L’aîné des Frères Gao, un duo d’artistes très en vue en Chine dans les années 2000, a été condamné à trois ans de réclusion pour des œuvres créées plus de dix ans avant l’adoption de la loi qui a servi à l’incriminer. Le signe d’une justice instrumentalisée pour “imposer la version officielle de l’histoire”.
Gao Zhen (à droite) et son frère Gao Qiang parmi des pièces de leur série “Mademoiselle Mao”, des sculptures représentant le grand timonier avec des seins de femme et un nez de Pinocchio, dans leur atelier de Pékin, le 16 octobre 2007.
La Haute Cour de Singapour a reconnu l’agence de presse américaine “Bloomberg” coupable de diffamation et l’a condamnée à verser l’équivalent de 312 000 euros de dommages et intérêts à deux ministres singapouriens, dont les noms étaient mentionnés dans une enquête sur l’immobilier. L’affaire est emblématique de la censure insidieuse qui frappe la presse dans la cité-État.
Le codirecteur du bureau de “Bloomberg News” à Singapour, John Fraher (à gauche), et le journaliste Low De Wei quittent la Cour suprême de la cité-État le 7 avril 2026.