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Avec Bee, Amazon propose de transcrire et résumer les conversations du quotidien

19 octobre 2026 à 06:52
Les grandes oreilles d'Amazon
Avec Bee, Amazon propose de transcrire et résumer les conversations du quotidien

Les nouveaux appareils Bee veulent soulager la mémoire défaillante de leurs utilisateurs, en écoutant les conversations pour en tirer des résumés, des listes de tâches… et des suggestions d’achat sur Amazon.

Qui n’aurait pas envie de partager toutes ses conversations avec Amazon ? Le géant américain du commerce en ligne ne voit pas ce qui pourrait mal se passer, et a lancé deux nouveaux produits Bee – du nom d’une start-up achetée l’an dernier. Ils partagent les mêmes fonctions, mais leurs designs sont très différents.

Tout retenir, même les envies d’achats

Le Bee Frontier ressemble à un bracelet de suivi de la santé, le Bee Eclipse à une batterie externe pour smartphone (il est maintenu au dos du téléphone avec des aimants). Les deux enregistrent les conversations en continu, afin de générer des résumés, des listes de tâches, des aides mémoire. Un bouton permet d’activer l’enregistrement audio ; un témoin lumineux s’allume alors sur l’appareil. Il est aussi possible de configurer une période d’enregistrement (5 minutes, 15 minutes, etc.)

Image : Amazon

Amazon donne un exemple d’utilisation : organiser des vacances avec des amis. Le Bee retient les détails pratiques évoqués pendant la conversation, comme les horaires d’arrivée ou les restos préférés de chacun. L’application mobile compagnon, chargée de collecter l’audio et de l’envoyer vers les serveurs pour traitement, propose des résumés et classe les informations. Elle fournit également des « mémoires » des derniers jours de conversations et suggère des objectifs personnalisés à accomplir.

Il est aussi possible de brancher l’app Bee à Gmail, Google Calendar et Outlook pour qu’elle génère des brouillons de courriel ou crée des invitations dans le calendrier en se basant sur les échanges vocaux de l’utilisateur. La plateforme de santé HealthKit d’Apple est également compatible « pour obtenir une vue plus complète de votre bien-être ».

Amazon oblige, Bee saura aussi se connecter à Alexa+ afin de nourrir l’assistant des données collectées par les appareils et accéder aux résumés et tâches en les demandant avec la voix. Mieux encore (ou pire), en connectant le Bee à Amazon, les informations enregistrées par un appareil Bee peuvent être utilisées pour des suggestions d’achats.

Un abonnement et des promesses de confidentialité

Amazon propose également un abonnement mensuel, Bee Pro, facturé 11,99 dollars pour obtenir un nombre illimité de résumés de conversations récentes, des suggestions de tâches, les « mémoires » quotidiennes, un assistant de discussion, l’intégration avec Alexa+ et Amazon. Le Bee Frontier est proposé à 74,99 dollars, l’Eclipse coûte 99,99 dollars.

Amazon n’a pas annoncé de lancement européen pour les produits Bee, probablement en raison du casse-tête que représente le consentement vis à vis du RGPD : non seulement celui de l’utilisateur (ce qui est a priori acté), mais aussi celui de ses correspondants. Sur le plan de la confidentialité, les appareils Bee s’appuient sur une infrastructure Private Compute.

Bee transcrit les conversations en temps réel sans conserver l’audio après le traitement, promet Amazon. Les transcriptions, résumés et tâches sont chiffrés et traités dans un environnement sécurisé auquel ni Amazon ni Bee n’ont accès. Seul l’utilisateur peut les consulter, et décider de les partager avec d’autres services, avec la possibilité d’arrêter ce partage à tout moment. On peut également supprimer les transcriptions et les résumés à tout moment.

Amazon a publié un livre blanc. L’entreprise a aussi fait réaliser un audit par Trail of Bits au printemps (PDF). Ce dernier, qui révèle les grands principes architecturaux de l’infrastructure dédiée à Bee, a permis l’identification de 19 vulnérabilités potentielles, dont 17 ont été corrigées par les équipes d’Amazon.

Extrait du rapport Trail of Bits – capture d’écran

☕️ L’App NVIDIA laisse les agents IA prendre les commandes par défaut

19 octobre 2026 à 06:31


La dernière version de l’app NVIDIA ouvre la porte aux agents IA. Le logiciel intègre en effet une nouvelle option, activée par défaut, qui permet aux agents de le contrôler. Pour les utilisateurs qui n’ont aucun usage de ces agents sur leurs machines, il est possible de désactiver l’option.

Dans sa version 11.0.9.565, l’app NVIDIA inaugure un nouveau réglage dans la section « Connecter les agents et les applications » au libellé très clair : « Permettre aux agents d’IA de contrôler NVIDIA App ». Repérée par VideoCardz et activée par défaut, l’option ouvre un serveur MCP (à l’adresse http://127.0.0.1:13508/mcp, comme l’indique la doc de NVIDIA) qui ouvre l’interface aux agents.

Captures d’écran : Next

Après avoir emprunté cette passerelle, ils peuvent consulter les jeux installés sur le PC, lancer un jeu ou vérifier si un jeu tourne sur la machine. Les assistants ont aussi la possibilité d’appliquer les réglages NVIDIA optimaux pour tel ou tel jeu, d’enregistrer la vidéo d’une partie et de réaliser des captures d’écran, d’ouvrir et de fermer l’interface des stats, d’ajuster les graphiques, de vérifier la version du pilote et de gérer les performances d’un ordinateur portable via la fonction Battery Boost et le mode Whisper.

L’utilisateur pourra demander à son assistant IA, en langage naturel, tel ou tel changement à appliquer dans son jeu. L’agent doit évidemment être compatible MCP ; NVIDIA cite par exemple Hermes, OpenClaw et Perplexity (qui propose son propre agent local Portable Computer), exécutés sur le PC. L’idée n’est pas totalement farfelue : il est parfois compliqué de s’y retrouver dans les réglages proposés par l’app NVIDIA et surtout, de faciliter leur ajustement selon le jeu et les préférences du joueur.

Les joueurs qui n’utilisent pas d’agent IA n’ont aucune raison de laisser cette option active en tout temps, c’est pourquoi il est possible de la désactiver. Dans ce cas, le serveur MCP cessera tout simplement de fonctionner.

Yahoo Mail : dès mars 2027, il faudra consentir au ciblage publicitaire ou payer

19 octobre 2026 à 06:05
La vie privée en option payante
Yahoo Mail : dès mars 2027, il faudra consentir au ciblage publicitaire ou payer

Si le moteur de recherche de Yahoo a largement disparu du paysage, balayé par l’ouragan Google, plusieurs services de l’entreprise demeurent très utilisés. C’est le cas du courriel, et à partir de mars 2027, les utilisateurs devront faire un choix important concernant l’affichage de publicités.

À compter du 18 mars 2027, Yahoo demandera aux utilisateurs de ses services, comme le mail, les actualités ou la finance, de choisir entre deux options : accepter la publicité personnalisée sans frais supplémentaires, ou souscrire un abonnement payant pour ne plus la subir. Un troisième choix est possible, celui de ne plus utiliser les services de Yahoo.

La première option ne changera pas fondamentalement l’expérience actuelle : « Si vous choisissez d’utiliser les services de Yahoo avec des publicités personnalisées, c’est ainsi que la publicité fonctionne déjà en grande partie pour de nombreux utilisateurs aujourd’hui », explique la société dans sa FAQ.

Elle précise à toutes fins utiles que la pub personnalisée ne signifie pas que le contenu des mails sont lus ou analysés, en revanche les annonces sont choisies en fonction des centres d’intérêt, de la localisation approximative et de la manière d’utiliser les services de Yahoo.

2,49 euros par mois pour moins de pubs et moins de ciblage

En souscrivant l’abonnement payant fixé à 2,49 euros par mois, Yahoo n’utilisera plus les données de l’internaute pour personnaliser les réclames ; elles ne seront pas non plus partagées avec des partenaires. L’abonné verra également moins d’annonces sur les différents services du groupe, même si le contenu sponsorisé, les liens d’affiliation et « d’autres contenus publicitaires » resteront présents.

Un délai de rétractation légal de 14 jours à compter de la date de la première inscription est bien sûr présent, et Yahoo préviendra au moins 30 jours à l’avance d’un changement dans le prix de l’abonnement. Pour tous ceux qui ne voudraient ni l’une ni l’autre option, Yahoo propose de transférer la boîte de réception vers un autre fournisseur. Un outil de migration est disponible à cette adresse, pour copier les mails, contacts et agenda vers la nouvelle adresse.

Une fois la boîte de réception migrée, Yahoo transférera automatiquement les nouveaux mails envoyés à l’adresse Yahoo Mail vers la nouvelle adresse « pendant sept mois, gratuitement ».

Ces options rappellent ce que Meta avait tenté de mettre en place dans l’Union européenne avec une offre de type « consentir ou payer ». Mais après une amende de 200 millions d’euros pour infraction au DMA, Meta a dû changer son fusil d’épaule : depuis début 2026, Meta donne le choix entre le partage de toutes les données nécessaires à la publicité personnalisée, et une personnalisation limitée basée sur moins de données. Yahoo ne fait pas partie du club des plateformes du DMA, elle n’est pas tenue de suivre le même chemin que Meta.

☕️ Protection des mineurs : l’Arcom ouvre une enquête sur Mym

19 octobre 2026 à 05:36


Le réseau social pour adultes Mym est dans le viseur de l’Arcom. Le régulateur des communications suspecte la plateforme de deux infractions au règlement européen sur les services numériques (DSA).

Suite à une première analyse de conformité, l’Arcom a envoyé une demande d’information à Mym le 14 octobre concernant deux infractions potentielle au DSA. La première concerne la protection des mineurs, notamment sur les modalités et l’activation du contrôle de l’âge ; la seconde porte sur la transparence du service.

Les parents sous-évaluent l’utilisation des IA génératives par les enfants
Illustration : Flock

L’article 28 du texte impose aux plateformes accessibles aux mineurs des mesures « appropriées et proportionnées pour garantir un niveau élevé de protection de la vie privée, de sûreté et de sécurité des mineurs sur leur service. ».

Contrairement à l’App Store (Apple), Amazon ou, pour rester dans le même secteur d’activité, Pornhub (Aylo), Mym n’est pas une très grande plateforme en ligne (VLOP) au titre du DSA.

Mais même sans atteindre le seuil des 45 millions d’utilisateurs actifs mensuels qui qualifie une VLOP, les plateformes en ligne accessibles aux mineurs doivent respecter ces mesures. L’Arcom est chargée de faire appliquer le DSA en France depuis la loi Sren de 2024. L’Autorité contrôle les plateformes établies dans l’Hexagone comme c’est le cas pour Mym.

Le deuxième grief du régulateur touche à la transparence du site : conditions générales d’utilisation incomplètes, informations insuffisantes sur le fonctionnement des systèmes de recommandation, etc. Mym a maintenant quinze jours pour répondre à l’Arcom, sous peine de sanction.

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