Stellantis va accueillir la production d’un véhicule électrique du groupe chinois Dongfeng sur son site de La Janais, près de Rennes. L’annonce a été confirmée ce mercredi lors d’un comité social et économique (CSE) extraordinaire, dans un contexte de coopération accrue entre constructeurs automobiles.
Une production Dongfeng confirmée à Rennes
La production d’un véhicule électrique du groupe chinois Dongfeng sera lancée dans l’usine Stellantis de La Janais, à Chartres-de-Bretagne, en banlieue de Rennes. En effet, l’information, évoquée depuis plusieurs semaines, a été officialisée ce mercredi.
La CFDT a confirmé ce partenariat lors d’un comité social et économique extraordinaire. Le syndicat parle d’une nouvelle étape dans la coopération entre Stellantis et le constructeur chinois. Il se montre positif sur cette annonce.
Stellantis multiplie les partenariats industriels
Le groupe Stellantis, propriétaire notamment des marques Peugeot, Citroën, Opel, Fiat, Jeep et Alfa Romeo, cherche à renforcer l’activité de ses usines européennes grâce à des accords avec d’autres constructeurs. Il en va de la rentabilité des sites dont l’activité des marques du groupe ne suffit plus en Europe.
Le site de La Janais produit actuellement le Citroën C5 Aircross
L’usine de La Janais a été entièrement modernisée et produit aujourd’hui uniquement le nouveau Citroën C5 Aircross. L’usine tourne donc « au ralenti » par rapport à son glorieux passé. On a longtemps craint que La Janais soit la prochaine usine à fermer à cause de cela.
Ces véhicules ne seront pas des entrées de gammes pour une raison de coût de production en France. Donc, selon Les Echos, les futures lignes de production rennaises assembleraient des véhicules de la marque Voyah. La marque est présentée comme la division haut de gamme de Dongfeng. Le quotidien indique également qu’une production localisée en France pourrait permettre à la marque d’éviter les droits de douane européens appliqués aux véhicules électriques importés.
Les syndicats demandent des garanties sur l’emploi
Dans son communiqué, la CFDT estime que ce partenariat pourrait apporter davantage de visibilité au site industriel, tout en demandant des garanties pour les salariés et les sous-traitants.
Le syndicat majoritaire souhaite notamment que le cadre juridique de la future coentreprise pilotée par Stellantis permette de sécuriser et développer l’emploi sur le site. Il ne faudrait pas que cette étape soit la première d’une prise de contrôle de l’usine par Dongfeng. C’est ce que d’aucuns craignent.
Stellantis n’est pas le seul groupe automobile européen à nouer des partenariats avec des constructeurs chinois pour remplir les lignes d’assemblage. Du côté des constructeurs chinois, l’intérêt est d’avoir une production européenne sans pour autant investir dans la construction d’une usine. Cela prend du temps et coûte très cher. Cela permettra de contourner les droits de douane euroopéens.
Alors est-ce faire entrer le loup dans la bergerie ? Ou un mal nécessaire avec des partenaires de confiance ?
Crédit Stellantis
Une usine historique en forte réduction d’effectifs
L’usine de La Janais a été inaugurée en 1961 par le général de Gaulle. Elle employait plus de 10.000 salariés dans les années 1970. Elle était la grande soeur de « La Barre Thomas » à quelques kilomètres avec jusqu’à 2 500 salariés environ.
Aujourd’hui, le site Stellantis compte moins de 2.000 salariés et produit environ 400 véhicules par jour. Enfin, le site de La Barre Thomas, il a été détruit et le quartier a profondément muté.
GRAND RÉCIT - Manger et boire à la même table est l’origine même de l’idée de convivialité. Le banquet est au centre de l’histoire des groupes sociaux en France à travers les âges.
Si je vous dis voitures suédoises, la majorité d’entre vous penseront instantanément à Volvo ! Néanmoins, il ne faudrait pas oublier que l’industrie automobile suédoise comptait également un autre constructeur prestigieux : Saab. L’ex constructeur de Trollhättan sera à l’honneur pour cet épisode. Pour ce 24ème opus, nous conter l’histoire de la première génération de 9-5.
Le difficile remplacement de la 9000
La Saab 9000 partageait sa plateforme avec la Fiat Croma, la Lancia Thema et l’Alfa Romeo 164 – (C) Saab
Lancée en 1984, la Saab 9000, qui partageait de nombreux éléments avec la Fiat Croma et la Lancia Théma, commençait à accuser le poids des années lorsque la firme de Trollhättan a enfin songé à son remplacement. Néanmoins, la santé fragile du constructeur suédois ne lui permettait plus de poursuivre l’aventure seul. C’est dans ce contexte que General Motors a pu faire l’acquisition de 50% du capital de Saab en 1990.
Le projet 640, visant à remplacer la 9000, n’a débuté qu’en 1993 sous la houlette d’Olle Gandlund. Engagé par Saab en 1964, l’homme a fait ses preuves et s’est imprégné de l’ADN de la marque. Si en interne, on veut sortir une vraie Saab s’inspirant de la 99, outre-Atlantique on songe plutôt à rationaliser les coûts. Et pour se faire, il fallait piocher dans la banque d’organe de la marque. Les Américains ne faisaient pas dans le sentimental. Ils étaient prêts à sacrifier l’identité de la marque sur l’autel de la rentabilité !
La 9-5 : vraie Saab ou une GM maquillée ?
Bienvenue à bord de la Saab 9-5. La clé de contact est bien entre les deux sièges avant – (C) Saab
Fort heureusement, les Suédois sont parvenus à imposer leur identité et à conserver des éléments indispensables à toutes Saab qui se respecte !
La clé de contact était toujours placée entre les deux sièges avant. Le black panel, hérité de l’aéronautique, était aussi de la partie. L’auto affichait également un caractère et charme typiquement scandinave avec son long capot et une ligne particulière !
La Saab 9-5 à l’assaut du Premium allemand
La Saab 9-5 a fait ses débuts lors du Salon de Francfort – (C) Saab
Cette nouvelle Saab 9-5, entendait chasser sur le terrain des BMW Série 5 E39 et des Mercedes-Benz Classe E W210. En toute logique, elle a fait sa grande première à l’occasion du Salon de Francfort, là où ses principales rivales matchaient à domicile.
Afin de se faire une place au soleil, la nouvelle berline statutaire suédoise a apporté avec elle quelques innovations, comme les sièges avant ventilés ou encore les appui-têtes actifs qui permettent d’éviter le fameux coup du lapin ! Sur le plan technique, la 9-5 est également la première Saab à adopter un train arrière multibras. A l’avant, la marque a retenu une solution plus classique avec un élément de type MacPherson.
Née sous l’ère GM, la Saab 9-5 a conservé un charme typiquement Suédois – (C) Saab
La nouvelle berline statutaire se déclinait en 4 finitions. Le ticket d’entrée se faisait via la version Pack tandis que la SE offrait plus d’équipements supplémentaires. En haut de gamme, les amateurs de sport pouvaient se tourner vers la finition Aero tandis que la Griffin se voulait plus luxueuse. Sous le capot, l’arrivée des Américains dans le capital du constructeur Suédois s’est traduite par l’utilisation de motorisations provenant de la banque d’organes General Motors.
Des moteurs connus des Saabistes
A son lancement, il y avait 4 niveaux de finition – (C) Saab
C’était notamment le cas du V6 Opel de 2962 cm3. Il n’était néanmoins pas question de le monter sans un petit traitement maison ! Comme tous les moteurs montés sur la 9-5, ce V6 se devait recevoir un turbo. Et pour faire original, ce turbo n’a été placé que sur un seul banc de cylindres ce qui en faisait, le seul V6 asymétrique au monde ! Fort de 200 ch, cette motorisation ne pouvait s’associer qu’à la transmission automatique à 4 rapports fournie par Aisin. En réalité, ce V6 n’était pas réellement une nouveauté ! Il était déjà présent sous le capot de la 9000 CS. Il sortait alors 210 ch.
La 9-5 proposait également des motorisations à 4 cylindres turbo compressés bien connus des amateurs de la marque. L’entrée de gamme était assurée par un 1985 cm3 de 150 ch que l’on pouvait associer à une transmission manuelle à 5 rapports ou une boîte auto à 4 vitesses. Suivait ensuite, le fameux 2290 cm3 et ses 170 ch. Comme pour le V6 et le 2.0t, cette motorisation laissait le choix entre deux boîtes de vitesse.
La Saab 9-5 s’est également déclinée en Break – (C) Saab
En 1998, ce fut au tour de l’Estate de faire son entrée dans l’arène. Cette version break de la Saab 9-5 se déclinait avec les mêmes motorisations et les mêmes finitions que la berline tout en offrant un volume de chargement allant de 416 à 1490 litres. Durant l’année 1999, la 9-5 a hérité d’une version plus sportive. En effet, une seconde version du 2.3 turbo, forte de 230 ch, a fait son apparition.
La Saab 9-5 cède adopte le diesel
La Saab 9-5 a été habilement restylée en 2001 – (C) Saab
Le Saab 9-5 a reçu son premier restylage en 2001. Relativement subtil, celui-ci apporte quelques petites modifications qui permettent de moderniser la voiture. Les phares sont devenus à glace lisse comme le voulait la mode des années 2000 tandis que sur les versions Aero ont adopté un bouclier spécifique avec des antibrouillards ronds ! La calandre a également évolué tout comme le bouclier arrière. La partie anthracite des feux arrière est également devenue de couleur cristal. Ce restylage a également apporté un moteur utilisant un carburant impur ! En effet, la marque suédoise a pioché un V6 turbo diesel dans la banque d’organes de « GM ». Fort de 176 ch, ce V6 à 60°, peu fiable, avait été conçu par Isuzu.
D’autres évolutions mécaniques ont accompagné cette remise à niveau esthétique ! Toutes les boîtes automatiques disponibles, toujours fournies par Aisin, ont gagné une 5ème vitesse. Le petit 2.3 turbo a également vu sa puissance passer de 170 à 185 ch. Les finitions ont également gagné de nouvelles dénominations. La gamme s’articulait désormais autour des finitions Linear, Arc, Vector, Aero sans oublier la Griffin qui faisait toujours office de porte étendard.
Ce premier restylage a été marqué par l’adoption de moteurs diesel – (C) Saab
L’année suivante, une seconde motorisation diesel a fait son arrivée sous le capot de la 9-5. Il s’agissait d’un 2171 cm3 de 120 ch. Ce 2.2 TiD était identique au 2.2 dti de l’Opel Vectra C. En 2004, une version à 220ch du 2.3 turbo a fait son apparition, vraisemblablement afin de remplacer le V6 turbo qui a tiré sa révérence. A noter que l’ESP était désormais proposé en série sur toute la gamme. Bien que vieillissante, la Saab 9-5 a connu un restylage assez profond en 2005.
Un restylage au goût de ketchup
Le second restylage – au style trop américain – a défiguré la 9-5 – (C) Saab
Réalisée par le responsable du design de General Motors, Anthony Lo, cette remise à niveau a totalement défiguré la 9-5. La face avant a été enlaidie avec des nouvelles optiques peu esthétiques cerclées d’un jonc chromé et une calandre qui ne respectait pas les canons de la marque. La poupe arrière n’était pas en reste avec notamment des feux, totalement rouges aux formes triturées. L’habitacle a également subi des modifications afin de recevoir plus d’éléments piochés au sein de la maison mère. L’objectif était clairement de réduire le nombre d’éléments spécifiques pour réduire les coûts de production.
Un moteur Fiat dans la Saab 9-5
Les feux arrière ont été redessinés aussi bien sur la berline que l’Estate – (C) Saab
Là encore, ce restylage s’est accompagné d’une remise à niveau mécanique. Et encore une fois, c’est le diesel qui a été au centre des attentions. Il faut dire que ce carburant était alors particulièrement prisé par les automobilistes. Cette fois-ci, la 9-5 a adopté un 1910 cm3 turbo à rampe commune afin de remplacer son 2.2 TiD. Ce moteur – connu dans les automobiles du groupe Fiat sous le nom de 1.9 JTD – offrait une puissance respectable de 150 ch et une fiabilité accrue !
En essence, un 2.0 Turbo de 180 ch a fait son apparition. Ce moteur, qui affichait une cylindrée de 1985 cm3, était presque identique à celle de 150 ch qui subsistait au catalogue. Néanmoins, cette nouvelle offre se distinguait par sa bicarburation puisqu’elle pouvait rouler aussi bien à l’essence qu’à l’Ethanol !
Biopower : le label vert de la Saab 9-5
La Saab 9-5 a été l’une des premières à rouler à l’Ethanol (E85) – (C) Saab
La gamme 9-5 a commencé à se réduire en 2006. En effet, en diesel l’offre se limitait au 1.9 tid de 150 ch tandis qu’en essence il ne restait que les versions 2.0 turbo (150 ch ou 180ch Biopower) et 2.3 turbo (185 ou 260 ch). L’année suivante, la gamme Biopower a évolué avec l’arrivée d’un 2.0 t 150ch tandis qu’une version à 185 ch a fait son apparition sur la base du 2,3 t.
2009 a été la dernière année de production pour la 9-5. La 9-5 n’était plus disponible qu’en finition Griffin avec le 2.0 turbo 150ch ou le 2.3 turbo 260ch ainsi que les Biopower 180 ou 185 ch, Le 1.9 TiD était également toujours de la partie et pouvait désormais profiter d’une petite cure de vitamine proposée par Hirsch. Au menu 25 chevaux supplémentaires et 30 Nm de couple en plus.
La dernière berline a quitté les chaînes de montage le 4 juillet 2009. La production de l’Estate a pris fin le 1er février 2010. Cette première génération de Saab 9-5 a été produite à 483 593 unités dont 47,8% en carrosserie break. Cela peut sembler peu mais c’est tout de même 2,86 fois plus que le nombre de Peugeot 607 fabriquées.
Les petites histoires de la Saab 9-5
Une Saab peut en cacher une autre – (C) Saab
Maintenant que vous en savez plus sur la carrière de la Saab 9-5, il est désormais temps de vous raconter quelques petites anecdotes !
Le V6 Isuzu de la Saab 9-5 est une mécanique bien connue et largement diffusée. Elle s’est notamment retrouvée dans les Renault Vel Satis et l’Espace 3.0 dci ainsi que sous le capot de l’Opel Signum.
Hirsch proposait une cure de vitamine pour la Saab 9-5. Dès 2002, le préparateur proposait de booster les versions 2.3 turbo à 305 ch. Cette puissance a même grimpé à 310 ch en 2006. En fin de carrière, une préparation a été concoctée pour le 1.9 TiD permettant ainsi de porter sa puissance à 175 ch.
Saab est une marque écolo ! Avec sa gamme Biopower, le constructeur suédois a été l’un des premiers constructeurs à développer une gamme fonctionnant à l’éthanol. Un carburant qui se voulait plus propre et plus respectueux de l’environnement.
Le black panel est une fonctionnalité, provenant de l’aéronautique, qui permettait d’éteindre tous les éclairages superflus de l’habitacle afin de ne laisser que l’essentiel, le compteur de vitesse.
Et aussi… la Saab 9-5 chinoise
La Senova D70 était une Saab 9-5 recarossée. Elle a été produite de 2013 à 2018 – (C) Senova
La Saab 9-5 a connu une seconde vie après sa fin de carrière européenne. En effet, une Saab 9-5 chinoise a été produite par BAIC. Les C71 et C71EV avaient été présentés au salon de Pékin de 2010. Le constructeur avait fait l’acquisition des outils de production mais ce n’est finalement qu’en 2013 que la version définitive, baptisée Senova D70, a fait ses débuts commerciaux. Entre-temps, l’ex-berline suédoise a reçu une petite cure cosmétique chez Pininfarina.
DÉCRYPTAGE - Alors que les petites communes de France achèvent de donner une adresse à tous leurs habitants, retour sur l’histoire des noms de rues, champ d’étude peu prisé des chercheurs.
Au XIVe siècle, la Flandre était la Silicon Valley du textile mondial. Elle a tout perdu, non pas à cause d'une guerre ni d'une catastrophe naturelle, mais sous le poids des normes. Une leçon pour l’Europe d’aujourd’hui.
Il est six heures et une minute du matin à Armentières, en Flandre française. Un foulon, un ouvrier qui travaille la laine pour en consolider les fibres, vient d'être arrêté. Son crime est d'avoir possédé deux pièces de drap non traité chez lui après cette heure fatidique. La réglementation corporative l'interdit. Procès, amende, casier. Deux de ses collègues subiront le même sort le jour même.
Nous sommes en octobre 1562. La Flandre est encore, sur le papier, la première puissance textile d'Europe. Mais dans les faits, elle est déjà morte. Ses meilleurs artisans ont fui. Ses marchés lui échappent. Et pendant que ses juges condamnent des tisserands pour des draps trop étroits, l'Angleterre exporte les siens dans toute l'Europe, y compris à Anvers, sous le nez des Flamands.
Ce que racontent ces anciennes condamnations dépasse largement l'histoire médiévale. C'est le récit d'une économie qui s'est suicidée par excès de normes. Et c'est, trait pour trait, le scénario que l'Union européenne est en train de rejouer avec ses industries d'avenir.
GRAND RÉCIT - La Boisserie, demeure familiale des De Gaulle, a été l’abri de sa vie privée, mais aussi la citadelle où il a préparé ses grandes décisions politiques.
LE GRAND RÉCIT DE LA LIBÉRATION PAR HENRI AMOUROUX (10/12) - À la demande de Staline, une cérémonie solennelle eut lieu à Berlin. Elle marqua la fin de la guerre en Europe.
Franco-brésilien, le doyen des pilotes français et des pilotes de F1, surnommé « Nano », vient de nous quitter, quelques mois après avoir franchi la barre du centenaire. Pour un pilote ayant couru dans les années 50, rester en vie à cette époque et achever une carrière en bonne santé était en soi une victoire.
Une carrière F1 avec Gordini
Né à Paris d’un homme d’affaires brésilien, également pilote automobile dans les années 30 sur Bugatti et d’une mère française, il débute au Brésil, en 1947, au volant d’une MG TC. À son retour en France, il achète une Aston Martin DB2 et remporte ses premiers succès en 1954. En 1955, il intègre l’équipe tricolore Gordini et obtient comme meilleur résultat une 5e place au grand prix de Monaco 1956 sur le modèle T16. Il connaît plus de succès en voitures de sport, s’imposant souvent dans des courses à Montlhéry. En 1958, il est engagé par Alan Brown et court en Formule 2 sur une Cooper puis pilote une Maserati pour sa dernière course de F1, le Glover Trophy, hors-championnat en 1959.
Le drame des Mille Miglia, un tournant
Lors de sa dernière saison de compétition, il termine quatrième avec la Scuderia Centro Sud lors d’une épreuve d’Endurance, le BARC 200, couru à Aintree et dispute les 24 Heures du Mans sur une Ferrari 250 TR, mais un problème de boîte de vitesse le contraint à l’abandon. Il décide de mettre un terme à sa carrière, très affecté par la mort de son ami Alfonso de Portago aux Mille Miglia 1957, un drame qui avait profondément choqué son épouse. Après avoir pris sa retraite du sport automobile, il a connu une brillante carrière dans l’industrie électronique.
Le pont entre les générations
“Nano” avait continué de suivre de près la course automobile et avait adressé une belle lettre à Pierre Gasly, lorsque celui-ci avait remporté le grand prix d’Italie à Monza en 2020 : « Bravo Pierre pour m’avoir enchanté avec cette course merveilleuse et cet exploit que tu as réussi malgré la pression de Sainz et de la meute qui te poursuivait. Le doyen des pilotes de F1 te félicite et t’adresse quelques vieux souvenirs de Monza et d’ailleurs, qui te feront probablement sourire. Avec tous mes souhaits pour une brillante carrière qui a si bien commencé. Nano. »
Le titre de doyen des anciens des anciens pilotes de F1 revient désormais au Britannique John Rhodes, qui n’a participé qu’à une seule course — le Grand Prix de Grande-Bretagne 1965 — et âgé de 98 ans au moment du décès d’Hermano da Silva Ramos. Le doyen des pilotes Français est Gérard Larrousse, bientôt 86 ans.
Le verdict de la toile est tombé, et il est cinglant. Après la diffusion de la seconde bande-annonce de L'Odyssée, le prochain blockbuster de Christopher Nolan, la colère a supplanté l'impatience. Accusé de dénaturer le texte fondateur d'Homère au profit d'une vision froide, industrialisée et politiquement révisée, le cinéaste britannique fait face à une fronde sans précédent. Décryptage d'une polémique où se mêlent identité, anachronismes et philosophie.
GRAND RÉCIT - Si nos concitoyens ont une excellente image de l’institution militaire, ils connaissent très mal la réalité de la condition de soldat, et sous-estiment souvent le nombre des tués et blessés de l’armée française qui n’a cessé d’intervenir à l’étranger depuis soixante ans.
Des parachutistes français du 13e Régiment de Dragons Parachutistes participent au défilé militaire du 14 juillet sur l’avenue des Champs-Élysées à Paris, le 14 juillet 2010.
Mis en ligne fin avril 2026, Talkie est un modèle de langage un peu particulier : il n’a jamais rien lu après 1930. De quoi explorer, à travers ses réponses, ce que le monde pouvait -- ou non -- anticiper avant la suite des événements.
ENTRETIEN - «S’il n’y avait pas eu Saladin, vous ne sauriez pas bâtir des cathédrales», affirmait récemment le leader LFI. Une affirmation mensongère, selon l’historien médiéviste, qui détaille la véritable genèse de l’architecture gothique.
Bien avant la création de la Communauté Économique Européenne, les constructeurs devaient faire face à un cruel dilemme ! Comment vendre un modèle à l’étranger tout en contournant les barrières douanières ! Certains constructeurs ont trouvé la parade en produisant localement et sous licence leurs modèles ! Cette gymnastique nous donna par exemple l’Innocenti Mini et bien avant elle, la SIMCA 6CV. Cette dernière n’était qu’une Fiat 508 Balilla rebadgée ! Créée par Fiat, la Société Industrielle de Mécanique et Carrosserie Automobile s’est donc contentée de vendre des voitures turinoises rebadgées ! Mais ça, c’était avant l’arrivée de la SIMCA Aronde !
La première SIMCA véritable
La SIMCA 8 était dérivée de la Fiat 508C Balila – (C) Berthold Werner – CC BY-SA 3.0
Bien qu’encore sous le giron de Fiat, SIMCA, sous l’impulsion de l’emblématique Enrico Teodoro Pigozzi, envisageait de donner un nouvel élan à la marque à l’hirondelle ! Le projet 1200X débuta en 1948 afin de remplacer une SIMCA 8 qui datait de 1937. Quitte à innover, il fallait faire du moderne et du pertinent.
La première « vraie » SIMCA serait la première de la marque à adopter une structure monocoque ! Néanmoins, le cordon avec la maison mère n’avait pas été totalement coupé. La future star de Nanterre présentait quelques points communs avec une certaine Fiat 1400. Il faut dire qu’une partie de la conception de ces deux autos avait été réalisée chez Budd. Par ailleurs, la mécanique, héritée de la SIMCA 8, était encore un moteur Fiat. Il s’agissait d’un 1221cm3 de 45 ch SAE qui permettait d’accrocher un petit 130 km/h. Ce moteur faisait équipe avec une boîte mécanique à 4 rapports avec une première non synchronisée. Elle transmettait la puissance aux roues arrière.
SIMCA 9 ou Aronde ?
Les premières Arondes sont identifiables grâce à leur calandre en podium – (C)
Le 31 mai 1951, la remplaçante de la SIMCA 8 a fait son apparition. Son nom ? La SIMCA 9 ! Original n’est-ce pas ? Oui ! Car cette fois-ci on ne s’est pas contenté d’accoler un numéro à la marque. On lui a aussi donné un nom : celui de l’hirondelle en patois ! C’est ainsi que débuta la belle histoire de la SIMCA 9 Aronde. Cette petite berline capta rapidement l’attention du grand public mais ses débuts commerciaux furent timides. La marque l’a distribuée au compte-goutte jusqu’au salon de Paris de 1951. Cet événement majeur pour les constructeurs automobiles a été le véritable point de départ pour la carrière commerciale de l’Aronde.
Comme la Fiat 1400, la SIMCA 9 Aronde avait adopté un style « ponton » qui était, notamment aux Etats-Unis, très en vogue dans les années 50. Les lignes de la 9 Aronde étaient l’œuvre de René Dumas. A bord, les premières SIMCA 9 Aronde avaient des sièges tapissés d’un tissu avec des rayures noires et blanches. Ce motif, d’un goût douteux, a été affublé d’un sobriquet tout aussi discutable : « le drap des déportés ». Il convient de garder à l’esprit qu’en 1951, la deuxième guerre mondiale et ses horreurs étaient encore dans toutes les mémoires…
Les premières évolutions de la SIMCA Aronde
Depuis décembre 1952, la Commerciale n’est plus la version tôlée mais celle avec une petite fenêtre à l’arrière – (C) Club SIMCA France
La première modification est intervenue en juin 1951 avec l’adoption d’un nouveau logo qui intègre une hirondelle. En 1952, la SIMCA 9 Aronde a enfin adopté le train arrière hypoïde en lieu et place de celui de la 8. Outre ce nouvel élément mécanique, l’Aronde a reçu plusieurs autres améliorations comme une peinture plus qualitative. La batterie, initialement placée sous le siège passager, a migré dans la baie moteur. En avril 1952, le volant a délaissé sa couleur noire pour le marron. Le mois suivant un nouveau pare-choc avant, en 3 pièces, a remplacé celui des premières années.
L’arrivée du modèle 1953 a apporté une planche de bord modifiée. L’arrivée des commodos au volant a notamment permis de réduire le nombre de boutons ! Ce nouveau millésime et le Salon de Paris de 1952, ont également permis de proposer deux prototypes afin de tester l’accueil du public : un cabriolet 4 places nommé Plein Ciel et un coupé deux portes baptisé Grand Large. A ce stade, la commercialisation de ces modèles n’était pas d’actualité. Il s’agissait surtout de tester les réactions du public…
En revanche, l’Aronde utilitaire (la Commerciale) et la break à deux portes (la Messagère), présentées un an plus tôt, n’étaient pas là pour épater la galerie. Leur présence à ce Salon ’52 donnait le top départ de leur commercialisation. Elles embarquaient une mécanique de seulement 37 ch SAE. En décembre 1952, la Commerciale a changé de dénomination devenant la Chatelaine. Ce tour de passe-passe a permis à SIMCA d’introduire une nouvelle « Commerciale » dont la principale nouveauté était d’avoir une petite vitre à l’arrière !
La succes-story de la SIMCA Aronde
La calandre en podium a été abandonnée en 1954 au profit d’une version plus gracieuse – (C) Berthold Werner – CC BY-SA 3.0
Le cap des 100 000 unités fabriquées a été passé en mars 1953. Les ventes de l’Aronde laissaient entrevoir de belles perspectives pour la marque de Nanterre ! La gamme s’est développée par le bas avec la commercialisation de la Quotidienne ! Il s’agissait tout simplement d’une version dépouillée de l’Aronde ! Un volant, un moteur et basta ! Même le chauffage était en option…
Le coupé Grand Large présenté au Salon 52 a finalement fait son apparition au catalogue avec l’arrivée des modèles 1954. La version de série comportait quelques modifications par rapport au prototype initial. En ce qui concerne le reste de la gamme, l’Aronde de 1954 a adopté une nouvelle calandre en arc de cercle et des feux arrières redessinés. Les nouveaux feux étaient devenus monoblocs et en plastique. Outre ces modifications, la gamme « utilitaire » s’est enrichie d’une Aronde pickup, baptisée « la Camionnette ».
La Simca Aronde Grand Large a fait son apparition en 1954 – (C) FaceMePLS – CC BY 2.0
Durant l’année 1955, la Grand Large a adopté un pare-brise monobloc en lieu et place de celui en 3 parties du premier millésime. En ce qui concerne le reste de la gamme Aronde, les roues sont passées du 15 au 14 pouces, modifiant ainsi la hauteur de caisse ! Cette évolution pneumatique a permis d’améliorer le système de freinage mais aussi d’optimiser la boîte de vitesse. En septembre 1955, l’Aronde a reçu un nouveau moteur dit « Flash ». S’il était toujours à 3 paliers, ce 1290cm3 de 48 ch, a remplacé avantageusement le moteur de la SIMCA 8. A noter, que la puissance des versions utilitaires n’était que de 45 ch SAE.
La SIMCA Aronde prend le large
Pour 1956, l’Aronde s’offre une nouvelle ligne et un nouveau moteur – (C) Alexandre Prevot – CC BY-SA 2.0
Pour le modèle 1956, l’Aronde s’est offert une nouvelle ligne dite. S’inspirant des voitures américaines, l’Aronde a adopté des ailes arrières sculptées mais aussi un nouveau tableau de bord a également. A cette occasion, la star de Nanterre est devenue l’Aronde 1300, en référence à la cylindrée de son moteur Flash. La gamme a également été complétée par un élégant coupé baptisé Plein Ciel et un Cabriolet baptisé Oceane en remplacement du Coupé-de-Ville et du cabriolet Week-end.
Comme pour la berline, la calandre de la Grand Large a été retouchée au restylage – Club SIMCA France
La gamme utilitaire a également évolué ! La Camionnette est ainsi devenue l’Intendante tandis que la gamme berline s’articulait autour d’une finition Deluxe (une Quotidienne avec, enfin, le chauffage) et d’une Elysée. Du côté du coupé, la Grand Large a vu arriver la « Rue de la Paix ». Il s’agissait d’une version plus luxueuse équipée d’un moteur Flash Spécial poussé à 57 ch.
L’année 1956 a finalement été un excellent cru pour une Aronde 1300 qui s’est laissé tenter par l’automatisme avec la boîte « Simcamatic ». Il faut dire que cette année-là, l’Aronde a été la voiture la plus vendue dans l’Hexagone permettant à SIMCA de devenir le 2ème constructeur français derrière la Régie Nationale des Usines Renault.
L’Aronde Océane – (C) Club SIMCA FranceL’Aronde Plein Ciel – (C) Cjp24 – CC BY-SA 4.0
Le modèle 1957 a apporté son lot de petits changements à commencer par le mot Aronde qui s’inscrivait fièrement sur la face avant. Ce millésime a également été marqué par l’arrivée de l’Elysée – Matignon, version haut de gamme de la berline. Elle se distinguait notamment par sa peinture bi-ton et son moteur Flash spécial. La commercialisation de cette version a été assez brève, sa production ayant pris fin en 1958. Néanmoins, l’Aronde Monthléry a pris le relais de l’Elysée-Matignon tandis que qu’un Coupé Grand Large Spécial, équipé du moteur de 57ch, a fait son apparition
Les débuts de la SIMCA Aronde P60
La P60 avait un style qui évoquait les SIMCA Vedette – (C) Clément Bucco-Lechat – CC SA BY 3.0
En 1959, la carrosserie de l’Aronde a une nouvelle fois été revue en profondeur. Exit, l’Aronde 1300. Place à l’Aronde P60. Les premières versions de cette nouvelle mouture étaient prêtes dès 1958 et quelques versions étaient même sorties des chaînes de montages. Néanmoins, le style, de celle que l’on nommait alors la type 305, n’avait pas convaincu le big boss. Les quelques exemplaires qui avaient été produits ont été stockés quelques temps à Bordeaux dans le quartier du Bacalan et les équipes de SIMCA ont dû se retrousser les manches afin de satisfaire Henri-Théodore Pigozzi.
La P60 a été l’ultime évolution de la SIMCA Aronde – (C) Philippe DUJARDIN
La P60 était sans doute la version la plus américainisée de l’Aronde. Sa généreuse calandre chromée en arc de cercle, ses ailes et ses feux arrière faisaient penser aux SIMCA Vedette, qui étaient nés Ford. Dans un premier temps cette nouvelle carrosserie n’était que l’apanage des versions les plus huppées de l’Aronde. La version d’entrée de gamme qui se déclinait en finition « Deluxe » avec un moteur Flash de 42 ch SAE (6 CV fiscaux) ou en Super Deluxe avec le Flash Spécial de 57 ch (7 CV fiscaux) avait conservé la carrosserie de l’Aronde 1300. Il en était de même pour les besogneuses versions utilitaires de l’Aronde.
Le moteur Rush modernise l’hirondelle
L’Aronde P60, ici une Etoile 6, a reçu un nouveau moteur « Rush » en 1961- (C) Philippe DUJARDIN
Avec l’arrivée du modèle 1960, les Aronde d’entrée de gamme ont à leur tour adopté la nouvelle carrosserie. En décembre 1959, les ingénieurs de la marque on augmenté le taux de compression du Flash Spécial, lui permettant ainsi d’atteindre les 60 ch. A cette occasion, la gamme a évolué la Deluxe devenant l’Etoile 6. En février 1960, ce fut au tour des versions utilitaires d’adopter la face avant de l’Aronde P60. A cette occasion, une version Ranch a a fait son apparition. Il s’agissait d’une Chatelaine avec un traitement plus haut de gamme.
Bienvenue à bord de l’Aronde Etoile 6 – (C) Philippe DUJARDIN
Le millésime 1961 a permis à l’Aronde d’adopter – enfin – un moteur à 5 paliers. Le moteur Rush se déclinait dans une version de 1090 cm3 pour 40 ch ou de 1290 cm3 offrant 52 et 62 ch. Les versions utilitaires recevaient une version dégonflée à 48ch du 1,3. Les évolutions esthétiques sont restées mineures mais il convient néanmoins de noter que le logo de la marque avait repris la place du mot Aronde sur la face avant.
La fin de carrière de la SIMCA Aronde
La belle carrière de la SIMCA Aronde a pris en 1963 – (C) andrenikon45
Le modèle 62 a permis à l’Aronde de gagner en puissance. L’entrée de gamme a vu arriver une finition Etoile 7 qui permettait de profiter du Rush de 62ch. Par ailleurs, les versions les plus huppées ont pu profiter d’une nouvelle déclinaison dite Rush Super M. Elle offrait 70ch ce qui permettait à l’Aronde d’offrir des performances intéressantes à ce niveau de gamme.
En dépit de toutes ses améliorations, l’hirondelle commençait à accuser le poids des années. Sa riche carrière commençant à battre de l’aile, il a fallu la remplacer le 22 mai 1963. La SIMCA 1300 prenait alors le relais d’une hirondelle qui s’était écoulée à 1 442 155 exemplaires. La première vraie SIMCA a connu une très belle carrière et pouvait ainsi prendre une retraite bien méritée !
Les petites histoires de la Grande Histoire
La SIMCA Aronde a connu des déclinaisons commerciales – (C) jean-pierre 60 – CC BY-SA 3.0
L’Aronde n’est pas tout à fait la première vraie SIMCA ! Avant elle, la firme de Nanterre avait produit une petite série de SIMCA 8 Coupé qui n’était pas directement dérivée d’une Fiat !
La SIMCA Aronde avait un placement intéressant. En effet, il s’agissait d’une 7CV, classe qui deviendra populaire avec l’apparition de la vignette automobile en 1956. Cette classe était celle des voitures pas trop puissantes et ne consommant pas trop tout en étant suffisamment armées pour s’aventurer sur la route !
La SIMCA Aronde a battu plusieurs records du monde sur l’anneau de Montlhéry. On peut citer par exemple celui réalisé le 9 avril 1957, à savoir boucler une distance de 100 000 km à plus de 113km/h de moyenne ! Il a fallu 38 jours et 37 nuits pour réaliser cette performance. Ce record du Monde donnera naissance à l’Aronde Monthléry quelques mois plus tard (voir plus haut).
La SIMCA Aronde a été immortalisée par Hergé – (C) Zinneke – CC BY-SA 3.0
La SIMCA Aronde est visible dans les aventures de Tintin, notamment dans l’a lbum « L’Affaire Tournesol ». Spirou et Fantasio ont également été des utilisateurs de la SIMCA Aronde.
Des Aronde pas comme les autres
Une SIMCA 9 Sport a été vendue entre 1952 et 1954. Carrossée par Facel-Métallon, cette auto abritait le 1221 cm3 de l’Aronde. Néanmoins, le bloc moteur avait reçu une petite cure de vitamine concoctée par Abarth. Si la puissance passait de 40 à 61ch, il n’en demeurait pas moins que les performances n’étaient pas au rendez-vous…
La SIMCA parfaite pour partir en week-end – (C) Hatem BEN AYED
… Facel-Métallon a également produit un Coupé-de-Ville et un cabriolet Week-end en 1955 et 1956. La production de ces autos, dessinées par Jean Daninos, le créateur de Facel Vega, a pris fin avec l’arrivée de l’Aronde Grand Large et de l’Aronde Océane
Les 750 Aronde qui avaient été stockées au Bacalan, n’ont pas été détruites ! Après avoir été longuement entreposées à Bordeaux, elles ont finalement été refourguées dans des pays de l’Est ou revendue au personnel de la marque. Ces derniers ne pouvaient d’ailleurs pas les revendre.
Depuis avril 2026, il est impossible de commander une Alpine A110 thermique. Les derniers exemplaires seront écoulés d’ici juin. Après ça, il sera trop tard.
C’est terminé : plus aucune commande possible
La décision est désormais actée : le constructeur Alpine a retiré l’Alpine A110 de son catalogue.
Concrètement, il n’est plus possible de configurer une voiture neuve. Seuls quelques modèles déjà produits, sur configurations imposées, restent encore disponibles – et pour une durée très limitée.
D’ici juin 2026, tout aura disparu et il faudra en passer par l’occasion, avec ses aléas.
Une disparition qui ne passe pas inaperçue
Lancée en 2017, l’Alpine A110 s’est écoulée à un peu plus de 25 000 exemplaires.
Un chiffre modeste à l’échelle mondiale, mais suffisant pour en faire un modèle marquant — surtout en France, où elle a concentré l’essentiel de ses ventes.
À l’étranger, le succès est resté plus discret, malgré quelques marchés réceptifs comme le Japon ou le Royaume-Uni. Depuis l’an dernier, Alpine était contraint en Europe de limiter les immatriculations à 1 500 exemplaires pour éviter GSRII imposé depuis juillet 2024.
1 100 kg : ce que vous ne verrez (presque) plus
Ce n’est pas seulement une voiture qui disparaît.
C’est une approche.
Avec environ 1 100 kg tous pleins faits, l’Alpine A110 faisait figure d’ovni dans un marché où les sportives dépassent souvent 1,5 tonne, voire beaucoup plus.
Légère, simple, centrée sur le plaisir de conduite : exactement l’inverse de la tendance actuelle. C’est ce qui la met devant beaucoup de concurrentes dans de nombreux comparatifs, même face à des marques prestigieuses.
Et c’est bien ce qui risque de ne pas revenir.
L’électrique arrive… mais ce ne sera plus la même chose
La prochaine Alpine A110 sera électrique. Une version cabriolet est également prévue.
Mais il y a un revers évident : le poids.
Les futures Alpine seront plus lourdes, plus complexes, et forcément différentes dans leur comportement. Le SUV Alpine A390 dépasse déjà les deux tonnes. La Alpine A290, plus accessible, débute sa carrière.
Il reste encore quelques Alpine A110 neuves disponibles.
Mais uniquement en stock, sans possibilité de personnalisation. Le configurateur reste ouvert, mais permet de trouver la voiture sur stock la plus proche en configuration, via un Alpine Store.
Une fois ces derniers exemplaires vendus, il ne restera plus que le marché de l’occasion.
Et pour beaucoup d’amateurs, cela marque la fin d’une époque – celle des sportives légères accessibles, sans compromis électrique.
GRAND RÉCIT - Maria-Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, qui a officialisé sa relation avec Jordan Bardella, appartient à une ancienne famille régnante d’Italie dont les liens avec l’histoire de France sont nombreux.
L’usine Stellantis de Poissy, en activité depuis 1938, s’apprête à cesser l’assemblage de véhicules au profit de nouvelles activités industrielles promet-on. Le groupe investit plus de 100 millions d’euros pour transformer le site francilien d’ici 2030, avec pour objectif affiché de maintenir 1 000 postes ouvriers. Du côté des syndicats, on se montre inquiets.
Un tournant stratégique après 2028
Le site historique de Poissy va progressivement abandonner sa vocation première. Si la fabrication de voitures neuves est confirmée jusqu’à la fin de l’année 2028, Stellantis prépare déjà la reconversion totale du complexe. Ce projet de transformation, chiffré à plus de 100 millions d’euros, vise à adapter l’outil industriel aux nouveaux cycles de vie des véhicules et à l’économie circulaire.
Quatre nouveaux pôles industriels
La mutation du site s’articulera autour de quatre domaines d’activité complémentaires qui seront pleinement opérationnels d’ici 2030 :
Production de composants : Le site fabriquera des pièces et sous-ensembles pour les véhicules neufs et le service après-vente. Cet axe nécessite la modernisation des ateliers de ferrage et de peinture, ainsi que l’installation d’une nouvelle ligne d’assemblage moteurs et d’une troisième ligne de presse pour l’emboutissage.
Économie circulaire : Une unité dédiée au démontage et au reconditionnement de pièces d’occasion sera créée pour permettre leur commercialisation.
Transformation de véhicules : L’usine assurera la préparation de séries spéciales, de véhicules de compétition ou l’aménagement d’utilitaires pour les flottes d’entreprises.
Impression 3D et prototypage : Un centre sera consacré à la fabrication de pièces en petites séries par impression 3D et à la réalisation de prototypes pour la recherche et développement (R&D).
Impact sur l’emploi et les compétences
Cette transition industrielle redéfinit le paysage social de l’usine. Stellantis annonce le maintien de 1 000 postes ouvriers à l’horizon 2030. L’entreprise précise que l’évolution des effectifs s’appuiera sur la pyramide des âges, privilégiant les départs naturels et le volontariat. Parallèlement, des programmes de formation seront mis en place pour accompagner les salariés vers les nouveaux métiers induits par ces activités, notamment dans la fabrication additive et le reconditionnement.
L’outil industriel français n’en finit pas de se contracter. Si on se concentre sur l’automobile, la production a atteint un maximum vers 2004 avec plus de 3,65 millions de véhicules « made in France ». Désormais, on peine à atteindre 1,5 million, utilitaires compris. Et c’est tout l’écosystème industriel qui gravite autour de la production qui en pâtit : siège, feux, collecteurs fonte, carters, etc.
Ici, Stellantis le jure, l’avenir de Poissy est assuré. Cependant, certains syndicats se méfient et estiment qu’il va falloir rester vigilants. Certains salariés de Poissy travaillaient avant à Aulnay, site fermé en 2014.
Une usine au passé riche
1938-1954 : L’empreinte américaine de Ford
L’histoire commence en 1938 sous l’impulsion de Ford. Le constructeur américain cherche alors à s’implanter durablement en France et choisit Poissy pour sa situation stratégique, en bord de Seine et à proximité des voies ferrées. Le site, ultra-moderne pour l’époque, est conçu pour la production de masse. Durant la Seconde Guerre mondiale, l’usine subit des bombardements alliés avant de reprendre sa vocation civile dès 1946. C’est ici que naîtra la célèbre Ford Vedette, modèle phare de l’immédiat après-guerre.
1954-1978 : L’âge d’or avec Simca et Chrysler
En 1954, Ford cède le site à Simca (la « Société industrielle de mécanique et carrosserie automobile »). Sous la direction d’Henri Théodore Pigozzi, l’usine devient le bastion de la marque et connaît une expansion fulgurante. Le site est agrandi pour devenir l’un des plus performants d’Europe, produisant des modèles iconiques comme l’Aronde, l’Ariane ou la Simca 1000. Dans les années 1960, le géant américain Chrysler prend progressivement le contrôle de Simca. À son apogée, au milieu des années 1970, l’usine est une véritable « ville dans la ville » employant près de 27 000 salariés.
1978-2021 : L’ère PSA et le renouveau de Talbot
En 1978, face aux difficultés de Chrysler Europe, le groupe PSA Peugeot Citroën rachète l’usine. Il ressuscite pour l’occasion la marque Talbot, qui devient l’identité visuelle du site pendant près d’une décennie. Poissy voit alors défiler sur ses chaînes des succès populaires majeurs : la Talbot Horizon, puis les Peugeot 205, 306, 206 et 207. Plus récemment, le site s’était spécialisé dans les véhicules urbains et premium du groupe, produisant notamment la DS 3 Crossback et l’Opel Mokka.
2021-2030 : Vers une nouvelle identité industrielle
Avec la création de Stellantis en 2021 (fusion de PSA et Fiat Chrysler), le site entre dans une phase de rationalisation. Après 90 ans de production ininterrompue et des millions de véhicules sortis de ses lignes, Poissy s’apprête à tourner définitivement la page de l’assemblage automobile en 2028. Ce virage vers l’économie circulaire et les services industriels marque la fin d’une ère, mais assure la pérennité d’un site qui aura survécu à tous les bouleversements de l’industrie automobile française.
Il y a des idées qui semblent évidentes une fois qu’elles existent. Le Dakar Classic est de celles-là. Née en 2021 pour fêter les 40 ans du rallye mythique créé par Thierry Sabine, cette épreuve parallèle a mis en mouvement ce que beaucoup de passionnés croyaient condamné à la vitrine des musées : les bolides crasseux, boueux, magnifiques des années 80 et 90. Le résultat, cinq ans plus tard ? Un phénomène qui déborde largement le cadre nostalgique qu’on lui prêtait. Et si vous n’avez pas suivi l’aventure depuis le début, voici comment on en est arrivés là.
UN PRINCIPE SIMPLE, UNE EXIGENCE TOTALE
Le Dakar Classic, ce n’est pas la course au chrono. C’est une épreuve de régularité — autrement dit, le but est de rouler le plus près possible d’une moyenne imposée, ni trop vite, ni trop lentement. Un classement basé sur la précision plutôt que sur la brutalité, qui permet aux pilotes de renouer avec les sensations des pionniers du Paris-Dakar. L’instrument clé n’est plus l’accélérateur mais le cadenceur, ce petit boîtier électronique qui indique l’avance ou le retard sur la moyenne cible. Certains puristes vont plus loin encore, roulant au compteur mécanique et à l’instinct, comme au bon vieux temps — celui qu’on a décrypté dans notre retrospective sur le Paris-Dakar 1989.
Seuls les véhicules produits entre les années 80 et 2000 étaient admis à l’origine : Range Rover V8, Peugeot 205 T16 Grand Raid, Mitsubishi Pajero Evolution, Mercedes 2638, DAF bicabines… Un catalogue de légendes. En 2025, la réglementation a évolué pour intégrer les modèles produits jusqu’en 2005, permettant notamment le retour de la Mitsubishi Pajero Evolution victorieuse avec Peterhansel en 2004. Deux challenges renforcent l’authenticité : l’Authentic Codriver, qui impose la navigation sans instruments électroniques, et l’Iconic Classic Club, réservé aux véhicules ayant réellement pris le départ d’un Dakar avant 2000. Un musée roulant, mais avec de la poussière dans les yeux.
DE 24 VOITURES À UNE ARMADA — CINQ ANS D’EXPLOSION
Les chiffres parlent mieux que n’importe quel discours. Lors de sa présentation en 2021, l’organisation avait lancé le concept avec 24 petits équipages courageux. Deux ans plus tard, ils étaient presque quatre fois plus nombreux, avec 88 véhicules engagés pour 187 pilotes et copilotes. En 2024, 76 équipages représentant 164 pilotes et copilotes se sont élancés dans les dunes saoudiennes.
L’édition 2022 constitue le vrai tournant. Près de 150 véhicules au départ, introduction pour la première fois d’épreuves de navigation récompensant le travail des copilotes, et 80 % du parcours soumis au chrono ou à ce nouvel exercice — une mutation racontée en filigrane dans nos comptes-rendus du Dakar 2022. En 2023, face à l’hétérogénéité croissante du plateau, un groupe de vitesse supplémentaire baptisé H0 a été ajouté pour les autos les moins puissantes. L’édition 2025 a poussé la logique encore plus loin avec le format « 48h Chrono » : les concurrents s’arrêtent dans des zones de repos réparties sur l’itinéraire et reprennent au lever du soleil, rations minimalistes et ciel étoilé compris. Du pur rallye-raid de survie.
LES CATÉGORIES : UNE PYRAMIDE DU VINTAGE
Le règlement actuel organise le plateau en groupes de vitesse, du H0 au H4. H0 et H1 rassemblent les véhicules les plus anciens ou les moins puissants, avec des moyennes réduites. H2 et H3 constituent le cœur de la compétition — les Pajero, les Toyota HDJ, les buggys en tout genre. La catégorie H4, réservée aux engins les plus rapides, accueille de vraies répliques d’époque : des Audi Quattro Dakar développant jusqu’à 500 chevaux, un clin d’œil à peine voilé au constructeur allemand sacré champion du Dakar moderne en 2024. Les camions disposent de leur propre classement. Et les équipages peuvent librement choisir leur groupe jusqu’au soir du prologue — une souplesse stratégique que certains manient comme une arme.
L’ARTICULATION AVEC LE DAKAR MODERNE : MÊME DÉSERT, DEUX MONDES
Le Dakar Classic roule en parallèle du Dakar « officiel », reprenant le tracé de l’épreuve principale mais adapté aux véhicules anciens. Les équipages partagent les bivouacs avec les stars modernes — celles que vous retrouvez dans notre présentation du Dakar 2026 ou dans notre article sur la victoire de Dacia — mais les univers ne se mélangent pas vraiment. D’un côté, des prototypes carbone de plusieurs millions d’euros bardés d’électronique. De l’autre, des mécaniques à carburateur et des carrosseries qui ont vécu.
Ce voisinage n’est pas que symbolique : il raconte l’histoire entière du Dakar en un seul bivouac. L’ASO a réussi quelque chose d’assez fort : créer un dialogue entre les générations plutôt qu’une simple opération de marketing nostalgique. Et pour ceux qui regrettent l’Afrique et le Lac Rose, le Dakar Classic, avec son parfum d’aventure accessible, est peut-être la réponse la plus honnête à cette nostalgie.
FOCUS — STÉPHAN LAMARRE, LE CHEF D’ENTREPRISE QUI ROULE AUX ÉMOTIONS
Il y a des pilotes qui font le Dakar Classic pour la gloire. Stéphan Lamarre, lui, le fait pour tout ce que la gloire ne suffit pas à expliquer.
Habitué des rallyes avec son copilote Alexandre Laroche, cet entrepreneur s’est lancé dans l’épreuve dès ses premières éditions, selon une approche qui tient autant du hasard que du destin : c’est Yves Loubet, chargé de faire le road-book en Arabie Saoudite, qui l’a approché et proposé de participer. Avec Alexandre Laroche, ils ont trouvé une Mitsubishi Pajero Evolution sur Leboncoin pour 55 000 euros, complété par des sponsors pour couvrir l’inscription, le transport et la mécanique. Un budget artisanal pour une aventure XXL — à mille lieues des budgets d’usine que l’on scrute dans nos suivis du Dakar 2024.
La suite a été à la hauteur du rêve. Lors de la 11e étape de l’édition inaugurale 2021, l’équipage Lamarre-Laroche a décroché une victoire d’étape au volant de leur Mitsubishi #212, devançant le buggy de Marc Douton, vainqueur final de l’épreuve. Une performance qui prouve que la passion, bien préparée, peut rivaliser avec l’expérience.
Le profil de Lamarre est révélateur : six mois d’entraînement physique intensif avant chaque départ, car tenir 15 jours à raison de 10 à 12 heures de piste quotidiennes exige une condition athlétique réelle. Sa fidélité à l’épreuve ne s’est pas démentie : à la sixième édition en 2026, il s’est présenté au départ dans une Bowler Wildcat — en échangeant le Pajero japonais contre cette machine britannique taillée pour le désert, tout en restant fidèle à l’esprit qui a toujours guidé son aventure.
Stéphan Lamarre incarne parfaitement ce que le Dakar Classic a réussi à faire naître : une communauté de passionnés sérieux, ni professionnels ni amateurs naïfs, qui préparent leurs machines avec rigueur, s’entraînent comme des athlètes, et vivent l’aventure avec une intensité que les budgets d’usine ne peuvent tout simplement pas acheter.
En cinq éditions, le Dakar Classic a prouvé qu’il n’était pas une curiosité de plus dans le calendrier des épreuves vintage. C’est devenu un rendez-vous incontournable, le lieu où le Dakar se souvient de lui-même. Et tant qu’il y aura des Stéphan Lamarre pour acheter un Pajero sur Leboncoin et rêver de dunes saoudiennes, il n’est pas près de s’arrêter. Et vous, cela vous dirait..?
GRAND RÉCIT - Par pacifisme sincère, mais aussi par goût du pouvoir, de l’influence et du luxe, le journaliste radical-socialiste va devenir le héraut du collaborationnisme de plume sans avoir le sentiment de se renier.
En octobre 2025, Taito Corporation, la maison derrière le cultissime Space Invaders, avait lancé une enquête nationale au Japon afin de localiser la Crown 602, la première machine à pince fabriquée au Japon. Une chasse au trésor qui s'avère de plus en plus difficile, mais non sans surprise.
TRIBUNE - La résolution votée le 25 mars dernier par l’assemblée générale de l’ONU pour qualifier la traite atlantique et l’esclavage des Africains de « plus grave crime contre l’humanité » omet curieusement la traite arabo-musulmane et, plus encore, la traite intra-africaine.
Convoi d’esclaves en Afrique. Peinture anonyme apportée par l’association internationale africaine pour l’exposition de 1878. Paris, Musée du quai Branly.