est d’ailleurs devenu WinUI « tout court » pour faire passer le message.

Un serveur MCP pour les performances ? Même pas peur

Autres annonces intéressantes ces derniers jours, l’apparition en préversions publiques de plusieurs composants dédiés aux performances. Microsoft semble décidée à simplifier l’analyse des performances sur Windows en partant d’un constat : le système ETW (Event Tracing for Windows) et l’outil WPA (Windows Performance Analyzer) sont peut-être puissants, mais ils ne peuvent être exploités que par des personnes ayant de très bonnes connaissances dans ce domaine.

ETW est un système intégré à Windows chargé de garder des traces de tout ce qui est accompli en matière de processus. Des journaux gardent ainsi les traces de nombreux évènements : quel programme démarre, quand un processus utilise le CPU, quand une application lit ou écrit sur le disque, quand un pilote intervient, etc. Si vous ouvrez l’Observateur d’évènements, ses informations proviennent de cette infrastructure. De son côté, WPA fait partie du Windows Performance Toolkit. Technique, il se destine surtout aux développeurs, ingénieurs, administrateurs système et spécialistes des performances.

Ce que propose Microsoft ? D’abord WPA MCP, un serveur MCP permettant de récolter les ressources générées par ETW pour les confier à un agent (Copilot ou tout autre agent compatible MCP). Puisque les traces peuvent contenir de grandes quantités de données, l’idée est de permettre à un plus grand nombre de personnes de se pencher sur les performances via des questions en langage naturel de type « Cette application me semble lente, pourquoi ? ».

L’outil se destine prioritairement aux développeurs, pour baisser le niveau exigé habituellement sur les questions de performances. Les questions peuvent donc être posées en langage naturel, avec un accès plus rapide à tout ce qui peut être pertinent, comme les tableaux WPA, des graphs ou des plages de temps. Les résultats peuvent également remonter les activités coûteuses en CPU, les délais dans les entrées, les régressions et autres. Selon Microsoft, l’idée générale est de pouvoir passer rapidement d’une exploration des traces à des actions concrètes.

Interface ou ligne de commande

Un autre serveur MCP est proposé, cette fois spécifique à ETW et décrit par Microsoft comme un « compagnon » du premier. Il en est le pendant headless : il ne propose pas d’interface graphique ni d’éléments visuels. Il est fait pour être utilisé depuis un terminal, avec des scripts et agents. Les deux serveurs utilisent la même couche de données, les résultats d’analyse étant largement les mêmes. La préversion publique de ce serveur MCP pour ETW est cependant limitée à GitHub Copilot CLI pour l’instant.

Les deux serveurs sont faits pour répondre à des questions précises ou plus générales comme « Pourquoi la machine est-elle lente ? ». Plus besoin de connaitre l’organisation interne de WPA pour lancer une enquête, l’intention étant – théoriquement – comprise par le LLM utilisé. L’IA sert donc dans un domaine où elle brille habituellement : la découverte de corrélations.

Microsoft avertit toutefois que les résultats renvoyés peuvent être erronés ou incomplets et doivent en conséquence être comparés aux données originales. L’entreprise indique d’ailleurs que les questions ont tout intérêt à se poursuivre après les résultats pour demander des preuves.

☕️ Pour ses 30 ans, Quake s’offre une extension surprise

7 août 2026 à 15:02


On a peine à le croire, mais Quake a fêté son 30e anniversaire au mois de juin. Difficile de résumer l’impact du jeu d’id Software qui a posé les bases du FPS 3D moderne, et dont l’héritage continue de se faire sentir aujourd’hui… et ce n’est pas qu’une façon de parler puisqu’un nouvel épisode vient de sortir.

« Dawn of the Machine » est une création conjointe d’id et de MachineGames, le studio qui a repris en main la destinée de Wolfenstein (et à qui l’on doit le récent Indiana Jones et le Cercle Ancien). Cette extension comprend une campagne inédite composée de 19 maps, une nouvelle bande-son et une nouvelle carte match à mort.

Histoire de varier les plaisirs, l’épisode propose non seulement de revisiter des niveaux modifiés par la structure temporelle chamboulée du royaume, mais aussi d’affronter des variantes des ennemis classiques avec de nouveaux comportements. Fort heureusement, Ranger pourra s’équiper de nouvelles versions d’armes comme la Super Hache ou le toujours sympathique Canon laser.

Pour les plus férus d’archéologie, le Coffre d’id offre la possibilité de parcourir une galerie consacrée aux coulisses du développement avec des contenus inédits, et surtout d’explorer des niveaux remontant aux premières étapes du développement du jeu. On pourra aussi leur recommander de visionner le livestream de présentation de l’extension avec John Romero durant la Quakecon. L’événement se tient jusqu’à dimanche, d’autres annonces sanglantes ne sont pas à exclure !

L’extension est proposée gratuitement à tous les possesseurs de Quake sur PC (Steam et Microsoft Store), Xbox Series X/S et Xbox One, PS4 et PS5, Nintendo Switch et Switch 2 (grâce à la rétrocompatibilité). En revanche, les versions distribuées sur GOG et l’Epic Games Store n’y ont pas droit.

☕️ Pour ses 30 ans, Quake s’offre une extension surprise

7 août 2026 à 15:02


On a peine à le croire, mais Quake a fêté son 30e anniversaire au mois de juin. Difficile de résumer l’impact du jeu d’id Software qui a posé les bases du FPS 3D moderne, et dont l’héritage continue de se faire sentir aujourd’hui… et ce n’est pas qu’une façon de parler puisqu’un nouvel épisode vient de sortir.

« Dawn of the Machine » est une création conjointe d’id et de MachineGames, le studio qui a repris en main la destinée de Wolfenstein (et à qui l’on doit le récent Indiana Jones et le Cercle Ancien). Cette extension comprend une campagne inédite composée de 19 maps, une nouvelle bande-son et une nouvelle carte match à mort.

Histoire de varier les plaisirs, l’épisode propose non seulement de revisiter des niveaux modifiés par la structure temporelle chamboulée du royaume, mais aussi d’affronter des variantes des ennemis classiques avec de nouveaux comportements. Fort heureusement, Ranger pourra s’équiper de nouvelles versions d’armes comme la Super Hache ou le toujours sympathique Canon laser.

Pour les plus férus d’archéologie, le Coffre d’id offre la possibilité de parcourir une galerie consacrée aux coulisses du développement avec des contenus inédits, et surtout d’explorer des niveaux remontant aux premières étapes du développement du jeu. On pourra aussi leur recommander de visionner le livestream de présentation de l’extension avec John Romero durant la Quakecon. L’événement se tient jusqu’à dimanche, d’autres annonces sanglantes ne sont pas à exclure !

L’extension est proposée gratuitement à tous les possesseurs de Quake sur PC (Steam et Microsoft Store), Xbox Series X/S et Xbox One, PS4 et PS5, Nintendo Switch et Switch 2 (grâce à la rétrocompatibilité). En revanche, les versions distribuées sur GOG et l’Epic Games Store n’y ont pas droit.

☕️ Disney+ va diffuser des vidéos verticales de TikTok pour occuper les temps morts

6 août 2026 à 07:03


Disney va ouvrir prudemment son service de streaming aux contenus créés par d’autres que ses studios de production. Le géant américain du divertissement a passé un accord avec TikTok pour enrichir le catalogue de vidéos verticales diffusées dans Disney+ par des productions de créateurs.

Ces formats courts seront créés par des fans qui pourront puiser dans le coffre à jouets de Disney. Les vidéos pourront ainsi intégrer des personnages et des univers tirés directement de Star Wars, des films Pixar et Marvel, ou encore bien sûr directement de Disney.

Les contenus « soigneusement sélectionnés » seront diffusés sur TikTok ainsi que dans Disney+, dans la nouvelle section « Verts » (pour « verticals », rien à voir avec la protection de l’environnement) de l’application lancée en mars aux États-Unis. Celle-ci propose une sélection de vidéos format portrait, qui ne sont autres que des extraits des productions maison.

Allez les Verts dans Disney+.

Cette ouverture très contrôlée vers les créateurs TikTok est présentée comme un moyen de faire mousser l’engagement des abonnés. Ils pourront ouvrir Disney+ pour tuer le temps sans avoir à choisir un programme long. Les détails sont encore bien maigres pour le moment, Disney indique simplement que la nouveauté débarquera aux États-Unis dans les prochains mois.

C’est en tout cas une nouvelle tentative pour Disney+ de partager ses franchises (pas gratuitement, évidemment). L’entreprise avait signé un partenariat avec OpenAI pour exploiter la technologie de Sora afin de générer des vidéos par IA, certaines pouvant être diffusées par Disney+. L’affaire est tombée à l’eau après l’abandon de l’application et plus globalement, des modèles de génération vidéo par OpenAI.

Toujours dans l’optique d’attirer un maximum de paires d’yeux, Josh d’Amaro, le CEO de Disney, a confirmé explorer un accès gratuit à son service de streaming durant les résultats trimestriels du groupe. Il y voit un moyen d’élargir l’audience à une clientèle « plus sensible aux prix », avec une offre financée par la publicité.

☕️ Disney+ va diffuser des vidéos verticales de TikTok pour occuper les temps morts

6 août 2026 à 07:03


Disney va ouvrir prudemment son service de streaming aux contenus créés par d’autres que ses studios de production. Le géant américain du divertissement a passé un accord avec TikTok pour enrichir le catalogue de vidéos verticales diffusées dans Disney+ par des productions de créateurs.

Ces formats courts seront créés par des fans qui pourront puiser dans le coffre à jouets de Disney. Les vidéos pourront ainsi intégrer des personnages et des univers tirés directement de Star Wars, des films Pixar et Marvel, ou encore bien sûr directement de Disney.

Les contenus « soigneusement sélectionnés » seront diffusés sur TikTok ainsi que dans Disney+, dans la nouvelle section « Verts » (pour « verticals », rien à voir avec la protection de l’environnement) de l’application lancée en mars aux États-Unis. Celle-ci propose une sélection de vidéos format portrait, qui ne sont autres que des extraits des productions maison.

Allez les Verts dans Disney+.

Cette ouverture très contrôlée vers les créateurs TikTok est présentée comme un moyen de faire mousser l’engagement des abonnés. Ils pourront ouvrir Disney+ pour tuer le temps sans avoir à choisir un programme long. Les détails sont encore bien maigres pour le moment, Disney indique simplement que la nouveauté débarquera aux États-Unis dans les prochains mois.

C’est en tout cas une nouvelle tentative pour Disney+ de partager ses franchises (pas gratuitement, évidemment). L’entreprise avait signé un partenariat avec OpenAI pour exploiter la technologie de Sora afin de générer des vidéos par IA, certaines pouvant être diffusées par Disney+. L’affaire est tombée à l’eau après l’abandon de l’application et plus globalement, des modèles de génération vidéo par OpenAI.

Toujours dans l’optique d’attirer un maximum de paires d’yeux, Josh d’Amaro, le CEO de Disney, a confirmé explorer un accès gratuit à son service de streaming durant les résultats trimestriels du groupe. Il y voit un moyen d’élargir l’audience à une clientèle « plus sensible aux prix », avec une offre financée par la publicité.

Proxmox VE débarque officiellement sur Arm64

5 août 2026 à 14:52
Le Raspberry Pi reste à quai
Proxmox VE débarque officiellement sur Arm64

C’est un changement important : Proxmox est officiellement disponible sur des machines avec un SoC Arm. Cela fait suite à un partenariat avec NVIDIA, dont les plateformes sont les seules à être entièrement supportées. Pour les autres machines, c’est du « best effort ». Proxmox promet une parité de fonctionnalités et de calendrier de déploiement entre les deux architectures.

Jusqu’à présent, Proxmox VE était disponible uniquement en x86-64, rappelle Proxmox. L’entreprise autrichienne annonce aujourd’hui « la première version de Proxmox Virtual Environment avec un support officiel pour une seconde architecture CPU : ARM 64 bits ».

Pour rappel, Proxmox est une plateforme open source de virtualisation, disponible avec un support entreprise payant et un accès au dépôt Enterprise en option. Accessible via une interface web, elle permet de gérer des machines virtuelles et des conteneurs. Vous pouvez lancer plusieurs machines avec des systèmes d’exploitation variés, allant de Linux à Windows (il suffit de télécharger une image ISO).

Fully supported ou best effort, cela dépend des SoC

Côté architecture interne de la partie logicielle, pas de changement : « Proxmox VE 9.2 pour arm64 partage sa base de code, ses dépôts de paquets et son cycle de publication avec son équivalent x86-64. Il repose sur Debian 13.5 « Trixie » avec le noyau Linux 7.0 comme version stable par défaut et intègre […] QEMU 11.0, LXC 7.0 et ZFS 2.4 ». Les notes de version entre les deux déclinaisons x86-64 et Arm64 seront d’ailleurs communes pour les prochaines moutures.

Les habitués de l’hyperviseur ne seront pas dépaysés : « La configuration, les outils et la documentation sont identiques à ceux de l’architecture x86-64 », affirme Proxmox. Les SoC avec une architecture ARMv9-A ou plus récente sont supportés en mode « best effort ». L’équipe ajoute aussi qu’« ARMv8-A fonctionne généralement aussi bien, aussi en mode meilleur effort ». Des technologies x86-64 comme AMD SEV (chiffrement de la mémoire) et Intel GVT-g pour le passthrough GPU ne sont pas disponibles.

Proxmox adresse un « merci tout particulier à NVIDIA pour leur confiance et leur collaboration étroite sur ce portage ». Conséquence directe de ce partenariat, Proxmox VE en version Arm est évidemment compatible avec les plateformes Grace Hopper et Vera. Ce sont d’ailleurs les deux seules en mode « fully supported », là où toutes les autres sont en mode « best effort ».

UEFI et ACPI obligatoires, au revoir le Raspberry Pi

Quelques limitations : le boot doit se faire via UEFI et l’hôte doit décrire son matériel via ACPI (Advanced Configuration and Power Interface). Ce n’est pas le cas de certains systèmes embarqués et Single-Board Computer (SBC), notamment le Raspberry Pi qui n’est pas pris en charge.

Proxmox ajoute que des travaux internes sont en cours pour d’autres produits, notamment Proxmox Backup Server ; l’entreprise est d’ailleurs confiante dans la disponibilité future, sans plus de précisions. Elle ajoute : « les produits que nous priorisons dépendent des besoins de nos clients entreprises » ; la société invite donc les pros intéressés à la contacter.

La foire aux questions aborde d’autres sujets, notamment un mélange de nœuds x86-64 et arm64 dans un même cluster : « Ce n’est pas bloqué techniquement, mais les clusters à architecture mixte ne sont pas officiellement pris en charge ».

Proxmox VE débarque officiellement sur Arm64

5 août 2026 à 14:52
Le Raspberry Pi reste à quai
Proxmox VE débarque officiellement sur Arm64

C’est un changement important : Proxmox est officiellement disponible sur des machines avec un SoC Arm. Cela fait suite à un partenariat avec NVIDIA, dont les plateformes sont les seules à être entièrement supportées. Pour les autres machines, c’est du « best effort ». Proxmox promet une parité de fonctionnalités et de calendrier de déploiement entre les deux architectures.

Jusqu’à présent, Proxmox VE était disponible uniquement en x86-64, rappelle Proxmox. L’entreprise autrichienne annonce aujourd’hui « la première version de Proxmox Virtual Environment avec un support officiel pour une seconde architecture CPU : ARM 64 bits ».

Pour rappel, Proxmox est une plateforme open source de virtualisation, disponible avec un support entreprise payant et un accès au dépôt Enterprise en option. Accessible via une interface web, elle permet de gérer des machines virtuelles et des conteneurs. Vous pouvez lancer plusieurs machines avec des systèmes d’exploitation variés, allant de Linux à Windows (il suffit de télécharger une image ISO).

Fully supported ou best effort, cela dépend des SoC

Côté architecture interne de la partie logicielle, pas de changement : « Proxmox VE 9.2 pour arm64 partage sa base de code, ses dépôts de paquets et son cycle de publication avec son équivalent x86-64. Il repose sur Debian 13.5 « Trixie » avec le noyau Linux 7.0 comme version stable par défaut et intègre […] QEMU 11.0, LXC 7.0 et ZFS 2.4 ». Les notes de version entre les deux déclinaisons x86-64 et Arm64 seront d’ailleurs communes pour les prochaines moutures.

Les habitués de l’hyperviseur ne seront pas dépaysés : « La configuration, les outils et la documentation sont identiques à ceux de l’architecture x86-64 », affirme Proxmox. Les SoC avec une architecture ARMv9-A ou plus récente sont supportés en mode « best effort ». L’équipe ajoute aussi qu’« ARMv8-A fonctionne généralement aussi bien, aussi en mode meilleur effort ». Des technologies x86-64 comme AMD SEV (chiffrement de la mémoire) et Intel GVT-g pour le passthrough GPU ne sont pas disponibles.

Proxmox adresse un « merci tout particulier à NVIDIA pour leur confiance et leur collaboration étroite sur ce portage ». Conséquence directe de ce partenariat, Proxmox VE en version Arm est évidemment compatible avec les plateformes Grace Hopper et Vera. Ce sont d’ailleurs les deux seules en mode « fully supported », là où toutes les autres sont en mode « best effort ».

UEFI et ACPI obligatoires, au revoir le Raspberry Pi

Quelques limitations : le boot doit se faire via UEFI et l’hôte doit décrire son matériel via ACPI (Advanced Configuration and Power Interface). Ce n’est pas le cas de certains systèmes embarqués et Single-Board Computer (SBC), notamment le Raspberry Pi qui n’est pas pris en charge.

Proxmox ajoute que des travaux internes sont en cours pour d’autres produits, notamment Proxmox Backup Server ; l’entreprise est d’ailleurs confiante dans la disponibilité future, sans plus de précisions. Elle ajoute : « les produits que nous priorisons dépendent des besoins de nos clients entreprises » ; la société invite donc les pros intéressés à la contacter.

La foire aux questions aborde d’autres sujets, notamment un mélange de nœuds x86-64 et arm64 dans un même cluster : « Ce n’est pas bloqué techniquement, mais les clusters à architecture mixte ne sont pas officiellement pris en charge ».

☕️ Bien sûr que Doom tourne dans Paint

5 août 2026 à 08:10


Doom peut tourner sur à peu près n’importe quoi : dans Photoshop via un plugin, un routeur UniFi, dans ScummVM (pas très rapidement, certes), un appareil photo Canon de 2007… Alors, vous pensez bien que l’ancêtre des boomer shooters trouve naturellement sa place dans Paint.

Mark Russinovich, directeur technique d’Azure, s’est penché sur le problème et a trouvé la solution : faire tourner la version shareware de Doom dans ViZDoom, puis transférer frénétiquement chaque image vers Paint par l’intermédiaire du presse-papiers. « Chaque image est ensuite placée dans le presse-papiers de Windows, puis collée sur la zone de dessin de Paint comme une véritable modification du document », explique-t-il dans le dépôt GitHub du projet.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le framerate du jeu est plutôt honorable, jusqu’à 35 images par seconde. Le CTO admet toutefois que la fréquence d’images peut parfois tomber à celle d’un tableur, mais « ça fait partie du charme ».

En bonus, il est possible de sauvegarder à tout moment, ce qui donne… une image PNG. « Du point de vue de Paint, c’est bien vous qui l’avez dessinée », ajoute-t-il. « Paint affiche le jeu, mais ne le fait pas tourner. Paint ne calcule rien. Paint n’a jamais rien calculé. C’est justement ça, la blague. »

DoomPaint – c’est le nom du projet – est distribué sous licence MIT. On trouvera dans le dépôt tout le nécessaire pour l’installer sur son PC, à une définition allant jusqu’à 640 x 400 pixels.

☕️ Bien sûr que Doom tourne dans Paint

5 août 2026 à 08:10


Doom peut tourner sur à peu près n’importe quoi : dans Photoshop via un plugin, un routeur UniFi, dans ScummVM (pas très rapidement, certes), un appareil photo Canon de 2007… Alors, vous pensez bien que l’ancêtre des boomer shooters trouve naturellement sa place dans Paint.

Mark Russinovich, directeur technique d’Azure, s’est penché sur le problème et a trouvé la solution : faire tourner la version shareware de Doom dans ViZDoom, puis transférer frénétiquement chaque image vers Paint par l’intermédiaire du presse-papiers. « Chaque image est ensuite placée dans le presse-papiers de Windows, puis collée sur la zone de dessin de Paint comme une véritable modification du document », explique-t-il dans le dépôt GitHub du projet.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le framerate du jeu est plutôt honorable, jusqu’à 35 images par seconde. Le CTO admet toutefois que la fréquence d’images peut parfois tomber à celle d’un tableur, mais « ça fait partie du charme ».

En bonus, il est possible de sauvegarder à tout moment, ce qui donne… une image PNG. « Du point de vue de Paint, c’est bien vous qui l’avez dessinée », ajoute-t-il. « Paint affiche le jeu, mais ne le fait pas tourner. Paint ne calcule rien. Paint n’a jamais rien calculé. C’est justement ça, la blague. »

DoomPaint – c’est le nom du projet – est distribué sous licence MIT. On trouvera dans le dépôt tout le nécessaire pour l’installer sur son PC, à une définition allant jusqu’à 640 x 400 pixels.

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