Le gouvernement libanais cherche à obtenir le retrait de l’armée israélienne du sud du Liban par des négociations menées sous l’égide de Washington, en défendant un désarmement progressif du “parti de Dieu”. Mais l’État hébreu intensifie ses opérations militaires, la formation pro-Iran dénonce la “traîtrise” des autorités et l’administration Trump navigue à vue, plaçant Beyrouth dans une position intenable, analyse le quotidien israélien “Ha’Aretz”.
A man looks at a site hit by Israeli strikes that occurred in the early hours of Thursday, according to Lebanon’s state news agency NNA, in Burj al-Shamali, southern Lebanon, August 6, 2026. REUTERS/Stringer
Il s’agit du troisième suicide en une semaine et du dix-septième depuis le début de l’année. Pour le quotidien “Ha’Aretz”, cette série de drames témoigne de l’aggravation des cas de détresse psychologique au sein de l’armée, alors que les réservistes enchaînent les opérations depuis octobre 2023.
Malgré les déclarations officielles saluant une rencontre “positive” à la Maison-Blanche, la presse israélienne décèle une relation en pleine recomposition entre Donald Trump et Benyamin Nétanyahou. Réunion écourtée, absence d’entretien en tête-à-tête, divergences stratégiques sur l’Iran, Gaza ou encore l’Arabie saoudite : autant de signes que le Premier ministre israélien ne bénéficie plus de la même influence à Washington.
Le président américain, Donald Trump, et le vice-président américain, J. D. Vance, rencontrent le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, à la Maison-Blanche, à Washington (États-Unis), le 4 février 2025.