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Reçu — 8 juillet 2026 Actualités numériques

Meta coupe la caméra de ses lunettes connectées quand la LED est trafiquée

8 juillet 2026 à 15:20
Petite lumière, gros problème
Meta coupe la caméra de ses lunettes connectées quand la LED est trafiquée

Meta va désactiver le capteur photo de ses lunettes connectées dès que la monture détectera une altération ou la destruction de sa loupiote LED. L’entreprise met ainsi fin à un business florissant qui permettait d’enregistrer des vidéos en douce, sans prévenir les personnes filmées.

Les lunettes connectées de Meta permettent de capturer des photos et d’enregistrer des vidéos, grâce à une caméra placée à gauche de la monture. Sur la droite, se trouve une diode LED qui s’illumine dès que le capteur photo est actif. C’était évidemment la porte ouverte à des dérives, que ce soit pour surveiller des personnes ou les harceler. En mai dernier, la CNIL avait justement alerté sur les dangers de ces appareils pour la vie privée. Ce d’autant que Meta aurait l’intention d’y intégrer une technologie de reconnaissance faciale.

Cette petite lumière est un problème pour plusieurs utilisateurs de ces lunettes, car elle les empêche de filmer en toute discrétion, sans que personne aux alentours ne s’en rende compte. Meta a mis en place avec la deuxième génération de ses montures (lancée en 2025) un système de blocage de la caméra dès que la LED est obstruée (par un bout de scotch, par exemple).

Meta ouvre les yeux sur un business en vogue

Qu’à cela ne tienne, il s’est créé un véritable business autour d’une bidouille consistant à casser la LED pour la remplacer par de la résine. Joanna Stern, ancienne du Wall Street Journal reconvertie en youtubeuse tech, a pu constater l’existence de dizaines de ces spécialistes aux États-Unis. Contre une poignée de dollars, ils délogent la diode sans empêcher le bon fonctionnement de la caméra.

Cela permet aux « rizzcammers » (le terme consacré qui désigne les utilisateurs de lunettes connectées enregistrant des personnes en secret) de continuer leur petit manège sans éveiller les soupçons de leurs victimes. Meta a manifestement eu vent de l’entourloupe.

Dans une FAQ, le constructeur annonce une mesure contre ces « tentatives sophistiquées » visant à modifier ou détruire la LED de capture. Une mise à jour en cours de déploiement désactive la caméra si la diode a été altérée ou détruite. « Aucun autre type de caméra n’a fait cela, et nous sommes fiers de faire avancer l’industrie », lance l’entreprise dans un surprenant accès de satisfaction.

Si cela reste vrai pour les lunettes connectées, les méthodes permettant de désactiver une fonction suite à la modification ou au remplacement d’un composant ne sont pas nouvelles. On peut ainsi rappeler l’erreur 53 de l’iPhone 6 (ce qui ne nous rajeunit pas) : elle transformait l’appareil en cale-porte de luxe après le changement du bouton d’accueil Touch ID non certifié.

Quant aux publicités qui pullulent sur les propres réseaux sociaux de Meta pour ce genre de services, le groupe annonce un effort pour supprimer les réclames, les messages et les annonces Marketplace. Meta n’exclut pas de bannir les comptes concernés, et menace même de poursuites en justice contre les personnes ou les entreprises qui vendent ce genre de services.

Un abonnement payant pour utiliser toutes les fonctions des lunettes

Meta tient avec ses lunettes connectées un véritable succès commercial. EssilorLuxottica, partenaire de l’entreprise qui détient les marques Ray-Ban et Oakley, se réjouit régulièrement des bons résultats de cette activité. En février dernier, le lunetier franco-italien indiquait ainsi avoir écoulé 7 millions de paires en 2025.

Bloomberg avait rapporté en début d’année que Meta et EssilorLuxottica voulaient accélérer la production de leurs lunettes à 20 millions d’unités (ou plus) d’ici la fin 2026. Un signe que la sauce prend pour cette gamme de produits. D’ailleurs, Meta a lancé le mois dernier de nouveaux modèles plus abordables sous sa propre marque.

Le géant des réseaux sociaux n’a jusqu’à présent pas vraiment eu le nez creux avec son offre matérielle. Les casques de réalité virtuelle Quest ont bien connu leur heure de gloire, mais c’est bien terminé désormais. Avec les lunettes connectées, Meta a manifestement trouvé un filon et compte bien l’exploiter.

Dans ses pages d’assistance, l’entreprise indique depuis peu qu’il faudra souscrire à un abonnement payant Meta One pour pouvoir utiliser certaines fonctions IA avancées. « Tous les propriétaires de lunettes IA bénéficient d’un usage mensuel gratuit pour certaines fonctionnalités », explique Meta. Mais « si vous atteignez votre limite d’utilisation mensuelle gratuite, vous pouvez passer à un forfait Meta One Premium payant ou attendre que votre limite gratuite soit actualisée chaque mois civil. »

Le mode « conversation » est ainsi limité à 3 heures par mois sans frais ; les abonnés Meta One ont droit à une rallonge de 12 heures. Ce mode amplifie les voix des interlocuteurs dans les environnements bruyants.

Meta coupe la caméra de ses lunettes connectées quand la LED est trafiquée

8 juillet 2026 à 15:20
Petite lumière, gros problème
Meta coupe la caméra de ses lunettes connectées quand la LED est trafiquée

Meta va désactiver le capteur photo de ses lunettes connectées dès que la monture détectera une altération ou la destruction de sa loupiote LED. L’entreprise met ainsi fin à un business florissant qui permettait d’enregistrer des vidéos en douce, sans prévenir les personnes filmées.

Les lunettes connectées de Meta permettent de capturer des photos et d’enregistrer des vidéos, grâce à une caméra placée à gauche de la monture. Sur la droite, se trouve une diode LED qui s’illumine dès que le capteur photo est actif. C’était évidemment la porte ouverte à des dérives, que ce soit pour surveiller des personnes ou les harceler. En mai dernier, la CNIL avait justement alerté sur les dangers de ces appareils pour la vie privée. Ce d’autant que Meta aurait l’intention d’y intégrer une technologie de reconnaissance faciale.

Cette petite lumière est un problème pour plusieurs utilisateurs de ces lunettes, car elle les empêche de filmer en toute discrétion, sans que personne aux alentours ne s’en rende compte. Meta a mis en place avec la deuxième génération de ses montures (lancée en 2025) un système de blocage de la caméra dès que la LED est obstruée (par un bout de scotch, par exemple).

Meta ouvre les yeux sur un business en vogue

Qu’à cela ne tienne, il s’est créé un véritable business autour d’une bidouille consistant à casser la LED pour la remplacer par de la résine. Joanna Stern, ancienne du Wall Street Journal reconvertie en youtubeuse tech, a pu constater l’existence de dizaines de ces spécialistes aux États-Unis. Contre une poignée de dollars, ils délogent la diode sans empêcher le bon fonctionnement de la caméra.

Cela permet aux « rizzcammers » (le terme consacré qui désigne les utilisateurs de lunettes connectées enregistrant des personnes en secret) de continuer leur petit manège sans éveiller les soupçons de leurs victimes. Meta a manifestement eu vent de l’entourloupe.

Dans une FAQ, le constructeur annonce une mesure contre ces « tentatives sophistiquées » visant à modifier ou détruire la LED de capture. Une mise à jour en cours de déploiement désactive la caméra si la diode a été altérée ou détruite. « Aucun autre type de caméra n’a fait cela, et nous sommes fiers de faire avancer l’industrie », lance l’entreprise dans un surprenant accès de satisfaction.

Si cela reste vrai pour les lunettes connectées, les méthodes permettant de désactiver une fonction suite à la modification ou au remplacement d’un composant ne sont pas nouvelles. On peut ainsi rappeler l’erreur 53 de l’iPhone 6 (ce qui ne nous rajeunit pas) : elle transformait l’appareil en cale-porte de luxe après le changement du bouton d’accueil Touch ID non certifié.

Quant aux publicités qui pullulent sur les propres réseaux sociaux de Meta pour ce genre de services, le groupe annonce un effort pour supprimer les réclames, les messages et les annonces Marketplace. Meta n’exclut pas de bannir les comptes concernés, et menace même de poursuites en justice contre les personnes ou les entreprises qui vendent ce genre de services.

Un abonnement payant pour utiliser toutes les fonctions des lunettes

Meta tient avec ses lunettes connectées un véritable succès commercial. EssilorLuxottica, partenaire de l’entreprise qui détient les marques Ray-Ban et Oakley, se réjouit régulièrement des bons résultats de cette activité. En février dernier, le lunetier franco-italien indiquait ainsi avoir écoulé 7 millions de paires en 2025.

Bloomberg avait rapporté en début d’année que Meta et EssilorLuxottica voulaient accélérer la production de leurs lunettes à 20 millions d’unités (ou plus) d’ici la fin 2026. Un signe que la sauce prend pour cette gamme de produits. D’ailleurs, Meta a lancé le mois dernier de nouveaux modèles plus abordables sous sa propre marque.

Le géant des réseaux sociaux n’a jusqu’à présent pas vraiment eu le nez creux avec son offre matérielle. Les casques de réalité virtuelle Quest ont bien connu leur heure de gloire, mais c’est bien terminé désormais. Avec les lunettes connectées, Meta a manifestement trouvé un filon et compte bien l’exploiter.

Dans ses pages d’assistance, l’entreprise indique depuis peu qu’il faudra souscrire à un abonnement payant Meta One pour pouvoir utiliser certaines fonctions IA avancées. « Tous les propriétaires de lunettes IA bénéficient d’un usage mensuel gratuit pour certaines fonctionnalités », explique Meta. Mais « si vous atteignez votre limite d’utilisation mensuelle gratuite, vous pouvez passer à un forfait Meta One Premium payant ou attendre que votre limite gratuite soit actualisée chaque mois civil. »

Le mode « conversation » est ainsi limité à 3 heures par mois sans frais ; les abonnés Meta One ont droit à une rallonge de 12 heures. Ce mode amplifie les voix des interlocuteurs dans les environnements bruyants.

DMA : pour la justice européenne, Apple reste bien un contrôleur d’accès

8 juillet 2026 à 13:27
La bête noire qui court sur les nerfs d'Apple
DMA : pour la justice européenne, Apple reste bien un contrôleur d’accès

Apple est un contrôleur d’accès aux yeux du règlement sur les marchés numériques (DMA), a jugé le Tribunal de l’Union européenne. Les recours introduits par le constructeur américain ont été rejetés par la juridiction.

En septembre 2023, la Commission européenne nommait les six premiers contrôleurs d’accès (« gatekeepers ») concernés par le DMA, qui totalisaient 22 services de plateformes essentiels (SPE). Parmi eux, Apple, à la tête de l’App Store, d’iOS et du navigateur Safari. Cette désignation, basée sur des critères quantitatifs, impose aux entreprises des obligations liées à la concurrence et à l’interopérabilité.

Bruxelles conforté dans ses décisions

Apple n’a pas cessé de batailler contre ce dispositif, en prenant le grand public à témoin ou devant la justice européenne. C’est peine perdue : le Tribunal de l’Union européenne a rejeté les recours introduits par l’entreprise et confirmé sa désignation « en tant que contrôleur d’accès pour l’App Store et iOS et juge irrecevables les recours relatifs au service iMessage ».

Le dossier iMessage avait rebondi en février 2024. La Commission avait alors finalement décidé de ne pas désigner Apple comme contrôleur d’accès pour son protocole propriétaire d’envoi et de réception de messages texte dans l’application Messages. Néanmoins, l’enquête de Bruxelles a continué de qualifier iMessage comme service de communication interpersonnelle non fondé sur la numérotation (NIICS), ce qui constitue un service de plateforme essentiel.

Apple avait alors saisi le Tribunal pour contester cette décision concernant iMessage, ainsi que sa désignation en tant que contrôleur d’accès pour l’App Store et iOS. La justice a renvoyé (PDF) le groupe dans les cordes. Le Tribunal écarte d’abord un argument procédural d’Apple : l’entreprise ne peut pas contester, dans ce recours, la légalité des obligations d’interopérabilité du DMA. Ces règles ne sont pas directement liées à la décision qui l’a désignée comme contrôleur d’accès.

Apple dans les cordes

Le Tribunal conforte également la Commission dans son appréciation de l’App Store, qui constitue bien un seul et unique service de plateforme essentiel. Apple tentait de faire valoir les différences dans les déclinaisons de sa boutique (pour l’iPhone, pour l’iPad, le Mac, etc.). L’objectif pour l’entreprise était évidemment de circonscrire le statut de SPE à l’App Store pour l’iPhone, le seul qui atteint les seuils requis de désignation.

« Indépendamment des appareils concernés, ces boutiques poursuivent une finalité identique, à savoir mettre en relation les développeurs d’applications et les utilisateurs finaux afin de faciliter la distribution d’applications logicielles », explique le Tribunal. Quant aux griefs d’Apple concernant la qualification d’iMessage comme NIICS constituant un SPE, le jugement les retoque : « cette qualification ne produit pas, à elle seule, d’effets juridiques obligatoires modifiant la situation juridique d’Apple ».

Aucune obligation du DMA ne s’applique à iMessage et pour cause, le service n’est pas désigné comme point d’accès majeur. Malgré ce revers, Apple continue de critiquer le DMA. « Nous sommes fermement convaincus que les obligations imposées par le DMA vont au-delà de ce qui est légal et proportionné, menaçant de fragiliser des décennies de protections en matière de confidentialité et de sécurité que nous avons construites, et exposant nos utilisateurs à de nouveaux risques », s’est plaint un porte-parole à Reuters.

L’entreprise peut faire appel de ce jugement auprès de la Cour de justice de l’Union, la plus haute juridiction européenne.

DMA : pour la justice européenne, Apple reste bien un contrôleur d’accès

8 juillet 2026 à 13:27
La bête noire qui court sur les nerfs d'Apple
DMA : pour la justice européenne, Apple reste bien un contrôleur d’accès

Apple est un contrôleur d’accès aux yeux du règlement sur les marchés numériques (DMA), a jugé le Tribunal de l’Union européenne. Les recours introduits par le constructeur américain ont été rejetés par la juridiction.

En septembre 2023, la Commission européenne nommait les six premiers contrôleurs d’accès (« gatekeepers ») concernés par le DMA, qui totalisaient 22 services de plateformes essentiels (SPE). Parmi eux, Apple, à la tête de l’App Store, d’iOS et du navigateur Safari. Cette désignation, basée sur des critères quantitatifs, impose aux entreprises des obligations liées à la concurrence et à l’interopérabilité.

Bruxelles conforté dans ses décisions

Apple n’a pas cessé de batailler contre ce dispositif, en prenant le grand public à témoin ou devant la justice européenne. C’est peine perdue : le Tribunal de l’Union européenne a rejeté les recours introduits par l’entreprise et confirmé sa désignation « en tant que contrôleur d’accès pour l’App Store et iOS et juge irrecevables les recours relatifs au service iMessage ».

Le dossier iMessage avait rebondi en février 2024. La Commission avait alors finalement décidé de ne pas désigner Apple comme contrôleur d’accès pour son protocole propriétaire d’envoi et de réception de messages texte dans l’application Messages. Néanmoins, l’enquête de Bruxelles a continué de qualifier iMessage comme service de communication interpersonnelle non fondé sur la numérotation (NIICS), ce qui constitue un service de plateforme essentiel.

Apple avait alors saisi le Tribunal pour contester cette décision concernant iMessage, ainsi que sa désignation en tant que contrôleur d’accès pour l’App Store et iOS. La justice a renvoyé (PDF) le groupe dans les cordes. Le Tribunal écarte d’abord un argument procédural d’Apple : l’entreprise ne peut pas contester, dans ce recours, la légalité des obligations d’interopérabilité du DMA. Ces règles ne sont pas directement liées à la décision qui l’a désignée comme contrôleur d’accès.

Apple dans les cordes

Le Tribunal conforte également la Commission dans son appréciation de l’App Store, qui constitue bien un seul et unique service de plateforme essentiel. Apple tentait de faire valoir les différences dans les déclinaisons de sa boutique (pour l’iPhone, pour l’iPad, le Mac, etc.). L’objectif pour l’entreprise était évidemment de circonscrire le statut de SPE à l’App Store pour l’iPhone, le seul qui atteint les seuils requis de désignation.

« Indépendamment des appareils concernés, ces boutiques poursuivent une finalité identique, à savoir mettre en relation les développeurs d’applications et les utilisateurs finaux afin de faciliter la distribution d’applications logicielles », explique le Tribunal. Quant aux griefs d’Apple concernant la qualification d’iMessage comme NIICS constituant un SPE, le jugement les retoque : « cette qualification ne produit pas, à elle seule, d’effets juridiques obligatoires modifiant la situation juridique d’Apple ».

Aucune obligation du DMA ne s’applique à iMessage et pour cause, le service n’est pas désigné comme point d’accès majeur. Malgré ce revers, Apple continue de critiquer le DMA. « Nous sommes fermement convaincus que les obligations imposées par le DMA vont au-delà de ce qui est légal et proportionné, menaçant de fragiliser des décennies de protections en matière de confidentialité et de sécurité que nous avons construites, et exposant nos utilisateurs à de nouveaux risques », s’est plaint un porte-parole à Reuters.

L’entreprise peut faire appel de ce jugement auprès de la Cour de justice de l’Union, la plus haute juridiction européenne.

Le secrétaire général de l’ONU veut interdire les « robots IA tueurs »

8 juillet 2026 à 07:47
Judgment day
Le secrétaire général de l’ONU veut interdire les « robots IA tueurs »

« Certaines décisions doivent rester à jamais humaines — en particulier quand il s’agit de prendre une vie humaine », a affirmé António Guterres. Le secrétaire général de l’ONU a pris position sur cette question brûlante, à l’heure où les armées du monde entier accélèrent l’intégration de l’IA dans leurs opérations militaires.

Les « robots tueurs » qui se donnent le droit de vie ou de mort sur les champs de bataille sont « moralement répugnants », a déclaré sans ambages António Guterres durant le discours inaugural du premier Dialogue mondial sur la gouvernance de l’IA à Genève, repris par le Wall Street Journal. Il évoquait ces « machines qui sélectionnent et attaquent leur cible, jusqu’à ôter une vie, sans contrôle ni jugement humains ».

Le secrétaire général de l’ONU milite pour une interdiction des armes autonomes létales, qui soit inscrite dans le droit international. Il prend de fait une position bien tranchée dans le débat sur la place de l’IA au sein des forces militaires.

L’IA générative déjà utilisée au sein des armées

Le Pentagone s’appuie de plus en plus sur cette technologie dans ses opérations ; les modèles d’Anthropic, utilisés depuis deux ans, ont ainsi servi pour la capture du président du Venezuela, Nicolas Maduro, et durant la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran. Les relations se sont ensuite fortement dégradées entre le département de la Défense et l’entreprise, dont les conditions d’utilisation interdisent de « développer ou concevoir des armes ».

Dario Amodei, le CEO d’Anthropic, avait expliqué que l’entreprise n’avait jamais soulevé d’objections à l’égard d’opérations militaires, mais a rappelé que l’IA pouvait nuire aux valeurs démocratiques en facilitant la surveillance de masse aux États-Unis, ou encore le développement d’armes autonomes.

Le DoD a depuis désigné Anthropic comme « fournisseur à risque », et changé de crémerie IA. L’affaire est toujours entre les mains de la justice, mais de l’eau a coulé sous les ponts depuis et le lancement de Mythos a rebattu les cartes au sein de l’administration Trump.

Les armées d’autres pays s’y intéressent également. Un rapport d’information de l’Assemblée nationale publié début 2025 rapportait déjà que les drones de combat « reposent de plus en plus sur l’intelligence artificielle et offrent de nouvelles stratégies opérationnelles ».

L’IA est aussi utilisée dans les processus d’aide à la décision militaire. Un outil qui « s’introduit désormais dans des sphères hautement stratégiques et décisionnelles », rappelait Bernard Benhamou, secrétaire général de l’Institut de la souveraineté numérique.

Sur la même longueur d’onde que le pape

Le discours d’António Guterres ne tombe pas par hasard. Le mois dernier, Donald Trump signait un mémorandum sur la sécurité nationale appelant à accélérer l’utilisation de l’IA « dans les domaines du renseignement et de la conduite de la guerre, conformément aux valeurs américaines » et « de manière responsable ».

Le secrétaire générale de l’ONU rejoint d’autres critiques de l’IA militaire, à commencer par celle du pape Léon XIV et de son encyclique Magnifica Humanitas. La décision de tuer ne doit jamais avoir pour « critères suprêmes » la rapidité et l’efficacité, affirme la bulle. « L’IA ne soustrait pas le conflit à son inhumanité intrinsèque : elle ne peut que le rendre plus rapide et impersonnel, en abaissant le seuil du recours à la violence et en transformant la défense en prévision opérationnelle, les victimes étant réduites à de simples données », indique le texte qui appelle à « désarmer l’IA ».

Ces appels seront-ils entendus ? L’opacité avec laquelle l’administration Trump régule les modèles IA les plus ambitieux, alors que la Chine trace sa propre route, laisse planer le doute sur un accord au niveau mondial.

Le secrétaire général de l’ONU veut interdire les « robots IA tueurs »

8 juillet 2026 à 07:47
Judgment day
Le secrétaire général de l’ONU veut interdire les « robots IA tueurs »

« Certaines décisions doivent rester à jamais humaines — en particulier quand il s’agit de prendre une vie humaine », a affirmé António Guterres. Le secrétaire général de l’ONU a pris position sur cette question brûlante, à l’heure où les armées du monde entier accélèrent l’intégration de l’IA dans leurs opérations militaires.

Les « robots tueurs » qui se donnent le droit de vie ou de mort sur les champs de bataille sont « moralement répugnants », a déclaré sans ambages António Guterres durant le discours inaugural du premier Dialogue mondial sur la gouvernance de l’IA à Genève, repris par le Wall Street Journal. Il évoquait ces « machines qui sélectionnent et attaquent leur cible, jusqu’à ôter une vie, sans contrôle ni jugement humains ».

Le secrétaire général de l’ONU milite pour une interdiction des armes autonomes létales, qui soit inscrite dans le droit international. Il prend de fait une position bien tranchée dans le débat sur la place de l’IA au sein des forces militaires.

L’IA générative déjà utilisée au sein des armées

Le Pentagone s’appuie de plus en plus sur cette technologie dans ses opérations ; les modèles d’Anthropic, utilisés depuis deux ans, ont ainsi servi pour la capture du président du Venezuela, Nicolas Maduro, et durant la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran. Les relations se sont ensuite fortement dégradées entre le département de la Défense et l’entreprise, dont les conditions d’utilisation interdisent de « développer ou concevoir des armes ».

Dario Amodei, le CEO d’Anthropic, avait expliqué que l’entreprise n’avait jamais soulevé d’objections à l’égard d’opérations militaires, mais a rappelé que l’IA pouvait nuire aux valeurs démocratiques en facilitant la surveillance de masse aux États-Unis, ou encore le développement d’armes autonomes.

Le DoD a depuis désigné Anthropic comme « fournisseur à risque », et changé de crémerie IA. L’affaire est toujours entre les mains de la justice, mais de l’eau a coulé sous les ponts depuis et le lancement de Mythos a rebattu les cartes au sein de l’administration Trump.

Les armées d’autres pays s’y intéressent également. Un rapport d’information de l’Assemblée nationale publié début 2025 rapportait déjà que les drones de combat « reposent de plus en plus sur l’intelligence artificielle et offrent de nouvelles stratégies opérationnelles ».

L’IA est aussi utilisée dans les processus d’aide à la décision militaire. Un outil qui « s’introduit désormais dans des sphères hautement stratégiques et décisionnelles », rappelait Bernard Benhamou, secrétaire général de l’Institut de la souveraineté numérique.

Sur la même longueur d’onde que le pape

Le discours d’António Guterres ne tombe pas par hasard. Le mois dernier, Donald Trump signait un mémorandum sur la sécurité nationale appelant à accélérer l’utilisation de l’IA « dans les domaines du renseignement et de la conduite de la guerre, conformément aux valeurs américaines » et « de manière responsable ».

Le secrétaire générale de l’ONU rejoint d’autres critiques de l’IA militaire, à commencer par celle du pape Léon XIV et de son encyclique Magnifica Humanitas. La décision de tuer ne doit jamais avoir pour « critères suprêmes » la rapidité et l’efficacité, affirme la bulle. « L’IA ne soustrait pas le conflit à son inhumanité intrinsèque : elle ne peut que le rendre plus rapide et impersonnel, en abaissant le seuil du recours à la violence et en transformant la défense en prévision opérationnelle, les victimes étant réduites à de simples données », indique le texte qui appelle à « désarmer l’IA ».

Ces appels seront-ils entendus ? L’opacité avec laquelle l’administration Trump régule les modèles IA les plus ambitieux, alors que la Chine trace sa propre route, laisse planer le doute sur un accord au niveau mondial.

Microsoft pousse ses modèles MAI pour moins dépendre d’OpenAI et d’Anthropic

8 juillet 2026 à 06:42
Serrer le robinet à tokens
Microsoft pousse ses modèles MAI pour moins dépendre d’OpenAI et d’Anthropic

Microsoft cherche à réduire sa facture de tokens d’Anthropic et d’OpenAI. Le géant logiciel a commencé à remplacer les modèles Claude et GPT de certains de ses produits par ses propres modèles MAI. Un exercice à des fins de réduction de coûts, mais aussi une volonté de montrer que ses modèles maison peuvent tenir tête aux cadors du secteur.

Microsoft a lancé début juin une nouvelle série de modèles IA maison, baptisés MAI (Microsoft AI). Une famille qui compte 7 modèles en tout, la vedette du lot étant MAI-Thinking-1, un modèle de raisonnement de taille intermédiaire avec 35 milliards de paramètres actifs et une fenêtre de contexte de 256 000 tokens (environ 600 pages).

Ces nouveaux modèles commencent à remplacer ceux d’OpenAI et d’Anthropic dans plusieurs de ses logiciels (comme Excel et Outlook). Des dizaines de milliers de requêtes dans ces deux applications seraient désormais traités par MAI chaque semaine, croit savoir Bloomberg. C’est beaucoup dit comme ça, mais ce volume ne représente encore qu’une toute petite partie de l’usage IA dans ces applications très populaires.

Tokens trop chers

Microsoft cherche à réduire progressivement la facture à régler aux deux entreprises IA. Le mastodonte de Redmond utilise des quantités massives de tokens dans ses logiciels et pour son assistant à tout faire Copilot. Pour le moment, Microsoft bénéficie de prix réduits grâce à son partenariat avec OpenAI. Néanmoins, cet arrangement va finir par s’éteindre en raison des changements dans la gouvernance du labo.

Mustafa Suleyman, le patron de l’IA chez Microsoft, admettait en juin dernier que son objectif était de réduire et « d’éliminer » les coûts induits par l’utilisation des modèles tiers. « Nous versons beaucoup d’argent à Anthropic », indiquait-il. Pour les utilisateurs et clients d’Office, les prix des abonnements ne changeront pas, ils paieront les mêmes montants pour une IA dont les performances risquent cependant de différer.

Les benchmarks fournis par l’éditeur indique que Thinking-1 est solide dans les évaluations mathématiques et scientifiques. Il est en revanche nettement en retrait sur tout ce qui est codage agentique, à l’exception de SWE-Bench Pro où le modèle n’est pas très loin d’Opus 4.6. C’était d’ailleurs un argument avancé par Microsoft, qui annonçait aussi des capacités supérieures à GPT-5.5 pour un coût dix fois inférieur.

Une solution pourrait consister à faire de MAI les modèles par défaut pour les fonctions IA des logiciels de Microsoft. Les modèles d’OpenAI et d’Anthropic seraient disponibles via des options payantes supplémentaires. On n’en est pas encore là.

Les modèles MAI sont disponibles dans GitHub Copilot. Ils motoriseront aussi l’outil de transcription de Teams, et seront utilisés dans d’autres logiciels maison dans les prochains mois.

Microsoft pousse ses modèles MAI pour moins dépendre d’OpenAI et d’Anthropic

8 juillet 2026 à 06:42
Serrer le robinet à tokens
Microsoft pousse ses modèles MAI pour moins dépendre d’OpenAI et d’Anthropic

Microsoft cherche à réduire sa facture de tokens d’Anthropic et d’OpenAI. Le géant logiciel a commencé à remplacer les modèles Claude et GPT de certains de ses produits par ses propres modèles MAI. Un exercice à des fins de réduction de coûts, mais aussi une volonté de montrer que ses modèles maison peuvent tenir tête aux cadors du secteur.

Microsoft a lancé début juin une nouvelle série de modèles IA maison, baptisés MAI (Microsoft AI). Une famille qui compte 7 modèles en tout, la vedette du lot étant MAI-Thinking-1, un modèle de raisonnement de taille intermédiaire avec 35 milliards de paramètres actifs et une fenêtre de contexte de 256 000 tokens (environ 600 pages).

Ces nouveaux modèles commencent à remplacer ceux d’OpenAI et d’Anthropic dans plusieurs de ses logiciels (comme Excel et Outlook). Des dizaines de milliers de requêtes dans ces deux applications seraient désormais traités par MAI chaque semaine, croit savoir Bloomberg. C’est beaucoup dit comme ça, mais ce volume ne représente encore qu’une toute petite partie de l’usage IA dans ces applications très populaires.

Tokens trop chers

Microsoft cherche à réduire progressivement la facture à régler aux deux entreprises IA. Le mastodonte de Redmond utilise des quantités massives de tokens dans ses logiciels et pour son assistant à tout faire Copilot. Pour le moment, Microsoft bénéficie de prix réduits grâce à son partenariat avec OpenAI. Néanmoins, cet arrangement va finir par s’éteindre en raison des changements dans la gouvernance du labo.

Mustafa Suleyman, le patron de l’IA chez Microsoft, admettait en juin dernier que son objectif était de réduire et « d’éliminer » les coûts induits par l’utilisation des modèles tiers. « Nous versons beaucoup d’argent à Anthropic », indiquait-il. Pour les utilisateurs et clients d’Office, les prix des abonnements ne changeront pas, ils paieront les mêmes montants pour une IA dont les performances risquent cependant de différer.

Les benchmarks fournis par l’éditeur indique que Thinking-1 est solide dans les évaluations mathématiques et scientifiques. Il est en revanche nettement en retrait sur tout ce qui est codage agentique, à l’exception de SWE-Bench Pro où le modèle n’est pas très loin d’Opus 4.6. C’était d’ailleurs un argument avancé par Microsoft, qui annonçait aussi des capacités supérieures à GPT-5.5 pour un coût dix fois inférieur.

Une solution pourrait consister à faire de MAI les modèles par défaut pour les fonctions IA des logiciels de Microsoft. Les modèles d’OpenAI et d’Anthropic seraient disponibles via des options payantes supplémentaires. On n’en est pas encore là.

Les modèles MAI sont disponibles dans GitHub Copilot. Ils motoriseront aussi l’outil de transcription de Teams, et seront utilisés dans d’autres logiciels maison dans les prochains mois.

Muse Image : Meta lance son générateur d’« AI slop » maison

8 juillet 2026 à 06:09
Vous reprendrez bien un peu de slop ?
Muse Image : Meta lance son générateur d’« AI slop » maison

Meta étend petit à petit ses modèles IA. Après Muse Spark pour l’assistant maison, voici désormais Muse Image qui, comme son nom l’indique, permet de générer des visuels. Instagram et WhatsApp sont les deux premières applications qui y auront droit, Facebook, Messenger et les annonceurs suivront dans un deuxième temps.

Les milliards de dollars engloutis pour bâtir le ​Meta Superintelligence Labs ont été bien investis : ils permettent désormais de générer de l’AI slop sur les réseaux sociaux de Meta ! Blague à part, le modèle Muse Image peut créer un visuel à partir d’une requête texte, mais aussi d’une photo existante. Des outils d’édition sont disponibles pour ajouter ou effacer des éléments, achevant de corrompre complètement la réalité.

Image générée par Muse Image.

Pour donner des idées, Muse Image suggère une sélection de modifications possibles, des plus simples (coloriser une photo vintage) à des propositions plus farfelues (transformer les individus en pâte à modeler). Le business n’étant jamais très éloigné, le modèle sait également meubler virtuellement une pièce avec des objets et des produits vendus sur internet.

Le modèle est également à l’œuvre dans les outils de création de Stories : 30 nouveaux effets IA sont ainsi proposés dans Instagram. Il est possible aussi de générer des images directement dans une discussion dans WhatsApp, via Meta AI.

Et puisque Meta reste Meta, une fonction un peu glauque permet d’intégrer un autre utilisateur d’Instagram dans une image. Il suffit de taguer la personne dans la requête ; Muse Image va ensuite partir d’une photo publique de l’utilisateur pour le reproduire. Voilà qui ouvre la porte à pas mal de dérives (photos truquées, deepfakes…).

Rappelons qu’il existe des réglages de confidentialité pour interdire la réutilisation des contenus publics de son compte dans ces images IA, ainsi que dans les reels, les vidéos, les stickers et autres fonctions.

Muse Image va s’étendre à l’international, mais pour le moment le modèle est limité aux États-Unis. Ses fonctions sont gratuites « pour les créations de tous les jours », mais ceux qui ont de plus gros besoins devront s’abonner à une des formules payantes du groupe.

Sur un plan plus technique, Muse Image fonctionne comme un agent, explique Meta. Le modèle peut rechercher en ligne pour dénicher des références visuelles et « ancrer les images dans des informations factuelles », le tout en temps réel. Il travaille également avec Muse Spark, avec qui il partage des outils, et peut planifier des tâches.

Les résultats seraient également plus probants si le modèle bénéficie d’un large temps de calcul. Le raisonnement se révèle dans ce cas meilleur, indique Meta, il peut utiliser davantage d’outils pour retravailler ses propositions.

L’entreprise souligne que la manière d’utiliser le budget de calcul compte beaucoup. La génération de plusieurs images pour ne conserver que la meilleure améliore certes les résultats, mais ce processus atteint vite ses limites. La solution : à budget égal, il est plus efficace de laisser Muse Image raisonner, chercher des références ou écrire du code pour corriger les détails.

Selon les benchmarks fournis par l’entreprise, Muse Image se place très haut dans les classements Arena AI réalisés le 5 juillet, même si les modèles GPT Image d’OpenAI demeurent au-dessus. Les modèles de Google, Microsoft, Recraft/Reve ou xAI sont souvent très proches les uns des autres, ce qui permet à Meta de revendiquer une place dans le peloton de tête.

Un modèle vidéo et un filigrane incompatible avec les standards

On n’est pas au bout de nos peines, car Meta a également levé le voile sur Muse Video, le modèle de génération vidéo « le plus avancé » jamais développé par le groupe. Meta promet un suivi de la requête à la lettre, une édition précise, une composition avec plusieurs références, le tout pour un modèle qui s’appuie sur Instagram pour le « contexte social ». Muse Video sera bientôt proposé aux créateurs et dans Meta AI.

Le benchmark Text-to-Video Arena montre que le modèle se défend honorablement face aux rivaux ; il finit à la troisième place, derrière Gemini Omni Flash (Google) et Seedance 2.0 (Bytedance). Comme dans le cas de Muse Image, ces classements Elo sont un indicateur de préférence humaine dans un cadre de test donné, pas une mesure absolue de qualité.

Enfin, Meta a présenté son système de filigrane invisible, Content Seal. Les visuels générés par Muse Image conserveront cette signature, même s’ils sont recadrés, compressés, redimensionnés, ou si une capture d’écran en est faite. Le filigrane Content Seal, qui va s’étendre à Muse Video, n’est malheureusement pas compatible avec les deux autres méthodes du marché que sont SynthID et C2PA Content Credentials. Un outil d’identification est disponible à cette adresse.

Muse Image : Meta lance son générateur d’« AI slop » maison

8 juillet 2026 à 06:09
Vous reprendrez bien un peu de slop ?
Muse Image : Meta lance son générateur d’« AI slop » maison

Meta étend petit à petit ses modèles IA. Après Muse Spark pour l’assistant maison, voici désormais Muse Image qui, comme son nom l’indique, permet de générer des visuels. Instagram et WhatsApp sont les deux premières applications qui y auront droit, Facebook, Messenger et les annonceurs suivront dans un deuxième temps.

Les milliards de dollars engloutis pour bâtir le ​Meta Superintelligence Labs ont été bien investis : ils permettent désormais de générer de l’AI slop sur les réseaux sociaux de Meta ! Blague à part, le modèle Muse Image peut créer un visuel à partir d’une requête texte, mais aussi d’une photo existante. Des outils d’édition sont disponibles pour ajouter ou effacer des éléments, achevant de corrompre complètement la réalité.

Image générée par Muse Image.

Pour donner des idées, Muse Image suggère une sélection de modifications possibles, des plus simples (coloriser une photo vintage) à des propositions plus farfelues (transformer les individus en pâte à modeler). Le business n’étant jamais très éloigné, le modèle sait également meubler virtuellement une pièce avec des objets et des produits vendus sur internet.

Le modèle est également à l’œuvre dans les outils de création de Stories : 30 nouveaux effets IA sont ainsi proposés dans Instagram. Il est possible aussi de générer des images directement dans une discussion dans WhatsApp, via Meta AI.

Et puisque Meta reste Meta, une fonction un peu glauque permet d’intégrer un autre utilisateur d’Instagram dans une image. Il suffit de taguer la personne dans la requête ; Muse Image va ensuite partir d’une photo publique de l’utilisateur pour le reproduire. Voilà qui ouvre la porte à pas mal de dérives (photos truquées, deepfakes…).

Rappelons qu’il existe des réglages de confidentialité pour interdire la réutilisation des contenus publics de son compte dans ces images IA, ainsi que dans les reels, les vidéos, les stickers et autres fonctions.

Muse Image va s’étendre à l’international, mais pour le moment le modèle est limité aux États-Unis. Ses fonctions sont gratuites « pour les créations de tous les jours », mais ceux qui ont de plus gros besoins devront s’abonner à une des formules payantes du groupe.

Sur un plan plus technique, Muse Image fonctionne comme un agent, explique Meta. Le modèle peut rechercher en ligne pour dénicher des références visuelles et « ancrer les images dans des informations factuelles », le tout en temps réel. Il travaille également avec Muse Spark, avec qui il partage des outils, et peut planifier des tâches.

Les résultats seraient également plus probants si le modèle bénéficie d’un large temps de calcul. Le raisonnement se révèle dans ce cas meilleur, indique Meta, il peut utiliser davantage d’outils pour retravailler ses propositions.

L’entreprise souligne que la manière d’utiliser le budget de calcul compte beaucoup. La génération de plusieurs images pour ne conserver que la meilleure améliore certes les résultats, mais ce processus atteint vite ses limites. La solution : à budget égal, il est plus efficace de laisser Muse Image raisonner, chercher des références ou écrire du code pour corriger les détails.

Selon les benchmarks fournis par l’entreprise, Muse Image se place très haut dans les classements Arena AI réalisés le 5 juillet, même si les modèles GPT Image d’OpenAI demeurent au-dessus. Les modèles de Google, Microsoft, Recraft/Reve ou xAI sont souvent très proches les uns des autres, ce qui permet à Meta de revendiquer une place dans le peloton de tête.

Un modèle vidéo et un filigrane incompatible avec les standards

On n’est pas au bout de nos peines, car Meta a également levé le voile sur Muse Video, le modèle de génération vidéo « le plus avancé » jamais développé par le groupe. Meta promet un suivi de la requête à la lettre, une édition précise, une composition avec plusieurs références, le tout pour un modèle qui s’appuie sur Instagram pour le « contexte social ». Muse Video sera bientôt proposé aux créateurs et dans Meta AI.

Le benchmark Text-to-Video Arena montre que le modèle se défend honorablement face aux rivaux ; il finit à la troisième place, derrière Gemini Omni Flash (Google) et Seedance 2.0 (Bytedance). Comme dans le cas de Muse Image, ces classements Elo sont un indicateur de préférence humaine dans un cadre de test donné, pas une mesure absolue de qualité.

Enfin, Meta a présenté son système de filigrane invisible, Content Seal. Les visuels générés par Muse Image conserveront cette signature, même s’ils sont recadrés, compressés, redimensionnés, ou si une capture d’écran en est faite. Le filigrane Content Seal, qui va s’étendre à Muse Video, n’est malheureusement pas compatible avec les deux autres méthodes du marché que sont SynthID et C2PA Content Credentials. Un outil d’identification est disponible à cette adresse.

☕️ Windows peut s’installer sur la Steam Machine, sans dual-boot pour le moment

8 juillet 2026 à 05:34


La Steam Machine est une console de salon qui peut aussi faire office de PC de bureau. Il suffit de basculer dans le mode bureau de SteamOS pour avoir accès à une interface plus traditionnelle. Pour autant, certains utilisateurs voudront aller plus loin encore, et installer Windows. Le constructeur a mis en ligne de nouvelles ressources et pilotes.

La Steam Machine est qualifiée par Valve non pas de console, mais d’« extension du jeu sur PC ». Les constructeurs de consoles écoulent leur matériel sans aucune marge voire à perte (ce qui est de moins en moins vrai) et compensent par la vente de jeux et de services. Valve a préféré lancer un PC, un écosystème qui offre « la liberté de choisir à la fois ses jeux et son matériel ». Pour l’entreprise, cette explication est aussi un moyen de justifier l’absence de subvention sur son appareil, ce qui aurait permis d’abaisser un peu le feu de la facture.

La Steam Machine est d’ailleurs présentée comme un PC de bureau tout ce qu’il y a de plus traditionnel, en plus de ses capacités à trôner à côté de la télé pour jouer. SteamOS est basé sur Arch Linux et propose un mode bureau qui utilise un environnement de bureau KDE Plasma plus proche d’une interface classique. Il suffit de joindre au petit cube un clavier, une souris et un moniteur pour le transformer en ordinateur traditionnel.

Valve ne s’est pas arrêté à SteamOS. Il est ainsi possible de troquer le système d’exploitation maison contre Windows ; c’était déjà le cas avec le Steam Deck, ça l’est maintenant pour la Steam Machine. L’entreprise a livré les pilotes nécessaires à l’installation de l’OS de Microsoft : les drivers graphiques, Wi-Fi, Bluetooth et pour le lecteur de cartes SD sont désormais disponibles.

Malheureusement, on ne parle pas de dual-boot, où l’on pourrait choisir le système sur lequel démarrer ; ce sera soit SteamOS, soit Windows, mais pas les deux. Courage : une solution arrive. Valve promet un assistant pour le Steam Deck et la Steam Machine, qui sera fourni avec SteamOS une fois au point.

Installer Windows sur une Steam Machine (ou un Steam Deck) nécessite d’effacer toutes les données de l’appareil. Pour saisir la clé de l’OS, il faut une connexion internet et donc un branchement Ethernet pour réaliser l’opération, étant donné que le pilote Wi-Fi n’aura pas été installé.

☕️ Windows peut s’installer sur la Steam Machine, sans dual-boot pour le moment

8 juillet 2026 à 05:34


La Steam Machine est une console de salon qui peut aussi faire office de PC de bureau. Il suffit de basculer dans le mode bureau de SteamOS pour avoir accès à une interface plus traditionnelle. Pour autant, certains utilisateurs voudront aller plus loin encore, et installer Windows. Le constructeur a mis en ligne de nouvelles ressources et pilotes.

La Steam Machine est qualifiée par Valve non pas de console, mais d’« extension du jeu sur PC ». Les constructeurs de consoles écoulent leur matériel sans aucune marge voire à perte (ce qui est de moins en moins vrai) et compensent par la vente de jeux et de services. Valve a préféré lancer un PC, un écosystème qui offre « la liberté de choisir à la fois ses jeux et son matériel ». Pour l’entreprise, cette explication est aussi un moyen de justifier l’absence de subvention sur son appareil, ce qui aurait permis d’abaisser un peu le feu de la facture.

La Steam Machine est d’ailleurs présentée comme un PC de bureau tout ce qu’il y a de plus traditionnel, en plus de ses capacités à trôner à côté de la télé pour jouer. SteamOS est basé sur Arch Linux et propose un mode bureau qui utilise un environnement de bureau KDE Plasma plus proche d’une interface classique. Il suffit de joindre au petit cube un clavier, une souris et un moniteur pour le transformer en ordinateur traditionnel.

Valve ne s’est pas arrêté à SteamOS. Il est ainsi possible de troquer le système d’exploitation maison contre Windows ; c’était déjà le cas avec le Steam Deck, ça l’est maintenant pour la Steam Machine. L’entreprise a livré les pilotes nécessaires à l’installation de l’OS de Microsoft : les drivers graphiques, Wi-Fi, Bluetooth et pour le lecteur de cartes SD sont désormais disponibles.

Malheureusement, on ne parle pas de dual-boot, où l’on pourrait choisir le système sur lequel démarrer ; ce sera soit SteamOS, soit Windows, mais pas les deux. Courage : une solution arrive. Valve promet un assistant pour le Steam Deck et la Steam Machine, qui sera fourni avec SteamOS une fois au point.

Installer Windows sur une Steam Machine (ou un Steam Deck) nécessite d’effacer toutes les données de l’appareil. Pour saisir la clé de l’OS, il faut une connexion internet et donc un branchement Ethernet pour réaliser l’opération, étant donné que le pilote Wi-Fi n’aura pas été installé.

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