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Vue normale

☕️ Fuite de données : et de quatre pour LDLC

2 octobre 2026 à 14:29


LDLC envoie actuellement des e-mails pour prévenir ses clients d’une nouvelle fuite de données. « Nous vous informons qu’un acte malveillant a permis un accès non autorisé à l’un de nos systèmes d’information, susceptible d’avoir entraîné la consultation de certaines données vous concernant », indique l’entreprise dans le courrier.

Les données concernées ? Pratiquement tout ce qu’il est possible d’avoir hors informations bancaires et de connexion : nom, prénom, adresse postale, adresse e-mail, fax, téléphone portable, téléphone fixe, langue du client, type de salutation (monsieur, madame…), codes clients techniques, type de client (particulier ou professionnel), date de dernière connexion sur le compte client web et date d’inscription sur le site.

« Vos données bancaires (RIB, numéro de carte), vos identifiants de connexion ou mots de passe n’ont pas été concernés », se dépêche d’ajouter LDLC. L’entreprise dit avoir immédiatement isolé la partie concernée de son infrastructure, révisé sa stratégie d’accès correspondante et notifié l’incident à la CNIL, « conformément à la réglementation applicable ».

Vitrée brisée

Comme toujours dans ce genre de cas, les données dérobées « pourraient être utilisées pour des tentatives de fraude et de hameçonnage (phishing) », prévient LDLC. S’ensuivent plusieurs conseils, comme ne pas cliquer sur des liens reçus par SMS ou e-mail, ou ne jamais communiquer ses informations personnelles, identifiants et coordonnées bancaires par e-mail, SMS ou au téléphone. On fera remarquer, non sans ironie, qu’un nombre croissant d’entreprises s’en chargent pour nous.

Pour LDLC, c’est le quatrième incident de ce type depuis 2021. Cette année-là, l’entreprise annonçait avoir été attaquée par le groupe de pirates Ragnar Locker, qui avait mis en vente 29,5 Go de données internes. Puis 2024 avait marqué un doublé : d’abord le 29 février avec le vol des données de 1,5 million de clients, puis en décembre, sans savoir cette fois combien de personnes sont concernées.

[MàJ] Ubuntu 26.10 est disponible avec GNOME 51 et un noyau Linux 7.3

15 octobre 2026 à 12:49
Rouille et préversions
[MàJ] Ubuntu 26.10 est disponible avec GNOME 51 et un noyau Linux 7.3

La version finale d’Ubuntu 26.10 est désormais disponible. Canonical a fait quelques choix « audacieux » dans le choix des composants, avec notamment un noyau Linux 7.3 non finalisé.

Mise à jour du 15 octobre : la version finale d’Ubuntu 26.10 est maintenant disponible au téléchargement depuis le site officiel. Les variantes officielles (flavours) ne sont pas encore toutes passées à la nouvelle mouture, ce qui devrait être réglé dans les heures qui viennent.

On note l’apparition pour la première fois d’images ISO pour l’architecture RISC-V, à la fois pour la version classique d’Ubuntu et pour la variante Xubuntu (Xfce). Dans le premier cas, ces images sont encore uniquement accessibles depuis le dépôt Daily (compilations quotidiennes, non stable) , alors que dans le second l’image ISO stable est disponible.

Enfin, Canonical a indiqué que la prochaine version d’Ubuntu, la 27.04, sera nommée « Tenacious T-Rex ».

Article original du 2 octobre : Canonical avait prévenu que la bêta d’Ubuntu 26.10 serait en retard. Elle devait sortir initialement le 24 septembre, mais a été repoussée d’une semaine. Elle a bien été mise à disposition le 1ᵉʳ octobre, mais les personnes intéressées ont moins de deux semaines pour faire leurs tests, car la version finale est toujours prévue pour le 15 octobre. 

Cette première bêta concerne l’ensemble des éditions officielles de la distribution. C’est donc vrai pour les variantes Desktop, Server, WSL et Cloud, mais également pour Edubuntu, Kubuntu, Lubuntu, Ubuntu Budgie, Ubuntu Cinnamon, UbuntuKylin, Ubuntu MATE, Ubuntu Studio, Ubuntu Unity et Xubuntu.

Comme nous l’indiquions récemment, Ubuntu 26.10 sera une version intermédiaire, donc non LTS (Long Term Support). Les personnes qui ont installé Ubuntu 26.04 ne l’auront donc pas, à moins de modifier le paramètre associé. Ces versions intermédiaires ont un support de neuf mois et sont faites pour être mises à jour tous les six mois. Les versions LTS, pour rappel, ne sont mises à jour que tous les deux ans.

Comment ça, un noyau pas finalisé ?


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Elon Musk va évaluer les futurs visages de la guerre pour le Pentagone

2 octobre 2026 à 07:12
Du boeuf et des patates
Elon Musk va évaluer les futurs visages de la guerre pour le Pentagone

Le patron de SpaceXAI va participer à la création d’un important rapport prospectif sur les futurs visages de la guerre. Outre son retour officiel dans les sphères du pouvoir, plusieurs médias pointent les risques de conflits d’intérêt.

Le 30 septembre, le secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth, a tenu un grand discours à la base des Marines de Quantico. Entre autres diatribes contre l’éternel « wokisme », se félicitant en particulier d’avoir sorti les « clowns idéologues » et d’avoir augmenté le nombre de tests de testostérone chez les soldats, il a évoqué une réduction de 20 % du nombre de généraux et amiraux. « Aujourd’hui, les médias parlent de purge. Moi, j’appelle cela rendre des comptes, et ça aurait dû être fait depuis longtemps », a-t-il déclaré, comme le relève Le Monde.

Le ministre était surtout venu annoncer six initiatives pour l’armée, dont plusieurs se distinguent par leur importance potentielle. C’est le cas notamment de l’Autonomous Warfare Command (Commandement de la guerre autonome).

Le communiqué le présente comme devant étendre la guerre autonome à l’ensemble des forces interarmées, sous la forme d’un « commandement de combat fonctionnel à quatre étoiles d’ici le 1ᵉʳ octobre 2027 ». Il s’appuie sur le programme Drone Dominance, qui aurait livré des milliers de systèmes robotisés au Moyen-Orient dans le cadre de l’opération Epic Fury.

De la bataille d’Azincourt à FORTRESS

Pour accoucher de ce commandement, une structure de transition chargée de préparer le terrain est mise en place, sous le nom de « Project Agincourt ». Agincourt, qui se traduit en français par Azincourt, est le nom d’une célèbre bataille de la Guerre de Cent Ans (en 1415), au cours de laquelle la chevalerie française fut écrasée par les Anglais et leurs redoutables arcs longs.

Le nom ne fait pas tant référence à la défaite française en elle-même qu’à la possibilité d’employer une arme bon marché en masse, qui l’emporte alors sur une force plus coûteuse et plus « prestigieuse ». Le projet a été confié au DRPM-UxS (Direct Reporting Portfolio Manager for Unmanned Systems), un poste créé trois mois plus tôt pour regrouper les activités du ministère de la Guerre dans le domaine des systèmes non habités.

Autre initiative importante, FORTRESS, pour « Federal Operations for Resilience, Troop Resources, Energy, Supply, and Survivability ». À terme, chaque grande installation militaire américaine produirait ainsi sa propre électricité de façon autonome, pour continuer à fonctionner si le réseau civil tombe à la suite d’une cyberattaque ou d’un sabotage.

Cette initiative prévoit aussi de relocaliser les chaînes d’approvisionnement critiques : terres rares, métaux spéciaux, semi-conducteurs et ergols. Elle comprend également la constitution de réserves stratégiques de munitions, de carburant, de médicaments et de sang. Enfin, elle couvre le durcissement des installations contre les intrusions informatiques, le sabotage et les drones, ainsi que la protection des satellites et du spectre radioélectrique.

Meridian et le « retour » d’Elon Musk

Outre la création d’une nouvelle grande base sur le sol national ou encore celle d’un « Bureau des affaires religieuses », on remarque sous le projet Meridian. Il s’agit d’une étude prospective qui doit couvrir tous les domaines de combat futurs, des profondeurs souterraines à l’espace cislunaire. Cette mission doit aboutir sous 120 jours à un rapport public non classifié, mais accompagné d’une annexe classifiée. L’échéance est fixée au 28 janvier 2027 par le mémorandum, qui prévoit que le projet soit commandé par l’intermédiaire d’une organisation partenaire (aucun nom n’a été donné).

Si le projet Meridian fait couler de l’encre, ce n’est pas tellement parce qu’il sera piloté par Emil Michael, directeur technique du ministère de la Guerre, mais parce qu’il y associe Elon Musk, Palmer Luckey et Newt Gingrich. Beaucoup y voient un retour du patron de SpaceXAI dans le giron de la Maison-Blanche, même s’il faut nuancer le propos. Dans le cadre de Meridian, son rôle relève du Pentagone, il ne revient pas dans l’exécutif présidentiel, comme c’était le cas quand il pilotait le DOGE. En outre, la mission est bornée dans le temps et limitée à un rapport.

Selon le magazine Time, le processus de réconciliation avec Donald Trump aurait commencé en décembre 2025 lors d’une « réunion clandestine » à la Maison-Blanche. Le président aurait passé plusieurs heures à tester Grok, le chatbot IA de SpaceXAI. Il aurait notamment demandé comment les Vénézuéliens réagiraient si les États-Unis capturaient Maduro, alors au pouvoir. Grok aurait caractérisé ce dernier de « dictateur répressif et profondément impopulaire », ce qui aurait aidé Donald Trump à décider sa capture le mois suivant.

En revanche, la question des conflits d’intérêts bat son plein. Axios rappelle par exemple que les entreprises d’Elon Musk et de Palmer Luckey détiennent d’importants contrats avec le Pentagone. SpaceXAI assure ainsi l’essentiel des lancements liés à la sécurité nationale, tandis qu’Anduril fournit brouilleurs, intercepteurs, moteurs de roquette et drones d’accompagnement. Même Fox News, pourtant favorable à l’administration, relève que des dirigeants d’entreprises en concurrence pour des marchés de défense vont aider à définir les capacités que l’armée devrait acquérir.

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