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Mémoire et stockage : jusqu’à x5 sur les prix en 18 mois

30 juin 2026 à 15:56
J’a du stock ! (Ho wait, c’est surtout de la DDR3 :o)
Mémoire et stockage : jusqu’à x5 sur les prix en 18 mois

On parle souvent des hausses de prix sur les composants, mais savez-vous à quel point elle est importante ? Nous suivons depuis 18 mois les prix d’une quarantaine de composants chez deux revendeurs. Sur la mémoire, ils sont multipliés par quatre en moyenne selon nos relevés, par deux sur les SSD et les HDD. Les processeurs s’en tirent généralement bien pour le moment.

Depuis fin 2024, le prix de la mémoire est en hausse, à cause d’une demande toujours plus forte de GPU pour l’intelligence artificielle générative. Les GPU intègrent une quantité croissante de mémoire pour prendre en charge des modèles toujours plus grands (et donc performants), raflant ainsi une grosse partie de la mise. Une pénurie s’installe rapidement car la production des trois principaux fabricants de puces – Micron, Samsung et SK hynix – est aspirée de toutes parts.

Les hausses de prix ne concernent pas que les composants, les produits finis en pâtissent aussi. Preuve en est avec les hausses régulières sur le Raspberry Pi, les VPS chez les hébergeurs et plus récemment Apple… qui n’y va pas avec le dos de la cuillère.

Mais quelle est précisément cette hausse ? Le prix de certains kits de mémoire vive a été multiplié par cinq ! Le lot de deux Patriot Viper Xtreme 5 DDR5 de 16 Go (soit 32 Go) est ainsi passé de 105 à 520 euros, excusez du peu.

Sur la mémoire, les prix sont parfois multipliés par cinq !

En moyenne, selon nos relevés, la hausse sur la mémoire est de plus de 300 %, soit des prix multipliés par plus de quatre. Alors qu’une barrette de 8 Go de DDR4 était vendue 20 euros fin 2024, elle est passée à 40 euros pendant l’été 2025, 85 euros au début de l’année, elle est désormais proposée à 90 euros.

Dans le tableau et le graphique ci-dessous, nous avons regroupé les prix d’une douzaine de kits de DDR4 et DDR5, relevés par nos soins sur des produits en stock (ou avec une date de livraison annoncée relativement proche). Il est en effet important de comparer des prix sur des produits que l’on peut réellement commander.

Par rapport à notre précédente actualité en janvier, quelques produits n’étaient plus disponibles, ce qui explique l’absence de prix pour le relevé de cette semaine.


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Un appel d’offres dévoile d’inquiétants détails du système IT de l’Agence du médicament

30 juin 2026 à 10:03
Legacy mon amour !
Un appel d’offres dévoile d’inquiétants détails du système IT de l’Agence du médicament

Il est assez rare d’avoir le détail de l’infrastructure informatique d’une institution française. Au détour d’un appel d’offres, l’Agence nationale de sécurité du médicament détaille les systèmes d’exploitation et logiciels utilisés sur ses serveurs… certains ne sont plus à jour depuis de nombreuses années.

Au début de l’année, un appel d’offres pour un accord-cadre a été lancé pour l’hébergement des infrastructures informatiques et des prestations de services de l’ANSM, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé. Cette agence se présente comme la « garante de la sécurité des patients ».

Via son appel d’offres consulté par Next, elle veut une « infrastructure évolutive et au plus près de « l’état de l’art », d’une richesse de niveaux de services (différentes classes de stockages, différentes classes de serveurs virtuels, …) payables à l’usage ». Le montant maximum de l’accord-cadre est de 3 millions d’euros sur quatre ans, en hausse par rapport aux 2,4 millions d’euros votés lors du conseil d’administration de l’été 2025.

Cette infrastructure doit avoir la capacité d’héberger des données de santé, et donc être certifiée HDS. Sur demande, l’hébergeur devra aussi être en mesure de proposer un hébergement qualifié SecNumCloud par l’ANSSI (et notamment d’assurer une étanchéité aux lois extraterritoriales). Le prestataire, s’il n’est pas lui-même HDS ou SecNumCloud, pourra passer par un partenaire.

5 points sur 100 pour « la démarche de souveraineté »

La qualification n’est pas immédiatement exigible, mais le prestataire « doit justifier, dès la présentation de son offre, de l’engagement formel de la démarche de qualification auprès de l’ANSSI, dite étape « J0 ANSSI » ». Ce jalon, rappelle l’Afnor, est « la validation par l’ANSSI d’un dossier de candidature. La phase d’évaluation avec audit sur site a lieu après la validation de ce jalon 0 ». Il y a ensuite J1, J2 et J3 à passer avant la qualification finale.


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