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Reçu aujourd’hui — 8 juin 2026 Actualités numériques

iOS 27, macOS 27 : Apple met le paquet sur l’optimisation et la lisibilité de Liquid Glass

8 juin 2026 à 19:06
Ça sent le Snow Leopard
iOS 27, macOS 27 : Apple met le paquet sur l’optimisation et la lisibilité de Liquid Glass

Les rumeurs l’avaient promis, les utilisateurs Apple ont été servis : iOS 27 et les autres systèmes d’exploitation en « 27 » misent d’abord et avant tout sur l’optimisation de l’existant, au détriment des nouveautés. Difficile toutefois de s’en plaindre, ce d’autant que le constructeur en profite pour corriger les excès de Liquid Glass.

Une année « Snow Leopard ». L’expression est bien connue des utilisateurs de Mac (d’un certain âge, disons !). En 2009, Apple avait triomphalement annoncé que Mac OS X 10.6 (Snow Leopard) comptait très exactement… zéro nouvelles fonctions. Apple avait bourré son prédécesseur, Mac OS X 10.5 Leopard, de nouveautés et il était temps de faire le ménage.

Optimisations à gogo

iOS 27, macOS 27 et les autres systèmes d’exploitation fraîchement présentés durant la keynote de la WWDC 2026 suivent une feuille de route similaire. À tel point qu’aucun de ces OS n’a eu droit à une séquence à part, tout le monde a été mis dans le même sac de l’optimisation ! Apple promet ainsi un gain de performances pour l’iPhone, l’iPad et le Mac, des transferts AirDrop plus rapides (jusqu’à 80 %), des apps qui se lancent plus vite (jusqu’à 30 %), tout comme les photos après leur prise de vue (jusqu’à 70 %).

Au même rayon des améliorations, le constructeur met en avant une meilleure transition entre réseaux Wi-Fi et cellulaire, ainsi qu’un gros travail sur la recherche dans ses systèmes. De petits changements certes, mais très importants pour l’utilisation des appareils au quotidien. La recherche en particulier — dans Mail, Photos et Spotlight, autrement dit les fichiers en local — est souvent défaillante ou ne donne pas les résultats escomptés. Toute amélioration est donc bonne à prendre.

Mieux encore, iOS 27 devrait se montrer plus réactif sur des modèles d’iPhone un peu anciens grâce à l’optimisation pour ces terminaux du gestionnaire des tâches du processeur (CPU scheduler) qui fonctionnait jusqu’à présent sur les modèles récents. La bonne surprise, c’est qu’iOS 27 pourra être installé sur les mêmes iPhone qu’iOS 26 : le système est toujours compatible avec l’iPhone 11 de 2019 (et les suivants bien sûr).

Un verre beaucoup plus opaque

Apple a inauguré l’an dernier Liquid Glass, un « langage de design » pour toutes ses plateformes. Pour le meilleur comme pour le pire : la nouvelle interface basée sur des effets de transparence peut provoquer des problèmes de lisibilité vite pénibles ; il est parfois impossible de lire le libellé d’un bouton quand une image passe dessous.

Le bonheur…
… simple comme une réglette !

Le constructeur a légèrement revu sa copie dans la foulée d’iOS 26, mais le fait est que beaucoup d’utilisateurs n’apprécient toujours pas ces effets. iOS 27, iPadOS 27, macOS 27 – baptisé cette année « Golden Gate » – et watchOS 27 intègrent une réglette pour modifier la transparence de l’ensemble des éléments graphiques Liquid Glass. On devait donc retrouver des boutons opaques.

macOS bénéficie d’améliorations spécifiques. Les barres de menu perdent leur flou un peu bizarre et surtout, le panneau latéral du Finder et des apps (celui avec les trois boutons rouge, orange et vert) ne flotte plus par-dessus la fenêtre. Les utilisateurs Mac retrouveront donc un peu de leur sérénité perdue avec macOS 26 Tahoe.

L’optimisation et la fiabilité ont été un point important de cette keynote, mais pas le seul. Apple Intelligence et Siri ont eu droit à la part du lion, on y revient très vite.

iOS 27, macOS 27 : Apple met le paquet sur l’optimisation et la lisibilité de Liquid Glass

8 juin 2026 à 19:06
Ça sent le Snow Leopard
iOS 27, macOS 27 : Apple met le paquet sur l’optimisation et la lisibilité de Liquid Glass

Les rumeurs l’avaient promis, les utilisateurs Apple ont été servis : iOS 27 et les autres systèmes d’exploitation en « 27 » misent d’abord et avant tout sur l’optimisation de l’existant, au détriment des nouveautés. Difficile toutefois de s’en plaindre, ce d’autant que le constructeur en profite pour corriger les excès de Liquid Glass.

Une année « Snow Leopard ». L’expression est bien connue des utilisateurs de Mac (d’un certain âge, disons !). En 2009, Apple avait triomphalement annoncé que Mac OS X 10.6 (Snow Leopard) comptait très exactement… zéro nouvelles fonctions. Apple avait bourré son prédécesseur, Mac OS X 10.5 Leopard, de nouveautés et il était temps de faire le ménage.

Optimisations à gogo

iOS 27, macOS 27 et les autres systèmes d’exploitation fraîchement présentés durant la keynote de la WWDC 2026 suivent une feuille de route similaire. À tel point qu’aucun de ces OS n’a eu droit à une séquence à part, tout le monde a été mis dans le même sac de l’optimisation ! Apple promet ainsi un gain de performances pour l’iPhone, l’iPad et le Mac, des transferts AirDrop plus rapides (jusqu’à 80 %), des apps qui se lancent plus vite (jusqu’à 30 %), tout comme les photos après leur prise de vue (jusqu’à 70 %).

Au même rayon des améliorations, le constructeur met en avant une meilleure transition entre réseaux Wi-Fi et cellulaire, ainsi qu’un gros travail sur la recherche dans ses systèmes. De petits changements certes, mais très importants pour l’utilisation des appareils au quotidien. La recherche en particulier — dans Mail, Photos et Spotlight, autrement dit les fichiers en local — est souvent défaillante ou ne donne pas les résultats escomptés. Toute amélioration est donc bonne à prendre.

Mieux encore, iOS 27 devrait se montrer plus réactif sur des modèles d’iPhone un peu anciens grâce à l’optimisation pour ces terminaux du gestionnaire des tâches du processeur (CPU scheduler) qui fonctionnait jusqu’à présent sur les modèles récents. La bonne surprise, c’est qu’iOS 27 pourra être installé sur les mêmes iPhone qu’iOS 26 : le système est toujours compatible avec l’iPhone 11 de 2019 (et les suivants bien sûr).

Un verre beaucoup plus opaque

Apple a inauguré l’an dernier Liquid Glass, un « langage de design » pour toutes ses plateformes. Pour le meilleur comme pour le pire : la nouvelle interface basée sur des effets de transparence peut provoquer des problèmes de lisibilité vite pénibles ; il est parfois impossible de lire le libellé d’un bouton quand une image passe dessous.

Le bonheur…
… simple comme une réglette !

Le constructeur a légèrement revu sa copie dans la foulée d’iOS 26, mais le fait est que beaucoup d’utilisateurs n’apprécient toujours pas ces effets. iOS 27, iPadOS 27, macOS 27 – baptisé cette année « Golden Gate » – et watchOS 27 intègrent une réglette pour modifier la transparence de l’ensemble des éléments graphiques Liquid Glass. On devait donc retrouver des boutons opaques.

macOS bénéficie d’améliorations spécifiques. Les barres de menu perdent leur flou un peu bizarre et surtout, le panneau latéral du Finder et des apps (celui avec les trois boutons rouge, orange et vert) ne flotte plus par-dessus la fenêtre. Les utilisateurs Mac retrouveront donc un peu de leur sérénité perdue avec macOS 26 Tahoe.

L’optimisation et la fiabilité ont été un point important de cette keynote, mais pas le seul. Apple Intelligence et Siri ont eu droit à la part du lion, on y revient très vite.

Accessibilité : le numérique public exclut encore des millions de Français

8 juin 2026 à 14:14
Une plainte pour ouvrir les yeux à la DGFiP
Accessibilité : le numérique public exclut encore des millions de Français

L’accessibilité reste un problème pour les sites web de l’administration. Après de belles promesses non tenues, le Collectif Français du Handicap Visuel a décidé de passer à l’action, en portant plainte contre la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) : deux millions de personnes aveugles ou malvoyantes sont toujours privées d’un accès normal et autonome à des fonctionnalités pourtant essentielles, comme la déclaration de revenus.

La campagne de déclaration de revenus s’est terminée le 4 juin. Pour une majorité de contribuables, la formalité se réalise en ligne, mais pour deux millions d’aveugles ou malvoyants, le processus est toujours aussi compliqué, voire impossible. Bien que le site impots.gouv.fr fasse partie des 250 démarches administratives essentielles que l’État s’est engagé de longue date à rendre accessibles, ce n’est toujours pas le cas.

L’accessibilité toujours en rade

L’observatoire officiel de suivi trimestriel de la qualité des démarches essentielles (qui n’a pas été mis à jour depuis le mois de janvier) confirme en effet que la déclaration de revenus en ligne ne prend toujours pas en compte le handicap. Pour un aveugle ou un malvoyant, il est impossible d’utiliser la messagerie du site des impôts ; le formulaire de déclaration n’est pas non plus compatible avec les logiciels de lecture d’écran.

« Avec des données pré-remplies, les déclarations étant en grande partie remplies de façon automatique, on se retrouve avec des listes de chiffres qui sont effectivement visuellement dans des tableaux, mais pas du tout interprétées comme des tableaux par la synthèse vocale », déplore Pierre Marragou, président de l’association apiDV, membre du collectif handicap visuel.


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☕️ Drift de la Switch : 35 millions d’euros d’amende contre Nintendo en France

8 juin 2026 à 12:42


Faire la sourde oreille a fini par coûter cher à Nintendo. Le constructeur japonais a accepté de payer une amende transactionnelle de 35 millions d’euros, après une enquête de la DGCCRF portant sur le fameux « drift » (un problème mécanique) qui affecte les manettes Joy-Con de la Switch première génération.

Ce drift est extrêmement pénible : mouvements fantômes et intempestifs, caméra ou personnages qui ne vont pas dans la direction voulue par le joueur… Ce problème mécanique affecte le joystick analogique des manettes. Nintendo a rechigné à reconnaitre le problème pendant des années, ce qui lui vaut aujourd’hui une amende salée que la filiale européenne a accepté de verser.

Le Service National des Enquêtes (SNE) de la Direction générale de la répression des fraudes s’était saisi du dossier, suite à une plainte de l’UFC-Que Choisir en 2020. Les enquêteurs ont considéré que Nintendo of Europe, en n’informant pas les consommateurs « de manière loyale » sur les dysfonctionnements de certains Joy-Con, a commis une pratique commerciale trompeuse entre 2018 et 2023.

Nintendo n’a en fait commencé à communiquer sur le sujet qu’à partir de 2020, soit trois ans après le lancement de la Switch 1, alors que le phénomène du drift était connu de l’entreprise depuis 2018 explique la DGCCRF. Une communication qualifiée de « tardive et parcellaire », reproche la SNE. Ce qui a pu conduire des consommateurs à se débrouiller pour faire réparer leurs manettes sans passer par le SAV de Nintendo, voire à en acheter de nouveaux.

Les enquêteurs avaient transmis les conclusions de leurs investigations l’an dernier au procureur de la République de Nanterre. Un accord a donc été trouvé avec Nintendo of Europe, contre un gros chèque.

Ce n’est qu’en 2023, et après une action coordonnée au niveau européen, que Nintendo a mis en place un programme de réparation sans frais des manettes affectées par le problème et ce, « jusqu’à nouvel ordre », y compris hors garantie constructeur.

☕️ Drift de la Switch : 35 millions d’euros d’amende contre Nintendo en France

8 juin 2026 à 12:42


Faire la sourde oreille a fini par coûter cher à Nintendo. Le constructeur japonais a accepté de payer une amende transactionnelle de 35 millions d’euros, après une enquête de la DGCCRF portant sur le fameux « drift » (un problème mécanique) qui affecte les manettes Joy-Con de la Switch première génération.

Ce drift est extrêmement pénible : mouvements fantômes et intempestifs, caméra ou personnages qui ne vont pas dans la direction voulue par le joueur… Ce problème mécanique affecte le joystick analogique des manettes. Nintendo a rechigné à reconnaitre le problème pendant des années, ce qui lui vaut aujourd’hui une amende salée que la filiale européenne a accepté de verser.

Le Service National des Enquêtes (SNE) de la Direction générale de la répression des fraudes s’était saisi du dossier, suite à une plainte de l’UFC-Que Choisir en 2020. Les enquêteurs ont considéré que Nintendo of Europe, en n’informant pas les consommateurs « de manière loyale » sur les dysfonctionnements de certains Joy-Con, a commis une pratique commerciale trompeuse entre 2018 et 2023.

Nintendo n’a en fait commencé à communiquer sur le sujet qu’à partir de 2020, soit trois ans après le lancement de la Switch 1, alors que le phénomène du drift était connu de l’entreprise depuis 2018 explique la DGCCRF. Une communication qualifiée de « tardive et parcellaire », reproche la SNE. Ce qui a pu conduire des consommateurs à se débrouiller pour faire réparer leurs manettes sans passer par le SAV de Nintendo, voire à en acheter de nouveaux.

Les enquêteurs avaient transmis les conclusions de leurs investigations l’an dernier au procureur de la République de Nanterre. Un accord a donc été trouvé avec Nintendo of Europe, contre un gros chèque.

Ce n’est qu’en 2023, et après une action coordonnée au niveau européen, que Nintendo a mis en place un programme de réparation sans frais des manettes affectées par le problème et ce, « jusqu’à nouvel ordre », y compris hors garantie constructeur.

Coronavirus : un antigène développé avec une IA, le vaccin est testé chez l’humain

8 juin 2026 à 07:42
De l'IA dans la seringue
Coronavirus : un antigène développé avec une IA, le vaccin est testé chez l’humain

Une équipe de l’université de Cambridge, au Royaume-Uni, a conçu et testé chez l’humain un vaccin expérimental pour contrer une sous-famille de coronavirus, dont le SARS-CoV-2, responsable du Covid-19. Sa particularité : l’antigène principal a été conçu par une plateforme d’IA développée par les chercheurs. La prudence reste de mise face à l’optimisme affiché par certains.

Une intelligence artificielle a servi à développer un type de vaccin « fondamentalement nouveau » contre une sous-famille de coronavirus : le SARS-CoV-1 (responsable de l’épidémie de SRAS en 2002 - 2003), le SARS-CoV-2 (mieux connu sous le nom de Covid-19) et d’autres sarbecovirus présents chez les animaux et susceptibles de franchir la barrière des espèces.

Un antigène conçu par IA

De l’aveu même des chercheurs, les premiers essais humains réalisés auprès de 39 personnes ont retourné des résultats mitigés. Les participants possédaient déjà un niveau élevé d’anticorps en raison de précédentes vaccinations contre le Covid.

Ces niveaux ont peu augmenté ; les auteurs de l’étude, publiée dans le Journal of Infection, reconnaissent que le vaccin pEVAC-PS n’a pas démontré une capacité forte à renforcer l’immunité. Cela n’empêche pas certains de surfer sur cette vague, comme nous allons le voir. Une seconde étude clinique impliquant 200 participants permettra de se faire une meilleure idée des capacités du vaccin.

L’intérêt est ailleurs. Les chercheurs de l’université de Cambridge ont en effet révélé qu’il s’agissait du premier vaccin dont un élément clé a été entièrement conçu par une IA puis testé sur des humains. Le système a analysé les séquences génétiques de nombreux coronavirus pour concevoir un antigène synthétique ciblant leurs caractéristiques communes. L’antigène est l’élément clé du vaccin, c’est la molécule que le système immunitaire apprend à reconnaître pour ensuite neutraliser le virus. Le vaccin est le produit final administré au patient, avec l’antigène.

On ne parle pas d’un grand modèle de langage comparable à GPT. C’est une IA spécialisée qui conçoit un antigène capable d’entraîner le système immunitaire contre les caractéristiques communes à toute cette famille de virus (plutôt que contre une seule souche) en étudiant le patrimoine génétique de coronavirus connus. L’outil utilisé s’appelle DIOSynVax (digitally immune-optimized synthetic vaccine). Il est développé par une spin-out de Cambridge du même nom et utilise le machine learning, la startup n’en dit pas beaucoup plus sur son site.

Les vaccins sont généralement conçus à partir de souches déjà identifiées d’un virus. En analysant des séquences génétiques d’une batterie de coronavirus, l’IA a créé une sorte de « super-antigène » en mesure d’offrir une protection même face à de futures mutations ou à l’émergence d’un coronavirus d’origine animale.

La prudence reste de mise

« Il s’agit de mettre au point des vaccins qui nous protègent non seulement contre les virus d’aujourd’hui, mais aussi contre ceux qui pourraient être à l’origine de la prochaine épidémie ou de la prochaine maladie », explique le professeur Jonathan Heeney interrogé par la BBC. « C’est un changement fondamental dans notre manière de nous préparer aux pandémies ».

L’équipe va mettre son IA à contribution pour développer des vaccins contre la grippe, la grippe aviaire H5N1 et contre les fièvres hémorragiques virales comme Ebola, qui frappe en ce moment la République démocratique du Congo. L’épidémie actuelle a été provoquée par une souche du virus contre laquelle aucun vaccin n’existe. « Ce qui est vraiment intéressant, c’est que cette technologie semble beaucoup plus efficace pour concevoir des vaccins capables d’anticiper de futures pandémies, notamment lorsque les virus mutent rapidement », décrypte Saul Faust, qui a réalisé les essais à l’université de Southampton.

« Les premiers essais cliniques étant encourageants, cette technologie pourrait permettre d’accélérer le développement et la mise à disposition de vaccins au bénéfice des populations du monde entier », s’enthousiasme le ministre britannique des Sciences, Lord Vallance.

Une déclaration aussi optimiste que politique évidemment, alors que les chercheurs se font plus prudents dans leur publication scientifique : le vaccin n’a pas encore démontré sa capacité à offrir une protection large contre l’ensemble des sarbecovirus. Une étude de phase II devra désormais confirmer si l’approche tient ses promesses.

Coronavirus : un antigène développé avec une IA, le vaccin est testé chez l’humain

8 juin 2026 à 07:42
De l'IA dans la seringue
Coronavirus : un antigène développé avec une IA, le vaccin est testé chez l’humain

Une équipe de l’université de Cambridge, au Royaume-Uni, a conçu et testé chez l’humain un vaccin expérimental pour contrer une sous-famille de coronavirus, dont le SARS-CoV-2, responsable du Covid-19. Sa particularité : l’antigène principal a été conçu par une plateforme d’IA développée par les chercheurs. La prudence reste de mise face à l’optimisme affiché par certains.

Une intelligence artificielle a servi à développer un type de vaccin « fondamentalement nouveau » contre une sous-famille de coronavirus : le SARS-CoV-1 (responsable de l’épidémie de SRAS en 2002 - 2003), le SARS-CoV-2 (mieux connu sous le nom de Covid-19) et d’autres sarbecovirus présents chez les animaux et susceptibles de franchir la barrière des espèces.

Un antigène conçu par IA

De l’aveu même des chercheurs, les premiers essais humains réalisés auprès de 39 personnes ont retourné des résultats mitigés. Les participants possédaient déjà un niveau élevé d’anticorps en raison de précédentes vaccinations contre le Covid.

Ces niveaux ont peu augmenté ; les auteurs de l’étude, publiée dans le Journal of Infection, reconnaissent que le vaccin pEVAC-PS n’a pas démontré une capacité forte à renforcer l’immunité. Cela n’empêche pas certains de surfer sur cette vague, comme nous allons le voir. Une seconde étude clinique impliquant 200 participants permettra de se faire une meilleure idée des capacités du vaccin.

L’intérêt est ailleurs. Les chercheurs de l’université de Cambridge ont en effet révélé qu’il s’agissait du premier vaccin dont un élément clé a été entièrement conçu par une IA puis testé sur des humains. Le système a analysé les séquences génétiques de nombreux coronavirus pour concevoir un antigène synthétique ciblant leurs caractéristiques communes. L’antigène est l’élément clé du vaccin, c’est la molécule que le système immunitaire apprend à reconnaître pour ensuite neutraliser le virus. Le vaccin est le produit final administré au patient, avec l’antigène.

On ne parle pas d’un grand modèle de langage comparable à GPT. C’est une IA spécialisée qui conçoit un antigène capable d’entraîner le système immunitaire contre les caractéristiques communes à toute cette famille de virus (plutôt que contre une seule souche) en étudiant le patrimoine génétique de coronavirus connus. L’outil utilisé s’appelle DIOSynVax (digitally immune-optimized synthetic vaccine). Il est développé par une spin-out de Cambridge du même nom et utilise le machine learning, la startup n’en dit pas beaucoup plus sur son site.

Les vaccins sont généralement conçus à partir de souches déjà identifiées d’un virus. En analysant des séquences génétiques d’une batterie de coronavirus, l’IA a créé une sorte de « super-antigène » en mesure d’offrir une protection même face à de futures mutations ou à l’émergence d’un coronavirus d’origine animale.

La prudence reste de mise

« Il s’agit de mettre au point des vaccins qui nous protègent non seulement contre les virus d’aujourd’hui, mais aussi contre ceux qui pourraient être à l’origine de la prochaine épidémie ou de la prochaine maladie », explique le professeur Jonathan Heeney interrogé par la BBC. « C’est un changement fondamental dans notre manière de nous préparer aux pandémies ».

L’équipe va mettre son IA à contribution pour développer des vaccins contre la grippe, la grippe aviaire H5N1 et contre les fièvres hémorragiques virales comme Ebola, qui frappe en ce moment la République démocratique du Congo. L’épidémie actuelle a été provoquée par une souche du virus contre laquelle aucun vaccin n’existe. « Ce qui est vraiment intéressant, c’est que cette technologie semble beaucoup plus efficace pour concevoir des vaccins capables d’anticiper de futures pandémies, notamment lorsque les virus mutent rapidement », décrypte Saul Faust, qui a réalisé les essais à l’université de Southampton.

« Les premiers essais cliniques étant encourageants, cette technologie pourrait permettre d’accélérer le développement et la mise à disposition de vaccins au bénéfice des populations du monde entier », s’enthousiasme le ministre britannique des Sciences, Lord Vallance.

Une déclaration aussi optimiste que politique évidemment, alors que les chercheurs se font plus prudents dans leur publication scientifique : le vaccin n’a pas encore démontré sa capacité à offrir une protection large contre l’ensemble des sarbecovirus. Une étude de phase II devra désormais confirmer si l’approche tient ses promesses.

☕️ L’administration Trump envisage d’entrer au capital des géants de l’IA

8 juin 2026 à 06:15


Le gouvernement américain voudrait sa part du gâteau du boom de l’IA générative. L’administration Trump envisagerait d’investir au capital des principales entreprises du secteur. Sam Altman milite depuis longtemps pour une telle initiative.

L’administration Trump n’hésite pas à investir directement dans les entreprises américaines. On l’a ainsi vu acquérir 9,9 % du capital d’Intel. Et demain, elle pourrait s’octroyer une part au capital des principaux labos IA. C’est du moins l’idée qui flotte à Washington, selon le Wall Street Journal.

Donald Trump, interrogé à bord d’Air Force One sur le sujet, n’a pas caché son intérêt sur le sujet. « Il existe des idées selon lesquelles des parts pourraient être attribuées au public américain, de sorte que les Américains deviennent en quelque sorte partenaires de ces entreprises (…) C’est quelque chose de très intéressant, car cela reviendrait presque à créer un partenariat avec le public américain. Nous allons examiner cette possibilité. »

Trump a ajouté : « L’idée est que le peuple américain puisse bénéficier du succès de l’IA (…) C’est quelque chose qui le rendrait riche », promet-il. En échange de ce soutien public, le gouvernement américain profiterait de la valorisation future de ces entreprises. Anthropic et OpenAI sont dans les starting-blocks, avec des IPO record en vue. Les dividendes pourraient ensuite être redistribués à la population, via un fonds souverain ou tout autre mécanisme.

Sam Altman pousse cette idée depuis des années, avant même le lancement de ChatGPT. Le fondateur et patron d’OpenAI cherche manifestement à obtenir le soutien le plus large possible pour ces investissements : il a rencontré le sénateur Bernie Sanders ce mercredi, qui sur l’échiquier politique américain se trouve à l’exact opposé de l’administration actuelle. Mais sur cette question, les extrêmes pourraient se retrouver. Bernie Sanders travaille ainsi sur une mesure radicale : transférer 50 % du capital des principales entreprises d’IA vers un fonds public.

En avril, OpenAI avait effectivement proposé la création d’un fonds public qui investirait dans les entreprises d’IA et surtout, qui distribuerait les gains directement aux citoyens américains. Un dispositif parmi d’autres, dans un catalogue de mesures très politiques visant à faire accepter l’IA par le grand public.

Au vu de l’opposition actuelle de nombreux Américains — 71 % d’entre eux sont opposés à l’installation de datacenters IA — et aux menaces réelles ou supposées que cette technologie fait peser sur l’emploi, la création d’un mécanisme compensatoire n’est pas une idée complètement farfelue. Officiellement, rien n’a encore été décidé. Il faut aussi prendre en compte l’hypothèse impossible à écarter d’un éclatement de la bulle IA : ces investissements publics pourraient dès lors perdre énormément de leur valeur.

Mais sans parler de prise de participation, le gouvernement fédéral actuel a fait du soutien à l’IA un pilier de sa politique industrielle et économique, en dérégulant à tout va et en favorisant la construction de centres de données.

Donald Trump a signé ce mercredi 2 juin un décret présidentiel, certes édulcoré, pour contrôler d’un peu plus près les modèles IA avancés, via un processus d’évaluation volontaire. OpenAI a d’ailleurs confirmé sa participation.

☕️ L’administration Trump envisage d’entrer au capital des géants de l’IA

8 juin 2026 à 06:15


Le gouvernement américain voudrait sa part du gâteau du boom de l’IA générative. L’administration Trump envisagerait d’investir au capital des principales entreprises du secteur. Sam Altman milite depuis longtemps pour une telle initiative.

L’administration Trump n’hésite pas à investir directement dans les entreprises américaines. On l’a ainsi vu acquérir 9,9 % du capital d’Intel. Et demain, elle pourrait s’octroyer une part au capital des principaux labos IA. C’est du moins l’idée qui flotte à Washington, selon le Wall Street Journal.

Donald Trump, interrogé à bord d’Air Force One sur le sujet, n’a pas caché son intérêt sur le sujet. « Il existe des idées selon lesquelles des parts pourraient être attribuées au public américain, de sorte que les Américains deviennent en quelque sorte partenaires de ces entreprises (…) C’est quelque chose de très intéressant, car cela reviendrait presque à créer un partenariat avec le public américain. Nous allons examiner cette possibilité. »

Trump a ajouté : « L’idée est que le peuple américain puisse bénéficier du succès de l’IA (…) C’est quelque chose qui le rendrait riche », promet-il. En échange de ce soutien public, le gouvernement américain profiterait de la valorisation future de ces entreprises. Anthropic et OpenAI sont dans les starting-blocks, avec des IPO record en vue. Les dividendes pourraient ensuite être redistribués à la population, via un fonds souverain ou tout autre mécanisme.

Sam Altman pousse cette idée depuis des années, avant même le lancement de ChatGPT. Le fondateur et patron d’OpenAI cherche manifestement à obtenir le soutien le plus large possible pour ces investissements : il a rencontré le sénateur Bernie Sanders ce mercredi, qui sur l’échiquier politique américain se trouve à l’exact opposé de l’administration actuelle. Mais sur cette question, les extrêmes pourraient se retrouver. Bernie Sanders travaille ainsi sur une mesure radicale : transférer 50 % du capital des principales entreprises d’IA vers un fonds public.

En avril, OpenAI avait effectivement proposé la création d’un fonds public qui investirait dans les entreprises d’IA et surtout, qui distribuerait les gains directement aux citoyens américains. Un dispositif parmi d’autres, dans un catalogue de mesures très politiques visant à faire accepter l’IA par le grand public.

Au vu de l’opposition actuelle de nombreux Américains — 71 % d’entre eux sont opposés à l’installation de datacenters IA — et aux menaces réelles ou supposées que cette technologie fait peser sur l’emploi, la création d’un mécanisme compensatoire n’est pas une idée complètement farfelue. Officiellement, rien n’a encore été décidé. Il faut aussi prendre en compte l’hypothèse impossible à écarter d’un éclatement de la bulle IA : ces investissements publics pourraient dès lors perdre énormément de leur valeur.

Mais sans parler de prise de participation, le gouvernement fédéral actuel a fait du soutien à l’IA un pilier de sa politique industrielle et économique, en dérégulant à tout va et en favorisant la construction de centres de données.

Donald Trump a signé ce mercredi 2 juin un décret présidentiel, certes édulcoré, pour contrôler d’un peu plus près les modèles IA avancés, via un processus d’évaluation volontaire. OpenAI a d’ailleurs confirmé sa participation.

☕️ Google teste le remplacement des résultats de recherche classiques par le mode IA dans Chrome

8 juin 2026 à 05:48


La liste des résultats d’une recherche en ligne sur Google a-t-elle vécu ? Le moteur de recherche teste actuellement un réglage pour afficher ses résultats directement dans le mode IA de Chrome. Il s’agit uniquement d’une expérimentation pour le moment, mais… qui sait ?

Depuis 28 ans maintenant, les résultats de recherche Google accompagnent des milliards d’internautes dans la jungle du web. L’IA pourrait-elle bouleverser ces habitudes ? C’est déjà un peu le cas, pour ceux qui ont troqué Google pour un moteur de recherche IA comme Perplexity ou ChatGPT. Le géant du web n’a pas l’intention de regarder passer les trains, en fourrant de l’IA absolument dans tous les coins de son principal service (au point de favoriser les moteurs alternatifs qui revendiquent leur absence d’IA).

L’AI Mode de Google dans Chrome.

Bien sûr, on connait les AI Overviews — enfin, à part en France où ces résumés ne sont pas disponibles —, qui s’affichent en haut des résultats d’une recherche. Et qui souvent privent les sites web de précieux clics. Depuis l’an dernier, un AI Mode a rejoint les fonctions d’intelligence artificielle accessibles directement depuis la recherche Google. Il s’agit ni plus ni moins qu’un bot conversationnel propulsé par les mêmes modèles que Gemini.

À l’heure actuelle, saisir une requête dans la barre de recherche lance par défaut le moteur traditionnel, celui qui liste les résultats sous forme de liens web, éventuellement avec un descriptif. Le site Windows Report est tombé sur un nouveau flag dans la dernière version Canary (alpha) de Chrome, qui permet de changer ce comportement : on peut décider d’activer par défaut l’affichage des résultats dans le mode IA de Google. Il est toujours possible d’obtenir les résultats « classiques », mais il faut cliquer sur le bouton « All ».

Ce réglage, que l’on peut trouver en naviguant dans chrome://flags (recherchez ensuite « Fulfill Searchbox Queries in AI Mode »), n’est là qu’à des fins d’« exploration » pour le moment. « Il n’est actuellement pas prévu de déployer cela en production », explique le développeur Google qui a implémenté le flag. Néanmoins, le travail est abouti : les raccourcis clavier ctrl-clic, MAJ-clic et clic molette sont pris en charge, ils ouvrent de nouveaux onglets ou en arrière-plan comme actuellement dans la recherche classique.

Un tel niveau de finition laisse penser que Google ne se contente pas de tester une simple idée. Quant à la note laissée par l’auteur du flag, elle indique seulement qu’aucun déploiement n’est prévu à ce stade, ce qui n’exclut pas une arrivée ultérieure auprès du grand public.

☕️ Google teste le remplacement des résultats de recherche classiques par le mode IA dans Chrome

8 juin 2026 à 05:48


La liste des résultats d’une recherche en ligne sur Google a-t-elle vécu ? Le moteur de recherche teste actuellement un réglage pour afficher ses résultats directement dans le mode IA de Chrome. Il s’agit uniquement d’une expérimentation pour le moment, mais… qui sait ?

Depuis 28 ans maintenant, les résultats de recherche Google accompagnent des milliards d’internautes dans la jungle du web. L’IA pourrait-elle bouleverser ces habitudes ? C’est déjà un peu le cas, pour ceux qui ont troqué Google pour un moteur de recherche IA comme Perplexity ou ChatGPT. Le géant du web n’a pas l’intention de regarder passer les trains, en fourrant de l’IA absolument dans tous les coins de son principal service (au point de favoriser les moteurs alternatifs qui revendiquent leur absence d’IA).

L’AI Mode de Google dans Chrome.

Bien sûr, on connait les AI Overviews — enfin, à part en France où ces résumés ne sont pas disponibles —, qui s’affichent en haut des résultats d’une recherche. Et qui souvent privent les sites web de précieux clics. Depuis l’an dernier, un AI Mode a rejoint les fonctions d’intelligence artificielle accessibles directement depuis la recherche Google. Il s’agit ni plus ni moins qu’un bot conversationnel propulsé par les mêmes modèles que Gemini.

À l’heure actuelle, saisir une requête dans la barre de recherche lance par défaut le moteur traditionnel, celui qui liste les résultats sous forme de liens web, éventuellement avec un descriptif. Le site Windows Report est tombé sur un nouveau flag dans la dernière version Canary (alpha) de Chrome, qui permet de changer ce comportement : on peut décider d’activer par défaut l’affichage des résultats dans le mode IA de Google. Il est toujours possible d’obtenir les résultats « classiques », mais il faut cliquer sur le bouton « All ».

Ce réglage, que l’on peut trouver en naviguant dans chrome://flags (recherchez ensuite « Fulfill Searchbox Queries in AI Mode »), n’est là qu’à des fins d’« exploration » pour le moment. « Il n’est actuellement pas prévu de déployer cela en production », explique le développeur Google qui a implémenté le flag. Néanmoins, le travail est abouti : les raccourcis clavier ctrl-clic, MAJ-clic et clic molette sont pris en charge, ils ouvrent de nouveaux onglets ou en arrière-plan comme actuellement dans la recherche classique.

Un tel niveau de finition laisse penser que Google ne se contente pas de tester une simple idée. Quant à la note laissée par l’auteur du flag, elle indique seulement qu’aucun déploiement n’est prévu à ce stade, ce qui n’exclut pas une arrivée ultérieure auprès du grand public.

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