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Reçu — 8 octobre 2026 ⏭ Actualités numériques

VMware : trois ans après le rachat, la migration est toujours un sujet brûlant

8 octobre 2026 à 14:31
Partir, mais où ?
VMware : trois ans après le rachat, la migration est toujours un sujet brûlant

Selon une étude parue chez Rimini Street, 90 % des clients VMware exploreraient l’idée de changer de crèmerie. L’étude n’y va pas par quatre chemins, pointant surtout les coûts de licence. Pourtant, la situation est plus nuancée et va dans le sens d’une migration partielle et progressive.

Le rachat de VMware par Broadcom en 2023 pour 61 milliards de dollars a engendré plusieurs ondes de choc. De nombreux produits ont été supprimés, les licences perpétuelles ont disparu et Broadcom a rassemblé ses produits en paquets de services disponibles uniquement sous forme d’abonnements. Ces choix ont fait grincer bien des dents, au point de mener des clients devant les tribunaux. Problème, l’offre VMware est aussi complète qu’intégrée et partir n’est pas simple.

Rimini Street, prestataire de support tiers, a justement publié les résultats d’un sondage réalisé par Unisphere Research auprès de 269 clients VMware, entre décembre 2025 et février 2026. L’étude met en avant que 90 % des entreprises ayant répondu envisagent de quitter la galaxie VMware et de changer de crèmerie. Mais une lecture plus attentive révèle – comme souvent – un résultat plus nuancé.

Une situation très diversifiée

Le rapport brosse essentiellement le portrait d’une clientèle en rupture avec Broadcom. Si le chiffre de « 90 % » semble énorme, il masque une réalité plus variée, car les entreprises interrogées évoquent surtout un besoin de diversification, pas nécessairement d’un départ complet.

Dans le sondage, il a été demandé aux participants de choisir parmi les raisons qui les poussaient au départ, total ou partiel. 90 % ont ainsi répondu que les tarifs élevés de VMware étaient effectivement un problème, et 54 % estiment que la suppression des licences perpétuelles est un sérieux point de friction.

Parmi les autres facteurs de motivation au départ, 18 % évoquent le besoin d’un environnement totalement cloud, 18 % la réduction de l’écosystème partenaire (Broadcom est passé principalement à un modèle direct de licence), ou encore 5 % l’inadéquation face aux applications récentes ou en cours. Ce dernier chiffre illustre d’ailleurs que la technique de VMware n’est pas mise en cause.

La nuance apparait sur une autre question : envisagez-vous de migrer les installations VMware actuelles sous licences perpétuelles vers un abonnement VMware Cloud Foundation (VCF) au cours des 12 prochains mois ? 48 % affirment qu’ils ne le feront pas, mais 41 % le feront en partie, tandis que les 11 % restants le feront entièrement. Si près de la moitié refusent une formule par abonnement, cela ne signifie pas que les installations actuelles seront mises de côté. Plus de la moitié des répondants envisagent également de placer au moins une partie de leur infrastructure dans VCF.

On peut lire aussi dans l’étude que 34 % des entreprises interrogées envisagent un changement complet d’hyperviseur (le composant central permettant la virtualisation) au cours des trois prochaines années, et 48 % une bascule partielle.

« La tendance montre une diversification croissante des stratégies de virtualisation d’entreprise avec une transition à plus long terme vers des environnements de virtualisation informatique sur mesure et multiplateformes. Alors que les organisations réévaluent leurs parcours de modernisation, elles adoptent de plus en plus des approches combinant infrastructure sur site, cloud privé, cloud public et hyperviseurs alternatifs afin de soutenir la flexibilité de la charge de travail, l’efficacité opérationnelle et un meilleur contrôle des coûts », indique l’étude.

Le pari de la diversification

Si l’étude a été commanditée par Rimini Street, c’est aussi parce qu’elle dépeint une situation profitable à cette entreprise. Commercialisant du support tiers, les résultats du sondage lui permettent de mettre en avant une situation mouvante dans laquelle ce type de support pourrait faire toute la différence. Un point que souligne d’ailleurs Ars Technica.

Mais l’étude a surtout le mérite de pointer des interrogations plus profondes que la seule question du fournisseur de solutions de virtualisation. Dans la catégorie « obstacles » aux projets d’évolution des infrastructures, 40 % des entreprises interrogées ont mis en avant la complexité opérationnelle, 38 % les défis liés à la gestion de fournisseurs multiples, 37 % les difficultés de sécurisation d’une surface d’attaque grandissante, ou encore 37 % les exigences en compétences d’équipe.

Comme souvent dans ce genre de cas, le rachat par Broadcom a illustré une dépendance excessive à un seul acteur. Si l’envie de changer de fournisseur semble motiver bon nombre d’entreprises aujourd’hui, la complexité de la migration est désormais le sujet brûlant. En outre, les obstacles cités sont nombreux et posent une question : payer pour une certaine forme de simplicité ou diversifier et faire face à une plus grande complexité ?

Même si le sondage va dans le sens de Rimini Street, ce n’est pas la première étude qui analyse la grogne des clients VMware. En septembre, Gartner a également évoqué la situation, mais avec des chiffres moins « flamboyants », puisque 55 % des entreprises lanceraient dans les trois ans à venir des « maquettes » de solutions de remplacement. Le cabinet d’analyse note cependant la forte progression de ce chiffre, qui était de 25 % plus tôt dans l’année, même si étudier un départ ne signifie pas partir.

Gartner soulignait aussi les problèmes rencontrés en cas de diversification, récoltant des retours d’entreprises. Les licences Nutanix étaient ainsi jugées complexes avec des tarifs parfois plus élevés que prévu, l’offre de Microsoft paraissait complexe avec le besoin de jongler avec plusieurs consoles d’administration disjointes, et Proxmox apparaissait comme un acteur de niche, faute de prise en charge des applications d’entreprise de premier rang et en raison d’effectifs réduits.

La scène de la virtualisation continue cependant d’évoluer, la grogne contre VMware aiguisant les convoitises et contribuant à faire émerger de nouvelles offres. L’entreprise française Vates vient ainsi de lever 30 millions d’euros auprès d’IRIS et de Bpifrance pour devenir « un leader mondial de la virtualisation ». « Vates entend prendre une place majeure dans cette nouvelle configuration grâce à une plateforme open source permettant aux organisations de conserver le contrôle de leurs infrastructures, de limiter leur dépendance technologique et de préserver leur liberté d’architecture », affirme l’entreprise dans un communiqué publié le 6 octobre.

Un calendrier à la fois rapide et lent

Les deux études, même si elles pointent des différences, vont dans le même sens : une diversification progressive.

La situation peut être cependant très différente selon les entreprises. Selon The Register, de nombreux clients ont renouvelé leurs abonnements de trois ans juste avant le rachat. En outre, si un exode rapide et massif n’est pas étayé, la question peut devenir pressante selon les cas, le support de vSphere 8.x s’achevant en octobre 2027. Cette date marquera alors la fin du support général pour l’ensemble des licences perpétuelles VMware.

Les raisons évoquées sur la complexité sont quoi qu’il en soit bien présentes. Aux Assises de la cybersécurité à Monaco, plusieurs entreprises nous ont en effet confirmé la difficulté à migrer. Il ne s’agit pas seulement d’une question de coût, mais aussi de cartographie des ressources.

VMware : trois ans après le rachat, la migration est toujours un sujet brûlant

8 octobre 2026 à 14:31
Partir, mais où ?
VMware : trois ans après le rachat, la migration est toujours un sujet brûlant

Selon une étude parue chez Rimini Street, 90 % des clients VMware exploreraient l’idée de changer de crèmerie. L’étude n’y va pas par quatre chemins, pointant surtout les coûts de licence. Pourtant, la situation est plus nuancée et va dans le sens d’une migration partielle et progressive.

Le rachat de VMware par Broadcom en 2023 pour 61 milliards de dollars a engendré plusieurs ondes de choc. De nombreux produits ont été supprimés, les licences perpétuelles ont disparu et Broadcom a rassemblé ses produits en paquets de services disponibles uniquement sous forme d’abonnements. Ces choix ont fait grincer bien des dents, au point de mener des clients devant les tribunaux. Problème, l’offre VMware est aussi complète qu’intégrée et partir n’est pas simple.

Rimini Street, prestataire de support tiers, a justement publié les résultats d’un sondage réalisé par Unisphere Research auprès de 269 clients VMware, entre décembre 2025 et février 2026. L’étude met en avant que 90 % des entreprises ayant répondu envisagent de quitter la galaxie VMware et de changer de crèmerie. Mais une lecture plus attentive révèle – comme souvent – un résultat plus nuancé.

Une situation très diversifiée

Le rapport brosse essentiellement le portrait d’une clientèle en rupture avec Broadcom. Si le chiffre de « 90 % » semble énorme, il masque une réalité plus variée, car les entreprises interrogées évoquent surtout un besoin de diversification, pas nécessairement d’un départ complet.

Dans le sondage, il a été demandé aux participants de choisir parmi les raisons qui les poussaient au départ, total ou partiel. 90 % ont ainsi répondu que les tarifs élevés de VMware étaient effectivement un problème, et 54 % estiment que la suppression des licences perpétuelles est un sérieux point de friction.

Parmi les autres facteurs de motivation au départ, 18 % évoquent le besoin d’un environnement totalement cloud, 18 % la réduction de l’écosystème partenaire (Broadcom est passé principalement à un modèle direct de licence), ou encore 5 % l’inadéquation face aux applications récentes ou en cours. Ce dernier chiffre illustre d’ailleurs que la technique de VMware n’est pas mise en cause.

La nuance apparait sur une autre question : envisagez-vous de migrer les installations VMware actuelles sous licences perpétuelles vers un abonnement VMware Cloud Foundation (VCF) au cours des 12 prochains mois ? 48 % affirment qu’ils ne le feront pas, mais 41 % le feront en partie, tandis que les 11 % restants le feront entièrement. Si près de la moitié refusent une formule par abonnement, cela ne signifie pas que les installations actuelles seront mises de côté. Plus de la moitié des répondants envisagent également de placer au moins une partie de leur infrastructure dans VCF.

On peut lire aussi dans l’étude que 34 % des entreprises interrogées envisagent un changement complet d’hyperviseur (le composant central permettant la virtualisation) au cours des trois prochaines années, et 48 % une bascule partielle.

« La tendance montre une diversification croissante des stratégies de virtualisation d’entreprise avec une transition à plus long terme vers des environnements de virtualisation informatique sur mesure et multiplateformes. Alors que les organisations réévaluent leurs parcours de modernisation, elles adoptent de plus en plus des approches combinant infrastructure sur site, cloud privé, cloud public et hyperviseurs alternatifs afin de soutenir la flexibilité de la charge de travail, l’efficacité opérationnelle et un meilleur contrôle des coûts », indique l’étude.

Le pari de la diversification

Si l’étude a été commanditée par Rimini Street, c’est aussi parce qu’elle dépeint une situation profitable à cette entreprise. Commercialisant du support tiers, les résultats du sondage lui permettent de mettre en avant une situation mouvante dans laquelle ce type de support pourrait faire toute la différence. Un point que souligne d’ailleurs Ars Technica.

Mais l’étude a surtout le mérite de pointer des interrogations plus profondes que la seule question du fournisseur de solutions de virtualisation. Dans la catégorie « obstacles » aux projets d’évolution des infrastructures, 40 % des entreprises interrogées ont mis en avant la complexité opérationnelle, 38 % les défis liés à la gestion de fournisseurs multiples, 37 % les difficultés de sécurisation d’une surface d’attaque grandissante, ou encore 37 % les exigences en compétences d’équipe.

Comme souvent dans ce genre de cas, le rachat par Broadcom a illustré une dépendance excessive à un seul acteur. Si l’envie de changer de fournisseur semble motiver bon nombre d’entreprises aujourd’hui, la complexité de la migration est désormais le sujet brûlant. En outre, les obstacles cités sont nombreux et posent une question : payer pour une certaine forme de simplicité ou diversifier et faire face à une plus grande complexité ?

Même si le sondage va dans le sens de Rimini Street, ce n’est pas la première étude qui analyse la grogne des clients VMware. En septembre, Gartner a également évoqué la situation, mais avec des chiffres moins « flamboyants », puisque 55 % des entreprises lanceraient dans les trois ans à venir des « maquettes » de solutions de remplacement. Le cabinet d’analyse note cependant la forte progression de ce chiffre, qui était de 25 % plus tôt dans l’année, même si étudier un départ ne signifie pas partir.

Gartner soulignait aussi les problèmes rencontrés en cas de diversification, récoltant des retours d’entreprises. Les licences Nutanix étaient ainsi jugées complexes avec des tarifs parfois plus élevés que prévu, l’offre de Microsoft paraissait complexe avec le besoin de jongler avec plusieurs consoles d’administration disjointes, et Proxmox apparaissait comme un acteur de niche, faute de prise en charge des applications d’entreprise de premier rang et en raison d’effectifs réduits.

La scène de la virtualisation continue cependant d’évoluer, la grogne contre VMware aiguisant les convoitises et contribuant à faire émerger de nouvelles offres. L’entreprise française Vates vient ainsi de lever 30 millions d’euros auprès d’IRIS et de Bpifrance pour devenir « un leader mondial de la virtualisation ». « Vates entend prendre une place majeure dans cette nouvelle configuration grâce à une plateforme open source permettant aux organisations de conserver le contrôle de leurs infrastructures, de limiter leur dépendance technologique et de préserver leur liberté d’architecture », affirme l’entreprise dans un communiqué publié le 6 octobre.

Un calendrier à la fois rapide et lent

Les deux études, même si elles pointent des différences, vont dans le même sens : une diversification progressive.

La situation peut être cependant très différente selon les entreprises. Selon The Register, de nombreux clients ont renouvelé leurs abonnements de trois ans juste avant le rachat. En outre, si un exode rapide et massif n’est pas étayé, la question peut devenir pressante selon les cas, le support de vSphere 8.x s’achevant en octobre 2027. Cette date marquera alors la fin du support général pour l’ensemble des licences perpétuelles VMware.

Les raisons évoquées sur la complexité sont quoi qu’il en soit bien présentes. Aux Assises de la cybersécurité à Monaco, plusieurs entreprises nous ont en effet confirmé la difficulté à migrer. Il ne s’agit pas seulement d’une question de coût, mais aussi de cartographie des ressources.

Chez Anthropic, Haiku 5.5 prend la relève des petits modèles rapides

8 octobre 2026 à 09:10
Haiku vs Luna : fight !
Chez Anthropic, Haiku 5.5 prend la relève des petits modèles rapides

Nouvelle mouture pour le « petit modèle » d’Anthropic, Haiku. Moins spectaculaire qu’un nouvel Opus, cette version était attendue pour ses tarifs accessibles. Le bond en performances est majeur, mais plusieurs points sont à connaître.

Présenté ce 7 octobre, Haiku 5.5 est ainsi mis en avant par Anthropic comme son modèle le moins cher, le plus rapide et le plus « capable ». Il est destiné aux tâches à fort volume (résumés, compaction, requêtes de bases de données, classification…) et peut servir de sous-agent pour Opus/Sonnet 5.5. Il est aussi conçu pour les usages sensibles à la latence comme l’assistance client et le pilotage de navigateur.

Haiku a bien changé

Cela faisait quand même près d’un an qu’Anthropic n’avait pas mis à jour ce modèle, depuis Haiku 4.5 (aucune version 5 n’avait été lancée). L’attente en valait-elle la peine ? Sur le papier, le bond est majeur. Haiku 5.5 présente ainsi une fenêtre de contexte d’un million de tokens (jetons) et de 128 000 en sortie, contre respectivement 200 000 et 64 000 pour Haiku 4.5. Le nouveau venu se dote pour la première fois d’un réglage d’effort, calé sur « Moyen » par défaut.

Côté tarifs, on reste sur une approche agressive, avec 0,10 dollar par million de tokens en entrée et 0,50 dollar en sortie. Mais attention, ces chiffres ne concernent que les requêtes inférieures à 100 000 tokens. Au-delà de cette frontière, les tarifs sont multipliés par 5, tout en restant inférieurs à ceux de Haiku 4.5 (la moitié en moyenne). Selon Anthropic, 90 % des requêtes adressées à Haiku 4.5 étaient sous le seuil des 100 000 jetons.

Si la baisse de prix est réelle, elle est aussi conditionnelle. Haiku 5.5 est plus verbeux que son prédécesseur, selon Artificial Analysis. Tout dépend aussi désormais du niveau d’effort configuré. Mais si l’on en croit le testeur indépendant, Haiku 5.5 présente un coût par tâche systématiquement plus intéressant que l’ancien Haiku. Anthropic positionne d’ailleurs Haiku 5.5 face à GPT-6 Luna, contre lequel il se montre plus avantageux. Mais là encore attention, car la majoration tarifaire sur Luna intervient à 272 000 tokens, contre 100 000 « seulement » pour Haiku.

Nettement plus performant… mais !

Côté performances, Anthropic met en avant un bond assez spectaculaire dans les différents benchs. Par exemple, un score de 39,2 % sur Terminal-Bench 4.0 (développement agentique), contre 0 pour Haiku 4.5. De l’ancien modèle au nouveau, on relève un passage de 735 à 1 620 sur GDPval-AA v2.1, de 15,7 à 72,4 % sur OSWorld 2.1, ou encore de 6,4 à 46,4 % sur Chartography.

Source : Anthropic

« Capable » semble donc être le mot, mais il faut souligner un point important : les scores affichés dans le tableau fourni par Anthropic sont tous en effort maximal. On peut le voir facilement dans le graphique plus bas dans la page de l’annonce : sur les exemples donnés, l’entreprise relève toujours le score correspondant à l’effort Max. Mieux vaut garder ce détail en mémoire, car les scores n’ont bien sûr rien à voir en « Moyen » (le mode par défaut), le score Terminal-Bench 4.0 étant par exemple divisé par deux, avec 20,3.

Source : Anthropic

En outre, le seul effort mentionné dans le tableau est dans la colonne de Sonnet 5.5, donnée en référence : 52,1 % en Xhigh sur FrontierCode 1.1. Une manière sans doute d’attirer l’attention sur les performances de Haiku 5.5, qui obtient 46,4 % sur ce test, donc avec un écart de moins de 6 points. Impressionnant ? En quelque sorte, mais sur Terminal-Bench 4.0, Sonnet 5.5 grimpe à 70,6 % (niveau d’effort inconnu), contre 39,2 % pour Haiku. L’écart est cette fois énorme.

Comme l’indique Anthropic dans son annonce, ces résultats ne sont donnés qu’à titre de « référence », car Haiku 5.5 « convient mieux aux tâches plus étroites qui auraient autrement été coûteuses avec les versions précédentes de Claude – comme la compaction, la synthèse ou le travail sur les sous-agents ».

Un mot enfin sur la cybersécurité. Selon l’éditeur, les garde-fous de cybersécurité sont plus stricts que ceux de Haiku 4.5, mais moins que ceux de Sonnet 5.5. Ils autorisent davantage de tâches défensives et bloquent toujours les tests d’intrusion. Peut-être une manière de faire un clin d’œil à Hugging Face, qui avait fustigé l’impossibilité d’utiliser les modèles commerciaux américains pour se défendre, alors qu’elle était attaquée par des agents d’OpenAI.

Plusieurs bonnes nouvelles tarifaires

Anthropic a profité de son annonce sur Haiku 5.5 pour annoncer plusieurs changements tarifaires qui, dans certains cas, peuvent avoir une influence importante pour les projets exploitant l’API commerciale (facture à l’usage).

Le tarif pour la lecture de cache dans Sonnet 5.5 est ainsi réduit de moitié, « ce qui signifie que Sonnet 5.5 coûte désormais environ 20 % moins cher sur la plupart des travaux d’agent » affirme Anthropic.

L’entreprise déploie également un nouveau crédit API mensuel pour les abonnements Max et Team sur la Claude Platform. Les utilisateurs Max 5x recevront 100 dollars de crédits par mois, les Max 20x auront 200 dollars et les Teams auront jusqu’à 500 dollars, à répartir entre les utilisateurs. « Ces crédits sont conçus pour permettre à nos utilisateurs d’expérimenter la création d’outils, d’applications et d’agents qui appellent notre API », indique Anthropic.

Enfin, les SDK (kits de développement) pour Python et TypeScript ont été mis à jour pour ajouter la prise en charge de l’utilisation de l’ordinateur et du navigateur. Il s’agit pour l’instant de bêtas, et Anthropic braque la lumière sur Haiku 5.5, décrit comme « particulièrement adapté » à ce type d’usage.

Chez Anthropic, Haiku 5.5 prend la relève des petits modèles rapides

8 octobre 2026 à 09:10
Haiku vs Luna : fight !
Chez Anthropic, Haiku 5.5 prend la relève des petits modèles rapides

Nouvelle mouture pour le « petit modèle » d’Anthropic, Haiku. Moins spectaculaire qu’un nouvel Opus, cette version était attendue pour ses tarifs accessibles. Le bond en performances est majeur, mais plusieurs points sont à connaître.

Présenté ce 7 octobre, Haiku 5.5 est ainsi mis en avant par Anthropic comme son modèle le moins cher, le plus rapide et le plus « capable ». Il est destiné aux tâches à fort volume (résumés, compaction, requêtes de bases de données, classification…) et peut servir de sous-agent pour Opus/Sonnet 5.5. Il est aussi conçu pour les usages sensibles à la latence comme l’assistance client et le pilotage de navigateur.

Haiku a bien changé

Cela faisait quand même près d’un an qu’Anthropic n’avait pas mis à jour ce modèle, depuis Haiku 4.5 (aucune version 5 n’avait été lancée). L’attente en valait-elle la peine ? Sur le papier, le bond est majeur. Haiku 5.5 présente ainsi une fenêtre de contexte d’un million de tokens (jetons) et de 128 000 en sortie, contre respectivement 200 000 et 64 000 pour Haiku 4.5. Le nouveau venu se dote pour la première fois d’un réglage d’effort, calé sur « Moyen » par défaut.

Côté tarifs, on reste sur une approche agressive, avec 0,10 dollar par million de tokens en entrée et 0,50 dollar en sortie. Mais attention, ces chiffres ne concernent que les requêtes inférieures à 100 000 tokens. Au-delà de cette frontière, les tarifs sont multipliés par 5, tout en restant inférieurs à ceux de Haiku 4.5 (la moitié en moyenne). Selon Anthropic, 90 % des requêtes adressées à Haiku 4.5 étaient sous le seuil des 100 000 jetons.

Si la baisse de prix est réelle, elle est aussi conditionnelle. Haiku 5.5 est plus verbeux que son prédécesseur, selon Artificial Analysis. Tout dépend aussi désormais du niveau d’effort configuré. Mais si l’on en croit le testeur indépendant, Haiku 5.5 présente un coût par tâche systématiquement plus intéressant que l’ancien Haiku. Anthropic positionne d’ailleurs Haiku 5.5 face à GPT-6 Luna, contre lequel il se montre plus avantageux. Mais là encore attention, car la majoration tarifaire sur Luna intervient à 272 000 tokens, contre 100 000 « seulement » pour Haiku.

Nettement plus performant… mais !

Côté performances, Anthropic met en avant un bond assez spectaculaire dans les différents benchs. Par exemple, un score de 39,2 % sur Terminal-Bench 4.0 (développement agentique), contre 0 pour Haiku 4.5. De l’ancien modèle au nouveau, on relève un passage de 735 à 1 620 sur GDPval-AA v2.1, de 15,7 à 72,4 % sur OSWorld 2.1, ou encore de 6,4 à 46,4 % sur Chartography.

Source : Anthropic

« Capable » semble donc être le mot, mais il faut souligner un point important : les scores affichés dans le tableau fourni par Anthropic sont tous en effort maximal. On peut le voir facilement dans le graphique plus bas dans la page de l’annonce : sur les exemples donnés, l’entreprise relève toujours le score correspondant à l’effort Max. Mieux vaut garder ce détail en mémoire, car les scores n’ont bien sûr rien à voir en « Moyen » (le mode par défaut), le score Terminal-Bench 4.0 étant par exemple divisé par deux, avec 20,3.

Source : Anthropic

En outre, le seul effort mentionné dans le tableau est dans la colonne de Sonnet 5.5, donnée en référence : 52,1 % en Xhigh sur FrontierCode 1.1. Une manière sans doute d’attirer l’attention sur les performances de Haiku 5.5, qui obtient 46,4 % sur ce test, donc avec un écart de moins de 6 points. Impressionnant ? En quelque sorte, mais sur Terminal-Bench 4.0, Sonnet 5.5 grimpe à 70,6 % (niveau d’effort inconnu), contre 39,2 % pour Haiku. L’écart est cette fois énorme.

Comme l’indique Anthropic dans son annonce, ces résultats ne sont donnés qu’à titre de « référence », car Haiku 5.5 « convient mieux aux tâches plus étroites qui auraient autrement été coûteuses avec les versions précédentes de Claude – comme la compaction, la synthèse ou le travail sur les sous-agents ».

Un mot enfin sur la cybersécurité. Selon l’éditeur, les garde-fous de cybersécurité sont plus stricts que ceux de Haiku 4.5, mais moins que ceux de Sonnet 5.5. Ils autorisent davantage de tâches défensives et bloquent toujours les tests d’intrusion. Peut-être une manière de faire un clin d’œil à Hugging Face, qui avait fustigé l’impossibilité d’utiliser les modèles commerciaux américains pour se défendre, alors qu’elle était attaquée par des agents d’OpenAI.

Plusieurs bonnes nouvelles tarifaires

Anthropic a profité de son annonce sur Haiku 5.5 pour annoncer plusieurs changements tarifaires qui, dans certains cas, peuvent avoir une influence importante pour les projets exploitant l’API commerciale (facture à l’usage).

Le tarif pour la lecture de cache dans Sonnet 5.5 est ainsi réduit de moitié, « ce qui signifie que Sonnet 5.5 coûte désormais environ 20 % moins cher sur la plupart des travaux d’agent » affirme Anthropic.

L’entreprise déploie également un nouveau crédit API mensuel pour les abonnements Max et Team sur la Claude Platform. Les utilisateurs Max 5x recevront 100 dollars de crédits par mois, les Max 20x auront 200 dollars et les Teams auront jusqu’à 500 dollars, à répartir entre les utilisateurs. « Ces crédits sont conçus pour permettre à nos utilisateurs d’expérimenter la création d’outils, d’applications et d’agents qui appellent notre API », indique Anthropic.

Enfin, les SDK (kits de développement) pour Python et TypeScript ont été mis à jour pour ajouter la prise en charge de l’utilisation de l’ordinateur et du navigateur. Il s’agit pour l’instant de bêtas, et Anthropic braque la lumière sur Haiku 5.5, décrit comme « particulièrement adapté » à ce type d’usage.

Reçu — 7 octobre 2026 ⏭ Actualités numériques

☕️ Recopie d’Android : les performances de scrcpy 5.0 décollent avec le décodage matériel

7 octobre 2026 à 09:05


L’application scrcpy (pour « screen copy ») est un petit utilitaire multiplateforme permettant d’afficher sur le bureau de son ordinateur une copie miroir de son appareil Android. Cette copie peut être contrôlée au clavier et à la souris quand l’appareil est relié à l’ordinateur par câble USB, à condition d’avoir activé le mode débogage USB dans les options pour développeurs, dans les paramètres d’Android. Le code est open source (licence Apache 2.0) et disponible depuis son dépôt GitHub.

La version 5.0 de l’application est sortie le 5 octobre. Elle apporte une nouveauté de taille : la prise en charge du décodage matériel. Un ajout important, car l’image miroir est alimentée par un flux vidéo. En clair, les opérations passent par le GPU, avec à la clé des gains majeurs sur l’utilisation du CPU, d’un facteur allant jusqu’à 10 dans le meilleur des cas. Les gains sont cependant très variables d’une configuration à une autre.

Cette version 5.0 contient d’autres améliorations, notamment sur le tampon vidéo. On note aussi le passage à adb 37.0.1, FFmpeg 9.0.2, SDL 3.4.18 et dav1d 1.5.4, l’arrivée d’une version compilée pour Windows ARM64 et plusieurs corrections.

scrcpy 5.0 peut être téléchargé depuis son dépôt GitHub, l’application n’ayant pas de site dédié. C’est le seul moyen sur macOS ou Windows, mais les utilisateurs sous Linux auront sans doute des options supplémentaires, l’utilitaire étant souvent présent dans les dépôts. Sous Ubuntu par exemple, une version en paquet Debian et une autre en snap, mais non officielles et non mises à jour pour l’instant.

☕️ Recopie d’Android : les performances de scrcpy 5.0 décollent avec le décodage matériel

7 octobre 2026 à 09:05


L’application scrcpy (pour « screen copy ») est un petit utilitaire multiplateforme permettant d’afficher sur le bureau de son ordinateur une copie miroir de son appareil Android. Cette copie peut être contrôlée au clavier et à la souris quand l’appareil est relié à l’ordinateur par câble USB, à condition d’avoir activé le mode débogage USB dans les options pour développeurs, dans les paramètres d’Android. Le code est open source (licence Apache 2.0) et disponible depuis son dépôt GitHub.

La version 5.0 de l’application est sortie le 5 octobre. Elle apporte une nouveauté de taille : la prise en charge du décodage matériel. Un ajout important, car l’image miroir est alimentée par un flux vidéo. En clair, les opérations passent par le GPU, avec à la clé des gains majeurs sur l’utilisation du CPU, d’un facteur allant jusqu’à 10 dans le meilleur des cas. Les gains sont cependant très variables d’une configuration à une autre.

Cette version 5.0 contient d’autres améliorations, notamment sur le tampon vidéo. On note aussi le passage à adb 37.0.1, FFmpeg 9.0.2, SDL 3.4.18 et dav1d 1.5.4, l’arrivée d’une version compilée pour Windows ARM64 et plusieurs corrections.

scrcpy 5.0 peut être téléchargé depuis son dépôt GitHub, l’application n’ayant pas de site dédié. C’est le seul moyen sur macOS ou Windows, mais les utilisateurs sous Linux auront sans doute des options supplémentaires, l’utilitaire étant souvent présent dans les dépôts. Sous Ubuntu par exemple, une version en paquet Debian et une autre en snap, mais non officielles et non mises à jour pour l’instant.

LibreOffice : pas d’IA tant qu’elle ne remplira pas les critères de la Document Foundation

7 octobre 2026 à 08:37
L'IA, une fonction comme les autres
LibreOffice : pas d’IA tant qu’elle ne remplira pas les critères de la Document Foundation

La Document Foundation a clarifié sa position sur l’IA. Si elle n’a rien contre les LLM par principe, elle n’inclura aucune fonction dopée à l’IA tant que l’utilisation des modèles ne pourra pas se faire dans un cadre strict.

Dans un billet, The Document Foundation explique que « oui », le fait de n’avoir aucune fonction IA dans LibreOffice est bien une fonctionnalité. C’est la réponse de la fondation à un commentaire narquois laissé sur un billet précédent, qui annonçait la disponibilité de LibreOffice 26.8.

Cette version présentait toute une série d’améliorations, notamment sur la typographie avec le Paragraphe Composer qui répartit les espaces sur l’ensemble du paragraphe, les systèmes d’écriture complexes et une meilleure prise en charge du format OOXML. Le billet contenait en outre un chapitre « No artificial intelligence », dans lequel la fondation revendiquait plusieurs points : aucune fonctionnalité d’IA générative, aucun document transmis à un service distant, aucun composant nécessitant l’accès au réseau. Une position délibérée, motivée par la confidentialité des données selon la fondation.

Source : LibreOffice

Dans le nouveau billet, signé Italo Vignoli, cette revendication est précisée. L’auteur indique que la fondation ne rejette pas l’IA par principe. Cependant, « une suite bureautique utilisée par des dizaines de millions de personnes – dans les écoles, les hôpitaux, les organismes publics, les cabinets d’avocats et des milliers d’autres organisations – n’ajoutera aucune fonctionnalité à sa configuration par défaut tant que cette fonctionnalité ne pourra pas être mise en œuvre dans les conditions définies par le projet conformément à ses principes ».

Six principes obligatoires

En clair, la fondation n’ajoutera pas de fonctions alimentées par l’IA tant qu’elles ne pourront pas obéir à l’ensemble de ces six principes :

  1. L’utilisateur choisit où s’exécute l’inférence : sur son appareil, sur une infrastructure qu’il contrôle, ou sur un service qu’il choisit lui-même. Une redirection silencieuse par défaut vers un seul fournisseur n’est pas un choix.
  2. Aucun contenu ne quitte l’ordinateur sans autorisation explicite. Les documents peuvent relever de données protégées (dossiers médicaux, pièces de procédure, marchés publics, données d’élèves).
  3. Aucune télémétrie, y compris pour les fonctions d’IA.
  4. Aucune dépendance à un fournisseur unique : les interfaces doivent être ouvertes et implémentables par plusieurs moteurs.
  5. Le contenu généré doit être en ODF, avec structure, styles et sémantique préservés.
  6. La fonction doit rester entièrement facultative : installable, désinstallable et absente de l’interface pour qui n’en veut pas, y compris pour les administrateurs qui déploient la suite sur des milliers de postes.

Sans trop de surprise, aucune intégration actuelle ne remplit toutes ces conditions. La fondation recommande aux personnes intéressées de se tourner vers les extensions, la plupart se connectant à un modèle local via Ollama ou LM Studio. Elle recommande également de sélectionner ces extensions avec soin, car elles n’ont pas toutes le même degré de maturité. Il faut notamment contrôler les éventuels points de terminaison cloud et ce que le fournisseur associé fait des données reçues.

Aucune incitation économique

La fondation en profite pour égratigner Microsoft, sans toutefois nommer la firme : « Pour une entreprise qui vend des abonnements, un assistant IA justifie une augmentation de prix et renforce l’argument en faveur de la conservation de tous les documents dans sa propre infrastructure. La fonctionnalité et le modèle économique se renforcent mutuellement, donc l’intégration est non seulement attrayante mais presque obligatoire ».

Un constat difficilement contestable, Microsoft ayant effectivement intégré de force Copilot dans ses abonnements Microsoft 365, augmentant les prix au passage. « La Document Foundation est une organisation à but non lucratif. Il n’y a pas de niveaux d’abonnement à protéger, pas de ventes supplémentaires, pas de données à monétiser », ajoute Italo Vignoli.

La fondation insiste : les critères énumérés ne constituent pas un rejet définitif. Elle note les évolutions spectaculaires du secteur de l’IA, en particulier les modèles ouverts qui « s’améliorent bien plus vite que la plupart d’entre nous ne l’avaient anticipé ». Elle affirme qu’elle évaluera « très attentivement » les approches répondant à toutes ces conditions.

LibreOffice : pas d’IA tant qu’elle ne remplira pas les critères de la Document Foundation

7 octobre 2026 à 08:37
L'IA, une fonction comme les autres
LibreOffice : pas d’IA tant qu’elle ne remplira pas les critères de la Document Foundation

La Document Foundation a clarifié sa position sur l’IA. Si elle n’a rien contre les LLM par principe, elle n’inclura aucune fonction dopée à l’IA tant que l’utilisation des modèles ne pourra pas se faire dans un cadre strict.

Dans un billet, The Document Foundation explique que « oui », le fait de n’avoir aucune fonction IA dans LibreOffice est bien une fonctionnalité. C’est la réponse de la fondation à un commentaire narquois laissé sur un billet précédent, qui annonçait la disponibilité de LibreOffice 26.8.

Cette version présentait toute une série d’améliorations, notamment sur la typographie avec le Paragraphe Composer qui répartit les espaces sur l’ensemble du paragraphe, les systèmes d’écriture complexes et une meilleure prise en charge du format OOXML. Le billet contenait en outre un chapitre « No artificial intelligence », dans lequel la fondation revendiquait plusieurs points : aucune fonctionnalité d’IA générative, aucun document transmis à un service distant, aucun composant nécessitant l’accès au réseau. Une position délibérée, motivée par la confidentialité des données selon la fondation.

Source : LibreOffice

Dans le nouveau billet, signé Italo Vignoli, cette revendication est précisée. L’auteur indique que la fondation ne rejette pas l’IA par principe. Cependant, « une suite bureautique utilisée par des dizaines de millions de personnes – dans les écoles, les hôpitaux, les organismes publics, les cabinets d’avocats et des milliers d’autres organisations – n’ajoutera aucune fonctionnalité à sa configuration par défaut tant que cette fonctionnalité ne pourra pas être mise en œuvre dans les conditions définies par le projet conformément à ses principes ».

Six principes obligatoires

En clair, la fondation n’ajoutera pas de fonctions alimentées par l’IA tant qu’elles ne pourront pas obéir à l’ensemble de ces six principes :

  1. L’utilisateur choisit où s’exécute l’inférence : sur son appareil, sur une infrastructure qu’il contrôle, ou sur un service qu’il choisit lui-même. Une redirection silencieuse par défaut vers un seul fournisseur n’est pas un choix.
  2. Aucun contenu ne quitte l’ordinateur sans autorisation explicite. Les documents peuvent relever de données protégées (dossiers médicaux, pièces de procédure, marchés publics, données d’élèves).
  3. Aucune télémétrie, y compris pour les fonctions d’IA.
  4. Aucune dépendance à un fournisseur unique : les interfaces doivent être ouvertes et implémentables par plusieurs moteurs.
  5. Le contenu généré doit être en ODF, avec structure, styles et sémantique préservés.
  6. La fonction doit rester entièrement facultative : installable, désinstallable et absente de l’interface pour qui n’en veut pas, y compris pour les administrateurs qui déploient la suite sur des milliers de postes.

Sans trop de surprise, aucune intégration actuelle ne remplit toutes ces conditions. La fondation recommande aux personnes intéressées de se tourner vers les extensions, la plupart se connectant à un modèle local via Ollama ou LM Studio. Elle recommande également de sélectionner ces extensions avec soin, car elles n’ont pas toutes le même degré de maturité. Il faut notamment contrôler les éventuels points de terminaison cloud et ce que le fournisseur associé fait des données reçues.

Aucune incitation économique

La fondation en profite pour égratigner Microsoft, sans toutefois nommer la firme : « Pour une entreprise qui vend des abonnements, un assistant IA justifie une augmentation de prix et renforce l’argument en faveur de la conservation de tous les documents dans sa propre infrastructure. La fonctionnalité et le modèle économique se renforcent mutuellement, donc l’intégration est non seulement attrayante mais presque obligatoire ».

Un constat difficilement contestable, Microsoft ayant effectivement intégré de force Copilot dans ses abonnements Microsoft 365, augmentant les prix au passage. « La Document Foundation est une organisation à but non lucratif. Il n’y a pas de niveaux d’abonnement à protéger, pas de ventes supplémentaires, pas de données à monétiser », ajoute Italo Vignoli.

La fondation insiste : les critères énumérés ne constituent pas un rejet définitif. Elle note les évolutions spectaculaires du secteur de l’IA, en particulier les modèles ouverts qui « s’améliorent bien plus vite que la plupart d’entre nous ne l’avaient anticipé ». Elle affirme qu’elle évaluera « très attentivement » les approches répondant à toutes ces conditions.

Reçu — 6 octobre 2026 ⏭ Actualités numériques

Mistral lance une préversion de son LLM frontière Mistral Large 4, surnommé « Le Chonk »

6 octobre 2026 à 15:16
Il revient !
Mistral lance une préversion de son LLM frontière Mistral Large 4, surnommé « Le Chonk »

Mistral vient de lancer une préversion publique de son nouveau LLM de frontière Mistral Large 4. Surnommé « Le Chonk », il doit remettre l’entreprise française dans la course, après de longs mois de quasi-silence sur les grands modèles.

Mistral Large 4 affiche 1 050 milliards de paramètres, dont 49 milliards actifs simultanément, dans une architecture MoE (Mixture of Experts) désormais classique. La fenêtre de contexte est d’un million de tokens. Dans sa présentation, Mistral évoque un entraînement depuis zéro sur la base de 3 800 puces Grace Blackwell de NVIDIA dans ses propres centres de calcul en Europe.

S’agissant d’une préversion, l’entrainement est toujours en cours. Mistral indique que d’ici la publication de la version le 26 octobre, une version privée du modèle est mise entre les mains de « partenaires sélectionnés, en leur donnant accès à une version de nos endpoints avec une modération allégée et des fonctionnalités plus avancées dans le domaine de la cybersécurité, et en leur distribuant les poids de la préversion du modèle ». Les poids seront d’ailleurs publiés le 26 octobre également, en même temps que des informations plus précises.

L’entreprise semble sûre de son fait : « Le Chonk fait progresser l’état de l’art des modèles à poids ouverts en matière de fonctionnalités agentiques génériques. Sur les métriques agrégées, il se classe parmi les meilleurs modèles à poids ouverts et est de loin le meilleur en Europe et aux États-Unis. Parmi les modèles à poids ouverts, Le Chonk est à l’état de l’art sur les tâches de cybersécurité, sur les tâches liées à la production industrielle et à la finance, ainsi que sur l’usage multimodal. »

Les benchmarks publiés vont bien sûr dans ce sens, avec 61,7 % sur DeepSWE v1.1, 59,4 % sur SWE-Atlas-QnA et 28,3 % sur Terminal-Bench 4, soit 49,8 % à l’indice combiné, devant DeepSeek V4 Pro 0813 et Qwen3.8 Max. Des scores que l’on retrouve sur Artificial Analysis, qui place ML4 dans la moyenne haute des LLM en matière d’intelligence et de rapidité. En revanche, le site classe le nouveau LLM comme très verbeux. De fait, malgré une tarification intéressante de 1,36 dollar par million de jetons en entrée et 4,18 dollars en sortie, cette verbosité peut avoir une grande influence. Étrangement, Artificial Analysis évoque une fenêtre de contexte de 524 000 jetons, mais ce chiffre pourrait venir d’une préversion antérieure.

Un accent sur la cybersécurité

Selon Mistral, ML4 est « l’un des modèles d’IA les plus puissants au monde pour la cybersécurité », classé dans le Top 5 du Cyber Index d’Artificial Analysis, devançant « largement les modèles à poids ouverts développés hors de Chine ». Dans les tests du Cyber Index, ML4 aurait ainsi obtenu 82 %, soit le meilleur score à ce jour, et 93 % sur Cybench, se classant parmi les meilleurs modèles à poids ouverts.

L’entreprise française se fait un plaisir de s’engouffrer dans cette porte ouverte, abordant directement le problème des risques que de telles performances peuvent faire courir. Un quasi non-sujet pour Mistral, car il s’agit avant tout de défense. Elle pointe les modèles fermés comme Claude Opus 5.5 et GPT-6 Astra, qui obtiennent zéro au Cyber Index car ils refusent d’exécuter des tâches.

« C’est d’autant plus important que les acteurs malveillants font de plus en plus de jailbreaks de ces mêmes modèles pour soutenir une cyberactivité offensive : les défenseurs ont besoin de systèmes pouvant égaler ces capacités sans être contraints par les mêmes refus », ajoute Mistral. L’incident Hugging Face n’est pas directement cité, mais on se souvient que l’entreprise s’était plainte de ne pas avoir pu analyser les premières traces de l’attaque qu’elle subissait parce que les modèles fermés se cabraient devant les questions de cybersécurité. Ironie, Hugging Face s’était alors tournée vers un modèle chinois, GLM 5.2.

Enfin, pour le travail de bureau, Mistral indique 59,9 % sur AutomationBench. Sur des tâches financières et juridiques évaluées par vals.ai, il dépasserait GPT-6 Astra, et il est en tête des modèles ouverts sur le test juridique de Harvey. Pour l’ancrage visuel, il obtient 42 % contre 41 % pour GPT-6 Astra sur Dense 200, un écart minime.

De quoi remplacer prochainement GLM 5.3 dans Vibe Code avec un modèle maison ?

Mistral lance une préversion de son LLM frontière Mistral Large 4, surnommé « Le Chonk »

6 octobre 2026 à 15:16
Il revient !
Mistral lance une préversion de son LLM frontière Mistral Large 4, surnommé « Le Chonk »

Mistral vient de lancer une préversion publique de son nouveau LLM de frontière Mistral Large 4. Surnommé « Le Chonk », il doit remettre l’entreprise française dans la course, après de longs mois de quasi-silence sur les grands modèles.

Mistral Large 4 affiche 1 050 milliards de paramètres, dont 49 milliards actifs simultanément, dans une architecture MoE (Mixture of Experts) désormais classique. La fenêtre de contexte est d’un million de tokens. Dans sa présentation, Mistral évoque un entraînement depuis zéro sur la base de 3 800 puces Grace Blackwell de NVIDIA dans ses propres centres de calcul en Europe.

S’agissant d’une préversion, l’entrainement est toujours en cours. Mistral indique que d’ici la publication de la version le 26 octobre, une version privée du modèle est mise entre les mains de « partenaires sélectionnés, en leur donnant accès à une version de nos endpoints avec une modération allégée et des fonctionnalités plus avancées dans le domaine de la cybersécurité, et en leur distribuant les poids de la préversion du modèle ». Les poids seront d’ailleurs publiés le 26 octobre également, en même temps que des informations plus précises.

L’entreprise semble sûre de son fait : « Le Chonk fait progresser l’état de l’art des modèles à poids ouverts en matière de fonctionnalités agentiques génériques. Sur les métriques agrégées, il se classe parmi les meilleurs modèles à poids ouverts et est de loin le meilleur en Europe et aux États-Unis. Parmi les modèles à poids ouverts, Le Chonk est à l’état de l’art sur les tâches de cybersécurité, sur les tâches liées à la production industrielle et à la finance, ainsi que sur l’usage multimodal. »

Les benchmarks publiés vont bien sûr dans ce sens, avec 61,7 % sur DeepSWE v1.1, 59,4 % sur SWE-Atlas-QnA et 28,3 % sur Terminal-Bench 4, soit 49,8 % à l’indice combiné, devant DeepSeek V4 Pro 0813 et Qwen3.8 Max. Des scores que l’on retrouve sur Artificial Analysis, qui place ML4 dans la moyenne haute des LLM en matière d’intelligence et de rapidité. En revanche, le site classe le nouveau LLM comme très verbeux. De fait, malgré une tarification intéressante de 1,36 dollar par million de jetons en entrée et 4,18 dollars en sortie, cette verbosité peut avoir une grande influence. Étrangement, Artificial Analysis évoque une fenêtre de contexte de 524 000 jetons, mais ce chiffre pourrait venir d’une préversion antérieure.

Un accent sur la cybersécurité

Selon Mistral, ML4 est « l’un des modèles d’IA les plus puissants au monde pour la cybersécurité », classé dans le Top 5 du Cyber Index d’Artificial Analysis, devançant « largement les modèles à poids ouverts développés hors de Chine ». Dans les tests du Cyber Index, ML4 aurait ainsi obtenu 82 %, soit le meilleur score à ce jour, et 93 % sur Cybench, se classant parmi les meilleurs modèles à poids ouverts.

L’entreprise française se fait un plaisir de s’engouffrer dans cette porte ouverte, abordant directement le problème des risques que de telles performances peuvent faire courir. Un quasi non-sujet pour Mistral, car il s’agit avant tout de défense. Elle pointe les modèles fermés comme Claude Opus 5.5 et GPT-6 Astra, qui obtiennent zéro au Cyber Index car ils refusent d’exécuter des tâches.

« C’est d’autant plus important que les acteurs malveillants font de plus en plus de jailbreaks de ces mêmes modèles pour soutenir une cyberactivité offensive : les défenseurs ont besoin de systèmes pouvant égaler ces capacités sans être contraints par les mêmes refus », ajoute Mistral. L’incident Hugging Face n’est pas directement cité, mais on se souvient que l’entreprise s’était plainte de ne pas avoir pu analyser les premières traces de l’attaque qu’elle subissait parce que les modèles fermés se cabraient devant les questions de cybersécurité. Ironie, Hugging Face s’était alors tournée vers un modèle chinois, GLM 5.2.

Enfin, pour le travail de bureau, Mistral indique 59,9 % sur AutomationBench. Sur des tâches financières et juridiques évaluées par vals.ai, il dépasserait GPT-6 Astra, et il est en tête des modèles ouverts sur le test juridique de Harvey. Pour l’ancrage visuel, il obtient 42 % contre 41 % pour GPT-6 Astra sur Dense 200, un écart minime.

De quoi remplacer prochainement GLM 5.3 dans Vibe Code avec un modèle maison ?

Chiffrement : le rapport Boudié invite à « contourner » le chiffrement de bout en bout

6 octobre 2026 à 14:21
Ni oui ni non, bien au contraire
Chiffrement : le rapport Boudié invite à « contourner » le chiffrement de bout en bout

Dans un contexte tendu autour des questions de chiffrement en France, un rapport attendu a voulu faire le point sur la question. La situation ambivalente y est clairement exprimée : une technologie aussi essentielle pour la sécurité que problématique pour les forces de l’ordre. Le rapport milite pour une approche de compromis pour éviter les débats binaires.

La création de ce rapport avait été confiée à l’ex-député Florent Boudié (Renaissance) en janvier 2026 par le Premier ministre Sébastien Lecornu, en vue d’éclairer le gouvernement sur les questions de politiques publiques de sécurité à l’ère du numérique. Un décret publié le 21 janvier avait confié à M. Boudié l’exploration des « possibilités d’évolution des dispositifs juridiques existants » pour l’accès aux communications chiffrées, rapportait alors Public Sénat. Florent Boudié a quitté son siège de député pour cette mission (parlementaire en mission pour le gouvernement) et a été nommé conseiller d’État.

Selon le rapport, obtenu par L’Informé, le chiffrement de bout en bout (E2E) prive les interceptions classiques de leur contenu. Les SMS et MMS ne représentent plus que 3 % des messages échangés, et 90 % des communications des services de messagerie sont chiffrées de bout en bout. Les enquêteurs se reportent donc sur les métadonnées et sur le piégeage des terminaux. Côté criminalité, le rapport décrit une banalisation du chiffrement dans la délinquance de masse et des écosystèmes criminels intégrés (dont EncroChat) qui aurait conduit à 6 500 interpellations entre 2020 et 2023.

La question est ainsi posée : que faire ? Le rapport ne tire pas à boulets rouges sur le chiffrement E2E et se place dans une démarche de constat, surtout dans sa première partie, puis de compromis en recommandant d’éviter toute action trop forcée.

« Paradoxe »

Si le rapport pointe le travail de plus en plus difficile des forces de l’ordre face à l’utilisation toujours plus large du chiffrement E2E, il relève que ce « défi sécuritaire procède toutefois d’un paradoxe » :

« Si la diffusion du chiffrement de bout en bout neutralise une partie des prérogatives de puissance publique, elle résulte, dans le même temps, de choix de politiques publiques anciens et assumés, en France comme ailleurs, visant à protéger les citoyens et les entreprises, les infrastructures critiques et les systèmes d’information (SI), en préservant l’intégrité des données stratégiques et personnelles. Ainsi, encouragés à promouvoir le perfectionnement des procédés cryptologiques, à l’image des orientations du Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN) présentées dans sa Stratégie nationale de cybersécurité 2026 - 2032, les services de l’État sont tout autant invités à percer le mur du chiffrement »

Le rapport se plait ainsi à rappeler une formule utilisée en novembre 2020 par le Conseil de l’Union européenne : « la sécurité grâce au chiffrement et malgré le chiffrement ». La même technologie constitue à la fois « un vecteur de sécurité informatique » et « une cause […] de complexité pour les nécessités d’ordre public ».


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Reçu — 5 octobre 2026 ⏭ Actualités numériques

☕️ Apple annonce un renforcement des autorisations d’accès au disque dans macOS

5 octobre 2026 à 14:16


Le 2 octobre, Apple a fait savoir par une courte note destinée aux développeurs que des changements allaient être introduits pour renforcer l’accès complet au disque dans macOS.

L’entreprise indique que de nombreux contrôles ont été mis en place avec le temps sur son système, mais que l’autorisation d’accès complet au disque permet largement de les contourner. Le fonctionnement était voulu pour « permettre aux applications de sauvegarde de fonctionner correctement sur Mac ».

Cependant, des « développeurs utilisent l’accès complet au disque de manières qui pourraient mettre les utilisateurs en danger, exposant tout ce qui se trouve sur leurs systèmes – y compris les fichiers, les courriels, les messages, et même l’historique de navigation – sans que les utilisateurs en aient pleinement connaissance et compréhension », indique Apple. L’entreprise ajoute que dans les applications de communication, la confidentialité des personnes en contact pourrait également être menacée.

L’entreprise ne compte pas supprimer l’accès disque complet, dont de nombreuses applications ont besoin, par exemple pour de la prise de contrôle à distance via Anydesk ou Teamviewer. En revanche, elle va introduire « des contrôles supplémentaires pour garantir que les utilisateurs qui souhaitent réellement accorder à une application ce niveau d’accès extraordinaire ne puissent le faire qu’avec une action très explicite ». Apple estime ce chantier « crucial », car « les agents IA deviennent de plus en plus capables et autonomes », l’entreprise semblant craindre que les risques associés augmentent « considérablement ».

La note est courte et ne contient aucun détail. Apple ne dit même pas quand ces changements vont être introduits. L’actuelle version 27.2 bêta de macOS ne contient pas ces modifications, mais on peut imaginer que le nouveau contrôle sera présent dans la mouture 27.3.

Le calendrier est également particulier. Comme le souligne TechCrunch, l’annonce survient quelques jours après que le journaliste Jason Aten a affirmé que Muse (Meta) avait lu ses conversations privées. Il assure qu’il n’a jamais donné à Muse l’accès au disque complet, mais que ce dernier lui a quand même suggéré un sujet sur la base d’éléments n’apparaissant que dans l’application Messages sur son Mac. Meta conteste cette version, affirmant que la lecture des conversations dans Messages exige non seulement l’accès complet au disque, mais aussi l’activation du connecteur spécifique Muse pour l’application d’Apple.

☕️ Apple annonce un renforcement des autorisations d’accès au disque dans macOS

5 octobre 2026 à 14:16


Le 2 octobre, Apple a fait savoir par une courte note destinée aux développeurs que des changements allaient être introduits pour renforcer l’accès complet au disque dans macOS.

L’entreprise indique que de nombreux contrôles ont été mis en place avec le temps sur son système, mais que l’autorisation d’accès complet au disque permet largement de les contourner. Le fonctionnement était voulu pour « permettre aux applications de sauvegarde de fonctionner correctement sur Mac ».

Cependant, des « développeurs utilisent l’accès complet au disque de manières qui pourraient mettre les utilisateurs en danger, exposant tout ce qui se trouve sur leurs systèmes – y compris les fichiers, les courriels, les messages, et même l’historique de navigation – sans que les utilisateurs en aient pleinement connaissance et compréhension », indique Apple. L’entreprise ajoute que dans les applications de communication, la confidentialité des personnes en contact pourrait également être menacée.

L’entreprise ne compte pas supprimer l’accès disque complet, dont de nombreuses applications ont besoin, par exemple pour de la prise de contrôle à distance via Anydesk ou Teamviewer. En revanche, elle va introduire « des contrôles supplémentaires pour garantir que les utilisateurs qui souhaitent réellement accorder à une application ce niveau d’accès extraordinaire ne puissent le faire qu’avec une action très explicite ». Apple estime ce chantier « crucial », car « les agents IA deviennent de plus en plus capables et autonomes », l’entreprise semblant craindre que les risques associés augmentent « considérablement ».

La note est courte et ne contient aucun détail. Apple ne dit même pas quand ces changements vont être introduits. L’actuelle version 27.2 bêta de macOS ne contient pas ces modifications, mais on peut imaginer que le nouveau contrôle sera présent dans la mouture 27.3.

Le calendrier est également particulier. Comme le souligne TechCrunch, l’annonce survient quelques jours après que le journaliste Jason Aten a affirmé que Muse (Meta) avait lu ses conversations privées. Il assure qu’il n’a jamais donné à Muse l’accès au disque complet, mais que ce dernier lui a quand même suggéré un sujet sur la base d’éléments n’apparaissant que dans l’application Messages sur son Mac. Meta conteste cette version, affirmant que la lecture des conversations dans Messages exige non seulement l’accès complet au disque, mais aussi l’activation du connecteur spécifique Muse pour l’application d’Apple.

☕️ Le navigateur Orion pour Mac abandonne ses versions Linux et Windows

5 octobre 2026 à 10:04


Orion est un navigateur conçu d’abord pour macOS. Après une version 1.0 sortie en novembre 2025 et une 1.1 en juin, Orion s’est fait un petit nom dans le domaine des butineurs.

Orion est bâti autour de WebKit, le moteur utilisé par Safari, avec l’idée bien sûr d’une intégration poussée dans l’écosystème Apple. L’équipe de développement met largement l’accent sur la vie privée : aucune télémétrie par défaut, un blocage intégré des traqueurs et publicités, des fonctions avancées comme des conteneurs multi-comptes, ou encore la compatibilité avec les extensions Chrome et Firefox. Celle-ci n’est pas toujours parfaite, mais elle a le mérite d’exister.

Il était également prévu qu’Orion arrive sur Linux et Windows, mais les plans ont changé. Dans un billet daté du 2 octobre, son éditeur Kagi renonce en effet à ces versions. La raison principale est la petite taille de l’équipe face au défi immense de maintenir trois bases de code. Contrairement à Chromium, WebKit n’a pas l’avantage d’être « prêt à l’emploi » sur plusieurs plateformes.

Screenshot

En conséquence, la bêta actuelle pour Linux ne sera plus mise à jour, même si on peut encore l’utiliser. La version Windows, qui devait sortir avant la fin de l’année, est elle aussi abandonnée. Kagi promet que tout le code travaillé pour ces deux plateformes sera prochainement rendu open source, afin que la communauté le récupère si elle souhaite poursuivre le travail de son côté. Des détails seront publiés au cours des 30 prochains jours à ce sujet.

L’éditeur évoque en outre des craintes de certains utilisateurs, selon lesquelles la société pourrait se disperser en tentant l’aventure du multiplateforme. L’entreprise semble donc leur donner raison et annonce que les versions macOS et iOS seront désormais les seules : « L’équipe et les ressources réparties sur les plateformes se concentrent à rendre Orion plus rapide, plus stable [et avec plus de capacités] sur les appareils Apple. Attendez-vous à des améliorations régulières dans les mois à venir ».

☕️ Le navigateur Orion pour Mac abandonne ses versions Linux et Windows

5 octobre 2026 à 10:04


Orion est un navigateur conçu d’abord pour macOS. Après une version 1.0 sortie en novembre 2025 et une 1.1 en juin, Orion s’est fait un petit nom dans le domaine des butineurs.

Orion est bâti autour de WebKit, le moteur utilisé par Safari, avec l’idée bien sûr d’une intégration poussée dans l’écosystème Apple. L’équipe de développement met largement l’accent sur la vie privée : aucune télémétrie par défaut, un blocage intégré des traqueurs et publicités, des fonctions avancées comme des conteneurs multi-comptes, ou encore la compatibilité avec les extensions Chrome et Firefox. Celle-ci n’est pas toujours parfaite, mais elle a le mérite d’exister.

Il était également prévu qu’Orion arrive sur Linux et Windows, mais les plans ont changé. Dans un billet daté du 2 octobre, son éditeur Kagi renonce en effet à ces versions. La raison principale est la petite taille de l’équipe face au défi immense de maintenir trois bases de code. Contrairement à Chromium, WebKit n’a pas l’avantage d’être « prêt à l’emploi » sur plusieurs plateformes.

Screenshot

En conséquence, la bêta actuelle pour Linux ne sera plus mise à jour, même si on peut encore l’utiliser. La version Windows, qui devait sortir avant la fin de l’année, est elle aussi abandonnée. Kagi promet que tout le code travaillé pour ces deux plateformes sera prochainement rendu open source, afin que la communauté le récupère si elle souhaite poursuivre le travail de son côté. Des détails seront publiés au cours des 30 prochains jours à ce sujet.

L’éditeur évoque en outre des craintes de certains utilisateurs, selon lesquelles la société pourrait se disperser en tentant l’aventure du multiplateforme. L’entreprise semble donc leur donner raison et annonce que les versions macOS et iOS seront désormais les seules : « L’équipe et les ressources réparties sur les plateformes se concentrent à rendre Orion plus rapide, plus stable [et avec plus de capacités] sur les appareils Apple. Attendez-vous à des améliorations régulières dans les mois à venir ».

☕️ Android : la vérification des développeurs tiers débute dans quatre pays

5 octobre 2026 à 09:44


En mars 2026, Google a annoncé de profondes modifications pour le « sideloading » des applications sur Android. Le sideloading désigne la possibilité d’installer des applications en passant par d’autres moyens que le Play Store ou même les boutiques tierces. C’est une marque de fabrique d’Android jusqu’ici et un facteur de différenciation face à l’iPhone et son « jardin fortifié ».

Les annonces de Google n’enterraient pas le sideloading. En revanche, les règles allaient être bouleversées, et plusieurs sont entrées en vigueur le 30 septembre dans quatre pays : Brésil, Indonésie, Singapour et Thailande.

Sur les appareils encore supportés et disposant d’Android 7 ou d’une version ultérieure, les applications distribuées via les boutiques participantes doivent avoir un développeur vérifié. Traduction : une personne enregistrée auprès de Google, avec ses coordonnées et une preuve d’identité, généralement le scan d’une pièce d’identité officielle. C’est ce programme, Android Developer Verification, qui est entré en vigueur il y a quelques jours.

Si cette vérification est limitée à quatre pays, Google a annoncé que la généralisation aura lieu en 2027 pour l’ensemble des marchés. Le mécanisme de vérification n’appose pas seulement un badge de vérification, il lie l’identité du développeur à ses applications et ses clés de signature. Pour Google, c’est une question de traçabilité et de sécurité.

Quand la transition sera terminée, le sideloading deviendra nettement plus complexe. Quand vous souhaiterez installer une application récupérée depuis un site, sans passer par une boutique, il faudra en effet activer le mode Développeur dans les options de l’appareil.

Ensuite, après un redémarrage, Google réclamera un délai de 24 heures. Comment l’entreprise justifie-t-elle ce délai ? Par la nécessité de lutter contre les arnaques reposant sur l’ingénierie sociale et la pression en temps réel. Précisons que le délai n’intervient qu’une fois pour toutes les installations, pas pour chacune. En outre, ADB (Android Debug Bridge) reste en place pour les développeurs.

Source : Google

Si cette mesure casse en effet certains scénarios malveillants, elle risque d’avoir un impact lourd pour les boutiques non agréées et le sideloading en général, car la motivation peut vite disparaître devant une telle procédure. La liste initiale des boutiques agréées comprend le Play Store, le Galaxy Store, l’App Market d’HONOR, l’App Market d’OPPO, GetApps de Xiaomi, le V-Appstore de Vivo et le Palm Store de Transsion. Notons que la vérification des développeurs n’est pas forcément un gage de sécurité.

Ce changement fait partie d’un mouvement plus large de restrictions autour d’Android. Google semble en effet serrer la vis sur de nombreux aspects, plusieurs étant pointés du doigt par GrapheneOS, qui critique largement les changements intervenus dans la gestion des correctifs pour AOSP (Android Open Source Program).

☕️ Android : la vérification des développeurs tiers débute dans quatre pays

5 octobre 2026 à 09:44


En mars 2026, Google a annoncé de profondes modifications pour le « sideloading » des applications sur Android. Le sideloading désigne la possibilité d’installer des applications en passant par d’autres moyens que le Play Store ou même les boutiques tierces. C’est une marque de fabrique d’Android jusqu’ici et un facteur de différenciation face à l’iPhone et son « jardin fortifié ».

Les annonces de Google n’enterraient pas le sideloading. En revanche, les règles allaient être bouleversées, et plusieurs sont entrées en vigueur le 30 septembre dans quatre pays : Brésil, Indonésie, Singapour et Thailande.

Sur les appareils encore supportés et disposant d’Android 7 ou d’une version ultérieure, les applications distribuées via les boutiques participantes doivent avoir un développeur vérifié. Traduction : une personne enregistrée auprès de Google, avec ses coordonnées et une preuve d’identité, généralement le scan d’une pièce d’identité officielle. C’est ce programme, Android Developer Verification, qui est entré en vigueur il y a quelques jours.

Si cette vérification est limitée à quatre pays, Google a annoncé que la généralisation aura lieu en 2027 pour l’ensemble des marchés. Le mécanisme de vérification n’appose pas seulement un badge de vérification, il lie l’identité du développeur à ses applications et ses clés de signature. Pour Google, c’est une question de traçabilité et de sécurité.

Quand la transition sera terminée, le sideloading deviendra nettement plus complexe. Quand vous souhaiterez installer une application récupérée depuis un site, sans passer par une boutique, il faudra en effet activer le mode Développeur dans les options de l’appareil.

Ensuite, après un redémarrage, Google réclamera un délai de 24 heures. Comment l’entreprise justifie-t-elle ce délai ? Par la nécessité de lutter contre les arnaques reposant sur l’ingénierie sociale et la pression en temps réel. Précisons que le délai n’intervient qu’une fois pour toutes les installations, pas pour chacune. En outre, ADB (Android Debug Bridge) reste en place pour les développeurs.

Source : Google

Si cette mesure casse en effet certains scénarios malveillants, elle risque d’avoir un impact lourd pour les boutiques non agréées et le sideloading en général, car la motivation peut vite disparaître devant une telle procédure. La liste initiale des boutiques agréées comprend le Play Store, le Galaxy Store, l’App Market d’HONOR, l’App Market d’OPPO, GetApps de Xiaomi, le V-Appstore de Vivo et le Palm Store de Transsion. Notons que la vérification des développeurs n’est pas forcément un gage de sécurité.

Ce changement fait partie d’un mouvement plus large de restrictions autour d’Android. Google semble en effet serrer la vis sur de nombreux aspects, plusieurs étant pointés du doigt par GrapheneOS, qui critique largement les changements intervenus dans la gestion des correctifs pour AOSP (Android Open Source Program).

Facturation électronique : fuite d’informations chez VosFactures à cause d’un prestataire

5 octobre 2026 à 09:09
Quelque part en Pologne
Facturation électronique : fuite d’informations chez VosFactures à cause d’un prestataire

Alors que l’obligation de facturation électronique est entrée en vigueur le 1ᵉʳ septembre, une première plateforme agréée annonce une fuite de données. Elle n’a pas été directement attaquée, la brèche venant d’un prestataire polonais. Le problème a cependant été assez sérieux pour que l’administration coupe temporairement ses échanges avec la plateforme.

Une plateforme agréée par l’État, VosFactures, a vu une partie des données de ses utilisateurs consultée après le piratage de son prestataire polonais Fakturownia. L’intrusion a été détectée le 27 septembre et l’accès a été coupé le 28. Le lendemain, la plateforme VosFactures a été avertie. Les 500 000 clients que revendique la plateforme ont alors commencé à être contactés.

Dans le courrier envoyé, affiché par FuitesInfos, on apprend qu’une « personne non autorisée » est parvenue à exploiter une vulnérabilité dans un mécanisme de génération de fichiers PDF à partir de modèles de factures. Cette exploitation a ensuite permis au pirate d’accéder à certains fichiers de configuration sur des serveurs du prestataire, dont des clés applicatives et des identifiants. À partir de ces informations, le pirate a réussi à déclencher des commandes arbitraires sur plusieurs serveurs applicatifs et à accéder à une copie miroir de la base de données de production.

Dans le courrier, VosFactures insiste sur plusieurs points, dont le fait que ses serveurs n’ont pas été directement attaqués. « Toutefois, certaines données relatives aux utilisateurs de VosFactures étaient traitées par ce prestataire dans le cadre de la fourniture de services techniques à FACTUALI SAS [l’opérateur de VosFactures, ndlr]. Une personne non autorisée a ainsi pu accéder à certaines données relatives aux comptes VosFactures, au clients et fournisseurs de nos utilisateurs ainsi qu’à une partie des documents générés au moyen du service », indique la plateforme dans ses e-mails.

L’entreprise rappelle également que sa propre infrastructure bénéficie de la qualification SecNumCloud de l’ANSSI, rappelant ses obligations en matière de protection des systèmes, de sécurité des données et de maitrise de leur hébergement. « À ce stade, aucun élément dont nous disposons ne révèle une compromission directe de l’environnement SecNumCloud propre à FACTUALI SAS », ajoute le courriel.

Une portée des risques encore floue

VosFactures prévient des risques habituels dans ce type de cas : les éternelles tentatives d’hameçonnage (phishing) par e-mail ou SMS, d’usurpation d’identité, de fraude au changement de coordonnées bancaires ou aux faux fournisseurs, d’accès non autorisé à d’autres services en cas de réutilisation du même mot de passe, ou encore de prise de contact frauduleuse en se faisant passer par VosFactures. Sans surprise, la plateforme recommande la plus grande prudence, avec les règles élémentaires d’hygiène numérique.

Selon FuitesInfos, l’entreprise a envoyé un deuxième e-mail pour avertir que l’ensemble des codes API fournis jusqu’à présent étaient invalidés au 1ᵉʳ octobre. Pour les clients concernés, cela signifie une rupture dans les intégrations, par exemple dans des logiciels de comptabilité. Il faut donc générer de nouveaux codes et mettre à jour les connexions concernées.

Fakturownia a également communiqué sur l’incident le 1ᵉʳ octobre, l’entreprise polonaise indiquant elle aussi avoir contacté ses clients, corrigé la faille et averti le Bureau de protection des données personnelles et le CERT polonais. Toutefois, les données dérobées sont beaucoup plus nombreuses chez le prestataire, avec notamment les mots de passe hachés, les numéros IBAN, le détail des factures ou encore les historiques des paiements. Les courriels de VosFactures étant peu précis sur ce point, nous avons contacté l’entreprise pour obtenir plus de détails et mettrons à jour cette actualité en cas de réponse.

Selon la presse polonaise, un pirate se faisant appeler Fingerprint a revendiqué l’attaque. Il dit être en possession d’une base de données de 6 To, mais ce chiffre n’a pas pu être vérifié.

Suspension temporaire des échanges avec l’AIFE

L’information a en tout cas fortement déplu à l’AIFE, l’Agence pour l’informatique financière de l’État. Sur son portail Chorus Pro (service de réception des factures fournisseurs pour les administrations publiques), on peut voir encore à l’heure actuelle un bandeau rouge. Il a été mis en place le 1ᵉʳ octobre pour avertir d’une suspension provisoire des échanges entre la plateforme agréée concernée et l’AIFE.

« À l’issue de l’examen des éléments techniques communiqués par la PA concernant cet incident, il apparaît que la situation opérationnelle des services de la PA et les mesures de sécurité prises ne justifient pas le maintien de la suspension. Les échanges entre la PA et les services opérés par l’AIFE ont donc été rétablis et restent naturellement sous surveillance comme pour l’ensemble des partenaires », indique cependant le bandeau, mis à jour pendant le week-end.

L’information tombe mal quoi qu’il en soit. L’arrivée de la facturation électronique ne s’est pas faite en douceur, de nombreuses petites entreprises se sentant lésées par ce passage forcé. L’obligation augmente mécaniquement la pression sur la sécurité des données puisque toute entreprise doit passer par l’une des plateformes agréées, dont la liste est fournie par le ministère de l’Économie et des Finances.

Facturation électronique : fuite d’informations chez VosFactures à cause d’un prestataire

5 octobre 2026 à 09:09
Quelque part en Pologne
Facturation électronique : fuite d’informations chez VosFactures à cause d’un prestataire

Alors que l’obligation de facturation électronique est entrée en vigueur le 1ᵉʳ septembre, une première plateforme agréée annonce une fuite de données. Elle n’a pas été directement attaquée, la brèche venant d’un prestataire polonais. Le problème a cependant été assez sérieux pour que l’administration coupe temporairement ses échanges avec la plateforme.

Une plateforme agréée par l’État, VosFactures, a vu une partie des données de ses utilisateurs consultée après le piratage de son prestataire polonais Fakturownia. L’intrusion a été détectée le 27 septembre et l’accès a été coupé le 28. Le lendemain, la plateforme VosFactures a été avertie. Les 500 000 clients que revendique la plateforme ont alors commencé à être contactés.

Dans le courrier envoyé, affiché par FuitesInfos, on apprend qu’une « personne non autorisée » est parvenue à exploiter une vulnérabilité dans un mécanisme de génération de fichiers PDF à partir de modèles de factures. Cette exploitation a ensuite permis au pirate d’accéder à certains fichiers de configuration sur des serveurs du prestataire, dont des clés applicatives et des identifiants. À partir de ces informations, le pirate a réussi à déclencher des commandes arbitraires sur plusieurs serveurs applicatifs et à accéder à une copie miroir de la base de données de production.

Dans le courrier, VosFactures insiste sur plusieurs points, dont le fait que ses serveurs n’ont pas été directement attaqués. « Toutefois, certaines données relatives aux utilisateurs de VosFactures étaient traitées par ce prestataire dans le cadre de la fourniture de services techniques à FACTUALI SAS [l’opérateur de VosFactures, ndlr]. Une personne non autorisée a ainsi pu accéder à certaines données relatives aux comptes VosFactures, au clients et fournisseurs de nos utilisateurs ainsi qu’à une partie des documents générés au moyen du service », indique la plateforme dans ses e-mails.

L’entreprise rappelle également que sa propre infrastructure bénéficie de la qualification SecNumCloud de l’ANSSI, rappelant ses obligations en matière de protection des systèmes, de sécurité des données et de maitrise de leur hébergement. « À ce stade, aucun élément dont nous disposons ne révèle une compromission directe de l’environnement SecNumCloud propre à FACTUALI SAS », ajoute le courriel.

Une portée des risques encore floue

VosFactures prévient des risques habituels dans ce type de cas : les éternelles tentatives d’hameçonnage (phishing) par e-mail ou SMS, d’usurpation d’identité, de fraude au changement de coordonnées bancaires ou aux faux fournisseurs, d’accès non autorisé à d’autres services en cas de réutilisation du même mot de passe, ou encore de prise de contact frauduleuse en se faisant passer par VosFactures. Sans surprise, la plateforme recommande la plus grande prudence, avec les règles élémentaires d’hygiène numérique.

Selon FuitesInfos, l’entreprise a envoyé un deuxième e-mail pour avertir que l’ensemble des codes API fournis jusqu’à présent étaient invalidés au 1ᵉʳ octobre. Pour les clients concernés, cela signifie une rupture dans les intégrations, par exemple dans des logiciels de comptabilité. Il faut donc générer de nouveaux codes et mettre à jour les connexions concernées.

Fakturownia a également communiqué sur l’incident le 1ᵉʳ octobre, l’entreprise polonaise indiquant elle aussi avoir contacté ses clients, corrigé la faille et averti le Bureau de protection des données personnelles et le CERT polonais. Toutefois, les données dérobées sont beaucoup plus nombreuses chez le prestataire, avec notamment les mots de passe hachés, les numéros IBAN, le détail des factures ou encore les historiques des paiements. Les courriels de VosFactures étant peu précis sur ce point, nous avons contacté l’entreprise pour obtenir plus de détails et mettrons à jour cette actualité en cas de réponse.

Selon la presse polonaise, un pirate se faisant appeler Fingerprint a revendiqué l’attaque. Il dit être en possession d’une base de données de 6 To, mais ce chiffre n’a pas pu être vérifié.

Suspension temporaire des échanges avec l’AIFE

L’information a en tout cas fortement déplu à l’AIFE, l’Agence pour l’informatique financière de l’État. Sur son portail Chorus Pro (service de réception des factures fournisseurs pour les administrations publiques), on peut voir encore à l’heure actuelle un bandeau rouge. Il a été mis en place le 1ᵉʳ octobre pour avertir d’une suspension provisoire des échanges entre la plateforme agréée concernée et l’AIFE.

« À l’issue de l’examen des éléments techniques communiqués par la PA concernant cet incident, il apparaît que la situation opérationnelle des services de la PA et les mesures de sécurité prises ne justifient pas le maintien de la suspension. Les échanges entre la PA et les services opérés par l’AIFE ont donc été rétablis et restent naturellement sous surveillance comme pour l’ensemble des partenaires », indique cependant le bandeau, mis à jour pendant le week-end.

L’information tombe mal quoi qu’il en soit. L’arrivée de la facturation électronique ne s’est pas faite en douceur, de nombreuses petites entreprises se sentant lésées par ce passage forcé. L’obligation augmente mécaniquement la pression sur la sécurité des données puisque toute entreprise doit passer par l’une des plateformes agréées, dont la liste est fournie par le ministère de l’Économie et des Finances.

Reçu — 2 octobre 2026 ⏭ Actualités numériques

☕️ Fuite de données : et de quatre pour LDLC

2 octobre 2026 à 14:29


LDLC envoie actuellement des e-mails pour prévenir ses clients d’une nouvelle fuite de données. « Nous vous informons qu’un acte malveillant a permis un accès non autorisé à l’un de nos systèmes d’information, susceptible d’avoir entraîné la consultation de certaines données vous concernant », indique l’entreprise dans le courrier.

Les données concernées ? Pratiquement tout ce qu’il est possible d’avoir hors informations bancaires et de connexion : nom, prénom, adresse postale, adresse e-mail, fax, téléphone portable, téléphone fixe, langue du client, type de salutation (monsieur, madame…), codes clients techniques, type de client (particulier ou professionnel), date de dernière connexion sur le compte client web et date d’inscription sur le site.

« Vos données bancaires (RIB, numéro de carte), vos identifiants de connexion ou mots de passe n’ont pas été concernés », se dépêche d’ajouter LDLC. L’entreprise dit avoir immédiatement isolé la partie concernée de son infrastructure, révisé sa stratégie d’accès correspondante et notifié l’incident à la CNIL, « conformément à la réglementation applicable ».

Vitrée brisée

Comme toujours dans ce genre de cas, les données dérobées « pourraient être utilisées pour des tentatives de fraude et de hameçonnage (phishing) », prévient LDLC. S’ensuivent plusieurs conseils, comme ne pas cliquer sur des liens reçus par SMS ou e-mail, ou ne jamais communiquer ses informations personnelles, identifiants et coordonnées bancaires par e-mail, SMS ou au téléphone. On fera remarquer, non sans ironie, qu’un nombre croissant d’entreprises s’en chargent pour nous.

Pour LDLC, c’est le quatrième incident de ce type depuis 2021. Cette année-là, l’entreprise annonçait avoir été attaquée par le groupe de pirates Ragnar Locker, qui avait mis en vente 29,5 Go de données internes. Puis 2024 avait marqué un doublé : d’abord le 29 février avec le vol des données de 1,5 million de clients, puis en décembre, sans savoir cette fois combien de personnes sont concernées.

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