Vue normale

Reçu aujourd’hui — 2 mars 2026 Courrier international - Actualités France et Monde, vidéos, infographies

Macron, le nucléaire et l’Europe : “Pour être libre, il faut être craint”

La doctrine nucléaire française évoluera vers une “dissuasion avancée”, a déclaré Emmanuel Macron sur la base de l’Ile-Longue, à Brest, ce 2 mars. Les pays alliés pourront participer à l’organisation et aux exercices en lien avec la force de frappe, mais sans partage de la décision, rapporte la presse étrangère.

© YOAN VALAT / via REUTERS

Le président Emmanuel Macron prononce un discours à la base navale de sous-marins nucléaires de l’Île Longue à Crozon, en France, le 2 mars 2026.

Pourquoi les États-Unis frappent-ils l’Iran ? Et pourquoi maintenant ?

C’est la guerre la plus ambitieuse menée par les États-Unis depuis l’invasion de l’Irak, en 2003, estime le quotidien britannique “The Daily Telegraph”. Pourquoi Donald Trump a-t-il choisi de frapper l’Iran ? Décryptage.

© Dessin de Tom paru dans Trouw, Amsterdam

C’est la guerre la plus ambitieuse menée par les États-Unis depuis l’invasion de l’Irak, en 2003, estime le quotidien britannique “The Daily Telegraph”. Pourquoi Donald Trump a-t-il choisi de frapper l’Iran ? Décryptage.

Trump se rangera-t-il à l’agenda de Nétanyahou, qui veut renverser le régime iranien ?

Le successeur du guide suprême iranien, Ali Khamenei, sera issu des Gardiens de la révolution, qui consacrent toute leur énergie à une lutte à mort contre Israël. Le Premier ministre israélien entend donc aller jusqu’au bout et élargir le front au Hezbollah libanais dans l’espoir de bouleverser tout l’équilibre stratégique au Moyen-Orient. Mais c’est Trump qui aura la décision finale, rappelle ce journaliste dans le quotidien israélien “Ha’Aretz”.

© Dessin de Malcolm McGookin, Royaume-Uni. Cagle Cartoons

Pour les partisans de Trump, la guerre en Iran pourrait être l’intervention de trop

Donald Trump a longtemps fait campagne contre l’aventurisme militaire à l’étranger, et avec la promesse de faire passer l’Amérique avant tout. L’opération Fureur épique en Iran pourrait ébranler la foi de ses supporteurs et faire voler en éclats la coalition Maga, soulignent les médias américains.

© Marco Bello / REUTERS

Des casquettes MAGA, Real America’s Voice et America First à l’intérieur d’un véhicule, près de la résidence Mar-a-Lago du président américain Donald Trump le 22 février 2026.

Pour la presse russe, l’Iran s’est montré plus résistant qu’attendu

Les autorités russes ont officiellement condamné l’opération menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran, pays proche de Moscou. Dans les journaux, les observateurs soulignent la résistance de l’État iranien, malgré la mort d’Ali Khamenei, et les risques pris par l’administration américaine en engageant une guerre aux effets hors de contrôle, “le plus grand risque pris par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche”.

© PHOTO SEFA KARACAN/Anadolu/AFP

Un hommage rendu au guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors d’attaques menées par les États-Unis et Israël, le 2 mars 2026 à Moscou (Russie).

Offensive majeure d’Israël contre le Hezbollah : “reste à savoir si le Liban se noiera”

Après des tirs du parti chiite libanais pro-iranien en représailles à l’élimination du guide suprême iranien, l’armée israélienne a lancé des frappes d’envergure sur le territoire libanais, faisant au moins 31 morts et provoquant un exode. Le gouvernement libanais s’est totalement désolidarisé de l’action unilatérale du “parti de Dieu”.

© PHOTO MOHAMED AZAKIR/REUTERS

Un grand nuage de fumée s’élève à Beyrouth après une frappe israélienne sur la banlieue sud de la capitale libanaise, le 2 mars 2026.

La banlieue sud de Beyrouth bombardée, les civils sur les routes : l’offensive israélienne au Liban en images

Israël a lancé plusieurs frappes meurtrières au Liban en représailles à des tirs du Hezbollah lancées depuis le sud du pays. Ces échanges de tirs ont contraint de nombreux civils à fuir vers le nord. Retour en vidéo.

Extrait vidéo “Courrier international”

“Vengeance ou survie” : après le Hezbollah, les autres proxys de l’Iran vont-ils entrer en guerre ?

Malgré leur affaiblissement depuis la guerre à Gaza, les milices chiites alliées de l’Iran constituent toujours une source de nuisance et pourraient déclencher des séries d’attaques contre Israël et les bases américaines au Moyen-Orient, dans une démarche visant à accentuer le chaos régional.

© PHOTO MOHAMMED HUWAIS/AFP

Un homme brandit une photo du guide suprême iranien Ali Khamenei lors d’un rassemblement commémoratif organisé par des partisans des houthistes à Sanaa, capitale contrôlée par le groupe pro-Téhéran, au Yémen, le 1ᵉʳ mars 2026.

Iran : cette guerre présentée comme “préventive” est illégale et c’est un “dangereux précédent”

L’intervention militaire américano-israélienne contre l’Iran met déjà à l’épreuve les règles vacillantes du droit international, dont celles qui régissent le recours à la force. Du point de vue du droit constitutionnel américain, la décision de Donald Trump bouscule aussi le Congrès, lequel n’a pas été consulté.

© ROBERTO SCHMIDT/Getty Images/AFP

Le président américain, Donald Trump, à son arrivée à la base aérienne d’Andrews, le 1ᵉʳ mars 2026, sur le chemin du retour vers Washington.

Entre l’Afghanistan et le Pakistan, la crainte d’une “guerre totale”

Dans la nuit du 26 au 27 février, le Pakistan a bombardé plusieurs grandes villes afghanes. Islamabad, qui a pourtant soutenu l’ascension des talibans dans les années 1990, reproche à Kaboul d’accueillir sur son territoire des insurgés pakistanais.

© PHOTO STRINGER/REUTERS

Un soldat taliban à Momand Dara, dans la province afghane de Nangarhar, le 28 février 2026.

En Chine, la presse craint “un vaste tourbillon” : “L’Iran pourrait se battre jusqu’à la mort”

Dans un mélange de pessimisme et de colère envers le mépris du droit international des États-Unis et d’Israël, la presse chinoise s’inquiète des répercussions de cette guerre pour le Moyen-Orient et le monde. Et, accessoirement, pour l’approvisionnement de Pékin en pétrole, qui repose sur l’Iran à près de 15 %.

© PHOTO IRANIAN PRESIDENCY/AFP

Le président chinois, Xi Jinping, accueille l’ancien président de la République islamique d’Iran, Ebrahim Raïssi, le 14 février 2023 à Pékin.

Avec la guerre en Iran, l’Azerbaïdjan s’impose comme un pivot logistique régional

Alors que les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran ont entraîné des fermetures d’espaces aériens et des évacuations en chaîne, la presse azerbaïdjanaise met en avant le rôle de Bakou. Le pays est présenté comme un point d’appui clé, à la fois hub aérien et porte de sortie terrestre.

© PHOTO URBANANDSPORT/NURPHOTO/AFP

“L’Azerbaïdjan est devenu un hub aérien clé dans le contexte de l’escalade régionale” au Moyen-Orient, titre le portail d’information “Media.az”.

Pour la diaspora iranienne, “de la joie, de la peur, et une grande incertitude”

Dimanche 1er mars, des Iraniens en exil se sont rassemblés à Graz, dans le Land autrichien de Styrie, pour célébrer la mort du guide suprême, Ali Khamenei, à la tête de la République islamique depuis 1989. Face à l’incertitude qui persiste, ils témoignent de sentiments oscillant entre “euphorie” et “panique”.

© Kleine Zeitung

La une du quotidien régional autrichien “Kleine Zeitung” en date du lundi 2 mars 2026.

Le détroit d’Ormuz, nerf de la guerre au Moyen-Orient

Le trafic maritime a drastiquement baissé dans cet étroit passage maritime par lequel transitent environ 20 % de la production mondiale de pétrole. L’Iran menace régulièrement de “fermer” le détroit d’Ormuz, mais ce sont surtout les coûts de transport qui explosent en cas de guerre. Pour l’instant, les effets restent limités sur les prix du brut.

© PHOTO Nicolas Economou/REUTERS

Une vue aérienne des côtes iraniennes et de l’île de Qechm dans le détroit d’Ormuz, en décembre 2023.

“Lente”, “incohérente”, l’UE avance (encore) en ordre dispersé à propos de l’Iran

À Bruxelles, les bombardements conjoints d’Israël et des États-Unis contre l’Iran ont provoqué une réaction timide et confuse. Encore une fois, les leaders des institutions européennes semblent incapables de trouver une ligne unitaire, à l’image de la cacophonie qui règne parmi les dirigeants des vingt-sept États membres.

© PHOTO YVES HERMAN/REUTERS

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Bruxelles, en Belgique, le 2 mars 2026.

Le nouveau Premier ministre néerlandais accueilli par une vague de messages homophobes

En deux jours au poste de Premier ministre, Rob Jetten a reçu quelque 200 tweets homophobes, sur un seul de ses comptes, a recensé “NRC”. Pour une chercheuse interrogée par le journal néerlandais, cette vague de haine s’inscrit dans un contexte où l’on s’est habitué à ce que les discours de haine fassent partie de l’environnement numérique.

© PHOTO RAMON VAN FLYMEN/AFP

Le Premier ministre néerlandais, Rob Jetten, ici photographié lors d’une conférence de presse de son parti, D66, le 28 février 2026, à Nieuwegein.

La France, prête à défendre la Jordanie et les pays du Golfe, “met un pied dans le conflit”

Après le déclenchement de l’offensive américano-israélienne sur l’Iran, la France appelle à la désescalade mais entend également défendre ses intérêts au Moyen-Orient. Pour ce faire, Paris renforce sa présence militaire dans la région, constate la presse étrangère.

© PHOTO AURÉLIEN MORISSARD/REUTERS

Emmanuel Macron s’exprime pendant le conseil de défense à l’Élysée, le 1ᵉʳ mars 2026.
❌