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Le Chuwi AuBox X évolue vers le Core Ultra 7 256V

20 avril 2026 à 10:07

Le Chuwi AuBox X nous a d’abord été présenté comme le « Aubox X1 » en février. Il était alors annoncé sous processeur Intel Core Ultra 5 226V. Aujourd’hui, nous découvrons un nouveau modèle avec une puce Lunar Lake plus musclée, un Intel Core Ultra 7 256V.

AuBox X

Pour le reste, pas de gros changements. Le Chuwi AuBox X reste sur le même châssis en palstique de 12.83 cm de côté et 4 cm d’épaisseur. La connectique propose de l’USB4, un USB 3.2 Gen1 Type-A, quatre USB 3.2 Type-A, un USB 2.0 Type-A, deux HDMI 2.1, un DisplayPort 1.4, un Ethernet 2.5 Gigabit et un jack audio combo 3.5 mm. Le tout est alimenté par un USB Type-C. Une minimachine assez intéressante sur le papier. La version 226V en 16/512 Go est proposée à 699€ et la version 256V en 16Go/1To est lancée à 829€.

Ce serait une piste à suivre si la réputation de la marque Chuwi n’avait pas totalement explosé en vol il y a quelques semaines. 

L'ouverture du boitier n'est pas la chose la plus aisée pour le consommateur lambda.

Petit problème pour Chuwi et son AuBox X : sa réputation

En mars, nous apprenions que la marque proposait des processeurs « falsifiés ». Des processeurs AMD Ryzen 5 5500U avaient été présentés comme des Ryzen 5 7430U plus récents par un tour de passe-passe dans le BIOS. Une méthode qui s’est retrouvée sur au moins deux portables et un MiniPC qui montrait plus un système de commercialisation qu’une erreur technique comme le prétendait alors la marque. La marque a certes proposé de rembourser les acheteurs floués, mais avec des contraintes techniques telles que cela n’incitait guère à tenter l’aventure.

Vous voyez d’ici le problème. Qui dit à l’acheteur final que le Ryzen Ultra 7 256V sera bien la puce embarquée et non pas un Ultra 5 226V simplement maquillé dans le BIOS du MiniPC ? Et même si la puce est la bonne, qui a envie de refaire confiance dans la marque en investissant 699€ ou 829€ ? Chuwi a perdu énormément de crédit auprès des utilisateurs avec ses méthodes. Il faudra du temps et probablement énormément de travail, pour que le public lui fasse à nouveau confiance.

AuBox X

Et c’est vraiment dommage car certains de ses produits étaient vraiment intéressants par le passé. Chuwi n’avait probablement pas besoin de ce type de méthode pour trouver son public. Jouer avec des arguments de qualité, de services, de développement aurait sans doute été plus rentable pour le fabricant. D’autant plus qu’en ce moment le temps est assez sombre pour les différents acteurs du marché informatique. Proposer une image solide, stable et dans laquelle on peut avoir confiance est plus que jamais important.

 

Le Chuwi Corebook X pris en flagrant délit de falsification processeur

 

 

Le Chuwi AuBox X évolue vers le Core Ultra 7 256V © MiniMachines.net. 2026

CPU-Z dupé par Chuwi, revient avec un correctif technique

25 mars 2026 à 09:29

CPU-Z passe à la version 2.19. Cet outil de diagnostic fait le point sur l’équipement de votre matériel et s’intéresse surtout au processeur embarqué avant de décliner son expertise autour de la carte mère, de la mémoire vive et du chipset graphique. Proposant dans un second temps un outil d’analyse et de validation.

CPU-Z a été percuté de plein fouet par l’affaire des faux processeurs Ryzen qui ont réussi à le berner. Faisant sans problème passer les puces Ryzen 5 5500U pour des Ryzen 5 7430U d’une autre génération. L’outile n’y voyait que du feu.

Chaque puce s’identifie avec un PNS, bienvenue dans le monde des acronymes, pour Processor Name String. Ce PNS indique au système quelle puce est à son bord. Le BIOS va lire ce PNS au travers d’un protocole d’AMD appelé MSR pour Model Specific Registers. Mais le BIOS peut sans difficulté retranscrire ensuite la référence qu’il veut au système jouant ici le rôle de traducteur. et un traducteur peut être fort peu scrupuleux si on lui graisse la patte. 

CPU-Z 2.18 lit "Ryzen 7 7430U" sur le ChuwiBook Plus.

CPU-Z 2.18 lit « Ryzen 7 7430U » sur le ChuwiBook Plus.

Sur les machines de Chuwi, le BIOS allait donc lire le PNS du processeur, qu’il s’agissait d’un Ryzen 5 5500U mais traduisait ensuite volontairement au système que la puce était un Ryzen 7 7430U de génération plus récente. CPU-Z, comme le reste du système, lisait les informations en provenance du BIOS, comptant sur la bonne foi du fabricant. Le fait que la majorité des autres informations relevées d’une génération à l’autre soient identiques renforçait ensuite la crédibilité de l’échange.

Il fallait se pencher sur certains détails comme la fréquence d’horloge du processeur, la quantité de mémoire cache L3 pour déceler des erreurs. C’ert là que le problème réside d’ailleurs. Comme la foule de processeurs en activité est énorme, même selon la préfecture, il est impossible de connaitre sur le  bout des doigts l’ensemble des chiffres qui les caractérisent. Du coup, le serpent se mord la queue : les spécialistes font justement appel à CPU-Z pour vérifier quelle puce est à bord de chaque machine…

Ce maquillage prouve au passage la volonté très claire des constructeurs de matériel et des développeurs de BIOS de faire passer une puce pour une autre. Cela ne peut pas être une erreur ou une coïncidence, pas plus qu’un changement de puce dans la chaine d’approvisionnement. Le maquillage du BIOS pour tromper les outils de diagnostic procède d’une volonté claire de tromper le client final.

CPU-Z 2.19 affiche désormais deux puces distinctes sur le Ninkear A15 Pro qui semble touché par le même problème.

CPU-Z 2.19 affiche désormais deux puces distinctes sur le Ninkear A15 Pro qui semble touché par le même problème.

CPU-Z passe à la version 2.19 et ne se laisse plus tromper

Piquées au vif, les équipes de développeurs de CPU-Z ont donc changé leur fusil d’épaule. Si le logiciel continue de lire les informations données par le BIOS directement, ils vont au passage également vérifier quelle puce est embarquée en allant lui réclamer son identification par le PNS. Faisant ainsi apparaitre sur l’interface le nom de la puce tel que signalé par chacune des sources.

Sur la capture ci-dessus, deux processeurs sont donc identifiés. En haut le Ryzen 5 5500U est correctement remonté directement par l’interrogation de la puce elle-même. En dessous c’est le processeur signalé par le BIOS qui est affiché. Les deux valeurs sont contradictoires, celle du haut n’est pas falsifiable.

Chuwi indiquait donc que les personnes ayant une des machines concernées par ces faux Ryzen pouvaient les contacter pour se faire rembourser. Un des soucis était qu’il fallait d’abord authentifier si celle-ci posait problème ou non. Or, en l’absence d’outil logiciel, cette identification passait par l’ouverture des machines et le démontage des systèmes de refroidissement. Une opération très rafraichissante en effet, la majorité des propriétaires de Chuwi étant refroidis par cette première étape. Désormais il sera possible de contrôler son processeur directement avec CPU-Z en téléchargeant la version 2.19 sur leur site.

Tableau d'identification des processeurs fourni par AMD en 2022 pour la sortie des Zen3

Tableau d’identification des processeurs fourni par AMD en 2022 pour la sortie des Zen3

Le Ryzen 5 7430U reste un « drôle » de processeur

Je voudrais d’ailleurs mettre l’accent sur un élément que j’avais identifié lors de la présentation du Chuwi Ubox 7430U également dans la tourmente. AMD a fait un drôle de choix en créant le Ryzen 5 7430U car cela va à l’encontre de ses propres éléments d’identification et de référence. L’image ci-dessus montre comment sont construites les références des processeurs AMD. Chaque chiffre correspond à une référence précise et permet d’identifier « facilement » les puces.

Le Ryzen 7430U est donc, si on lit le code ci-dessus, une aberration. En analysant ce code dans le désordre. Le premier chiffre nous indique une puce de 2023, année des « 7 ». Il est construit avec des cœurs Zen 3 comme l’indique le 3 de son « architecture ». Le « 0 » indique la révision de la puce. Les Zen3, par exemple, sont des « 0 » et les Zen3+ qui sont des versions révisées et améliorées des mêmes cœurs sont des « 5 ». Ce dernier chiffre permet de différencier les versions révisées des puces.

Reste le chiffre 4, le second de la liste. Celui-ci indique qu’un Ryzen 5 7430U est censé être en réalité un Ryzen 3. Et pourtant AMD l’a classé comme un Ryzen 5. Un choix qui m’avait étonné à l’époque et qui pose aujourd’hui problème. Le Ryzen 5 7430U aurait dû, en toute logique et en suivant les éléments indiqués par AMD lui-même, être un Ryzen 3. Est-ce qu’AMD a choisi de le changer de catégorie pour des histoires de marketing ? Est-ce que les ingénieurs de la marque, s’apercevant des bonnes performances de la puce, ont décidé de lui faire sauter une classe ? Si un Ryzen 3 avait montré des performances trop élevées, cela aurait pu être problématique pour le reste des processeurs de la marque ?

Il n’est pas impossible que des constructeurs se soient engouffrés dans cette brèche en repérant que ce processeur spécifique, avec son nom qui ne correspond pas à son état, soit une cible idéale pour brouiller les pistes. Je ne sais pas si un seul constructeur aurait eu envie de glisser un Ryzen 3 7430U à la place d’un Ryzen 5 5500U dans une machine. Peut-être que la volonté d’AMD d’outrepasser ses propres règles a donné des idées à certains.

Source : Notebookcheck que l’on peut applaudir pour son investissement dans cette affaire.

Le Chuwi Corebook X pris en flagrant délit de falsification processeur

CPU-Z dupé par Chuwi, revient avec un correctif technique © MiniMachines.net. 2026

Faux Ryzen 5 7430U : Un MiniPC Chuwi également concerné

25 mars 2026 à 06:38

MiniPC Chuwi équipé d’un faux Ryzen 5 7430U a été identifié. Un revendeur a confirmé qu’au moins un engin de la marque en était équipé. Un constat plus qu’alarmant qui laisse un doute important pour tous les clients qui ont pu avoir confiance en Chuwi jusqu’ici.

Un MiniPC Chuwi UBox 7430U équipé d'un faux Ryzen

Un MiniPC Chuwi UBox 7430U équipé d’un faux Ryzen

Après les deux portables aux faux Ryzen, c’est donc le Chuwi Ubox 7430U qui porte décidément très mal son nom. L’engin, censé embarquer un processeur 7430U donc, n’est en réalité équipé que d’un 5500U. Soit, exactement le même tour de passe-passe que pour les deux portables de la marque. La multiplicité des références concernées ainsi que des plateformes ne donne franchement pas une bonne image de la marque. S’il restait encore un espoir de sauver l’image de Chuwi, elle est désormais trop salement ternie pour que l’on puisse lui faire confiance à l’avenir. 

Et c’est vraiment dommage car certains de ses produits sont bons et la Chuwi aurait pu cultiver une plus grande excellence en poursuivant ses efforts comme l’ont fait d’autres constructeurs ces dernières années. Au lieu de cela, elle a choisi la facilité en choisissant de tricher avec ses clients.

Le pire dans cette histoire est que le client typique de Chuwi se moque probablement de la puissance brute de son processeur. La majorité des acheteurs de ces portables et même de son MiniPC AuBox équipé d’un faux Ryzen était plus intéressée par le prix et l’ensemble des services proposés que par l’annonce d’un gain de 20% de performances supplémentaires. Le 5500U véritablement embarqué dans toutes ces machines aurait probablement eu le même succès sans avoir besoin de dire qu’il s’agissait d’une puce 20% plus rapide. 

Chuwi expliquera sans doute qu’il a été berné par son sous-traitant ou, encore une fois, que des puces 5500U ont été glissées par inadvertance dans la ligne de production réclamant des 7430U… Mais quand on appelle littéralement sa machine un Chuwi AuBox 7430U, la moindre des choses est de prendre toutes les précautions possibles pour que le produit qui sorte de chaine embarque au moins un processeur de ce type.

Faux Ryzen, vraies conséquences

Désormais le mal est fait et plus personne ne peut, en toute bonne conscience, croire que la marque est innocente. Je ne conseillerais plus les MiniPC et portables Chuwi à l’achat. Il faudra qu’ils fassent réellement amende honorable et prouvent un large changement d’attitude pour retrouver ma confiance. J’imagine néanmoins qu’en pleine période de crise des composants, ce genre de mésaventure peut s’avérer fatal. La situation d’énormément de fabricants n’est pas glorieuse en ce moment, faire face à ce genre de crise dans cet environnement est plus que délicat. C’est le meilleur moyen de jeter sa marque sous le feu des critiques et de la voir descendre en flammes.

Il y a deux ans à peine, un scandale de virus avait touché des MiniPC chinois. Plusieurs marques en ont fait les frais : Acemagic, Nipogi, T-Bao, Ouvis et d’autres. Les constructeurs ont fait amende honorable, expliqué ce qu’il s’était passé et annoncé avoir pris des contre-mesures. Certaines marques ont eu bien du mal à se sortir de cette impasse, Ouvis a par exemple quasiment disparu des radars. Mais après plusieurs tentatives et tests, les machines des autres marques ont fini par regagner la confiance du public.

Si je conseille toujours de réinstaller son système sur ce type d’engin en suivant le guide de l’époque, je continue de guider certains lecteurs vers ces marques sans crainte. Et, depuis 2024, aucun autre virus n’a été détecté dans ces machines.

Pour Chuwi, la pente à remonter est autrement plus ardue et glissante. Proposer un faux Ryzen donne à penser qu’on est prêt à tout pour vendre ses machines. Comme le disait quelqu’un en commentaire il y a quelques jours, si la marque accepte ce genre de fraude, que penser du reste des composants embarqués ? Mémoire vive, stockage, système et même carte mère, connectique et chipsets. Non seulement la confiance a été rompue entre la marque et les consommateurs, mais son attitude montre que Chuwi en a fait une méthode de vente. Et cela reste difficilement pardonnable.

Source : Notebookcheck

Faux Ryzen 5 7430U : Un MiniPC Chuwi également concerné © MiniMachines.net. 2026

Processeurs falsifiés : Chuwi va « rembourser » les acheteurs

24 mars 2026 à 16:01

Ce sont coup sur coup deux ordinateurs portables Chuwi qui ont été falsifiés. D’abord le Corebook X et dans la foulée le CoreBook Plus. À chaque fois le même constat, un processeur Ryzen 5 7430U était remplacé par un Ryzen 5 5500U de génération antérieure. Le BIOS, maquillé, laissait voir la bonne puce pour le client final.

AMD n’a pas aimé cette histoire de processeurs falsifiés et a décidé de faire sa propre enquête. Plusieurs constructeurs de MiniPC et de portables ont également commencé à aiguiser leurs fourches. La gronde a été forte, assez pour que Chuwi s’explique sur son blog.

Chuwi Corebook X, un ordinateur aux processeurs falsifiés

La marque y met en cause une « erreur de production » avec un mélange de références de processeurs pour ses CoreBook X et CoreBook Plus. Peu de machines auraient été touchées, assure la marque. La chaine de production aurait été livrée avec des Ryzen 5 5500U à la place des Ryzen 5 7430U et pas de bol, le BIOS serait resté configurés en 7430U… On peut croire ou ne pas croire à cette version de l’histoire, l’important étant que Chuwi a décidé de faire un geste pour les personnes touchées par le problème.

Si votre machine est affectée par cette « erreur », vous pouvez écrire à service@chuwi.com pour signaler le souci ou contacter votre vendeur. Cette prise de contact avec leurs services doit être faite avant le 31 mai prochain. Et cela afin d’obtenir votre remboursement… en échange d’un retour de votre matériel. Évidemment cela pose de nombreux problèmes. 

Aucun doute sur la falsification du processeur

Identifier les processeurs falsifiés et retourner son PC en Asie ?

Comment savoir si on est affecté par le changement de processeur ? C’est le premier souci posé par la demande de Chuwi. Pour être certain d’être équipé de la mauvaise puce, les solutions sont limitées. Comme on ne sait pas exactement comment fonctionne le maquillage du BIOS, il est possible que les informations récupérées à l’écran par divers programmes ne soient pas les bonnes. Possible également que certains tests évoqués par le passé ne fonctionnent pas pour des raisons de CODECs ou autres. Du coup, la méthode la plus sûre reste la vérification « in situ ». En démontant l’appareil et en regardant physiquement la puce… Chose qui va limiter d’emblée le nombre de personnes ayant le courage de cette opération.

Second problème, une fois correctement identifiés comme proposant des processeurs falsifiés, les machines concernées devront être renvoyées dans leur emballage d’origine avec avec tous leurs accessoires. Ce qui signifie de retourner un ordinateur dont vous vous servez à travers la planète jusqu’en Asie et de patienter ensuite pour savoir si vous allez être remboursé ou non… Ce qui est un autre gros défaut dans l’offre de Chuwi. Qui va pouvoir patienter plusieurs semaines dans l’attente qu’on lui valide un remboursement ? Qui va payer ce retour si ce n’est le client final ? Le prix des engins, très bas, se heurte ici à la réalité des tarifs de transport. Renvoyer un engin avec une assurance en Chine peut facilement compter un tiers du prix de la machine… Ce qui enlève tout intérêt à l’opération.

J’aurais largement préféré une compensation financière entre le prix des deux puces sous présentation d’une preuve d’achat et de possession d’un de ces engins. Les numéros de série pouvant permettre de vérifier si les modèles sont dans la période concernée par ce problème. Surtout si Chuwi indique qu’elle est à la fois courte et circonscrite à peu de modèles.

J’ai bien peur pour la marque que cette réponse soit jugée comme insuffisante par le grand public. Difficile de dépasser sa défiance face à ce genre de diplomatie qui cache mal sa réelle ambition : compter sur le découragement du public face à l’ensemble de ces démarches. Cela ressemble juste à un moyen de faire taire toute polémique, mais fort peu à une réelle tentative de réparer ses torts.

Processeurs falsifiés : Chuwi va « rembourser » les acheteurs © MiniMachines.net. 2026

Chuwigate : AMD communique sur l’affaire des « faux » Ryzen

18 mars 2026 à 17:20

Le 6 mars dernier débutait le Chuwigate :  nous apprenions qu’un ordinateur Chuwi Corebook X annoncé sous processeur AMD Ryzen 5 7430U était en fait livré avec un Ryzen 5 5500U plus ancien et moins rapide. Le BIOS de la machine avait, semble t-il, été maquillé pour indiquer la présence d’une autre puce. Quelques jours plus tard, c’était au tour du Chuwi Corebook Plus de subir le même examen et d’être également disqualifié pour le même motif.

Chuwigate

Ce Chuwigate a fait beaucoup de bruit et la marque semble avoir demandé à différents sites de retirer ces informations de leurs pages. Aujourd’hui, c’est au tour d’AMD de faire un premier point sur la situation. AMD communique ainsi :

« Nous avons récemment appris que CHUWI avait frauduleusement indiqué un produit AMD Ryzen 5 5500U comme un Ryzen 5 7430U sans autorisation. AMD n’a en aucun cas autorisé ou validé ce type de comportement. Pas plus qu’il n’a pris part dans l’étiquetage ou la décision promotionnelle de ce type de communication. AMD est totalement étranger à ce problème.

AMD a des règles strictes et claires concernant l’usage, l’appellation et l’étiquetage de ses différents produits. Une utilisation non autorisée de ses appellations et l’usage de fausse étiquettes pouvant provoquer des perturbations dans le fonctionnement normal du marché tout en trompant le consommateur.

Nous avons toujours attaché une grande importance à la transparence et à l’authenticité des informations produit. Et nous sommes déterminés a protéger un marché équitable et juste ainsi qu’a protéger les droits et intérêts des utilisateurs. Notre société a pris ce problème très au sérieux et se réserve le droit de toute action en justice contre les parties concernées.« 

 

Le processeur détaillé par le BIOS du Corebook X est un Ryzen 5 7430U. Source : Notebookcheck

Le Chuwigate pose de multiples problèmes

J’enquête en ce moment sur cette affaire et Chuwi doit m’envoyer une communication officielle sur celle-ci. D’apres plusieurs sources locales, le fabricant de Chuwi pour sa gamme de portables est un industriel indépendant qui agit pour de nombreuses autres marques Chinoises. Il propose des designs que l’on va retrouver chez d’autres fabricants et se charge des opérations de A à Z. Cela ne concerne pas tout le catalogue de la marque et certaines de ses machines portables sont fabriquées par d’autres acteurs. Ses MiniPC sont issus d’autres sources.

La grande question est donc de savoir si Chuwi a bien été au cœur de la pratique consistant à maquiller un processeur pour un autre ou si la marque a été elle même flouée par un fabricant peu scrupuleux. Entendons nous bien, qu’ils aient ou non été les commanditaires de la décision de ce changement de puce, leur responsabilité reste pleine et entière. C’est la marque qui signe les produits.

Mais si ils ont bien une responsabilité en tant que marque, ils ont également pu être floués par un fabricant peu scrupuleux. Savoir si c’est Chuwi qui a choisi cette méthode ou si elle en subit les conséquences change la perspective de responsabilité. On passe d’un défaut de tromperie volontaire sur la marchandise à un manque de suivi et de vérification des machines vendues. Un manque de rigueur sur le contrôle de la production. Si le premier est impardonnable, le second peut éventuellement être réparé d’une manière ou d’une autre.

Au passage : Indice de réparabilité 9.9/10 ????

Au passage : Indice de réparabilité 9.9/10 ????

Ce que cela indique, c’est que d’autres portables chinois d’autres marques pourraient également être « touchés » par ce problème et au lieu d’un Chuwigate on se retrouve avec une multitude de modèles de différents constructeurs empêtrés dans ce scandale. La marque Ninkear serait également fabriquée par le même constructeur et si, pour le moment, aucune machine de cette marque ne semble concernée, certains revendeurs semblent bien se mélanger les pinceaux quand aux références de puces embarquées…

Il est certain qu’AMD est hors de cause. En tant que développeur des processeurs Ryzen, AMD n’a absolument aucun intérêt a laisser le marché proposer des processeurs maquillés de cette manière. Cela affecte non seulement son image avec des puces moins performantes que ce qu’elles devraient êtres. Mais cela pose surtout le problème d’une perte de confiance des clients finaux comme des partenaires. Il est impossible de lutter contre un contrefacteur qui va pouvoir baisser les prix de manière totalement artificielle par rapport à ses concurrents.

J’espère qu’AMD pourra faire toute la lumière sur ce Chuwigate. Interroger les dirigeants de Chuwi mais aussi l’entreprise responsable de la fabrication et ses grossistes et fournisseurs. Il serait également intéressant de se pencher sur la société AMI dont les BIOS ont permis le maquillage d’un Ryzen pour un autre. Il y a là un vrai sujet à creuser et une réflexion à mener pour sécuriser les futures machines.

Si AMD se réserve toute la voie légale sur ce problème, cela pourrait créer suffisamment de remous pour que les BIOS sachent enfin mieux protéger les consommateurs de ce genre de manipulations. Enfin, AMD, comme Intel, pourraient également trouver un moyen pour que des programmes puissent interroger directement les puces sans passer par des outils tiers comme les BIOS. Un  moyen simple d’identifier simplement et précisément ce qui est au cœur d’une machine.

Chuwigate : AMD communique sur l’affaire des « faux » Ryzen © MiniMachines.net. 2026

Attention : le Chuwi CoreBook Plus est également équipé d’une fausse puce Ryzen 7430U

13 mars 2026 à 10:04

Le Chuwi CoreBook Plus, un portable 16 pouces, montre la même falsification de processeur que pour le CoreBookk X. Une découverte après un contrôle directement auprès d’un revendeur qui rend délicate la position de la marque. Loin d’une erreur de la part d’un sous-traitant, cette double falsification fait plutôt état d’un système.

Le 6 mars dernier, le Chuwi CoreBook X était épinglé pour son emploi d’un processeur AMD Ryzen 5 5500U à la place d’un Ryzen 5 7430U plus cher et plus performant. Aujourd’hui, c’est au tour du CoreBook Plus de montrer exactement le même « défaut ». Notebookcheck a voulu en avoir le cœur net et a désossé un de ces appareils pour vérifier ce qu’il embarque.

Le Chuwi Corebook Plus indique bien un Ryzen 5 7430U sur son étiquette

Le Chuwi Corebook Plus indique bien un Ryzen 5 7430U sur son étiquette

La problématique est exactement la même avec un BIOS et une fiche technique qui font mention d’un Ryzen 7430U, des logiciels de tests qui relèvent également cette puce une fois lancés sur le système. Mais, en démontant l’appareil et en regardant directement les indications laissées par AMD sur le processeur, il s’agit bel et bien d’un Ryzen 5 5500U. La fiche technique du produit, comme l’étiquette mentionnant ses caractéristiques, font bien état du processeur le plus performant.

Le gestionnaire des tâches de Windows 11 indique également la puce

Le gestionnaire des tâches de Windows 11 indique également la puce

La seule solution pour vérifier la présence d’un de ces processeurs mal étiquetés sur une machine demande donc un examen physique de la puce. Aucun moyen logiciel n’est fiable puisque le BIOS AMI de ces engins est manifestement trafiqué pour indiquer de fausses valeurs. Dans le gestionnaire des tâches de Windows, avec des outils spécialisés ainsi que dans le BIOS, tout est maquillé pour laisser croire qu’il s’agit d’un processeur plus rapide.

L'ouverture du boitier n'est pas la chose la plus aisée pour le consommateur lambda.

L’ouverture du boîtier n’est pas la chose la plus aisée pour le consommateur lambda.

Seule l’ouverture du châssis du CoreBook Plus, la dépose de son système de refroidissement permettent de lire le numéro OPN laissé par le fondeur d’AMD sur la puce.

Aucun doute sur la falsification du processeur

Aucun doute sur la falsification du processeur

Ce numéro est clair, il s’agit de la référence 100-000000375 qui correspond bien à un Ryzen 5 5500U. Un Ryzen 5 74320U devrait être estampillé 100-000001471. Chuwi ou un sous-traitant ont donc bien intégré un processeur qui ne correspond pas du tout à la puce mise en avant dans sa documentation, sa publicité et son emballage. Le BIOS a ensuite été maquillé volontairement pour faire disparaitre ce changement. Le CoreBook Plus est sorti des chaînes de production sous l’entière responsabilité de la marque.

Outre la différence de performance qui tourne entre 15 et 20% en défaveur du 5500U, la pratique est déloyale pour le consommateur comme pour la concurrence. L’acheteur est lésé car il croit faire une bonne affaire mais aurait peut être choisi une autre machine si cet investissement lui avait été présenté honnêtement. Le concurrent qui propose un vrai Ryzen 5 7430U dans son PC ne peut quant à lui pas lutter en termes de tarifs face à cette fraude.

Si les machines concernées restent parfaitement exploitables, cela ne permet pas de faire un choix éclairé et trompe l’utilisateur sur son investissement. Le fait que la pratique soit répétée sur deux machines qui, bien que proches, ont eu droit à des aménagements différents, pose réellement un problème. Si on pouvait prétexter l’erreur pour la première, le fait de recourir à cette solution à de multiples reprises entâche beaucoup plus fortement la réputation de Chuwi : le doute n’est plus permis. Qu’il s’agisse de fraude ou de négligence dans ses obligations de contrôle, la pratique est à fuir.

L'étiquette du Chuwi CoreBook Plus indique bien un Ryzen série 7000

L’étiquette du Chuwi CoreBook Plus indique bien un Ryzen série 7000

Que faire si vous avez un Chuwi CoreBook Plus ?

En cas d’achat sur le territoire français ou en Europe, un utilisateur peut contacter le vendeur afin d’obtenir une compensation financière. Je doute que Chuwi fasse le nécessaire pour échanger ses portables, aussi je n’espère pas un retour d’un engin concerné. Mais la loi est de votre côté et comme il y a clairement eu tromperie sur la marchandise, vous pouvez exiger une compensation. Attention toutefois, cela nécessitera une certitude concernant la puce embarquée et donc un démontage en règle. Si vous constatez des performances en dessous de ce qu’est susceptible de proposer un Ryzen 5 7430U sur votre PC Chuwi, cela peut éventuellement valoir le coup de procéder à la dépose des éléments et à la vérification de la puce.

Aujourd’hui, ce CoreBook Plus est présent sur de nombreuses places de marché en France à des prix très bas. Chez Darty par exemple, un vendeur le propose à 329€ avec un « Ryzen 7430U », 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage. Pas cher pour un ordinateur portable de 16 pouces IPS en 1920 x 1200 pixels. Le doute de la puce embarquée est donc plausible. Cette baisse de tarif est d’ailleurs peut-être liée à la découverte de ce « petit » problème.

Le BIOS AMI a été modifié

Le BIOS AMI a été modifié

Cette mésaventure devrait inciter les entreprises qui proposent des BIOS à réfléchir à toute méthode de protection contre les altérations de leurs logiciels. Par exemple avec un système de clé publique intégrée dans le BIOS et qui serait modifiée en cas de manipulation hasardeuse. Clé qu’on pourrait ensuite vérifier sur le site de l’éditeur du BIOS. Il faut tout de même se rendre compte que cette possibilité offerte aux marques de pratiquer ce type de maquillage met en péril l’ensemble de l’écosystème. Avec un BIOS passoire, un fabricant peu scrupuleux peut attirer à lui une clientèle à la recherche du prix le plus bas au détriment des fabricants plus honnêtes.

À plus long terme, une fois que le pot aux roses est découvert, les utilisateurs vont se dire que l’achat d’une machine équipée de telle marque de BIOS sera à proscrire. Il semble donc opportun de certifier d’une manière ou d’une autre qu’un BIOS indique correctement les éléments intégrés dans chaque machine. Et si c’est techniquement impossible, de garantir que toute altération soit indiquée par un système de contrôle efficace accessible au consommateur.

 

Le Chuwi Corebook X pris en flagrant délit de falsification processeur

Attention : le Chuwi CoreBook Plus est également équipé d’une fausse puce Ryzen 7430U © MiniMachines.net. 2026

Le Chuwi Corebook X pris en flagrant délit de falsification processeur

6 mars 2026 à 11:18

Le site Notebookcheck a eu une assez mauvaise surprise en ouvrant un Chuwi Corebook X4. Le marketing de la marque comme les outils de vérification embarqués sont formels, l’engin est vendu avec un Ryzen 5 74030U. Une puce « Barcelo R » lancée en 2023 par AMD de génération Zen 3. Seulement, après ouverture du châssis et examen complet de la puce, sa référence mène plutôt à un Ryzen 5 5500U. Un processeur « Lucienne » lancé en 2021 moins performant.

Le processeur détaillé par le BIOS du Corebook X est un Ryzen 5 7430U. Source : Notebookcheck

Le processeur détaillé par le BIOS du Corebook X est un Ryzen 5 7430U. Source : Notebookcheck

Il semble qu’il y ait une véritable volonté de triche de la part du constructeur. Le Chuwi Corebook X présente tous les signes d’un maquillage logiciel avec un BIOS qui reporte cette puce à l’utilisateur et qui trompe les utilitaires classiques de vérification comme CPU-Z. Il faut ouvrir et débarrasser la puce de son système de refroidissement pour voir apparaitre la référence physique de la puce sur sa surface. On peut lire alors l’OPN de la puce, son Ordering Part Number qui est en quelque sorte un « numéro de série » permettant de l’identifier. Celui-ci est indiqué « 100-000000375 » ce qui veut bien dire qu’il s’agit physiquement d’un Ryzen 5 5500U et non pas un Ryzen 5 7430U.

Le processeur physiquement installé dans le Corebook X est ce Ryzen 5 5500U

Le processeur physiquement installé dans le Corebook X est ce Ryzen 5 5500U. Source : Notebookcheck

Points communs entre les deux puces, le même nombre de cœurs, de Threads et une dépense énergétique identique de 15 W. Suffisamment de similarités pour que l’utilisateur final n’y voie alors que du feu. Comme les outils d’inspection classiques sont trompés par le système, l’utilisateur lambda pourra passer à côté de la supercherie facilement. Peu d’acheteurs vont faire l’effort d’ouvrir leur ultraportable pour vérifier.

Pour sa défense, le constructeur semble mettre en avant de mauvais arguments. Le premier évoque des lots différents lors de la production. Ce qui sous entend une livraison de 5500U au lieu de 7430U… Cela ne tient pas la route une seule seconde. Si les deux sont compatibles sur le socket de la carte mère, la marque sait pertinemment ce qu’elle achète et ce qu’elle injecte dans ses machines. Si elle ne le sait pas, c’est peut-être encore pire. 

Chuwi Corebook X

Le Chuwi Corebook X

Le second est que Chuwi n’aurait pas de responsabilité envers ce changement. Sous-entendu, « c’est la faute de notre sous traitant ». Rengaine bien connue mais ô combien injustifiable. D’abord ce scénario d’une fabrication tierce ne dédouane en rien la responsabilité de la marque qui signe le produit. Ensuite et surtout, cela suggère une absence totale de contrôle qualité indépendante du fabricant chez qui on sous-traite ? Cela veut dire qu’il peut employer n’importe quelle puce, n’importe quelle mémoire vive ? Toute sous-marque de stockage ? Voire, faire n’importe quoi avec le système d’exploitation ? Ne pas surveiller les agissements d’un sous-traitant mais lui apporter sa signature en caution n’est jamais une bonne ligne de défense.

Une partie du prix payé aux marques pour leur matériel est alloué à la confiance qu’on leur porte. Chuwi vient de faire dévisser la sienne de plusieurs crans sur le marché informatique. Tout cela est d’autant plus regrettable que la différence de prix entre les deux puces ne doit pas dépasser quelques dollars sur le marché particulier où s’approvisionne Chuwi.

Quelques remarques à propos de ce Chuwi Corebook X ?

L’engin a été massivement « testé » par différents médias et vidéastes. La machine en question a été testée par Notebookcheck en septembre 2025 et c’est en mars 2026 qu’elle est identifiée comme ayant ce problème de processeur. Lors de ce test, aucun problème particulier de puissance processeur n’a été détecté. Le 5500U semblait alors offrir des « performances solides pour des usages de tous les jours ».

La machine se plaçait pourtant largement en dessous de la moyenne des Ryzen 5 7430U avec 59.1 points sur le score de performance du site contre 67.5 points de moyenne pour la puce. Évidemment, il est très difficile de savoir s’il s’agit du processeur qui pose problème ou plutôt de la mémoire vive, du système, de sa ventilation ou autre. Surtout, il est quasi impossible de se douter que la puce puisse être en cause avec un BIOS et des outils indiquant la bonne référence.

Mais c’est tout de même extrêmement étrange que dans la foule de testeurs qu’il y a eu de cette machine, personne n’ait relevé la faiblesse de son processeur. La majorité des tests préférant juste évoquer le résultat d’un benchmark sans contexte (je vous ai déjà dit que je n’aimais pas les benchmarks ?) ce qui n’indique finalement rien de précis et de concluant. Evidemment, il est possible que la majorité des machines recues aient bien été livrées avec la bonne puce… Mais j’ai du mal à croire que Chuwi puisse envoyer à Notebookcheck le « mauvais » processeur et à un vidéaste qui survole les produits la bonne référence.

J’ai depuis longtemps évoqué les « errements » de la marque en terme de choix de processeurs sur ses ordinateurs portables. Par exemple ici avec le Corebook X 2022 Intel, celui de 2020 ou celui de 2021… Mettant ainsi en avant une technique parfois positive mais souvent avec des effets secondaires de choix de puces anciennes pour alimenter ses engins. A tel point que j’ai fini par « laisser tomber » l’actualité de ces modèles en 2023. Après l’apparition d’un engin sous Core i3-1215U. L’extrait ci-dessus explique mes raisons quant à ce choix.

Je soulignais alors le manque de rigueur du constructeur dans ses approvisionnements. Un manque qui s’est d’ailleurs traduit par le passé par des changements de fabrications non documentés et assez pernicieux. Cela a été le cas quand nous avons découvert il y a trois ans que leur gamme de MiniPC Herobook vendus pendant des années comme des engins fanless étaient devenus ventilés… Sans avertir les consommateurs.

Le Chuwi Corebook X pris en flagrant délit de falsification processeur © MiniMachines.net. 2026

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